Fairy Books des Langs

livre d'Andrew Lang From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Fairy Books des Langs sont une série de vingt-cinq recueils de contes de fées, conçus par Leonora Blanche Alleyne et son mari Andrew Lang. Les plus connus sont les douze Andrew Lang's "Coloured" Fairy Books (ou Andrew Lang's Fairy Books of Many Colors), publiés avec des couvertures de différentes couleurs, entre 1889 et 1910, publiés chez Longman.

Titre original
The Langs' Fairy Books
Formats
Recueil de contes (d)
Série de livresVoir et modifier les données sur Wikidata
Comprend
The Blue Fairy Book (d)
The Crimson Fairy Book (d)
The Violet Fairy Book (d)
The Brown Fairy Book (d)
The Orange Fairy Book (d)
The Olive Fairy Book (d)
The Grey Fairy Book (d)
The Yellow Fairy Book (d)
The Pink Fairy Book (d)
The Red Fairy Book (d)
The Green Fairy Book (d)
The Lilac Fairy Book (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Titre original, Formats ...
Fairy Books des Langs
Illustration de Rumpelstiltskin pour The Blue Fairy Book, par Henry J. Ford.
Titre original
The Langs' Fairy Books
Formats
Recueil de contes (d)
Série de livresVoir et modifier les données sur Wikidata
Comprend
The Blue Fairy Book (d)
The Crimson Fairy Book (d)
The Violet Fairy Book (d)
The Brown Fairy Book (d)
The Orange Fairy Book (d)
The Olive Fairy Book (d)
The Grey Fairy Book (d)
The Yellow Fairy Book (d)
The Pink Fairy Book (d)
The Red Fairy Book (d)
The Green Fairy Book (d)
The Lilac Fairy Book (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Auteur
Fermer

Présentation

En tout, 437 contes provenant d'un large éventail de cultures et de pays sont présentés. Leonora Blanche Alleyne (1851–1933) était une auteure, éditrice et traductrice anglaise. Connue par sa famille et ses amis sous le nom de Nora, elle prit la direction éditoriale de la collection dans les années 1890[1]. Andrew Lang (1844–1912), poète, romancier et critique littéraire écossais, a édité la série et écrit les préfaces pour toute sa diffusion. La critique littéraire Anita Silvey souligne que « l'ironie de la vie et de l'œuvre d'[Andrew] Lang est que, bien qu'il ait écrit pour une profession — critique littéraire ; fiction ; poèmes ; livres et articles sur l'anthropologie, la mythologie, l'histoire et les voyages [...] il est surtout reconnu pour les œuvres qu'il n'a pas écrites »[2].

Les livres ont été principalement illustrés par Henry J. Ford. Lancelot Speed et G.P. Jacomb-Hood ont également fourni certaines illustrations[3].

L'envie d'Andrew Lang de rassembler et de publier des contes de fées trouvait son origine dans sa propre expérience des contes populaires et des contes de fées de son territoire natal, le long de la frontière anglo-écossaise. Les recueils de contes de fées britanniques étaient rares à l'époque ; The Fairy Book (1869) de Dinah Craik constituait un précédent isolé. Selon Roger Lancelyn Green, Lang il « luttait contre les critiques et les pédagogues de l'époque » qui jugeaient « l'irréalité, la brutalité et le côté évasif des contes traditionnels nuisibles aux jeunes lecteurs, tout en estimant que ces histoires étaient indignes d'un public d'âge mûr »[4].

Comme il l'a reconnu dans les préfaces, bien que Lang ait effectué lui-même la plupart des sélections, sa femme et d'autres traducteurs (et surtout traductrices) ont réalisé une grande partie des versions en anglais.

Parmi les auteurs français utilisés par Andrew Lang, on peut mentionner Madame d'Aulnoy, le comte de Caylus, le général Marbot, le chevalier Louis de Mailly, Henri Pajon, Charles Perrault, Charles Deulin, Charles Marelle, Paul Sébillot, Louis Léger.

Dans ses préfaces successives, il dit régulièrement avoir été amené à publier un nouveau recueil à la demande du public. Il a par ailleurs publié de nombreux autres recueils de contes, récits, poèmes, etc. en dehors de cette série.

Les Fairy Books ont été réédités par Dover Publications Inc. à partir de 1965. Il s'agit de reproductions à l'identique des versions originales (sauf la couverture et la couleur éventuelle des illustrations).

Sources

Les Lang n'ont pas recueilli les histoires à partir de sources primaires orales. Ils les ont compilées à partir d'une grande variété de sources (parfois indiquées avec plus ou moins de précision, parfois sans aucune indication d'origine[5]), ce qui rendit ses collections immensément influentes[6]. Ces recueils ont eu une influence considérable ; les Lang ont donné à nombre de leurs contes leur première version en anglais. Andrew a sélectionné les contes des quatre premiers livres, tandis que Nora a repris la série par la suite[1].

Recueils

Les recueils les plus connus sont les douze « Coloured » Fairy Books ou Andrew Lang's Fairy Books of Many Colors (caractérisés par la couleur de leur couverture). Mais il en existe en tout vingt-cinq :

The Blue Fairy Book

La première édition du Blue Fairy Book (1889) comptait 5 000 exemplaires, vendus 6 shillings chacun. Le livre rassemble un large éventail de contes, dont sept des frères Grimm, cinq de Madame d'Aulnoy, trois des Mille et Une Nuits et quatre contes norvégiens, entre autres[7]. Selon la préface par Andrew Lang, les contes de Perrault sont imprimés à partir de l'ancienne version anglaise du XVIIIe siècle. Les histoires du Cabinet des Fées et de Madame d’Aulnoy sont traduites, ou plutôt adaptées, par Minnie Wright, qui a aussi, avec l'aimable permission d’Henri Carnoy, rendue The Bronze Ring (en) de ses Traditions Populaires de l’Asie Mineure. Les contes de Grimm sont traduits par May Sellar. Les contes nordiques sont une version de Mme Alfred Hunt. La terrible tête est une adaptation d’Apollodore d'Athènes, Simonide de Céos et Pindare par l’éditeur. Violet Hunt a condensé Aladdin. May Kendall a fait de même pour Les Voyages de Gulliver. La Fée Paribanou est une version abrégée de l’ancienne traduction anglaise de Galland. Messieurs Chambers ont aimablement autorisés les auteurs à reproduire The Red Ettin et Black Bull of Norroway (en), extraits de l’ouvrage de Robert Chambers, Popular Traditions of Scotland. Dick Whittington (en) provient du recueil édité par George Laurence Gomme et Henry B. Wheatley pour la Villon Society. Jack le tueur de géants est tiré d’un recueil, difficile à trouver[8].

Dans l'introduction, Andrew Lang explique que « Le goût du monde, si souvent changeant, reste immuable pour les contes de fées. Les enfants à qui et pour qui ces contes sont racontés incarnent la jeunesse humaine. Ils reflètent ses premiers amours, son innocence intacte et son appétit frais pour les merveilles. L'instinct de concision est tel que nous continuons de raconter aux enfants de chaque génération les histoires qui existaient déjà avant même qu'Homère ne les chante, et les aventures qui, telles Psyché vagabonde, ont parcouru le monde entier. Nous pouvons certes modifier de temps à autre l'ordre des événements, mais leur essence demeure la même, et parmi toutes les combinaisons possibles, les plus anciennes restent les préférées ». Insistant sur les similarités entre les contes, il souligne que même les enfants constatent « que les mêmes aventures et des intrigues similaires se retrouvent dans des histoires traduites de différentes langues »[8].

Exprimant son ressenti face aux contes, il avoue « « Barbe-Bleue », ce petit chef-d'œuvre tragique et dramatique, me touche encore ; je tremble toujours pour le Chat Botté quand l'ogre se transforme en lion ; et mon cœur s'emballe toujours pour la jeune fille qui cherche son amant perdu et ensorcelé, et le retrouve au bout de trois nuits d'attente et de larmes. Ce n'est peut-être pas un goût dont on puisse être fier, mais c'est un goût dont il faut se réjouir, comme l'amour de toute chose ancienne et simple, qui s'attarde sur la simplicité de l'amour ». Tout comme il admet avoir été marqué par Le Nain Jaune de Madame d'Aulnoy : « J'espère sincèrement qu'il ne hantera les rêves d'aucun enfant comme il a hanté les miens. Il me semble être une prophétie de la Révolution et de tout ce que les vilains hommes en sabots ont fait aux belles princesses ». Il présente ainsi son recueil : « conçu pour le plaisir des enfants et sans prétention scientifique, comprend des contes d'origine purement littéraire ». Enfin, il tient à rendre hommage à William Shedden Ralston, grand spécialiste des traditions slaves décédé peu avant la parution du livre, que les enfants suivaient autrefois à Oxford, du musée au théâtre, « comme la foule se pressait au son du Joueur de flûte de Hamelin »[8].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[7],[8] Date de première publication Origine
The Bronze Ring (en) Traditions Populaires de l’Asie Mineure Henri Carnoy et Jean Nicolaïdes 1889 Grèce
Désir et Mignone (en) Contes moraux pour l’instruction de la jeunesse Jeanne-Marie Leprince de Beaumont 1806 France
À l'est du soleil et à l'ouest de la lune Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1841 Norvège
Le Nain jaune Contes nouveaux ou Les Fées à la mode Marie-Catherine d'Aulnoy 1698 France
Le Petit Chaperon rouge Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1697 France
La Belle au bois dormant Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1697 France
Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1697 France
Aladin ou la Lampe merveilleuse Les Mille et Une Nuits (voir Contes orphelins des Mille et une nuits) Hanna Diyab et Antoine Galland 1710 Indéterminée
Conte de celui qui s'en alla pour connaître la peur Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Nain Tracassin Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Belle et la Bête La Jeune Américaine et les contes marins Gabrielle-Suzanne de Villeneuve 1740 France
The Master Maid (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1841 Norvège
Why the Sea is Salt (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1841 Norvège
Le Maître chat ou le Chat botté Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1695 France
Fortunée Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
La Chatte blanche Contes nouveaux ou Les Fées à la mode Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Les fileuses d'or (en) Eestirahwa Ennemuistesed jutud Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
La terrible tête The Blue Fairy Book Andrew Lang (basé sur Apollodore d'Athènes, Simonide de Céos et Pindare) 1889 Grèce
La Belle aux cheveux d'or Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
The History of Whittington (en) 1889 Royaume-Uni (Angleterre)
Le Mouton (en) Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Le Petit Poucet Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1697 France
Ali Baba et les Quarante Voleurs Les Mille et Une Nuits (voir Contes orphelins des Mille et une nuits) Hanna Diyab et Antoine Galland 1710 Indéterminée
Hansel et Gretel Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Blanche-Neige et Rose-Rouge Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Petite Gardeuse d'oies Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1815 Allemagne
Les Fées Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1697 France
Le prince Chéri (en) Contes moraux pour l’instruction de la jeunesse Jeanne-Marie Leprince de Beaumont 1806 France
La Barbe bleue Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l’Oye Charles Perrault 1697 France
Le Fidèle Jean Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Le Vaillant Petit Tailleur Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Voyage à Lilliput (Les Voyages de Gulliver) Jonathan Swift 1726 Irlande
The Princess on the Glass Hill (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1841 Norvège
Histoire du prince Ahmed, et de la fée Pari-Banou Les Mille et Une Nuits (voir Contes orphelins des Mille et une nuits) Hanna Diyab et Antoine Galland 1713 Indéterminée
Jack le tueur de géants Royaume-Uni (Angleterre)
Black Bull of Norroway (en) Popular Traditions of Scotland ( The popular Rhymes of Scotland ?) Robert Chambers 1842 Royaume-Uni (Écosse)
The Red Ettin Popular Traditions of Scotland ( The popular Rhymes of Scotland ?) Robert Chambers 1842 Royaume-Uni (Écosse)
Fermer

The Red Fairy Book

Le Red Fairy Book parut à Noël 1890, tiré à 10 000 exemplaires. Ses sources incluent des contes français, russes, danois et roumains, ainsi que la mythologie nordique[9]. En préface, Andrew Lang explique qu'en parcourant une seconde fois les champs du Pays des Fées, il n'espérerait trouver un second Perrault. Mais il reste suffisamment de belles histoires. Des contes ont été traduits : par Mme Hunt du norrois, May Sellar, Miss Farquharson et Miss Blackley de l’allemand. D'autres sont tirés des longs récits ont été adaptés, par Minnie Wright à partir de Madame d’Aulnoy, par Leonora Blanche Lang et Mlle Bruce depuis d’autres sources françaises. L’histoire de Sigurd a à elle été condensée par l’éditeur à partir de la version en prose de la Saga des Volsungs par William Morris. L’éditeur remercie son ami Charles Marelles, de l’avoir autorisé à reproduire ses versions du Joueur de flûte de Hamelin, de Bout-d'-Canard et du Petit Chaperon d’or à partir du français, ainsi qu'Henri Carnoy pour le même privilège concernant Les Six Fous tiré de La Tradition (de Jules Lemoine). Enfin, Frances Balfour a copié une ancienne version de Jack et le Haricot magique et messieurs Smith et Elder ont autorisé la publication de deux versions de M. Ralston, tirées du russe[10].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[9],[10] Date de première publication Origine
Le Bal des douze princesses Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Princesse Printanière Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Le Château de Soria Moria Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1843 Norvège
Maria Morevna Contes populaires russes Alexandre Afanassiev 1855 Russie
The Black Thief and Knight of the Glen (en) Hibernian Tales Anonyme Irlande
Le Maître-voleur Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1843 Allemagne
Frérot et Sœurette Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Princesse Rosette (en) Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Le cochon enchanté (en) Rumänische Märchen Mite Kremnitz 1882 Roumanie
La Bête Norka Ukraine
The Wonderful Birch (en) Russie (Carélie)
Jack et le Haricot magique Royaume-Uni (Angleterre)
La Bonne Petite Souris (en) Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Gracieuse et Percinet Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
The Three Princesses of Whiteland (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe Norvège
La Voix de la Mort Rumänische Märchen Mite Kremnitz 1882 Roumanie
Les Six Fous La Tradition Jules Lemoine Belgique
Kari Woodengown (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1843 Norvège
Bout-d'-Canard Affenschwanz et cetera: variantes orales de contes populaires français et étrangers Charles Marelles 1888 France
Le Preneur de rats Affenschwanz et cetera: variantes orales de contes populaires français et étrangers Charles Marelles 1888 Allemagne
La véritable histoire du Petit Chaperon d'Or Affenschwanz et cetera: variantes orales de contes populaires français et étrangers Charles Marelles 1888 France
Le Rameau d’or (en) Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Les Trois Petits Hommes de la forêt Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Grimsborken Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe 1843 Norvège
Désiré d'Amour (en) Contes du roi Cambrinus Charles Deulin 1874 France
Les Douze Frères Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Raiponce Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Fileuse d'orties (en) Contes du roi Cambrinus Charles Deulin 1874 France
Bonde Værskjegg (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe Norvège
Dame Holle Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Minnikin (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe Norvège
Buskebrura (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe Norvège
Blanche-Neige Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
L'Oie d'or (en) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
De syv folene (en) Contes populaires norvégiens Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe Norvège
Le Violon merveilleux (en) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
L'histoire de Siegfried Völsunga saga XIIIe siècle Islande
Fermer

The Blue Poetry Book

Publié en 1891, ce recueil, comme l'indique sa préface, a pour but de présenter au jeune public des poèmes de grande qualité, « particulièrement aptes à vivre, comme le dit Théocrite, « sur les lèvres des jeunes ». Le choix de l'éditeur a été largement guidé par les souvenirs de sa jeunesse ». Il a inclus notamment plusieurs vieilles ballades et il en aurait volontiers ajouté davantage, mais deux raisons l'en ont empêché. « Premièrement, certains parents pourraient y voir un mal, là où les enfants n'en voient aucun, dans « Tamlane » et « Clerk Saunders (en) ». Deuxièmement, il y avait lieu de craindre que le recueil ne devienne trop écossais ». Curieusement, dans le Golden Treasury de Francis Palgrave, qui compte soixante-dix poètes, à peine plus d'un dixième est né au nord de la Tweed. Dan ce livre, pourtant destiné aux jeunes, les poèmes de Thomas Campbell, Walter Scott, de Robert Burns, des auteurs de chants et des ménestrels de ballades écossais occupent une place étonnamment importante par rapport à ceux des auteurs anglais. Lang estime que cette prédominance de la poésie du Nord n'est pas due à un patriotisme local exacerbé. Mais les chanteurs du Nord, pour une raison ou une autre, excellent dans les poèmes d'action et d'aventure, du moins c'est l'impression qu'ils donnent. Il ne connaît d'ailleurs aucune ballade moderne d'un poète du sud de l'Angleterre, hormis Christabel et La Complainte du vieux marin de Samuel Taylor Coleridge (poèmes qu'il ne qualifie pas de ballades), qui équivalent à The Eve of St. John de Walter Scott[11].

Pour ce qui est des chants martiaux exaltants, rares sont les Anglais, depuis Michael Drayton, à avoir rivalisé avec Campbell, Scott, Burns ou James Hogg et sa chanson Donald McDonald. On pourrait citer deux noms : Francis Hastings Doyle et Alfred Tennyson. Toutefois, « le choix de cet ouvrage exclut les poètes contemporains. Il n'est pas nécessaire de s'attarder sur les raisons de cette décision. L'éditeur est toutefois convaincu qu'un anthologiste, quel qu'il soit, trouvera dans la poésie d'auteurs anglais vivants ou récemment disparus un véritable vivier de vers qui plaisent autant aux jeunes qu'aux moins jeunes ». Après tout, il doit encore exister « une jeunesse et une fougue dans cette nation capable de produire The Ballad of the Revenge, Lucknow, The Red Thread of Honour, The Loss of the Birkenhead, The Forsaken Merman (en), How They Brought the Good News from Ghent to Aix, Le Joueur de flûte de Hamelin, et tant de chansons de Charles Kingsley, sans parler des œuvres d'auteurs plus tardifs ». Mais nous ne pouvons ici que glaner dans le patrimoine d'hommes disparus depuis longtemps. C’est parce que certains poèmes contemporains admirables, comme ceux cités sont inévitablement exclus, les poèmes d’action, de guerre, d’aventure et de hasard du recueil sont principalement d’auteurs écossais[11].

Ainsi, Campbell et Scott semblent jouir ici d'une prééminence qui n'aurait pas été aussi marquée si les œuvres de poètes vivants ou récemment disparus, avaient été disponibles. Quoi qu'il en soit, ces auteurs ont dû occuper une place importante dans le paysage littéraire : Campbell pour la vigueur que l'hostile Leyde dut reconnaître ; Scott pour cette qualité homérique que, selon lui, nul n'a égalée depuis Homère. Les extraits de ses longs poèmes ne font pas partie de cette sélection. Mais, même à l'aune de ses poèmes lyriques, Scott semble, de l'avis de l'éditeur, justifier son droit, à l'époque parfois dédaigné, de figurer parmi les grands poètes de son pays. Il possède musicalité, vivacité et gaieté, comme dans Hunting Song ou dans Nora's Vow. Young Lochinvar s'avance « avec autant d'audace que de désinvolture » vers ses noces, comme l'héritier du Rant de James Macpherson (en) vers sa mort, dans un merveilleux balancement et un galop de vers[11].

Sur les poèmes de Walter Scott, songeons que « des lointaines années de l'enfance, on entend encore sonner les cloches de Dunfermline pour le mariage d'Alice Brand ». De l'enfance aussi, « on se souvient du quiétisme de la chanson de Lucy Ashton et de la monotonie de sa mesure ». Citons ses pièces martiales, comme « Gathering Song of Donald Dhu, The Cavalier, ainsi que l'inimitable simplicité et la tristesse de Proud Maisie, semblable à la complainte de Méléagre pour Clearista, mais avec un ton plus grave, une magie plus intense ». Et « il y a le chant que les Moires pourraient entonner dans un chœur grec, le chant de Meg Merrilies ». Ce ne sont là que quelques exemples de la variété du poète, de sa spontanéité, de sa maîtrise presque inconsciente de son art. À l'instar de Phémios d'Ithaque (de l’Odyssée), il pourrait dire : « Nul ne m'a enseigné, si ce n'est moi-même, et Dieu a mis dans mon cœur toutes sortes de chants » Toutes, sauf les « chants » conscients et élaborés, qui exercent aujourd'hui une telle influence sur certains jeunes critiques qu'ils prétendent qu'il rachète ses mauvais vers par ses bons romans[11].

D'après Lang, le « goût de l'enfance et de la maturité est plus simple et plus pur ». Dans le développement de l'amour de la poésie, « il est probable que la poésie simple, naturelle et aventureuse, telle que celle de Scott, prédomine, suivie plus tard – suivie mais non supplantée – par l'admiration pour une poésie plus introspective, d'une grande clarté, voire d'une évidence même, comme celle de Longfellow, dont [le recueil] cite plusieurs exemples ». Mais l'éditeur considère qu'un enfant qui apprécie la poésie n'est « jamais trop jeune pour se délecter de la simple beauté des mots, de la musicalité du mètre et de la rime, même lorsque le sens lui est encore obscur et peu approfondi. Un enfant, on en est convaincu, prendrait un grand plaisir aux chœurs de M. Swinburne dans Atalanta (en) » et dans Cloud et Arethusa de Shelley. C’est pour cette raison que ce livre propose également plusieurs poèmes d’Edgar Poe, y compris le poème imparfait Ulalume (en), en raison de sa sonorité, indépendamment de son sens. Les trois poèmes les plus célèbres de Coleridge « sont peut-être hors de portée d’un enfant, mais ils l’entraînent dans un monde irréel, « un lieu féerique et impalpable », illuminé par la brume matinale, à l’image de nos souvenirs d’enfance ». Dans la plupart des vies, c’est probablement plus tard « que l’esprit s’éveille à la magie moins évidente du style, à la mélodie moins éclatante, plus intime, de poètes comme Keats et Lord Tennyson ». Pourtant, les chansons de Shakespeare « s'adressent à tous les âges, et les besoins d'une jeunesse relativement mûre sont comblés dans Ode on Alexander’s Feast de Dryden, ainsi que dans Lycidas et Hymn for the Nativity » de John Milton[11].

L'éditeur déclare que les poèmes sur les enfants ou qui leur sont spécialement destinés sont ceux qu'ils préfèrent. « L'imagination d'un enfant se nourrit en grande partie d'un avenir inconnu et d'un passé romantique. Il est le contemporain de Léonidas, d'Azincourt, de Bannockburn, des évènements de 1745 ; il vit dans un âge héroïque qui lui est propre, dans une Phéacie où les dieux apparaissent. Les poèmes écrits pour et sur les enfants, comme ceux de Blake et certains de Wordsworth, séduisent plutôt les personnes âgées, dont l'enfance est désormais un lointain monde féerique, comme la vie de l'homme l'est pour l'enfant. L'éditeur se souvient avoir été, très jeune, plus mystifié et intrigué par Lucy Gray que par Eve of St. John ». Tandis que Nurse's Song (en) de Blake, « qui lui rappelle les longues soirées interminables de l'été du nord, où il fallait se coucher alors que les collines au-delà d'Ettrick étaient encore baignées d'une lumière argentée, parle plus intimement à l'homme adulte qu'au petit garçon ou à la petite fille ». De même, le poème I remember, I remember de Hood « introduit le poids de la réflexion sur ce sur quoi l'enfant ne peut se pencher : une enfance révolue »[11].

Cette même tonalité est aussi présente dans A Child's Garden of Verses (en) de Robert Louis Stevenson, « qu’il est difficile de lire sans verser de larmes – des larmes qui ne coulent pas, et ne devraient pas couler, dans les yeux d’un enfant. Car, au-delà de l’enfant et de son expérience concrète du monde, à travers les ballades et les poèmes de bataille, il peut entrevoir les années à venir et anticiper les passions. Ce qu'il ne peut anticiper, c'est son propre âge, lui-même, ses joies et ses peines, tels que l'adulte les perçoit dans ses souvenirs, avec la nostalgie de ce qu'il a été et ne sera plus jamais. Ce sont ses incursions dans un monde inconnu qui comblent l'enfant, et c'est ce qui lui rend Shakespeare si cher – Shakespeare qui a si peu écrit sur l'enfance ». La comédie Le Songe d'une nuit d'été permet à l'enfant de « se perdre dans un univers qui lui est familier, le monde des fées ». Il trouve en Puck ou en Ariel (dans La Tempête) « un plaisir que son goût ultérieur peinera à retrouver avec la même intensité ». Falstaff (Henri IV et Les Joyeuses Commères de Windsor) « est son compagnon de jeu, « un Falstaff d'enfant, une créature innocente », comme Dickens le dit de Tom Jones dans David Copperfield ». Un garçon préfère le sauvage Prince Hal (en) et Ned Poins (en) (Henri IV) à Barbara Lewthwaite, la petite fille qui moralisait l'agneau (The Pet-Lamb de William Wordsworth)[11].

Simplifier à l'extrême le langage des enfants est une erreur ; encore davantage de leur interdire de lire tel ou tel texte sous prétexte qu'ils ne le comprennent pas. Ils comprennent bien plus que les adultes ne le croient, mais rien qui puisse leur nuire. « Cette compréhension partielle, cette impression d'un espace au-delà, comme dans un bois regorgeant de clairières inconnues, d'oiseaux et de fleurs inconnues, contribue grandement au plaisir de la lecture chez l'enfant ». C'est pourquoi de nombreux poèmes sont inclus dans le recueil, « sans que l'éditeur ne suppose que les lecteurs réussissent un examen ». Quelques textes, sans grande qualité poétique, y figurent car, « bien qu'ils puissent nous paraître d'une évidence criante, ils ne le sont plus à l'aube d'une réflexion plus profonde ». Longfellow, en particulier, apparaît à l'éditeur comme une sorte de guide pour initier les lecteurs à la poésie plus introspective de Wordsworth, tout en possédant un charme simple qui préfigure celui de Tennyson et de Keats. Mais « quiconque entreprend un tel recueil est inévitablement guidé par ses propres souvenirs d'enfance, ses goûts enfantins et l'éclosion de son amour pour la poésie ». C'est le seul critère, « car les enfants sont des critiques si bienveillants et attentifs qu'ils prennent plaisir à tout ce qu'on leur offre ou qu'on leur lit, et il nous est difficile de discerner où ce plaisir est le plus vif et le plus naturel »[11].

Lang « espère que ce livre pourra guider de nombreux enfants au pays du romantisme et de la féerie. Il est très difficile de parler de l'enthousiasme d'un enfant pour la poésie et de la vie qu'il mène seul à travers elle. Les mots peinent à faire ressurgir ce plaisir, désormais perçu dans un passé lointain comme un rêve, empli de magie, de musique et d'aventure. Certains enfants, peut-être la majorité, sont de nature à tisser eux-mêmes ce rêve, fruit de leur imagination, sans ou avec peu d'aide des poètes. D'autres, peut-être moins imaginatifs, mais plus portés sur les livres, acceptent volontiers l'aide du poète et sont ses lecteurs les plus flatteurs. Il y a des moments de cette vie lointaine qui restent à jamais gravés dans ma mémoire, comme lorsque nous avons suivi pour la première fois la chasse avec » Fitz-James (La Dame du lac, de Walter Scott), ou appris pour la première fois comment « Le baron de Smaylho'me se leva au lever du jour » (The Eve of St. John, idem), ou entendu pour la première fois comment « Toute la journée, le bruit de la bataille roulait Parmi les montagnes, au bord de la mer d'hiver » (Morte d'Arthur, Alfred Tennyson)[11].

« Parmi ces moments, les plus heureux étaient sans doute ceux bercés par la douce mélodie du » Château d'Indolence (James Thomson), poème alors peut-être rarement lu, du moins par les jeunes. Pourtant, ils pourraient difficilement faire mieux que de visiter ce château paisible. « L'enfance est l'âge où peut naître et s'épanouir l'amour de la poésie », goût qui se raréfie de plus en plus à cette époque où les examens prolifèrent et étouffent les belles graines. En guise de contribution à ce qu'on appelle l'Éducation, il n'y a ajouté que très peu de notes. « L'enfant ne souhaite pas que tout lui soit expliqué ; le plaisir réside dans l'inexpliqué. Rien, peut-être, n'anéantit l'amour de la poésie plus sûrement et plus rapidement que l'utilisation des poèmes comme manuels scolaires. On les associe aussitôt dans l'esprit aux leçons, aux interminables heures d'école, aux questions épineuses et à la frustration d'une mémoire défaillante, à la grammaire et à l'étymologie, à tout ce qui est l'ennemi du plaisir. On risque d'amener les enfants à détester Shakespeare ou Spenser comme Byron détestait Horace, en leur imposant des poètes, non pour leur poésie, mais pour les précieuses informations contenues dans les notes. Ce danger, du moins, est facile à éviter dans The Blue Poetry Book »[11].

Davantage d’informations Auteur/Collecteur de la version publiée, Titre ...
Auteur/Collecteur de la version publiée Titre Nom de l'éventuel recueil Date de première publication Origine
William Blake Nurse's Song (en) Songs of Experience 1794 Royaume-Uni (Angleterre)
James Hogg A Boy's Song 1843 Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Hood I Remember, I Remember Royaume-Uni (Angleterre)
William Blake The Lamb Songs of Innocence 1789 Royaume-Uni (Angleterre)
William Blake Night Songs of Innocence 1789 Royaume-Uni (Angleterre)
William Cowper On a Spaniel called 'Beau' Killing a Young Bird Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth Lucy Gray; or, Solitude (en) Lyrical Ballads 1799 Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Hunting Song 1808 Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Campbell Lord Ullin's Daughter Royaume-Uni (Écosse)
William Blake The Chimney-sweeper Songs of Innocence 1789 Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Nora's Vow 1816 Royaume-Uni (Écosse)
Michael Drayton Ballad of Agincourt Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Campbell Ye Mariners of England Royaume-Uni (Écosse)
Andrew Marvell The Girl Describes her Fawn Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Campbell The Soldier's Dream Royaume-Uni (Écosse)
William Cowper John Gilpin (en) 1782 Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Campbell Hohenlinden Royaume-Uni (Écosse)
Henry Wadsworth Longfellow The Village Blacksmith (en) États-Unis
Oliver Goldsmith Elegy on the Death of a Mad Dog Irlande
Walter Scott The Outlaw Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Campbell The Battle of the Baltic Royaume-Uni (Écosse)
Walter Scott Young Lochinvar 1808 Royaume-Uni (Écosse)
Henry Wadsworth Longfellow The Wreck of the Hesperus (en) États-Unis
William Cowper The Dog and the Water-lily Royaume-Uni (Angleterre)
Elizabeth Barrett Browning To Flush, my Dog Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Alice Brand Royaume-Uni (Écosse)
Robert Burns O, wert Thou in the Cauld Blast Royaume-Uni (Écosse)
Robert Burns I Love my Jean Royaume-Uni (Écosse)
Robert Burns There'll never be Peace till Jamie comes Hame Royaume-Uni (Écosse)
Robert Burns The Banks O' Doon Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Moore As Slow our Ship Irlande
Anonyme A Red, Red Rose (en) Royaume-Uni (Écosse)
Robert Burns Bannockburn Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Moore The Minstrel-Boy Irlande
Robert Burns The Farewell Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Moore The Harp that once through Tara's Halls Irlande
Lord Byron Could Love for Ever, Run like a River Royaume-Uni (Angleterre)
William Shakespeare A Sea Dirge Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Savage Landor Rose Aylmer Royaume-Uni (Angleterre)
William Shakespeare Who is Silvia? What is she Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Lucy Ashton’s Song Royaume-Uni (Écosse)
Walter Scott Evening Royaume-Uni (Écosse)
William Shakespeare Orpheus with his Lute Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme The Twa Corbies Royaume-Uni (Angleterre)
Edgar Allan Poe To One in Paradise États-Unis
Ben Jonson Hymn to Diana Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott County Guy Royaume-Uni (Écosse)
Walter Scott Gathering Song of Donald Dhu Royaume-Uni (Écosse)
Lord Byron The Destruction of Sennacherib (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott The Cavalier. Royaume-Uni (Écosse)
John Keats On First Looking into Chapman's Homer Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Hood A Lake and a Fairy Boat Royaume-Uni (Angleterre)
William Collins Ode written in MDCCXLVI Royaume-Uni (Angleterre)
Robert Herrick To Daffodils Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth The Solitary Reaper (en) Poems, in Two Volumes (en) 1807 Royaume-Uni (Angleterre)
Robert Herrick To Blossoms Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Proud Maisie Royaume-Uni (Écosse)
Philip Sidney Sleep Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Hymn for the Dead Royaume-Uni (Écosse)
William Cowper The Poplar Field 1785 Royaume-Uni (Angleterre)
William Shakespeare Winter Royaume-Uni (Angleterre)
Edgar Allan Poe Annabel Lee États-Unis
Charles Wolfe To Mary Irlande
Walter Scott Twist ye, Twine ye Royaume-Uni (Écosse)
Richard Lovelace To Lucasta, on Going to the Wars Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme (ménestrels de la frontière écossaise) The Daemon Lover (en) Royaume-Uni (Écosse)
Anonyme The Lowlands of Holland (en) Royaume-Uni (Écosse)
Edgar Allan Poe The Valley of Unrest (en) États-Unis
Charles Wolfe The Burial of Sir John Moore at Corunna Irlande
Walter Scott St. Swithin's Chair Royaume-Uni (Écosse)
Lord Byron Stanzas written on the Road between Florence and Pisa Royaume-Uni (Angleterre)
Robert Surtees (en) Barthram's Dirge Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth To the Cuckoo Poems, in Two Volumes Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme Helen of Kirkconnel (en) Royaume-Uni (Écosse)
Richard Lovelace To Althea from Prison Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth I Wandered Lonely Poems, in Two Volumes 1807 Royaume-Uni (Angleterre)
Charles Lamb Hester Royaume-Uni (Angleterre)
William Collins To Evening Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott The Sun upon the Weirdlaw Hill Royaume-Uni (Écosse)
Anonyme The Wife of Usher's Well (en) Royaume-Uni
Walter Scott Allen-a-Dale Royaume-Uni (Écosse)
Henry Wadsworth Longfellow The Beleaguered City États-Unis
John Dryden Alexander's Feast; or, the Power of Music Royaume-Uni (Angleterre)
Christopher Marlowe The Passionate Shepherd to His Love (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Jane Elliot (en) The Flowers o' the Forest Royaume-Uni (Écosse)
Edgar Allan Poe Ulalume (en) États-Unis
Samuel Taylor Coleridge Kubla Khan Royaume-Uni (Angleterre)
John Milton L'Allegro Royaume-Uni (Angleterre)
John Milton Il Penseroso (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Jock of Hazeldean Royaume-Uni (Écosse)
Percy Bysshe Shelley The Recollection Royaume-Uni (Angleterre)
Anne Lindsay Barnard Auld Robin Gray (en) Royaume-Uni (Écosse)
Anonyme Willie Drowned in Yarrow
William Wordsworth Poor Susan (en) Lyrical Ballads 1798 Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Babington Macaulay L'Armada Lais de la Rome Antique 1832 Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme (vestiges de la poésie anglaise ancienne) Mary Ambree (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Henry Wotton Elizabeth of Bohemia Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme Cherry Ripe (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Heywood Morning Royaume-Uni (Angleterre)
James Shirley Death the Leveller Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme Annan Water
William Cullen Bryant To a Waterfowl (en) 1818 États-Unis
Lord Byron So, we'll go no more a Roving Royaume-Uni (Angleterre)
William Shakespeare Where the Bee Sucks, there Suck I Royaume-Uni (Angleterre)
Carolina Nairne The Land o' the Leal Royaume-Uni (Écosse)
Andrew Marvell Song of the Emigrants in Bermuda Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Moore The Light of Other Days Irlande
Henry Wadsworth Longfellow The Fire of Drift-wood États-Unis
Thomas Love Peacock The War-song of Dinas Vawr Royaume-Uni (Angleterre)
Percy Bysshe Shelley Arethusa Royaume-Uni (Angleterre)
Henry Wadsworth Longfellow The Day is Done États-Unis
Walter Scott A Weary Lot is Thine, Fair Maid Royaume-Uni (Écosse)
William Wordsworth The Two April Mornings The Matthew poems (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Edgar Allan Poe To Helen (en) États-Unis
James Hogg The Skylark Royaume-Uni (Écosse)
William Shakespeare Fidele Royaume-Uni (Angleterre)
William Julius Mickle (en) Cumnor Hall Royaume-Uni (Écosse)
Percy Bysshe Shelley To a Skylark (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Richard Barnfield The Nightingale Royaume-Uni (Angleterre)
Edgar Allan Poe The Sleeper (en) États-Unis
Thomas Nashe Spring Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Babington Macaulay The Battle of Naseby Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Rosabelle Royaume-Uni (Écosse)
Samuel Taylor Coleridge La Complainte du vieux marin Royaume-Uni (Angleterre)
Edgar Allan Poe The Haunted Palace États-Unis
Thomas Gray The Bard (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott Twist ye, Twine ye Royaume-Uni (Écosse)
Anonyme (ménestrels de la frontière écossaise) Kinmont Willie (en) Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Campbell The Last Man Royaume-Uni (Écosse)
Thomas Babington Macaulay Ivry (en) Lais de la Rome Antique 1832 Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme Sir Patrick Spens (en) Royaume-Uni (Écosse)
John Keats La Belle Dame Sans Mercy Royaume-Uni (Angleterre)
Mary Lamb The Child and the Snake Royaume-Uni (Angleterre)
Charles Dibdin Tom Bowling Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth The Kitten and Falling Leaves Poems, in Two Volumes Royaume-Uni (Angleterre)
John Bunyan Le Voyage du pèlerin 1678 Royaume-Uni (Angleterre)
William Cowper The Solitude of Alexander Selkirk 1782 Royaume-Uni (Angleterre)
Walter Scott The Eve of St. John Royaume-Uni (Écosse)
Minstrel Burn Leader Haughs
William Cowper Epitaph on a Hare 1782 Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme (ménestrels de la frontière écossaise) The Battle of Otterburn (en) Royaume-Uni (Écosse)
John Milton Lycidas Justa Edouardo King Naufrago 1638 Royaume-Uni (Angleterre)
Thomas Gray Élégie écrite dans un cimetière de campagne Royaume-Uni (Angleterre)
John Milton On The Morning of Christ's Nativity Royaume-Uni (Angleterre)
John Keats Winter Royaume-Uni (Angleterre)
Samuel Taylor Coleridge Christabel Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth Yarrow Unvisited Yarrow poems (en) 1803 Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth Yarrow Visited Yarrow poems 1814 Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme Sir Hugh, or the Jew's Daughter (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Anonyme Lyke-Wake Dirge (en) Royaume-Uni (Angleterre)
Winthrop Mackworth Praed (en) The Red Fisherman; or, the Devil's Decoy Royaume-Uni (Angleterre)
William Cowper Boadicea Royaume-Uni (Angleterre)
William Wordsworth On the Departure of Sir Walter Scott Royaume-Uni (Angleterre)
Fermer

The Green Fairy Book

Ici, Lang a rassemblé des histoires issues des traditions espagnoles, françaises, allemandes, russes, italiennes, écossaises, anglaises et chinoises[12]. Dans sa préface à ce volume (1892), Lang affirmait que le Green Fairy Book serait « probablement le dernier » de la collection. Cependant, leur popularité persistante exigeait des recueils ultérieurs, comme il le disait déjà ici : « Il y eut d'abord le Livre de fées bleu ; puis, les enfants, vous en avez redemandé, et nous avons créé le Livre de fées rouge ; et, comme vous en vouliez encore plus, nous avons réalisé le Livre de fées vert ». Soulignant la popularité des contes partout dans le monde, il explique que « La raison en est sans doute que les hommes, il y a très longtemps, étaient comme des enfants dans leur esprit, et qu'avant de se mettre à écrire des journaux, des sermons, des romans et de longs poèmes, ils se racontaient des histoires, comme celles que l'on trouve dans les livres de fées. Ils croyaient que les sorcières pouvaient transformer les gens en bêtes, que les bêtes pouvaient parler, que les anneaux magiques rendaient leurs porteurs invisibles, et toutes les autres merveilles des contes. Puis, à mesure que le monde grandissait, les contes de fées non écrits seraient tombés dans l'oubli si les grands-mères ne s'en souvenaient pas et ne les racontaient pas à leurs petits-enfants ; et quand celles-ci, à leur tour, devinrent grands-mères, elles s'en souvinrent et les racontèrent également »[13].

À propos de leurs messages, il dit « Certains de ces contes furent sans doute conçus non seulement pour divertir, mais aussi pour enseigner la bonté. On y voit comment le garçon gentil avec les bêtes, poli, généreux et courageux, triomphe toujours des épreuves. Ces histoires étaient sans doute destinées à rendre leurs auditeurs bienveillants, altruistes, courtois et courageux. Telle est leur morale. Mais, au fond, lorsque nous les lisons, nous nous soucions davantage du divertissement que de la leçon ». Il regrette que « De nos jours, rares sont ceux, peut-être même plus personne, capables d’écrire de véritables contes de fées, car ils ne croient pas suffisamment en leurs propres histoires et aspirent à être plus spirituels que le Ciel ne l’a voulu ». Enfin, il remercie les frères Grimm, qui ont recueilli leurs contes auprès des vieilles femmes, ainsi que Paul Sébillot et Charles Marelles, qui ont prêté des contes de leurs compatriotes français. Il cite aussi M. Ford, qui a réalisé les illustrations, et Miss Blackley, Alma Alleyne, Eleanor Sellar, May Sellar, Minnie Wright et Leonora Blanche Lang, qui ont traduit nombre de ces contes du français, de l'allemand et d'autres langues[13].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[12],[13] Date de première publication Origine
L'Oiseau bleu Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
Medio Pollito Espagne
L'Histoire du calife cigogne (de) La caravane Wilhelm Hauff 1825 Allemagne
La Montre Enchantée (en) Charles Deulin France
Rosanie (en) Féeries nouvelles Anne Claude de Caylus 1741 France
Sylvain and Jocosa Anne Claude de Caylus France
Les Dons (en) Féeries nouvelles Anne Claude de Caylus 1741 France
La Princesse Pimprenelle et Le Prince Romarin Féeries nouvelles Anne Claude de Caylus 1741 France
Le Prince Muguet et la Princesse Zaza Féeries nouvelles Anne Claude de Caylus 1741 France
Les Trois Petits Cochons Royaume-Uni (Angleterre)
Heart of Ice Anne Claude de Caylus
Histoire de Rosimond et de Braminte Fables composées pour l'éducation du duc de Bourgogne Fénelon 1700 France
Le Château suspendu dans les airs Contes de terre et de mer Paul Sébillot 1883 France
L'Oiseau d'or Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Le petit soldat Contes d’un buveur de bière Charles Deulin 1868 France
The Magic Swan (en) Hermann Kletke
La Pouilleuse (en) Littérature orale de la Haute-Bretagne Paul Sébillot 1883 France
Le Serpent (en) Pentamerone Giambattista Basile Italie
The Biter Bit Hermann Kletke
King Kojata (en) Hermann Kletke Russie
Prince Fickle and Fair Helena Hermann Kletke Allemagne
Puddocky (en) Volks-Sagen, Märchen und Legenden Johann Gustav Gottlieb Büsching 1812 Allemagne
L'histoire de Hok Lee et des nains Chine
Boucle d'or et les Trois Ours Robert Southey Royaume-Uni (Angleterre)
Nonchalante et Papillon Féeries nouvelles Anne Claude de Caylus 1741 France
Un-Œil, Double-Œil et Triple-Œil Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1815 Allemagne
Jorinde et Joringel Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Toutes-Fourrures Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Les Douze Chasseurs (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Fuseau, navette et aiguille (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1843 Allemagne
Le Cercueil de verre (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1837 Allemagne
Les Trois Feuilles du serpent (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Devinette (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Hans-mon-hérisson (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1815 Allemagne
Les Enfants d'or (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Le Serpent blanc Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1815 Allemagne
Le Malin Petit Tailleur (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
L'Oiseau d'or Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
The War of the Wolf and the Fox Frères Grimm Allemagne
Le Pêcheur et sa femme Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
The Three Musicians Frères Grimm Allemagne
The Three Dogs Frères Grimm Allemagne
Fermer

The True Story Book

L'éditeur innove en 1893 en proposant aux enfants avec certaine appréhension un recueil d'histoires vraies (qu'il rebaptisera plus tard The Blue True Story Book[14]). C'est ce qu'il explique dans sa préface, après sa dédicace à Francis McCunn, où il explique que son équipe leur a « déjà offert trois contes de fées, et leurs lettres, si aimables et flatteuses, prouvent non seulement qu'ils les apprécient, mais qu'ils en redemandent. Quelle déception, alors, de recevoir un volume rempli d'aventures réellement vécues ! On n'y trouve ni dragon, ni même géant ; les sorcières sont ici absentes, et presque tous les personnages sont adultes. En revanche, si les fées sont absentes, les princes ne manquent pas, et l'éditeur se flatte de n'en trouver aucun de plus charmant que Tearlach (du moins pour ce qui est de cette partie de son histoire), ni chez Grimm, ni chez Dasent, ni chez Perrault. Il n'en reste pas moins que les histoires vraies ne valent pas les contes de fées. Elles ne se terminent pas toujours bien et, pire encore, elles rappellent aux jeunes élèves les leçons et les salles de classe. Un enfant peut craindre qu'on lui enseigne sous un prétexte fallacieux de divertissement, et que l'on lui impose l'apprentissage déguisé en jeu »[15].

En effet, il signale qu'on « peut interroger les examinateurs sur le prince Charles et Cortés, alors qu'aucun examinateur n'a jusqu'ici posé de questions sur Barbe-Bleue, Heart of Ice ou The Red Ettin. Franchement, il n'y a pas moyen de contourner cette difficulté. Mais l'éditeur assure qu'il n'a aucune intention d'instruire qui que ce soit, et il a tellement mélangé les récits qu'il est impossible d'en tirer une vision claire et cohérente de l'histoire ; de plus, lorsque l'histoire est abordée, ce n'est pas celle que les examinateurs affectionnent le plus. Ils posent rarement des questions sur la conquête du Mexique, par exemple ». Pourtant, selon lui, cette très longue histoire « est la plus belle histoire vraie du monde, la plus improbable et la plus romantique ». Elle a eu lien en un monde inconnu de l'Ouest recelant de richesses et peuplé de gens « si beaux et si courageux, si courtois et si cruels, avec leurs dieux terribles, leurs horribles sacrifices humains et leurs prières presque chrétiennes ». Une poignée d'Espagnols, pris eux-mêmes pour les enfants d'un dieu blanc, a traversé la mer, « rencontré une femme charmante, comme dans un conte de fées, prête à les mener à la victoire, planté la croix sur les ruines d'Huitzilopochtli après cette bataille acharnée sur les remparts du temple, été chassés en déroute de la Venise de l'Ouest, la cité lacustre de Mexico, puis reconquise »[15]

Le tout est aussi étrange et inattendu que n'importe quel récit d'aventures sur une nouvelle planète. « Aucune invention de combats et d'errances en terre inconnue, aucune quête des mines du roi Salomon, ne saurait égaler, en étrangeté et en romantisme, ce récit véridique, attesté par des conquérants espagnols comme Bernal Diaz, des historiens indigènes comme Ixtlilochitl et des missionnaires plus tardifs comme Sahagun. Cortés est le grand précurseur de tous les chasseurs de trésors et explorateurs de fiction, et en cela, aucun récit inventé ne peut rivaliser avec la réalité. Puisque l'admirable histoire de M. Prescott n'est guère lue par les enfants (ni même par les adultes, d'ailleurs), l'éditeur espère que les jeunes lecteurs seront ravis de découvrir les Aventures à Anahuac dans ce recueil. Miss Edgeworth nous raconte dans Orlandino combien ce récit enchantait les jeunes lecteurs avant même que M. Prescott n'écrive ce formidable récit de la plus grande aventure du monde ». Il espère qu'il continuer à enchanter[15].

Les aventures du prince Charles sont déjà connues grâce aux Contes d'un grand-père (en) de Walter Scott. Mais ici, Madame McCunn les relate plus longuement et plus précisément. La source se trouve « dans ces sept volumes in-octavo bruns, tous écrits d'une main très serrée, qui constituent un trésor de la Advocates Library (en) d'Édimbourg ». Son auteur Alexander Forbes (en), est évêque de l'Église épiscopalienne persécutée d'Écosse ; « il a rassemblé ses informations avec une grande minutie, comparant attentivement les récits des différents protagonistes. Dans les reliures de ses volumes sont fixés un morceau du gilet tartan du prince, un chiffon de sa robe de calicot à fleurs, un fragment de ses brogues – un trésor inestimable, précieux, qui a été souillé par les larmes et les prières des fidèles ». Personne, dans un livre pour enfants, n'oserait raconter les dernières années du prince, « celles d'un exil mélancolique, au cœur brisé et humilié ». Mais, dans les collines et les îles, « le prince Charles est un modèle pour les princes et pour tous les hommes : courageux, gai, endurant, de bonne humeur, aimable, d'une courtoisie royale et prévenant, même au-delà de ce que l'on peut déduire de cette partie du livre. Quant à la loyauté des Highlanders (comme dans le cas de Mackinnon (en), fouetté presque à mort), elle était inébranlable face à la torture comme face à l'or. C'est la lignée des trad=Sobieski (en), et non celle des Stuart, que nous admirons ici chez le prince Charles ; c'est une piété, une loyauté, une bonté semblable à celle de Gordon que nous vénérons chez le vieux Lord Pitsligo dans une autre histoire »[15].

Si beaucoup de ces récits traitent de combats, c'est parce que c'est « l'aspect le plus dramatique de la vie terrestre ». Les captifs anglais qui reprennent un navire aux Turcs (par exemple) « étaient sans doute des hommes bons et loyaux toute leur vie, mais la lumière de l'histoire ne les éclaire qu'à la guerre ». Les Trois Cents des Thermopyles seraient restés inconnus s'ils n'étaient morts pour l'honneur de Lacédémone. L'éditeur « imagine qu'il aurait été facile de donner plus de « couleur locale » à l'esquisse des Thermopyles : de décrire les Immortels, d'après les frises de Suse, récemment découvertes par les Français. Mais l'histoire est grecque, et les Grecs ne racontaient pas leurs histoires ainsi, mais avec une simplicité presque dépouillée. Pourtant, qui oserait altérer et « améliorer » le récit d'Hérodote ? » Concernant la découverte du Vinland par Leif Erikson (dit le Chanceux), « nos sources restent floues, à l'image d'un rêve. L'imagination, venue plus tard, a altéré la vérité de cette saga ». Les lecteurs anglais saisiront sans doute mieux « le charme de cette aventure dans le récit incroyablement imaginatif de Rudyard Kipling, intitulé Best Story in the World ». Quant aux récits d'Isandhlwana et de Rorke's Drift, « « une histoire plus que vraie », l'éditeur tient à remercier son ami Rider Haggard, qui se trouvait en Afrique du Sud au moment du désastre et qui a généreusement consacré son temps et son énergie à établir, autant que faire se peut, la vérité exacte de cette histoire mélancolique, mais finalement non sans gloire ». La légende des Deux Grands Matchs de Cricket se base en partie sur les notes de Lillywhite et les pages animées de Robert Lyttelton (en) dans son ouvrage Badminton consacré au cricket. Le second match « est relaté par l'éditeur « tel qu'il l'a vu », pour reprendre les mots de Caxton à propos de Darès le Phrygien. Ces légendes prouvent qu'un match n'est jamais perdu tant qu'il n'est pas gagné »[15].

Possiblement, certaines des de ces histoires vraies recèlent des traces d'imagination. Les évasions de Frédéric de Trenck, de Benvenuto Cellini et de Giacomo Casanova doivent être considérées telles que les héros ont choisi de les relater ; ces deux derniers n'ont pas la réputation d'être des plus intègres. De même, l'évasion de César Borgia provient d'une version transmise par Alexandre Dumas, « et l'on peut supposer qu'Alexandre n'y a rien perdu ; il l'a peut-être « agrémentée d'une épée et d'un tricorne », comme à son habitude ». Quant au mystère de Kaspar Hauser, il est difficile de parler de « vérité », puisqu'elle restera à jamais en partie inconnue. « Les dépositions des premiers témoins n'ont pas été recueillies immédiatement ; certains témoins ont modifié leurs déclarations par la suite ; des parties des archives de Nuremberg ont disparu dans des circonstances suspectes ». Wilhelmina Powlett, Duchesse de Cleveland (en), a écrit son The True Story of Kaspar Hauser from Official Documents (1893) pour défendre son père, Lord Stanhope. Les accusations portées contre lui, « selon lesquelles il aurait aidé ou comploté dans le meurtre de Kaspar, car ce dernier était le véritable héritier de la maison de Bade, sont aussi puériles que odieuses. Or, la duchesse ne tient guère compte des difficultés que nous rencontrons si l'on considère Kaspar comme un imposteur absolu et de bout en bout. Ce n'est toutefois pas le lieu d'aborder un mystère historique ; cette « histoire vraie » est racontée comme un roman inspiré de faits réels ; l'hypothèse selon laquelle Kaspar était fils et héritier de la maison de Bade semble, de l'avis de l'éditeur, totalement dénuée de fondement »[15].

L'auteur doit à Madame Von Platt Stuart la permission de citer les aventures extraordinaires de son père, ou de son oncle, sur le Findhorn en crue. Les Lays of the Deer Forest, qui contiennent ce récit dans le volume de notes, furent écrits par John Sobieski Stuart et par Charles Edward Stuart[16], et l'éditeur ignore lequel de ces messieurs fut le héros de ces périlleuses traversées de la rivière des Highlands. On y trouvera « bien d'autres récits, légendes et études d'histoire naturelle et de mœurs des Highlands, outre l'intérêt particulier des poèmes ». Globalement, « l'éditeur s'est efforcé de trouver des histoires vraies, plutôt hors des sentiers battus de l'histoire ; le récit de John Tanner, par exemple, est probablement véridique », mais le livre où furent publiées ses aventures est à l'époque assez difficile à trouver. Pour A Boy among the Red Indians, Two Great Matches, The Spartan Three Hundred, How Leif the Lucky found Vineland the Good et The Adventures of Lord Pitsligo, l’éditeur est lui-même l'auteur des textes, « dans la mesure où ces récits ne sont pas des extraits des sources originales ». May Kendall (en) a traduit ou adapté Casanova's Escape ainsi que les récits de pirates et d’Algérie. Leonora Blanche Lang a abrégé le récit du The Chevalier Johnstone's Escape from Culloden et a relaté les évasions de César Borgia, de Trenck et de Miguel de Cervantes, tandis que Miss Blackley a traduit celle de Benvenuto Cellini. Madame McCunn, en outre, raconte The Story of Grace Darling ; le récit contemporain est assez succinct. Alma Alleyne a relaté The Kidnapping of the Princes, Mme Plowden The Story of Kaspar Hauser. Minnie Wright a abrégé les Aventures d'Hernán Cortés (The Conquest of Montezuma's Empire) d'après William H. Prescott[15].

Enfin, « l'éditeur laisse The True Story Book à la discrétion des enfants, expliquant, une fois de plus, qu'il a un grand respect pour leur jugement et qu'il ne songerait jamais à leur imposer des leçons, sous la forme d'un livre de Noël. Non, les leçons sont une chose, les histoires en sont une autre. Mais si la fiction est indéniablement plus étrange et plus captivante que la réalité, les histoires vraies sont elles aussi, parfois, assez fascinantes et étranges ». Et rien n'empêche bien sûr de retourner au Pays des Fées, après cette incursion dans le monde réel[15].

Davantage d’informations Nom de l'histoire, Dates des évènements racontés ...
Nom de l'histoire Dates des évènements racontés Lieux Source de l'histoire/Auteur du texte (si différent des Lang)
A Boy among the Red Indians (en) 1789-1812 États-Unis
Casanova's Escape 1756-1757 Italie (Venise)
Adventures on the Findhorn 1830 Royaume-Uni (Écosse) Extrait de Lays of the Deer Forest, John Sobieski et Charles Edward Stuart (Londres, 1848).
The Story of Grace Darling 1838 Royaume-Uni (îles Farne, Angleterre) Article du Times du mardi au matin, discret paragraphe, The Wreck of the "Forfarshire"' (Le naufrage du “Forfarshire)
The 'Shannon' and the 'Chesapeake' 1813 États-Unis (au large de Boston)
Captain Snelgrave and the Pirates 1719 Sierra Leone (rivière de Sierra Leone)
The Spartan Three Hundred Grèce (Thermopyles)
Prince Charlie's Wanderings 1746 Royaume-Uni (Badenoch, Écosse)
Two Great Matches 1870 et 1875 Royaume-Uni (Londres)
The Story of Kaspar Hauser 1812-1833 Allemagne (Bavière)
An Artist's Adventure 1500-1571 Italie (Florence)
The Tale of Isandhlwana and Rorke's Drift 1879 Afrique du Sud (KwaZulu-Natal) Henry Rider Haggard
How Leif the Lucky found Vineland the Good 970-1010 Norvège (Jæren), Islande, Groenland et Canada (Vinland)
The Escapes of Cervantes 1575-1578 Mer Méditerranée (mer Tyrrhénienne) et Algérie (Alger)
The Worthy Enterprise of John Foxe 1563-1577 Égypte (Alexandrie)
Baron Trenck 1726-1763 Allemagne (Magdebourg, notamment)
The Adventure of John Rawlins 1621 Royaume-Uni (Angleterre) et Mer Méditerranée
The Chevalier Johnstone (en)'s Escape from Culloden 1745-1746 Royaume-Uni (Culloden, Écosse)
The Adventures of Lord Pitsligo (en) 1678-1762 Royaume-Uni (Écosse)
The Escape of Caesar Borgia from the Castle of Medina del Campo 1492-1506 Italie (Rome) et Espagne (Medina del Campo) Les Borgia (dans la série Crimes célèbres), Alexandre Dumas (1839)
The Kidnapping of the Princes (de) 1455 Allemagne (Saxe) L'histoire est adaptée de l'essai de Thomas Carlyle, The Prinzenraub (1855).
The Conquest of Montezuma's Empire 1511-1521 Mexique (Mexico-Tenochtitlan, notamment) Histoire de la conquête du Mexique, William H. Prescott (1843)
Adventures of Bartholomew Portugues (pt), a Pirate 1662-1669 Jamaïque, Cuba (près du Cap Corrientes (es)) et Mexique (Campeche)
The Return of the French Freebooters 1688 Nicaragua (Cap Gracias a Dios, notamment) et République dominicaine Journal du voyage fait à la mer du Sud, avec les flibustiers de l'Amérique en 1684 et années suivantes, Raveneau de Lussan (1684)
Fermer

The Yellow Fairy Book

Tiré à 15 000 exemplaires à l'origine (1894), le Yellow Fairy Book est un recueil de contes du monde entier, dont beaucoup de Hans Christian Andersen, des histoires des Nord-Amérindiens[17], de Russie, de Roumanie, d'Islande, d'Allemagne, de France... En introduction, Lang rapporte que George Laurence Gomme, président de The Folklore Society, semble penser qu'il n'est pas tout à fait convenable d'imprimer autant de contes de fées illustrés et de les publier avec des couvertures rouges et bleues. En effet, il s'adresse une fois par an à ses membres, dont lui-même et Joseph Jacobs, pour leur tenir de tels propos. Ils répondent n'y voir aucun mal et être prêts à « se sacrifier sur leur terre » et à être jugés par un jury d'enfants. Et leurs membres, « des hommes et des femmes les plus brillants, les plus érudits et les plus beaux du pays », « affectionne particulièrement l'étude de l'histoire et de la géographie du Pays des Fées ». Toutefois, il souligne une autre problématique sur ces recueils qui « contiennent de nombreux récits de personnes qui ne sont ni des sauvages ni des paysans, comme Madame d'Aulnoy et Hans Christian Andersen ». Or, le président « affirme que leurs contes sont moins véridiques que les autres et qu'ils ne devraient pas être publiés avec eux ». Mais il estime ces histoires agréables à lire et suffisamment vraies à ses yeux. Il les présente donc, illustrées par Henry Justice Ford et estime que ni les illustrations ni les histoires ne risquent d'induire les enfants en erreur[18].

Concernant l’existence des fées, il estime que la question est complexe. Thomas Henry Huxley pense qu'elles n'existent pas. Lang n'en a jamais vu lui-même, mais il connaît plusieurs personnes qui en ont vu (notamment dans les Highlands, en Écosse) et entendu leur musique. Il conseille à ses lecteurs qui passeraient par Nether Lochaber (en), allez à la Fairy Hill (Colline des Fées) et ils entendront peut-être cette musique, comme l'ont fait des adultes. Mais il leur faudra y aller par beau temps. Mais il s'interroge : si elles n'existent pas, pourquoi y croit-on partout dans le monde ? Comment serait-il plausible que tant de peuples différents les aient vues et entendues ? Les Grecs anciens, les anciens Égyptiens, les Hindous et les Amérindiens y croyaient. Le révérend folkloriste Sabine Baring-Gould a aperçu plusieurs fées lorsqu'il était enfant et voyageait au pays des troubadours. Pour ces raisons, le rédacteur pense qu'elles existent bel et bien, mais qu'elles ne font jamais de mal à personne. En Angleterre, elles ont été chassées par la fumée et les maîtres d'école. Quant aux géants, ils ont disparu, mais de véritables nains sont courants dans les forêts d'Afrique. Il pense que sans doute de nombreuses histoires, parfois exagérées, ont-elles été racontées au sujet des fées, mais on en a également raconté de telles à propos de Napoléon Ier, John Graham de Claverhouse, Jules César et Jeanne d'Arc, qui ont pourtant tous existé. Un enfant sage se souviendra donc que, s'il grandit et devient membre de la Society, les contes de ce livre ne lui ont pas été présentés comme des vérités absolues, mais imprimés simplement pour le divertir. Il pourra apprendre les faits exacts plus tard, ou bien les ignorer[18].

Les contes de ce recueil ont été traduits par miss Cheape, miss Alma, Thyra Alleyne, May Violet Sellar, William Craigie (qui a traduit les contes islandais), Miss Blackley, Mme Dent et Leonora Blanche Lang. Les contes amérindiens, quant à eux, sont tirés de versions anglaises publiées par le Bureau of American Ethnology de la Smithsonian Institution, aux États-Unis. L’éditeur leur conseille enfin, pour la suite de leurs études, de lire La Rose et l’Anneau, du regretté William Makepeace Thackeray, illustré par l’auteur. Il « considère cet ouvrage comme indispensable dans la bibliothèque de tout enfant et encourage vivement les parents à se le procurer dès que possible, car sans lui, aucune éducation n’est complète »[18].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[17],[18] Date de première publication Origine
Chat et souris associés Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Les Six Cygnes Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Der Norlands Drache (en) Esthnische Mährchen Friedrich Kreutzwald 1869 Estonie
Les Habits neufs de l'empereur Hans Christian Andersen 1837 Danemark
Le Prince Crabe (en) Griechische Märchen, Sagen and Volkslieder Bernhard Schmidt 1877 Grèce
Le Fourneau (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1815 Allemagne
Le Diable et sa grand-mère (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
L'Âne-salade (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
La Petite Grenouille Verte (en) Nouveau recueil de contes de fées Pierre-Jean Mariette 1731 France
Le serpent à sept têtes (en) Griechische Märchen, Sagen and Volkslieder Bernhard Schmidt 1877 Grèce
Les Animaux Reconnaissants (en) Märchensaal Hermann Kletke 1845 Hongrie
Les Géants et le Berger (en) Märchen und Sagen der Bukowinaer und Siebenbürger Armenier Heinrich von Wlislocki 1891 Roumanie
The Invisible Prince
Le Corbeau (en) Märchensaal aller Völker Hermann Kletke 1845 Pologne
Six à qui rien ne résiste (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Le Roi Magicien (en) Les Illustres Fées, contes galants dédiés aux Dames Louis de Mailly 1698 France
L'Ondine de l'étang Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1843 Allemagne
La Montagne de Verre (en) Märchensaal aller Völker Hermann Kletke 1845 Pologne
Alphinge ou le singe vert (en) Nouveaux Contes de fées Louis de Mailly 1718 France
Le Prince Arc-en-ciel (en) Nouveaux Contes de fées Louis de Mailly 1718 France
The Three Brothers Hermann Kletke Pologne
The Boy and the Wolves (en) Amérique du Nord (des autochtones)
The Glass Axe Hermann Kletke Hongrie
The Dead Wife Amérique du Nord (des Iroquois)
In the Land of Souls Amérique du Nord (des autochtones)
Le Canard Blanc (en) Contes populaires russes Alexandre Afanassiev 1855 Russie
The Witch and her Servants Hermann Kletke Russie
The Magic Ring
La Fille de la Reine des Fleurs (en) Märchen und Sagen der Bukowinaer und Siebenbürger Armenier Heinrich von Wlislocki 1891 Roumanie
Le Navire Volant (en) Russie
The Snow-daughter and the Fire-son Märchen und Sagen der Bukowinaer und Siebenbürger Armenier Heinrich von Wlislocki 1891 Roumanie
Morozko Contes populaires russes Alexandre Afanassiev 1855 Russie
The Death of the Sun-hero Märchen und Sagen der Bukowinaer und Siebenbürger Armenier Heinrich von Wlislocki 1891 Roumanie
Le conte de Baba-Yaga (en) Russie
L'Enfant Noisette (en) Märchen und Sagen der Bukowinaer und Siebenbürger Armenier Heinrich von Wlislocki 1891 Roumanie
Grand Claus et Petit Claus Hans Christian Andersen 1835 Danemark
Prince Ring (en) Íslenzkar Þjóðsögur og Æfintýri (is) Jón Árnason 1862 Islande
Le Garçon porcher (en) Hans Christian Andersen 1841 Danemark
La Princesse au petit pois Hans Christian Andersen 1835 Danemark
Les Montagnes Bleues (en)
Le Briquet Hans Christian Andersen 1835 Danemark
La Géante dans la barque de pierre Íslenzkar Þjóðsögur og Æfintýri Jón Árnason 1862 Islande
Poucette Hans Christian Andersen 1835 Danemark
Le Rossignol et l'Empereur de Chine Hans Christian Andersen 1843 Danemark
Hermod et Hadvor (en) Íslenzkar Þjóðsögur og Æfintýri Jón Árnason 1862 Islande
Le Stoïque Soldat de plomb Hans Christian Andersen 1838 Danemark
Hans le balourd (en) Hans Christian Andersen 1855 Danemark
L'aiguille à repriser (en) Hans Christian Andersen 18545 Danemark
Fermer

The Red True Story Book

L'éditeur propose un nouveau recueil d'histoires vraies en 1895. En présentant le The Blue True Story Book, il s'était excusé de proposer des récits bien moins palpitants et romantiques que les légendes des fées, mais avait souligné que même les faits réels étaient parfois curieux et intéressants, comme ces nouvelles histoires. Pour ce livre, Henry Rider Haggard a préparé le récit Wilson's Last Fight, grâce à des conversations avec M. Burnham, le valeureux éclaireur américain. Mais en écrivant son chapitre, il a découvert que sa source avait déjà raconté cette histoire dans une interview publiée par The Westminster Gazette (en). La courtoisie du propriétaire de ce journal et de Burnham, a permis à Haggard d'intégrer le récit déjà publié à son propre texte. The Life and Death of Joan the Maid est une ouvrage de l'éditeur, qui s'appuie notamment sur le Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc de Jules Quicherat, d'autres documents, ainsi que d'une manière générale, tous les documents imprimés auxquels il a pu avoir accès. Selon Lang, on ne connaît peut-être aucun document contemporain inédit, à l'exception de ceux alors en préparation pour publication par le Père Ayroles. How the Bass was held for King James est un ouvrage de l'éditeur, principalement tiré de Life de John Blackadder (en)[14].

The Crowning of Ines de Castro est un ouvrage de Leonora Blanche Lang, d'après Schäfer, tout comme The Story of Orthon, How Gustavus Vasa won his Kingdom, Monsieur de Bayard's Duel et The Man in White[14]. Madame McCunn a relaté l'histoire de la campagne d'Écosse du Prince Charlie, à partir des récits contemporains du soulèvement de 1745, de traités contemporains, de « Le Lyon en deuil », des ouvrages de Chambers, Scott, Maxwell de Kirkconnel et d'autres sources. Les courtes sagas sont traduites de l'islandais par le révérend W. C. Green, traducteur de la saga d'Egil Skalagrim. Samuel Rutherford Crockett, auteur de The Raiders, The Lilac Sun-bonnet and Mad Sir Uchtred (1894), a relaté The Adventures of 'the Bull of Earlstoun (en)' et The Story of Grisell Baillie's Sheep's Head. May Kendall et Madame Bovill sont responsables des récits de voyages en mer et de naufrages ; les aventures australiennes sont de Bovill. Minnie Wright a compilé The Conquest of Peru, à partir du fameux ouvrage de Prescott. Agnes Repplier (en), la célèbre essayiste américaine, a écrit The Story of Molly Pitcher. Avec ces informations, l'éditeur laisse le livre aux enfants, les assurant que les histoires sont vraies, à l'exception peut-être de l'étrange récit d'Orthon ; et certaines sagas ont peut-être aussi été légèrement modifiées par rapport aux faits réels avant que les Islandais ne se familiarisent avec l'écriture[14].

Davantage d’informations Nom de l'histoire, Dates des évènements racontés ...
Nom de l'histoire Dates des évènements racontés Lieux Source de l'histoire/Auteur du texte (si différent des Lang)
Wilson's Last Fight 1889-1893 Zimbabwe (Afrique australe) Henry Rider Haggard
The Life and Death of Joan the Maid 1412-1456 France
How the Bass was held for King James 1688-1694 Royaume-Uni (Écosse) Life, John Blackadder (en)
The Crowning of Ines de Castro 1340-1367 Espagne et Portugal
The Story of Orthon France (Sud-Ouest) Chroniques de Jean Froissart
How Gustavus Vasa won his Kingdom 1496-1523 Suède
Monsieur de Bayard's Duel XVIe siècle Italie (royaume de Naples) Brantôme
Story of Gudbrand (en) of the Dales XIe siècle Norvège Separate Saga of St. Olaf (en)
Sir Richard Grenville 1591 Portugal (île de Flores, Açores)
The Story of Molly Pitcher 1778 États-Unis (Comté de Monmouth, New Jersey)
The Voyages, Dangerous Adventures, and Imminent Escapes of Captain Richard Falconer (en) 1699-1700 Jamaïque
Marbot's March 1808-1809 Espagne Mémoires, Marcellin Marbot (1891)
Eylau. The Mare Lisette 1807 Russie (Eylau, Bagrationovsk) Mémoires, Marcellin Marbot (1891)
How Marbot crossed the Danube 1809 Autriche (Sankt Pölten) Mémoires, Marcellin Marbot (1891)
The piteous Death of Gaston, Son of the Count of Foix 1388-1391 France (Sud-Ouest) Chroniques de Jean Froissart
Rolf Stake VIe siècle Danemark Edda en prose, Snorri Sturluson
The Wreck of the 'Wager' 1740-1741 Chili
Peter Williamson (en) 1730-1755 États-Unis (Delaware, Pennsylvanie) D'après les écrits de Peter Williamson (en)
A Wonderful Voyage 1787 Polynésie (Tofoa), Australie, Timor
The Pitcairn Islanders 1789-1814 Tahiti (pointe Vénus), Pitcairn
A Relation of three years' Suffering of Robert Everard (en) upon the Island of Assada, near Madagascar, in a Voyage to India, in the year 1686 1686 Madagascar Collection of Voyages and Travels, Awnsham Churchill (en) (1732)
The Fight at Svolder Island 1000 Mer Baltique
The Death of Hacon the Good 961 Norvège (Fitjar (en))
Prince Charlie's War 1715-1745 Royaume-Uni (Écosse)
  • The Lyon in Mourning, Robert Forbes (en) (1895-1896) ;
  • History of the Rebellion of 1745, Robert Chambers (1828) ;
  • Waverley, Walter Scott (1814) ;
  • Un ouvrage de Maxwell of Kirkconnel, entre autres...
The Burke and Wills Exploring Expedition 1834-1861 Australie
The Story of Emund 1020 Suède (Skara)
The Man in White XVIIIe siècle France (Paris) Lettres de Charlotte Aïssé
The Adventures of 'the Bull of Earlstoun (en)' 1683-1689 Royaume-Uni (Écosse)
The Story of Grisell Baillie's Sheep's Head XVIIe siècle Royaume-Uni (Polwarth (en), Écosse), Pays-Bas
The Conquest of Peru 1524-1541 Pérou Histoire de la conquête du Pérou, William H. Prescott (1847)
Fermer

The Animal Story Book

L'éditeur propose un nouveau recueil d'histoires vraies en 1896 concernant cette fois des animaux. Dans sa préface, Andrew Lang explique que les fées sont finalement peu nombreuses dans contes de fées, les personnages les plus courants étant les oiseaux, les bêtes et les poissons, « qui parlent et agissent comme des chrétiens ». Il s'explique « par le fait que les premiers conteurs n'étaient pas très instruits, ou, s'ils l'étaient, ils n'avaient jamais appris à lire ni à écrire, ni à distinguer les végétaux, les animaux et les minéraux. Ils considéraient que toutes choses étaient plus ou moins identiques : ils n'étaient pas prétentieux et estimaient que les bêtes et les oiseaux pouvaient parler comme eux, mais, bien sûr, dans une langue différente ». C'est pour cela qu'il souhaite publier un livre sur « les amis des enfants et des fées ». Bien qu'il présente toutes ces histoires comme vraies, il admet comme possible que leurs auteurs tels qu'Alexandre Dumas et Théophile Gautier aient quelque peu embelli leurs récits[19].

Aussi, il avoue avoir des doutes quant aux ours et aux serpents des contes du baron Émile de Wogan. Il précise que « les ancêtres de ce dernier étaient des Irlandais illustres. L’un d’eux retint les soldats de Cromwell lorsqu’ils poursuivaient Charles II après la bataille de Worcester. Il mena également une troupe de cavalerie de Douvres aux Highlands, où il mourut des suites d’une blessure, après avoir combattu pour le roi. Le Wogan suivant était un ami de Pope et de Swift ; il s’évada de prison après la bataille de Preston, en 1715, et, plus tard, sauva la mère du prince Charles Édouard Stuart de sa captivité en Autriche et l’emmena épouser le roi Jacques. Il devint ensuite gouverneur de la province de Don Quichotte, la Manche, en Espagne, et était encore vivant et joyeux en 1752. Le baron Wogan, descendant de ces héros, ne trouvant plus de roi pour lequel se battre, partit pour l'Amérique et affronta des ours. Sans doute était-il aussi courageux que ses ancêtres, mais je ne suis pas certain de la véracité de toutes ses histoires de serpents »[19].

Il rapporte des doutes au sujet de M. Waterton et des îles Caïmans, mais sait que le terrible récit de M. Gully et de ses exploits de guerre est exact ; l'histoire d'Oscar, le petit garçon sentimental, est fermement crue par la dame qui l'a écrite. Quant aux histoires sur les bêtes grecques et romaines, il juge que Pline l'Ancien, qui les relate, est un auteur respectable. « Dans l'ensemble, il s'agit donc plus ou moins d'un recueil de contes authentiques. Il devrait y avoir une morale ; si oui, c'est probablement que nous devons être bons envers toutes sortes d'animaux et, surtout, assommer les truites lorsqu'on les attrape, et ne pas laisser ces pauvres bêtes sauter partout jusqu'à ce qu'elles meurent. Un chapitre très érudit a été écrit sur l'intelligence des bêtes, prouvant qu'il a dû y avoir de grands génies inventifs parmi elles autrefois, et qu'elles ont maintenant pris l'habitude (ce qui est, à mon avis, une excellente habitude) de se contenter des découvertes de leurs ancêtres. Cela a naturellement conduit à quelques observations sur l'instinct et la raison ; mais certains enfants seront peut-être heureux qu'il n'y ait pas eu de place pour ce chapitre »[19].

Davantage d’informations Nom de l'histoire, Dates des évènements racontés ...
Nom de l'histoire Dates des évènements racontés Lieux Source de l'histoire/Auteur du texte (si différent des Lang)
‘Tom’: an Adventure in the Life of a Bear in Paris 1832 France (Paris) Alexandre Dumas
Saï the Panther XIXe siècle Ghana (Ashanti, Cape Coast), Gabon, Royaume-Uni (Angleterre) Magazine of Natural History, John Claudius Loudon
The Buzzard and the Priest XVIIIe siècle France Animal Biography, William Bingley (en)
Cowper and his Hares 1774-1796 Royaume-Uni (Angleterre) British Quadrupeds, William Bingley
A Rat Tale XIXe siècle Royaume-Uni (Écosse) Les éléments de cette histoire ont été recueillis principalement auprès d'un vieux dératiseur vivant à Hawick.
Snake Stories 1850 États-Unis (Californie et chez les Utahs) Émile de Wogan
What Elephants can Do Ve siècle av. J.-C., IVe siècle av. J.-C., XIXe siècle Irak (Babylone), Grèce, Inde, Royaume-Uni (Angleterre : Chiswick), Sri Lanka Histoires, Hérodote

Caunter le missionnaire

The Dog of Montargis 1371 France (Montargis)
How a Beaver builds his House Animal Biography, William Bingley
The War Horse of Alexander IVe siècle av. J.-C. Italie (Sicile : Agrigente), Grèce (Macédoine), Asie centrale, Inde Plutarque, Vies parallèles

Pline l'Ancien, Histoire naturelle

Stories about Bears États-Unis (Californie et chez les Utahs) Émile de Wogan
Stories about Ants
The Taming of an Otter Royaume-Uni British Quadrupeds, William Bingley
The Story of Androcles and the Lion Ier siècle Province romaine d'Afrique
Monsieur Dumas and his Beasts Alexandre Dumas, à partir de ce qu'il racontait sur sa vie
The Adventures of Pyramus Alexandre Dumas, à partir de ce qu'il racontait sur sa vie
The Story of a Weasel Royaume-Uni British Quadrupeds, William Bingley
Stories about Wolves
Two Highland Dogs 1887-1893 Royaume-Uni (Écosse)
Monkey Tricks and Sally at the Zoo Royaume-Uni (Angleterre : Londres) Naturalist’s Note-Book, Reeves & Turner (1868)
How the Cayman was killed 1782 Royaume-Uni (Angleterre) et Guyana Wanderings in S. America, Charles Waterton
The Story of Fido
Beasts Besieged France (Paris) Tableaux de siège (adapté de), Théophile Gautier
Mr. Gully
Stories from Pliny Italie Histoire naturelle : Livre VIII, Pline l'Ancien
The Strange History of Cagnotte France (Tarbes, Paris) Ménagerie Intime : I. Temps Anciens, Théophile Gautier
Still Waters Run Deep; or, the Dancing Dog France (Paris) Ménagerie Intime : IV. Côté des Chiens, Théophile Gautier
Theo and his Horses: Jane, Betsy, and Blanche Ménagerie Intime : VI. Chevaux, Théophile Gautier
Madame Théophile and the Parrot Ménagerie Intime : I. Temps Anciens, Théophile Gautier
The Battle of the Mullets and the Dolphins France (Lattara) Histoire naturelle : Livre  IX, Pline l'Ancien
Monkey Stories 1698, 1776 Océan Atlantique, Pays-Bas
Fermer

The Pink Fairy Book

Publié en 1897, il comprend quarante et un contes japonais, scandinaves, catalans et siciliens[20]. Dans son introduction, Lang estime qu'un enfant qui a lu les précédents livres de la collection retrouvera ici des personnages familiers sous de nouveaux visages. Mais les contes japonais seront probablement nouveaux pour lui ; le tanuki est une créature qu'il n'a peut-être jamais rencontrée auparavant. Il remarquera peut-être qu'Andersen veut « mettre en avant une morale », autant que « embellir un conte », . Il cherche « à se moquer des travers de l'humanité, tels qu'ils existent dans les pays civilisés ». Toutefois, il déconseille de lire le conte danois La princesse dans le coffre (en) « à un enfant très nerveux, car il frôle le récit de fantômes ». Il a été modifié, « étant en réalité bien plus effrayant dans la langue danoise, qui, comme l'histoire nous l'apprend, n'était ni nerveuse ni timide ». Mais il est presque certain que cette histoire est fausse. Les autres contes danois et suédois, en effet, « ne sont pas alarmants ». Ils sont traduits par William Craigie[21].

Les contes siciliens (traduits de l'allemand), les contes africains (traduits du français), les contes catalans, les contes japonais (traduits de l'allemand) et un vieux conte français ont été traduits par Leonora Blanche Lang. Alma Alleyne a traduit les contes d'Andersen à partir de l'allemand. Henry Justice Ford, comme à son habitude, a dessiné les monstres, les sirènes, les princes et les géants et les belles princesses qui, de l'avis de l'éditeur, sont plus belles que jamais. À travers es contes imaginaires venus de tous horizons, il constate que « les peuples noirs, blancs et jaunes affectionnent les mêmes aventures ». Le courage, la jeunesse, la beauté et la bonté, affrontent moult épreuves, mais ils triomphent toujours ; là où « les sorcières, les géants, les êtres cruels et hostiles, sont du côté des perdants ». C'est là toute la morale des contes de fées. Si tout le monde ne peut être jeune, ni beau, ni fort ; « mais rien ne nous empêche d'être bons, et aucun homme, femme, bête ou oiseau bon ne connaît jamais autre chose que le bien dans ces plus anciennes fables du monde ». Finalement, « jusqu'ici, tous les contes sont vrais, et pas au-delà »[21].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[20],[21] Date de première publication Origine
The Cat's Elopement (en) Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
How the Dragon Was Tricked (en) Griechische Märchen, Sagen and Volkslieder Bernhard Schmidt 1877 Grèce
Le Nixe chez l’épicier (en) Hans Christian Andersen 1852 Danemark
La Maison dans la forêt Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1840 Allemagne
Urashima Tarō Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
Kachi-kachi Yama Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
La Malle volante Hans Christian Andersen 1839 Danemark
L'Homme de neige Hans Christian Andersen 1861 Danemark
Les Amours d'un faux-col Hans Christian Andersen 1848 Danemark
La princesse dans le coffre (en) Danemark
Les Trois Frères (de) Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1815 Allemagne
La Reine des neiges Hans Christian Andersen 1844 Danemark
Le Sapin Hans Christian Andersen 1844 Danemark
Hans, the Mermaid's Son Danemark
Peter Bull Danemark
The Bird 'Grip' (en) Suède
Snegourotchka Recueil de contes populaires slaves : traduits sur les textes originaux Louis Léger 1882 Russie
I Know What I Have Learned (en) Danemark
Le cordonnier rusé (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
Le roi qui voulait une belle épouse (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
Catherine et son Destin (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
Comment l'ermite a aidé à gagner la fille du roi (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
L'Eau de Vie (en) Cuentos Populars Catalans Francisco Maspons y Labrós 1885 Espagne
Le lion blessé (en) Cuentos Populars Catalans Francisco Maspons y Labrós 1885 Espagne
The Man Without a Heart Danemark
Les Deux Frères Contes de l'enfance et du foyer Frères Grimm 1812 Allemagne
Le Lion d'Or (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
The Sprig of Rosemary (en) Cuentos Populars Catalans Francisco Maspons y Labrós 1885 Espagne
La Colombe Blanche (en) Danemark
La fille du troll (en) Danemark
Esben et la sorcière Danemark
La Princesse Minon-Minette France
Maiden Bright-eye (en) Danemark
The Merry Wives Danemark
Le Roi Lindworm (en) Suède
Le chacal, la colombe et la panthere Contes populaires des Bassoutos Édouard Jacottet 1895 Afrique du Sud
Le petit lièvre Contes populaires des Bassoutos Édouard Jacottet 1895 Afrique du Sud
Shita-kiri suzume Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
L'histoire de Ciccu Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
Don Giovanni de la Fortuna (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
Fermer

The Grey Fairy Book

Publié en 1900, il contient trente-cinq histoires, dont plusieurs proviennent de traditions orales et d'autres de recueils écrits, qui sont français, allemands, italiens, lituaniens, de diverses régions d’Afrique et grecs[22]. Ils ont été traduits et adaptés par Madame Dent, Leonora Blanche Lang, Eleanor Sellar, Miss Blackley et Miss Lang. Les Trois Fils d’Hali est tiré du « Cabinet des Fées », un vaste recueil du XVIIIe siècle. Lang suppose que l’auteur français s’est peut-être inspiré d’un texte oriental fragmentaire. En tout cas, il a imité la technique orientale d’imbrication des contes, à l’instar des boules d’ivoire sculptées. Ces histoires, comme souvent, illustrent les procédés de la fiction populaire. Il pense aussi que, sans doute, le nombre de combinaisons possibles, comme celui des combinaisons musicales, n’est-il pas illimité, mais que les enfants sont peut-être moins sensibles aux fées que John Stuart Mill ne l’était à la musique[23].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[22],[23] Date de première publication Origine
Peau d'Âne Le Cabinet des fées
The Goblin Pony Hermann Kletke France
An Impossible Enchantment
Geschichte von Dschemil und Dschemila Märchen und Gedichte aus der Stadt Tripolis in Nordafrika Hans Stumme 1898 Libye
Janni and the Draken
The Partnership of the Thief and the Liar
Fortunatus et sa bourse (en)
Face de chèvre (en) Hermann Kletke Italie
What Came of Picking Flowers (en) Portugal
The Story of Bensurdatu (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
The Magician's Horse (en)
The Little Gray Man Hermann Kletke
Herr Lazarus and the Draken
La Reine de l'isle des fleurs (en) Le Cabinet des fées France
Udea et ses sept frères (en) Märchen und Gedichte aus der Stadt Tripolis in Nordafrika Hans Stumme 1898 Libye
The White Wolf
Mohammed with the Magic Finger Märchen und Gedichte aus der Stadt Tripolis in Nordafrika Hans Stumme 1898 Libye
Bobino
Le Chien et le Moineau (de) Hermann Kletke Allemagne
Histoire des trois fils d'Hali Bassa de la mer, des filles de Siroco gouverneur d'Alexandrine Le Cabinet des fées Henri Pajon 1748 France
The Story of the Fair Circassians Le Cabinet des fées
Le chacal et la source (en) Contes populaires des Bassoutos Édouard Jacottet 1895 Afrique du Sud
L'Ours (en)
The Sunchild (en)
L'histoire de Buk Ettemsuch (en) Märchen und Gedichte aus der Stadt Tripolis in Nordafrika Hans Stumme 1898 Libye
L'œil qui pleure et l’œil qui rit (en) Recueil de contes populaires slaves : traduits sur les textes originaux Louis Léger 1882 Serbie
Le prince Inespéré (en) Recueil de contes populaires slaves : traduits sur les textes originaux Louis Léger 1882 Pologne
The Simpleton (en) Hermann Kletke Italie
Les Musiciens de Brême Hermann Kletke Allemagne
The Twin Brothers
Cannetella (en) Hermann Kletke Italie
L'Ogre Hermann Kletke Italie
A Fairy's Blunder Le Cabinet des fées
Long, large et clairvoyant (en) Recueil de contes populaires slaves : traduits sur les textes originaux Louis Léger 1882 Tchéquie
Prunella (en)
Fermer

The Violet Fairy Book

La Roumanie, le Japon, la Serbie, la Lituanie, l'Afrique, le Portugal et la Russie sont parmi les sources de ces 35 histoires parues en 1901, qui parlent d'une forêt hantée, des coffres de pièces d'or, un chien magique et un homme qui déjoue un dragon[24]. Dans la préface, l'éditeur saisit cette occasion pour « réaffirmer ce qu'il a souvent dit auparavant : il n'est pas l'auteur des contes des Livres de fées ; il ne les a pas inventés de toutes pièces ». Il est « habitué à ce que les dames lui demandent : « Avez-vous écrit autre chose que les Livres de fées ? », il se voit contraint d'expliquer qu'il n'en est pas l'auteur, mais qu'à l'exception de ceux-ci, il a écrit presque tout le reste, hormis les hymnes, les sermons et les pièces de théâtre ». Il présente les histoires de sa collection comme « aussi anciennes que tout ce que les hommes ont inventé. Elles sont narrées par des femmes sauvages nues à des enfants sauvages nus. Elles nous ont été transmises par nos ancêtres les plus anciens, qui croyaient réellement que les bêtes, les arbres et les pierres pouvaient parler s'ils le voulaient, et se comporter avec bonté ou méchanceté ». Elles « regorgent des idées les plus anciennes d'époques où la science n'existait pas et où la magie tenait lieu de science »[25].

Aussi, quiconque aura la curiosité de lire les Australian Legendary Tales (Contes légendaires australiens), recueillis par K. Langloh Parker[26] auprès des peuples autochtones d'Australie, constatera que ces récits ressemblent étrangement à ceux d'Europe. Il pense que nul ne sait qui en furent les premiers auteurs ; probablement les premiers hommes et femmes. Ève les aurait contés pour amuser Caïn et Abel ? Avec la civilisation et l'avènement des monarques, ces personnages illustres furent généralement choisis comme héros et héroïnes. Mais, pense-t-il, à l'origine, il ne s'agissait que de personnes entourées d'une multitude d'animaux, tous se comportant comme des êtres humains. Lorsque les nobles et les autres classes sociales s'enrichirent et s'instruisirent, ils oublièrent ces vieux contes. Mais les gens de la campagne, eux, les conservèrent et les transmirent, avec quelques modifications, au fil des générations. Puis des érudits les collectèrent et publièrent, que l'éditeur et son équipe ont traduits pour divertir les enfants. Selon lui, « leurs goûts sont restés les mêmes que ceux de leurs ancêtres nus, il y a des milliers d'années, et ils semblent préférer les contes de fées à l'histoire, la poésie, la géographie ou les mathématiques, tout comme les adultes préfèrent les romans à tout autre chose »[25].

Parmi les contes de ce livre, Miss Blackley a traduit The History of Dwarf Long Nose, The Story of Three Wonderful Beggars (en), The Lute Player (en), Two in a Sack et

How a Fish swam in the Air and a Hare in the Water. William Craigie a traduit du scandinave Jesper Who Herded the Hares (en). Leonora Blanche Lang a traduit le reste. Certains des plus intéressants sont d'origine roumaine, et trois avaient déjà été publiés dans les Swahili Tales du regretté Edward Steere. Avec l'aimable autorisation de ses représentants, ces trois contes africains ont été abrégés et simplifiés pour les enfants[25].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[24],[25] Date de première publication Origine
A Tale of the Tontlawald (en) Ehstnische Märchen Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
The finest Liar in the World Volksmärchen der Serben Vuk Stefanović Karadžić 1854 Serbie
The Story of Three Wonderful Beggars (en) Serbie
Shippeitaro (en) Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
The Three Princes and their Beasts (en) Lituanie
The Goat's Ears of the Emperor Trojan (en) Volksmärchen der Serben Vuk Stefanović Karadžić 1854 Serbie
Le Pommier d'or et les Neuf Paonnes Volksmärchen der Serben Vuk Stefanović Karadžić 1854 Serbie
The Lute Player (en) Russie
The Grateful Prince (en) Ehstnische Märchen Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
The Child who came from an Egg (en) Ehstnische Märchen Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
Stan Bolovan (en) Rumänische Märchen Mite Kremnitz 1882 Roumanie
The Two Frogs Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
The Story of a Gazelle Swahili Tales Edward Steere 1870 Tanzanie
How a Fish swam in the Air and a Hare in the Water
Two in a Sack Rüssiche Märchen Russie
Hanasaka Jiisan Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
The Fairy Aurora (en) Rumänische Märchen Mite Kremnitz 1882 Roumanie
The Enchanted Knife Volksmärchen der Serben Vuk Stefanović Karadžić 1854 Serbie
Jesper Who Herded the Hares (en) Scandinavie
The Underground Workers Ehstnische Märchen Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
The History of Dwarf Long Nose
The Nunda, Eater of People (en) Swahili Tales Edward Steere 1870 Tanzanie
The Story of Hassebu Swahili Tales Edward Steere 1870 Tanzanie
Hachikazuki (en) Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
The Monkey and the Jelly-fish Japanische Marchen und Sagan David August Brauns 1885 Japon
The Headless Dwarfs Ehstnische Märchen Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
The Young Man Who Would Have His Eyes Opened Ehstnische Märchen Friedrich Reinhold Kreutzwald 1869 Estonie
The Boys with the Golden Stars Rumänische Märchen Mite Kremnitz 1882 Roumanie
The Frog Italie
The Princess Who Was Hidden Underground (en) Allemagne
Jouvencelle-Jouvenceau (en) Sept Contes Roumains Jules Brun et Leo Bachelin 1894 Roumanie
Die Geschichte von Hälbchen Märchen und Gedichte aus der Stadt Tripolis in Nordafrika Hans Stumme 1898 Libye
The Prince Who Wanted to See the World (en) Portugal
Virgilius the Sorcerer (en)
Mogarzea and his Son (en) Olümänische Märchen
Fermer

The Crimson Fairy Book

Ces 36 histoires parues en 1903 proviennent de Hongrie, de Russie, de Serbie, de Finlande, d’Islande, de Tunisie, des pays baltes, d'Islande, du Portugal, du Japon et d’ailleurs[27]. Dans sa préface, Lang exprime que « chaque recueil de contes de fées exige une préface de l'éditeur, et ces introductions sont inévitablement à la fois monotones et inutiles. Par souci d'honnêteté littéraire, l'éditeur ne cesse de répéter qu'il est l'éditeur, et non l'auteur des contes, tout comme un homme distingué n'est que l'éditeur, et non l'auteur de la nature ». Comme « la nature, les contes populaires sont trop vastes pour être l'œuvre d'un seul esprit moderne ». Il présente son travail d'éditeur comme consistant à « à rechercher des recueils de ces histoires, transmises par des grand-mères paysannes ou des grand-mères des contrées les plus reculées, de la Nouvelle-Calédonie au Zoulouland ; des neiges glacées des régions polaires à la Grèce, l'Espagne, l'Italie ou le lointain Lochaber. Une fois les contes trouvés, ils sont adaptés aux besoins des enfants britanniques par diverses personnes, l'éditeur se contentant de veiller aux convenances et d'atténuer, en de légères réprimandes, les tourments infligés aux méchantes belles-mères et autres personnages malfaisants »[28].

Mais, remarque-t-il avec humour, « les enfants, et leurs chères mères, ignorent ces faits ; l'éditeur en déduit qu'ils ne lisent pas ses préfaces, ne sont ni membres de la Folklore Society, ni élèves de M. Köhler et de M. Cosquin, ni de M. Henri Guidoz et du professeur Child, ni de M. Max Müller ». Toutefois, ces contes leur en apprendront plus sur leurs pays d'origine car « nul doute que de nombreux enfants prendront plaisir à repérer ces lieux sur la carte et à étudier leurs montagnes, leurs rivières, leurs sols, leurs produits et leurs politiques fiscales dans les manuels de géographie. Les peuples qui racontent ces histoires diffèrent par leur couleur de peau, leur langue, leur religion et presque tout le reste ; mais tous apprécient les contes pour enfants ». Enfin, la plupart de ces histoires ont été adaptées ou traduites par Leonora Blanche Lang, quelques-unes par Miss Lang et Miss Blackley[28].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[27],[28] Date de première publication Origine
Lovely Ilonka (en) Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
Lucky Luck Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
The Hairy Man (en)
To Your Good Health! (en) Russische Märchen Russie
The Story of the Seven Simons Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
The Language of Beasts
The Boy who could keep a Secret Folk Tales of the Magyars Hongrie
The Dragon and the Prince (en) Volksmärchen der Serben Vuk Stefanović Karadžić 1854 Serbie
Little Wildrose (en) Adapté du roumain
Tiidu the Piper Esthnische Mährchen Friedrich Kreutzwald 1869 Estonie
Paperarello (aussi intitulé dans le recueil Paperabello) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
The Gifts of the Magician (en) Finnische Mährchen Finlande
The Strong Prince Ungarische Volksmärchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
Le chasseur de trésors (de) Volksmährchen der Deutschen Johann Karl August Musäus 1787 Allemagne
The Cottager and his Cat (en) Isländische Märchen Le conte est traduit d'une traduction allemande de "Karlssonur og katturinn hans" par Josef Calasanz Poestion (de) du volume 2 du Íslenzkar Þjóðsögur og Æfintýri de Jón Árnason (1864). 1884 Islande
The Prince who would seek Immortality Ungarische Volksmärchen Elisabet Róna-Sklarek Hongrie
The Stonecutter (en) Japanische Mährchen Japon
The Gold-bearded Man (en) Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
Tritill, Litill, and the Birds (en) Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
The Three Robes Isländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1884 Islande
The Six Hungry Beasts Finnische Mährchen Finlande
How the Beggar Boy turned into Count Piro (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
The Rogue and the Herdsman Isländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1884 Islande
Eisenkopf Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
The Death of Abu Nowas and of his Wife (en) Tunisische Märchen und Gedichte Hans Stumme 1893 Tunisie
Motikatika Les Ba Ronga, étude ethnographique sur les indigènes de la baie de Delagoa (bien que le conte qui en provient ait été ici adapté[28]) Henri-Alexandre Junod 1898 Mozambique
Niels and the Giants (en) Danemark
Shepherd Paul Ungarische Mährchen Elisabet Róna-Sklarek 1901 Hongrie
How the wicked Tanuki was punished Japanische Mährchen Japon
The Crab and the Monkey (en) Japanische Mährchen Japon
The Horse Gullfaxi and the Sword Gunnfoder (en) Isländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1884 Islande
The Story of the Sham Prince, or the Ambitious Tailor
The Colony of Cats
How to find out a True Friend (en) Contes siciliens Laura Gonzenbach 1870 Italie
Clever Maria (en) Portugal
Bunbuku chagama Japanische Mährchen Japon
Fermer

The Brown Fairy Book

Le Brown Fairy Book (1904) contient des histoires des autochtones d'Amérique, des Bushmen australiens et des Sothos africains, ainsi que de Perse, de Laponie, du Brésil et d'Inde[29]. Concernant le bunyip, Lang explique dans sa préface que « est connu d'enfants encore plus démunis, courant nus dans le bush australien. Vous pourrez voir des photographies de ces joyeux petits êtres noirs avant que leurs ennuis ne commencent, dans Northern Faces of Central Australia, de MM Spencer et Gillen. »[30]. Les contes indiens sont du Major Campbell, et tous les autres sont racontés par Leonora Blanche Lang, qui ne les retranscrit pas fidèlement tels que les racontent toutes sortes d'indigènes, mais les invente dans l'espoir qu'ils plairont aux Blancs, en omettant les passages qui leur déplairont. C'est ainsi que ce recueil de contes de fées a été conçu pour le divertissement des lecteurs[31].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[29],[31] Date de première publication Origine
What the Rose did to the Cypress (en) Annette S. Beveridge (en) Iran
Ball-Carrier and the Bad One États-Unis (des autochtones)
How Ball-Carrier finished his Task États-Unis (des autochtones)
The Bunyip Journal of Anthropological Institute Australie
Father Grumbler Contes Populaires Afrique ?
The Story of the Yara (en) Folklore Brésilien Brésil
The Cunning Hare
The Turtle and his Bride États-Unis (des autochtones)
Rosald et Geirald (en) Neuislandischem Volksmärchen Adeline Rittershaus 1902 Islande
Hábogi Neuislandischem Volksmärchen Adeline Rittershaus 1902 Islande
How the Little Brother set Free his Big Brothers États-Unis (des autochtones)
Koumongoé Contes Populaires des Basouttos Edouard Jacottet 1895 Afrique australe
The Wicked Wolverine États-Unis (des autochtones)
The Husband of the Rat's Daughter (en) Contes Populaires Japon
Le Garçon, la Sirène et le Chevalier Roth (en) Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion (de) 1886 Sápmi (Laponie)
Pivi et Kabo Bulletin de la Société d’Anthropologie Léon Moncelon 1886 Nouvelle-Calédonie
La fille Ulta (en) Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1886 Sápmi (Laponie)
La Nature et les Animaux Apprivoisés Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1886 Sápmi (Laponie)
La Fortune et le Bûcheron (en) Traditions Populaires de l’Asie Mineure Henri Carnoy et Jean Nicolaïdes 1889 Grèce
La Tête Enchantée Traditions Populaires de l’Asie Mineure Henri Carnoy et Jean Nicolaïdes 1889 Grèce
The Sister of the Sun Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1886 Sápmi (Laponie)
Le prince prédestiné Les Contes populaires de l'Égypte ancienne Gaston Maspero 1889 Égypte
The Fox and the Lapp Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1886 Sápmi (Laponie)
Kisa (en) Neuislandischem Volksmärchen Adeline Rittershaus 1902 Islande
The Lion and the Cat North American Indian Legends Amérique du Nord (des autochtones)
Qui est le plus bête ? Neuislandischem Volksmärchen Adeline Rittershaus 1902 Islande
Asmund et Signy (en) Isländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1884 Islande
Rübezahl Volksmährchen der Deutschen Johann Karl August Musäus 1787 Allemagne
The King Who Would Be Stronger Than Fate (en) Major Campbell Inde
Story of Wali Dâd the Simple-hearted Major Campbell Inde
Tale of a Tortoise and of a Mischievous Monkey Folk-lore Brésilien Brésil
Les Chevaliers du Poisson (es) Cuentos, oraciones, adivinas y refranes populares e infantiles Fernán Caballero 1877 Espagne
Fermer

The Orange Fairy Book

Publié en 1906, il comprend 33 contes du Jutland, de la Rhodésie, de l’Ouganda et de diverses autres traditions européennes[32]. Dans la préface, Lang se demande l'intérêt d'en écrire une ici. En effet, « les enfants qui lisent des contes de fées, ou à qui on en lit, ne lisent pas les préfaces, et les parents, tantes, oncles et cousins qui offrent ces livres à leurs filles, nièces et cousines ne les lisent pas non plus ». Cependant, il s'en sert pour rappeler que « ces livres de contes de fées, cependant, ne sont pas écrits par l'éditeur, comme il l'a souvent expliqué, « de son propre chef ». Les histoires sont tirées de celles que les grands-mères racontent à leurs petits-enfants dans de nombreux pays et dans de nombreuses langues : français, italien, espagnol, catalan, gaélique, islandais, cherokee, africain, indien, australien, slave, esquimau, et bien d'autres encore ». Si les contes ne sont pas des traductions totalement fidèles, mais ont été modifiées, notamment en les adoucissant, c'est pour les adapter au public enfantin. Ainsi, « de nombreux passages ont été omis, et le récit a été morcelé en conversations, les personnages se remémorant la situation et s'exprimant comme le préfèrent les enfants, et certains adultes ». Il souligne toutefois qu'il est « impossible, même si on le souhaitait, de dissimuler le fait que les histoires populaires n'ont jamais été conçues comme de simples pamphlets. Bien qu'ils prennent généralement le parti du courage, de la bonté et des vertus en général, les anciens conteurs admirent la ruse efficace autant qu'Homère dans l'Odyssée. Du moins, si le héros rusé, humain ou animal, est le plus faible, comme Ulysse, Frère Lapin (en) et bien d'autres, le conteur ne voit en lui que de la ruse supérieure, grâce à laquelle le petit Jack triomphe des géants »[33].

Il tente aussi de répondre à une énigme : « pourquoi les histoires des peuples les plus reculés se ressemblent-elles tant ? Bien sûr, dans un passé immémorial, elles ont été transmises par les peuples conquérants et apprises par ces mêmes peuples auprès des vaincus. Les esclaves, emmenés loin de chez eux, ont emporté leurs histoires avec eux en captivité. Les vagabonds, les voyageurs, les naufragés, les marchands et les femmes enlevées à des tribus étrangères ont diffusé ces récits ; les gitans et les Juifs les ont colportés ; les soldats romains de toutes origines, se déplaçant à travers l'Empire, en ont fait commerce. Depuis la nuit des temps, les hommes ont été des nomades, et où qu'ils aillent, leurs histoires les ont accompagnés. La traite négrière pouvait conduire un Grec en Perse, un Perse en Grèce ; une Égyptienne en Phénicie ; un Babylonien en Égypte ; un enfant scandinave pouvait être transporté avec l'ambre de la Baltique à l'Adriatique ; Ou encore un Sidonien à Ophir, quel que soit l'endroit où se situait Ophir ; tandis que les Portugais ont pu diffuser leurs récits en Afrique du Sud ou en Asie, et en rapporter d'autres en Égypte. Ces histoires se sont répandues au gré des missionnaires bouddhistes, et les premiers voyageurs français les ont contées aux Amérindiens. Ces faits contribuent à expliquer la similitude des récits à travers le monde ; et l'uniformité de l'imagination humaine dans les sociétés anciennes est sans doute à l'origine de nombreuses autres ressemblances »[33].

Concernant les contes de ce volume, les récits des indigènes de Rhodésie ont été recueillis par M. Fairbridge, qui parle la langue locale ; un autre a été rapporté par M. Cripps d'une autre région d'Afrique, l'Ouganda. Trois contes du Pendjab ont été recueillis et traduits par le major Campbell. Divers récits de « sauvages », qui ont nécessité un travail d'édition important, sont tirés des pages savantes Journal of the Anthropological Institute. Hormis quelques exceptions, tous les contes ont été réalisés, à partir de diverses sources, par Leonora Blanche Lang, qui a modifié, lorsque cela lui semblait souhaitable, tous les récits. Certains contes viennent de The Magic Book, traduit par Mme Pedersen d'après Eventyr fra Jylland (Histoires du Jutland) d'Evald Tang Kristensen[33].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[32],[33] Date de première publication Origine[32],[33]
The Story of the Hero Makóma Fairbridge Rhodésie, Senna
The Magic Mirror Fairbridge Rhodésie, Senna
Story of the King who Would See Paradise Major Campbell Asie centrale (Pachtounes)
How Isuro the Rabbit Tricked Gudu Fairbridge Rhodésie (Mashona)
Ian, the Soldier’s Son Popular Tales of the West Highlands (en) John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
La Renarde et le Loup Cuentos Populares Antonio de Trueba Espagne
How Ian Dìreach got the Blue Falcon (en) Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Le Vilain Petit Canard Hans Christian Andersen 1842 Danemark
The Two Caskets (en) Yule-Tide Stories: A Collection of Scandinavian and North German Popular Tales and Traditions Benjamin Thorpe 1853 Scandinavie
The Goldsmith’s Fortune Major Campbell Asie centrale (Pachtounes)
The Enchanted Wreath (en) Yule-Tide Stories: A Collection of Scandinavian and North German Popular Tales and Traditions Benjamin Thorpe 1853 Scandinavie
The Foolish Weaver Asie centrale (Pachtounes)
The Clever Cat Contes Berbères René Basset Afrique du Nord (Berbères)
The Story of Manus Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Pinkel the Thief Yule-Tide Stories: A Collection of Scandinavian and North German Popular Tales and Traditions Benjamin Thorpe 1853 Scandinavie
La panthère, le chacal et le hérisson Nouveaux Contes berbères René Basset 1897 Algérie (Berbères)
The Adventures of the Jackal’s Eldest Son Contes Berbères René Basset Afrique du Nord (Berbères)
The Adventures of the Younger Son of the Jackal Contes Berbères René Basset Afrique du Nord (Berbères)
La table, la musette et le sac (en) Recueil de contes populaires slaves : traduits sur les textes originaux Louis Léger 1882 Tchéquie (Bohême)
Le Gambadeur-de-la-Plaine Les Ba Ronga, étude ethnographique sur les indigènes de la baie de Delagoa Henri-Alexandre Junod 1898 Mozambique
La Biche au bois Contes nouveaux ou Les Fées à la mode Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
The Girl-Fish Cuentos Populars Catalans Francisco Maspons y Labrós 1885 Espagne
The Owl and the Eagle Journal of the Anthropological Institute Amérique du Nord (des autochtones) ?
La Grenouille bienfaisante (en) Les Contes des Fées Marie-Catherine d'Aulnoy 1697 France
The Adventures of Covan the Brown-haired (en) Norman Macleod Europe (Celtes)
Bella-Flor Cuentos, oraciones, adivinas y refranes populares e infantiles Fernán Caballero 1877 Espagne
El Pájaro de la Verdad (es) Cuentos, oraciones, adivinas y refranes populares e infantiles Fernán Caballero 1877 Espagne
The Mink and the Wolf Journal of the Anthropological Institute Amérique du Nord (des autochtones)
Adventures of an Indian Brave Journal of the Anthropological Institute Amérique du Nord (des autochtones)
How the Stalos were Tricked (en) Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1886 Sápmi (Laponie)
Andras Baive (en) Lappländische Mährchen Josef Calasanz Poestion 1886 Sápmi (Laponie)
The White Slipper Capullos de Rosa Enrique Ceballos Quintana Espagne
The Magic Book (en) Æventyr fra Jylland Evald Tang Kristensen 1881 Danemark
Fermer

The Olive Fairy Book

L'Olive Fairy Book (1907) comprend des histoires insolites de Turquie, d'Inde, du Danemark, d'Arménie, du Soudan et de la plume d'Anatole France[34]. En préface, Lang explique que voici « de nombreuses années, [s]on ami et éditeur, M. Charles Longman (en), [lui] a offert Le Cabinet des Fées. Cet ouvrage exige presque une bibliothèque pivotante pour le contenir, à l'instar de l'Encyclopædia Britannica, et c'est dans une telle bibliothèque [qu'il a] entreposé les volumes ». Mais l'étroitesse de son bureau l'empêche de pivoter. Quoi qu'il en soit, il explique que « cette profusion de contes de fées venus de tous horizons présente des légendes de fées, de sorcières, de génies ou de djinns, de monstres, de dragons, de méchantes belles-mères, de princesses belles ou laides, de princes chanceux ou malchanceux, de géants, de nains et d'enchantements ». Il contient notamment des contes de Charles Perrault, qui « n'aurait jamais imaginé qu'on se souviendrait de lui principalement pour ce petit livre miteux aux minuscules illustrations en tête de volume ». Il « s'inspira des contes champêtres que lui racontait la nourrice de son jeune fils et les raconta à nouveau avec son élégance et son esprit propres ». Étonnamment, il semble qu'ils n'ont pas été traduit en anglais avant une trentaine d'années, « lorsqu'ils furent publiés en anglais, avec le texte français en regard, par un certain M. Pote, libraire à Eton ». D'après lui, « le succès de Perrault reposait sur le goût que la cour de Louis XIV portait aux contes ; on sait, grâce à une lettre de Madame de Sévigné, qu'ils étaient contés parmi les dames de la cour. Perrault eut naturellement des imitateurs, comme Madame d'Aulnoy, une dame errante plus spirituelle que célèbre. C'est à elle que l'on doit La Belle et la Bête et Le Nain jaune »[35].

Succèdent « les Mille et Une Nuits, traduites par Monsieur Galland. Personne n'a aussi bien traduit les Mille et Une Nuits que Galland. Sa traduction, à l'opposé d'une version scientifique, est aussi agréable à lire que l'Iliade et l'Odyssée le seraient si Alexandre Dumas avait tenu sa promesse de traduire Homère. Galland a omis les vers et de nombreux passages dont l'absence ne se ferait pas sentir, bien que l'anthropologue soit censé les trouver précieux et instructifs dans les traductions scientifiques tardives, peu divertissantes. Plus tard, des hommes et des femmes industrieux composèrent des Contes persans, des Contes de la mer et des inventions originales, plus ou moins inspirées du modèle féerique. Ces œuvres sont bien trop longues – de véritables romans – et ne plairaient ni aux enfants ni aux adultes de goût. Elles furent toutes rassemblées dans le vaste Cabinet des fées, publié en 1786, juste avant la Révolution ». L'éditeur suppose que « leur volonté de simplicité charma-t-elle une société extrêmement artificielle, qui parlait de « la vie simple » et d'« état de nature », et qui se trouvait à la veille d'une révolution où la nature humaine révélerait ses traits les plus primitifs dans des orgies sanglantes ». Ainsi, ce « fut la fin de la Cour et des contes de fées de la Cour. Au moment même où ils étaient démolis, des érudits comme les frères Grimm et Sir Walter Scott commencèrent à s'intéresser aux contes populaires des paysans et des peuples autochtones du monde entier. Partout dans le monde, on constata que ces contes étaient fondamentalement les mêmes. Cendrillon est omniprésente ; un livre entier lui a été consacré par Miss Cox, un excellent ouvrage, certes, mais sans grand intérêt pour les enfants. Pour eux, les meilleurs recueils de contes étrangers sont les contes allemands des frères Grimm, les Contes nordiques de Sir G. W. Dasent (que certains adultes, par excès de zèle, ont jugés inconvenants), et les contes indiens de Miss Frere. Il existe des centaines de recueils de contes de fées populaires et paysans, mais, bien que nombre d'entre eux soient très intéressants, notamment les histoires zouloues de l'évêque Callaway (en) (avec leurs versions zouloues), ils ne sont pas lus par les parents et les oncles, et donc pas par les enfants »[35]. Enfin, The Green Knight (en) est traduit par Amy Skovgaard-Pedersen, comme l'indique la fin du conte.

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[34],[35] Date de première publication Origine[34],[35]
Madschun (en) Türkische Volksmärchen aus Stambul Ignaz Künos (en) 1905 Turquie
The Blue Parrot Le Cabinet des Fées France
Geirlug The King's Daughter (en) Neuislandischem Volksmärchen Adeline Rittershaus 1902 Islande
Abeille Anatole France 1883 France
'A Long-bow Story' Inde
Jackal or Tiger? (en) Inde
The Comb and the Collar Fairy Tales Antoine Hamilton
The Thanksgiving of the Wazir Inde
Samba le Lâche Contes Soudanais Charles Monteil 1905 Afrique de l'Ouest (Soudan français)
Kupti and Imani Inde
The Strange Adventures of Little Maia
Diamond Cut Diamond (en) Major Campbell Inde (Feroshepore)
The Green Knight (en) Æventyr fra Jylland Evald Tang Kristensen 1881 Danemark
The Five Wise Words of the Guru Inde
Le poisson à tête d'or (en) Contes Arméniens Frédéric Macler 1905 Arménie
Dorani Major Campbell Inde (Feroshepore)
Le médecin de satin Nouveaux Contes de fées Louis de Mailly 1718 France
The Billy Goat and the King Major Campbell Inde (Feroshepore)
Zoulvisia (en) Contes Arméniens Frédéric Macler 1905 Arménie
Grasp all, Lose all Major Campbell Inde (Feroshepore)
Les Jeux Canards et la Tortue Contes et fables indiennes, de Bidpaï et de Lokman Antoine Galland 1778 Inde
The Snake Prince (en) Major Campbell Inde (Feroshepore)
The Prince and the Princess in the Forest (en) Æventyr fra Jylland Evald Tang Kristensen 1881 Danemark
Le tisserand intelligent Contes Arméniens Frédéric Macler 1905 Arménie
The Boy who found Fear at last Türkische Volksmärchen aus Stambul Ignaz Künos 1905 Turquie
Le fils de la vieille Contes Arméniens Frédéric Macler 1905 Arménie
La canne d’acier Contes Arméniens Frédéric Macler 1905 Arménie
The Punishment of the Fairy Gangana Le Cabinet des Fées France
The Silent Princess (en) Türkische Volksmärchen aus Stambul Ignaz Künos 1905 Turquie
Fermer

The Lilac Fairy Book

Le Lilac Fairy Book (1910) contient des histoires du Portugal, d'Irlande et du Pays de Galles[36]. Dans sa préface, l'auteur témoigne de la curiosité que manifestent les dames qui lui « demandent généralement : « Écrivez-vous quelque chose en ce moment ? » (comme si elles demandaient à un peintre : « Peignez-vous quelque chose en ce moment ? » ou à un avocat : « Avez-vous des affaires en cours ? »). Parfois, elles sont plus directes et [lui] demandent : « Qu’écrivez-vous en ce moment ? », comme si [il était] forcément en train d’écrire – ce qui est effectivement le cas, même si [il] n’aime pas qu’on [le lui] rappelle ».« demandent généralement : « Écrivez-vous quelque chose en ce moment ? » (comme si elles demandaient à un peintre : « Peignez-vous quelque chose en ce moment ? » ou à un avocat : « Avez-vous des affaires en cours ? »). Parfois, elles sont plus directes et [lui] demandent : « Qu’écrivez-vous en ce moment ? », comme si [il était] forcément en train d’écrire – ce qui est effectivement le cas, même si [il] n’aime pas qu’on [le lui] rappelle ». Il juge cette question délicate, puisque la dame se moque éperdument de ce qu’il écrit. Elle ne serait pas plus éclairée s'il lui répondais : « Madame, je travaille à un traité visant à prouver que la Normalité est antérieure au Totémisme Conceptionnel », même si cette réponse est aussi vraie en réalité qu'obscure en signification. Il n'a rien trouvé de mieux à répondre qu'en prétendant avoir complètement abandonné la littérature et songer à écrire un livre sur « Les Causes du Mildiou dans la Pomme de terre », triste circonstance menaçant de priver les Britanniques de leur principale racine comestible. Toutefois, l'interrogatrice n'est jamais dupe. Une dame qui, comme les autres, ne pouvait s'empêcher d'aborder l'horrible sujet de sa profession, lui dit : « Vous n'écrivez jamais que des contes de fées, n'est-ce pas ? »[37].

Un Français, pédagogue et expert en portraits de la reine Mary, envoya un jour à Lang un article de journal où il affirmait que celui-ci se consacrait exclusivement à la composition de contes de fées et à rien d'autre. Il vint ensuite en Angleterre, lui rendit visite et constata que l'auteur en savait bien plus que lui sur ces portraits. En vérité, l'éditeur avoue ne jamais avoir écrit de contes de fées de sa vie, hormis Prince Prigio, Prince Ricardo et Tales from a Fairy Court (ceux dudit Prigio). Il en profite pour recommander aux parents et tuteurs ces « pauvres ouvrages », regorgeant d'aventures romantiques, où les princes épousent toujours les princesses dignes de leur rang et vivent heureux pour toujours. Tandis que les méchants sorcières, belles-mères, précepteurs et gouvernantes ne sont jamais cruellement punis ; ils se retirent à la campagne avec de généreuses pensions. Il avoue détester la cruauté : il n'a jamais enfermé une méchante belle-mère dans un tonneau pour la faire dévaler une colline en luge. Certes, le prince Ricardo a tué le Nain Jaune, mais c'était à la loyale, l'épée à la main, et le nain, « paix à ses cendres ! », est mort au combat[37].

Ces aveux ne servent pas seulement à faire la promotion de ses propres livres de contes, mais de rendre hommage à qui de droit. Ces livres sont presque entièrement l'œuvre de son épouse Leonora Blanche Lang, « qui les a traduits et adaptés du français, de l'allemand, du portugais, de l'italien, de l'espagnol, du catalan et d'autres langues ». Son « rôle a été celui d'Adam, selon Mark Twain, au jardin d'Éden. Ève travaillait, Adam supervisait ». Il repère les histoires, conseille et, en résumé, il supervise. Il n'écris pas les histoires de son propre chef. Il présente la réputation d'avoir écrit tous les contes de fées (réputation européenne, répandue dans les crèches et aux États-Unis) comme étant « le fardeau d'un honneur auquel je ne suis pas né. Elle pèse lourd et me tue, car la mode d'être l'épouse du seigneur de Burleigh, de Burleigh House près de Stamford Town, était trop lourde pour la jeune fille du village épousée par ce pair ». Mais les trois cent soixante-cinq auteurs qui s'essaient à l'écriture de nouveaux contes de fées sont pour lui fort agaçants. Ils commencent toujours par un petit garçon ou une petite fille qui part à la rencontre des fées des primevères, des gardénias et des fleurs de pommier : « Fleurs, fruits et autres créatures ailées ». Ces fées tentent d'être drôles et échouent ; ou bien elles essaient de prêcher et y parviennent. Mais pour lui, les vraies fées ne prêchent jamais et ne parlent jamais argot. À la fin, le petit garçon ou la petite fille se réveille et découvre qu'il rêvait[37].

Les histoires présentées sont presque toutes anciennes, certaines viennent d'Irlande, « avant que cette île ne soit aussi célèbre pour ses méfaits que pour sa verdure ». D'autres sont nées en Asie, écrites, il ose le dire, « avant l'invasion aryenne ». D'autres encore ont été créées dans les régions de Moydart, Knoydart, Morar (en) et Ardnamurchan. C'est là « où les bras de mer coulent comme de grands fleuves limpides et où les collines aux arêtes vives sont bleues, et où l'on se souvient du prince Charles Édouard Stuart ». Certaines histoires ont vu le jour au Portugal, « où les fruits d'or poussent dans le Jardin des Hespérides ; d'autres du Pays de Galles sauvage, contées à la cour du roi Arthur ; d'autres encore sont nées au coin du feu chez les Bretons, cousins des Gallois ». On trouve aussi des contes modernes d'un érudit finlandais : Zacharias Topelius. Toutes les histoires ont été traduites ou adaptées par Madame Lang, à l'exception de The Jogi's Punishment (en) et Moti, traduites par le Major Campbell à partir du pachto ; How Brave Walter Hunted Wolves, traduit de Topelius par Mlle Harding avec Petit Lasse et The Raspberry Worm ; et The Sea King’s Gift, traduit du même auteur par Mlle Christie[37].

Davantage d’informations Titre, Nom de l'éventuel recueil ...
Titre Nom de l'éventuel recueil Auteur/Collecteur de la version publiée[34],[35] Date de première publication Origine[34],[35]
The Shifty Lad (en) Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
The False Prince and the True (en) Portugal
The Jogi's Punishment (en) Major Campbell Inde (Feroshepore)
The Heart of a Monkey (en) Swahili Tales Edward Steere 1870 Tanzanie
The Heart of a Monkey (en)
The Fairy Nurse Legendary Fictions of the Irish Celts Patrick Kennedy (en) 1866 Irlande
Le Paradis perdu Littérature orale de l’Auvergne Paul Sébillot 1898 France (Auvergne)
How Brave Walter Hunted Wolves Zacharias Topelius Finlande
The King of the Waterfalls (en) Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Le Drac Littérature orale de l’Auvergne Paul Sébillot 1898 France (Auvergne)
The Three Crowns Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Toueno-Bouéno Littérature orale de l’Auvergne Paul Sébillot 1898 France (Auvergne)
L'Ours brun de Norvège Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Petit Lasse Zacharias Topelius Finlande
‘Moti’ Major Campbell Asie centrale (Pachtounes)
The Enchanted Deer Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
A Fish Story Australie
The Wonderful Tune (en) Fairy Tales and Traditions of the South of Ireland Thomas Crofton Croker (en) 1825 Irlande
The Rich Brother and the Poor Brother (en) Portugal
The One-Handed Girl (en) Swahili Tales Edward Steere 1870 Tanzanie
La Cendrillon macassarienne Folk Lore A. F. Mackenzie (en fait Alexander Francis Chamberlain[38]) 1908 Indonésie (Makassars)
The Sea King’s Gift Zacharias Topelius Finlande
The Raspberry Worm Zacharias Topelius Finlande
Les Pierres de Plouhinec Le Foyer breton Emile Souvestre 1844 France (Bretagne)
Peronnik l'idiot Le Foyer breton Emile Souvestre 1844 France (Bretagne)
The One-Handed Girl (en) Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Owein, ou le conte de la dame à la fontaine Mabinogion Charlotte Guest 1877 Royaume-Uni (pays de Galles)
Les quatre dons Le Foyer breton Emile Souvestre 1844 France (Bretagne)
La Groac'h de l'île du Lok (en) Le Foyer breton Emile Souvestre 1844 France (Bretagne)
Manawydan fils de Llyr (en) Mabinogion Charlotte Guest 1877 Royaume-Uni (pays de Galles)
The Believing Husbands Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
The Tale of the Hoodie (en) Popular Tales of the West Highlands John Francis Campbell 1892 Royaume-Uni (Écosse)
Teuz-ar-Pouliet Le Foyer breton Emile Souvestre 1844 France (Bretagne)
Culhwch et Olwen Mabinogion Charlotte Guest 1877 Royaume-Uni (pays de Galles)
Fermer

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI