Viendra le temps du feu

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Viendra le temps du feu
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Viendra le temps du feu est un roman de science-fiction féministe de l'écrivaine française Wendy Delorme, publié en aux éditions Cambourakis. Relevant des registres dystopique et féministe, il met en scène une société totalitaire instaurée après une vague de suicides de masse de jeunes militants écologistes. Dans ce régime fondé sur l’hétéropatriarcat, la reproduction est imposée et les identités queers ou dissidences politiques sont réprimées. Le récit, sous forme chorale, donne voix à plusieurs personnages en résistance, dont une communauté de « sœurs » vivant en marge du système, et explore des thématiques liées à la sororité, à l’écologie et aux luttes queers. Accueilli favorablement par la critique, le roman est réédité en format poche en et adapté au théâtre en .

À la suite de la « Grande Disparition », marquée par le suicide de masse de jeunes générations en protestation contre la destruction de la planète, un Pacte national est instauré par l'État afin de réprimer toute révolte[1],[2]. Ce régime interdit les livres et l’usage de l’ancienne langue, ferme les frontières, et impose à chaque individu de « contribuer », soit par la production, soit par la reproduction. La procréation est ainsi érigée en devoir collectif et rémunérée comme le travail, naturalisant la catégorie « femmes » par l’obligation d’entrer en couple hétérosexuel et de donner naissance à des enfants[1],[3]. Toute sexualité ou identité en dehors de cette norme est sévèrement réprimée, pouvant conduire à la persécution ou à la mort[3].

Face au Pacte national, deux formes de résistance apparaissent. La première consiste en une opposition clandestine de l’intérieur, notamment au sein du Gentleman’s Club, club de lecture et d’amours dissidentes où se retrouvent Raphaël et ses proches[1]. La seconde se manifeste par la rupture avec la société dominante : une communauté de femmes et de personnes trans s’installe sur l’autre rive du fleuve, choisissant le féminin pluriel pour se désigner (« elles ») et développant un mode de vie utopique fondé sur la solidarité et la réinvention des relations humaines[1],[2],[3]. Leur refuge est cependant menacé par la répression étatique, contraignant certaines à la fuite et à la clandestinité[3].

L’intrigue adopte une construction chorale : chaque chapitre donne voix à un personnage qui témoigne de son expérience dans cette société totalitaire[4]. Parmi ces voix figurent divers personnages : Ève, qui se remémore son amour passé avec Louve ; sa fille Rosa, âgée de sept ans, qui incarne une perspective tournée vers l’avenir ; Louise, qui mène une double vie pour échapper à l’injonction de procréer ; et Raphaël, engagé dans la résistance[4]. D’autres figures, comme une seconde Rosa, jeune révolutionnaire bloquée sous un éboulement, portent également la parole de l'utopie féministe en déclin[4].

Genèse et contexte de rédaction

Photographie en noir et blanc de Monique Wittig, assise, portant une casquette.
Monique Wittig (en 1985), dont l'ouvrage Les Guérillères a inspiré Delorme pour Viendra le temps du feu.

Wendy Delorme inscrit Viendra le temps du feu dans la tradition littéraire de la dystopie féministe, consacrée aux rapports de domination et aux résistances collectives. Le roman, publié en , paraît dans un contexte marqué par les débats autour de l’écoféminisme, du lesbianisme politique et des luttes queers ; ils irriguent directement son imaginaire[5],[6],[7].

Autrice et chercheuse, Delorme est également performeuse néoburlesque dans les années , notamment au sein de la troupe Kisses Cause Trouble, et participe à différents projets artistiques et militants comme Les Panthères roses ou le collectif RER Q[8]. Viendra le temps du feu est son quatrième roman, après Quatrième génération (), La Mère, la Sainte et la Putain () et Le Corps est une chimère ()[9]. Sous son nom civil, Stéphanie Kunert, elle mène par ailleurs des travaux de recherche en sciences de l’information et de la communication portant sur les rapports entre genre, langage et représentations médiatiques[10].

Rédigé avant la pandémie de Covid-19, Viendra le temps du feu est inspiré par plusieurs crises contemporaines : dérèglement climatique, catastrophes naturelles meurtrières qui en découlent, violences policières, législations restrictives sur les droits reproductifs et démocratiques ; ainsi que par la hausse des suicides chez les adolescents[7]. Le roman appartient à la « fiction spéculative », au sens défini par Margaret Atwood : « nothing happens which the human race has not already done » (« il n’y figure rien que l’humanité n’ait déjà accompli ») et il se présente comme la continuation de tendances sociales et politiques déjà en cours[7].

Le roman s’ancre également dans un dialogue avec la pensée féministe matérialiste, notamment celle de Monique Wittig. Ses analyses du « contrat social hétérosexuel » (dans La Pensée straight) et du lesbianisme comme position politique critique constituent un intertexte explicite[6],[11]. Cette filiation s’inscrit dans une continuité avec d’autres récits lesbiens et queers français contemporains, qui explorent les liens entre révolte, sexualité, maternité et violence réparatrice[5]. Le texte mobilise la notion de « continuum lesbien » d'Adrienne Rich et met en avant la sororité politique et communautaire comme outil de résistance et de reconstruction[12].

L’écriture polyphonique et chorale de Viendra le temps du feu s’inscrit dans un phénomène littéraire plus large, dans lequel on trouve des récits comme Le Pouvoir de Naomi Alderman ou Avec joie et docilité de Johanna Sinisalo. La multiplicité des voix et la structure en puzzle romanesque leur donnent une dimension à la fois politique, didactique et lyrique[13],[14]. Ce choix narratif reflète l'inscription de Delorme dans une démarche collective : l’autrice se définit comme lesbienne, queer et féministe, et elle participe à des expérimentations d’écriture collaborative au sein de collectifs artistiques[14].

Analyse

Style et genre littéraire

Viendra le temps du feu est construit comme un roman choral : chaque chapitre fait entendre la voix d’un personnage distinct, et son témoignage individuel s’inscrit dans une polyphonie narrative. Cette construction implique des ellipses et des non-dits, puisque le lecteur n’a accès qu’à des fragments de récit qu’il doit recomposer à travers la pluralité des voix : ce choix narratif met en valeur la diversité des personnages ; il illustre une logique de solidarité et de communauté et renforce la thématique politique du texte[15],[16]. L’écriture de Wendy Delorme, dans cette œuvre, repose sur un procédé proche du flux de conscience : ce procédé permet de créer une intériorité vraisemblable et d’associer à chaque voix une sensibilité spécifique. La narration se caractérise en outre par sa dimension poétique et musicale[17].

Sur le plan générique, le roman est le plus souvent présenté comme une dystopie, bien que la critique ait également relevé sa dimension utopique. Il combine la description d’un futur sombre et une recherche de transformation sociale et de modèles alternatifs ; il s'inscrit ainsi dans une articulation avec le féminisme. Cette ambivalence de l’ouvrage l'a conduit à être qualifié de « dystopie aux accents utopiques »[18]. L’œuvre peut être rapprochée des récits d’« impulsion utopique », tels que définis par la critique féministe : l’élaboration d’un projet littéraire accompagne la révolte politique et la possibilité d’un changement[14],[18].

L’écologie occupe une place importante dans l’univers fictionnel : il présente un monde marqué par les catastrophes climatiques et la répression des mouvements de jeunes écologistes. Toutefois, si ce cadre a parfois conduit à qualifier le roman de « dystopie écoféministe », l’autrice ne revendique pas explicitement cette étiquette ; la réflexion écologique s’articule avant tout sur des interrogations : quel avenir laisser aux générations futures ? Quelles conditions de survie dans un monde en crise[19] ?

Enfin, le roman se caractérise par un brouillage des frontières génériques et esthétiques, dans la démarche artistique habituelle de Wendy Delorme. La polyphonie fait des personnages à la fois des lecteurs et des auteurs ; la dynamique de la mise en abyme efface la séparation entre fiction et réalité[14]. Cette écriture collective s’inscrit dans la continuité des expérimentations menées par Delorme au sein de collectifs queers. Elle confère à l’œuvre une dimension hybride : elle la situe à la croisée de la littérature, de la performance et de l'essai féministe sur le langage et les identités[14].

Thématiques

Dystopie et hétéropatriarcat

Dans Viendra le temps du feu, Wendy Delorme décrit un régime totalitaire, fondé sur la volonté d’éliminer toute dissidence. La société représentée est marquée par une surveillance constante, l’imposition de règles coercitives et une régulation extrême des comportements individuels. Elle encadre la vie des citoyens jusqu’à un degré jugé « inhumain »[7]. Le Pacte national est le texte fondateur de ce système[20],[21]. Il est adopté après le suicide massif d’une génération de jeunes en réaction à l’inaction face à la crise climatique ; il légitime une surveillance policière renforcée et un contrôle idéologique par la propagande et la censure[20]. Il se concrétise dans une clôture territoriale : les frontières sont fermées, leur franchissement interdit, le régime impose l’idée que la survie n’est possible qu’à l’intérieur[20].

La société de Viendra le temps du feu repose sur une organisation hétéropatriarcale : elle érige l’hétérosexualité en contrat social obligatoire, garant de la reproduction de la nation[11]. La Contribution, obligation de procréer, incarne ce principe : les couples sont sommés d’« assurer le renouvellement » de la population, au prix d’une stricte assignation des rôles de genre[22]. Les femmes sont soumises à un encadrement médical, psychologique et légal, elles doivent enfanter, elles se voient privées de droits de propriété ou de mobilité, sauf en cas de veuvage[21]. À l’inverse, les hommes sont assignés à la production économique ou au service militaire aux frontières[22]. La maternité confère un statut spécifique mais entraîne une surveillance accrue[23]. Cette logique illustre la fonction politique du contrôle de la sexualité et de la maternité ; elle prolonge la critique matérialiste de Monique Wittig : pour elle, l’hétérosexualité constitue le socle du patriarcat[6].

Le régime discipline les corps à travers des tests réguliers, et discipline les esprits à travers un endoctrinement dès l’enfance et une réglementation précise de la sexualité[21]. Toute relation sexuelle non tournée vers la procréation est proscrite. Toute forme de non conformité de genre de sexualité queer est interdite[24]. La lecture et le désir sont perçus comme des sources de plaisir et d’autonomie et sont donc restreints au même titre : les anciens livres sont interdits, remplacés par une production culturelle officielle, et l’usage de la « langue morte » devient un acte de résistance clandestine[24],[25]. Le contrôle linguistique efface les termes liés à des réalités extérieures (comme le tourisme) ou aux sexualités non hétérosexuelles ; il rejoint les réflexions sur la novlangue orwellienne : appauvrir la langue, c’est limiter la capacité des individus à penser et à exprimer une résistance[25].

Le fonctionnement de ce régime est indissociable d’une série de crises écologiques, sociales et politiques. Le régime les instrumentalise pour renforcer son autorité. Face aux catastrophes climatiques, l’État choisit d’imposer un natalisme autoritaire plutôt que d’agir sur les causes du désastre[19],[21]. Ce faisant, il déploie une hiérarchisation stricte des populations : entre citoyens et non-citoyens (relégués hors frontières), mais aussi entre mères et autres femmes[23]. Cette hiérarchie s'inscrit dans l’espace urbain et dans les lois ; elle participe d’un ordre « nécropolitique » : le pouvoir décide qui doit vivre ou mourir[23]. La ville, cœur du dispositif dictatorial, oblige les dissidents à se dissimuler pour survivre : la fuite dans la nature devient l’unique refuge possible[26].

Le récit s’inscrit dans la tradition dystopique tout en rejoignant la notion d’« Ustopia » définie par Margaret Atwood : l’utopie de la société dominante devient la dystopie des personnages[21]. En ce sens, Viendra le temps du feu reflète des mécanismes présents dans le monde contemporain : régulation des genres, violences policières, surveillance de masse et manipulation du langage. Wendy Delorme souligne d’ailleurs que, pour les communautés minorisées, cette fiction n’est pas seulement spéculative : elle est déjà une réalité d’oppression[7].

Résistance queer et féministe

Tableau représentant Sappho, jouant de la lyre face à trois autres femmes.
Sappho, par Amanda Brewster Sewell, 1891.

Viendra le temps du feu propose deux formes de résistance à l’ordre hétéropatriarcal : la communauté des sœurs et celle des uraniens[27],[28].

Les sœurs, fondées par Rosa et Francesca après un massacre perpétré par les forces de l’État, s’établissent sur l’autre rive du fleuve et développent une hétérotopie en rupture avec la violence nécropolitique du régime[29]. Leur organisation repose sur la solidarité et l’absence de hiérarchie ; elle permet à des victimes des Autres (l’État) de se reconstruire collectivement[27].

Les uraniens, groupe clandestin composé d’hommes gays et trans, privilégient une stratégie de subversion interne ; ils diffusent des tracts interdits et planifient des attentats contre les institutions[28]. Ainsi, le roman déploie une double stratégie : rupture séparatiste et révolte de l’intérieur[30].

La sororité constitue un principe fondateur de la communauté des sœurs. Inspirée par les réflexions de bell hooks, elle y est conçue comme un engagement politique permettant de transformer les rapports sociaux par-delà les différences[27]. Cette solidarité prend une forme linguistique : le groupe choisit d’utiliser le féminin pluriel pour s’autodésigner (« elles ») ; c'est un véritable acte politique visant à « détruire dans la langue l’exercice du pouvoir qui les violentait »[31],[32]. Ce procédé fait écho aux expérimentations de Monique Wittig dans Les Guérillères et participe d’une critique des idéologies normatives par la littérature[31]. L’usage subversif de la langue devient une redéfinition du collectif : le féminin devient la norme, les dirigeants patriarcaux sont les « Autres »[31].

Dans l’espace non-mixte des sœurs, les relations lesbiennes sont visibles et célébrées par des rituels collectifs. Les histoires d’amour sont proclamées lors de cérémonies ; le désir devient un acte communautaire et une réparation symbolique des violences subies[33]. Ces pratiques instaurent une utopie relationnelle où la polyamorie est reconnue, à condition qu’elle repose sur le consentement de toutes les parties impliquées[33]. Selon le chercheur Alex Lachkar, cette mise en scène du lesbianisme dans un espace clos correspond à une tendance de la littérature lesbienne contemporaine ; l’épanouissement n'est possible que dans des lieux protégés de la lesbophobie[34]. L’histoire d’Ève et de Louve illustre la mémoire de cette utopie disparue[35].

La littérature joue également un rôle central dans la résistance. Le Gentlemen’s Club est un lieu de circulation des textes interdits ; Louise y découvre Les Guérillères de Wittig, et Paul B. Preciado y apparaît comme personnage, à l'origine de tracts révolutionnaires[30],[32]. Cette intégration d’œuvres et d’auteurs inscrit le roman dans une filiation queer et féministe, et brouille les frontières entre fiction et matérialité du texte[32]. L’écriture des protagonistes (carnets, lettres, récits) fonctionne comme un savoir subversif, permettant de résister à l’effacement et de produire une contre-hégémonie[36].

Enfin, le roman met en scène des identités de genre et orientations sexuelles non conformes aux normes, qui participent à la résistance au système. Plusieurs personnages (Grâce, Lilian et Paul) sont transgenres ou fluides de genre, ou se travestissent, jouent avec les codes imposés et affirment une solidarité queer[37]. Cette pluralité rejoint l’adelphité mise en avant par les uraniens : ils valorisent la coopération et le soutien réciproque au-delà des différences[38].

Nature et écologie

Dans Viendra le temps du feu, la nature est représentée comme un élément ambivalent, à la fois oppressif et libérateur. Le régime hétéropatriarcal instrumentalise les catastrophes climatiques et la dangerosité supposée du monde extérieur pour légitimer son emprise[19],[39]. Les habitants de la ville continuent pourtant à subir les effets de la dégradation écologique, tels que canicules, inondations ou maladies[39].

Cependant, la nature devient aussi un espace de résistance. L’île sauvage où se réfugie la communauté des sœurs incarne un contrepoint à la ville, lieu de la dictature. Bien que marquée par la rudesse du climat et les difficultés de survie, cette île offre un espace de protection et de liberté[39]. À rebours du discours officiel, elle démontre la possibilité d’une vie hors des structures autoritaires. Delorme renoue avec une tradition littéraire où la forêt et la montagne apparaissent comme des refuges face au patriarcat[26],[40]. La survie y repose sur le respect du milieu naturel : les sœurs ne cherchent pas à le dominer, elles apprennent à reconnaître et utiliser les plantes sauvages[40].

La crise écologique est au fondement du régime décrit par Delorme. La figure de Geia Walden, inspirée de Greta Thunberg, incarne une démarche désespérée : elle tente d’alerter les dirigeants sur l’urgence climatique, puis s’immole publiquement et entraîne une vague de suicides d'adolescents[19],[41]. Ce traumatisme collectif, interprété comme une forme d’éco-anxiété, justifie la mise en place du Pacte national. D’autres personnages expriment une souffrance liée à l’altération de leur environnement ; c'est celle qui est décrite par le philosophe Glenn Albrecht comme solastalgie : Rosa et Francesca quittent la ville car elles n’y trouvent plus de place, Louis, bibliothécaire et homosexuel, reste, mais sombre dans la mélancolie[41].

La représentation de la nature est intimement liée aux personnages féminins et queers, notamment à travers Ève et Louve. Leurs noms et leurs descriptions évoquent une coexistence fusionnelle avec l’environnement[42]. Leur relation, décrite par des métaphores animales, illustre une conception écoféministe où le refus de la domination masculine s’accompagne d’une communion avec le vivant[42]. Le parallèle entre exploitation de la nature et exploitation des corps féminins souligne la logique commune de prédation et de contrôle[42]. Le récit s’inscrit dans une dynamique vitaliste : la destruction et la lutte ouvrent la voie à une réinvention du commun, portée par une symbolique mythique de la montagne et du feu[43].

Publication et réception

Wendy Delorme choisit de publier ce quatrième roman dans la collection « Sorcières » des éditions Cambourakis, collection marquée par un ancrage écoféministe[44]. Une maison plus prestigieuse lui propose de signer, mais elle opte pour cette collection moins institutionnelle, afin de rester fidèle à son lectorat et à sa communauté politique, qu’elle nomme ses « sœurs »[44]. Le livre paraît en [2].

À sa sortie, Viendra le temps du feu reçoit un accueil enthousiaste : la critique souligne la force de son style, qui est décrit comme « incendiaire » ; elle insiste aussi sur la puissance de ses métaphores du monde réel[2]. Le roman est salué pour sa capacité à conjuguer récit d’anticipation et allégorie politique ; il pose la question du rôle des forces non humaines (environnement, feu...) dans la destruction ou la transformation des sociétés[45]. Il rencontre un large écho auprès du lectorat, devenant le texte le plus diffusé de Wendy Delorme[46]. Il est réédité en format poche en 2022[2],[46].

Suite à ce succès, le roman est adapté pour la scène. En , le Théâtre du tiroir de Laval, en Mayenne, propose une création théâtrale intitulée Viendra le temps du feu, mise en scène par Didier Lastère et interprétée par Julia Henning[47]. Cette adaptation met en avant la dimension dystopique du récit, elle souligne la manière dont il projette les effets du réchauffement climatique et l’émergence de dictatures imposant des lois liberticides[47].

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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