Lucie Baratte
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| Parentèle |
Gaston Baratte (arrière-grand-père) |
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| Site web |
Roman de ronce et d’épine (d) |
Lucie Baratte, née le à Amiens, est une autrice, graphiste et designeuse française. Elle est notamment l’autrice de Looking for Janis (), Le Chien noir () et Roman de Ronce et d’Épine (). Ses écrits s’inspirent des contes, de figures féminines oubliées et interrogent les structures de domination. En , elle reçoit le prix Libr’à Nous.
Lucie Baratte naît le à Amiens[1]. Elle est l'arrière-petite-fille de Gaston Baratte, résistant fusillé lors du massacre d'Ascq[2].
Elle se forme aux arts graphiques à l’école Estienne à Paris, où elle se spécialise dans le graphisme et la typographie[3].
Elle travaille dans la création visuelle, comme graphiste et directrice artistique. En , elle fonde la start-up Logology, qui propose aux entreprises un service de création de logos personnalisés : elle dessine tous les modèles, dans une démarche qui cherche à relier communication visuelle et narration[4].
Carrière littéraire
En parallèle, Lucie Baratte se consacre à l’écriture. En , elle publie son premier ouvrage, Looking for Janis, récit d’un voyage aux États-Unis sur les traces de la chanteuse Janis Joplin[3]. En , à l’occasion des commémorations du massacre d’Ascq, elle écrit un texte retraçant cet épisode de la Seconde Guerre mondiale à travers les souvenirs de son grand-père[5]
Elle publie en son premier texte de fiction, Le Chien noir, aux éditions du Typhon. Ce récit est une réécriture du conte de Barbe bleue et s’inscrit dans une réflexion sur les rapports de domination et la mémoire des femmes[3]. Son engagement littéraire s’accompagne d’un intérêt marqué pour la redécouverte d’autrices oubliées. Elle participe au podcast Les Parleuses, dans lequel elle met en lumière Marie-Catherine d’Aulnoy, figure du conte merveilleux au xviie siècle[3].
En 2024, elle publie Roman de Ronce et d’Épine, également aux éditions du Typhon[6],[7],[8]. Le roman reçoit des retours positifs dans la presse littéraire et spécialisée. Pour Sud Ouest, l’autrice propose « un petit bijou de lyrisme et de poésie médiévale »[8]. Libération souligne sa capacité à détourner les codes traditionnels du conte en leur donnant une dimension sombre et contemporaine, tout en s’inspirant du romantisme gothique[9]. Le site Elbakin.net insiste sur la tonalité du récit, où le fantastique reste en retrait et où les tensions se manifestent dans les gestes et les non-dits : le texte est salué pour sa sensibilité et sa construction maîtrisée[10].
En 2024, Roman de Ronce et d’Épine figure dans la sélection du prix Wepler,[11],[12] et du prix des Librairies Indépendantes de Belgique[13]. Le roman est finaliste du prix Imaginales (dans la catégorie prix du roman francophone)[14],[15] et du prix Elbakin.net [16]. En , Lucie Baratte reçoit le prix Libr’à Nous, dans la catégorie littérature francophone, pour ce roman[17].
Analyse de l'œuvre
L’écriture de Lucie Baratte est marquée par une volonté de revisiter les contes et de les relier à des thématiques contemporaines. Dans Le Chien noir, elle reprend le récit de Barbe bleue pour interroger les structures de domination masculine[3]. Avec Roman de Ronce et d’Épine, elle s’appuie sur les archétypes des contes (gémellité, forêt, château isolé) pour explorer les thèmes de la filiation et la complexité des liens familiaux[6],[7].
Ses textes entretiennent un dialogue avec l’histoire littéraire et féministe. Elle revendique notamment l’influence d’Angela Carter et des sœurs Brontë dans son approche du fantastique et des atmosphères gothiques[7],[9].
Œuvres
- Looking for Janis, autoédité, 2016, 292 p. (ISBN 978-2-954542-85-0).
- Le Chien noir, Éditions du Typhon, 2020, 188 p. (ISBN 978-2-490501-08-3).
- Roman de Ronce et d'Épine, Éditions du Typhon, 2024, 208 p. (ISBN 978-2-490501-41-0).