Offensive d'Uvira

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L'offensive d'Uvira est une opération militaire menée au début de par le groupe rebelle Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenu par le Rwanda, dans la province du Sud-Kivu, en république démocratique du Congo (RDC).

Date Depuis le
Issue Victoire de l'AFC/M23
Changements territoriaux

Conquêtes de l'AFC/M23 :

  • Katogota (vers le )
  • Kamanyola (vers le )
  • Luvungi ( 6 ou )
  • Sange (en) ( 8 ou )
  • Uvira (), puis retrait à partir du
Faits en bref Date, Lieu ...
Offensive d'Uvira
Informations générales
Date Depuis le
Lieu Sud-Kivu, République démocratique du Congo
Issue Victoire de l'AFC/M23
Changements territoriaux

Conquêtes de l'AFC/M23 :

  • Katogota (vers le )
  • Kamanyola (vers le )
  • Luvungi ( 6 ou )
  • Sange (en) ( 8 ou )
  • Uvira (), puis retrait à partir du
Belligérants
Alliance du fleuve Congo

Soutenu par :

Drapeau du Rwanda Rwanda
Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Drapeau du Burundi Burundi
Wazalendo
Commandants
Corneille Nangaa
Sultani Makenga
Drapeau de la république démocratique du Congo Félix Tshisekedi
Forces en présence
Troupes du M23
Drapeau du Rwanda FRD selon l'ONU
Drapeau de la république démocratique du Congo FARDC
Drapeau du Burundi UDPF
Combattants Wazalendo

Guerre du Kivu

Batailles

Présence et activités des FDLR (depuis 2000)

Rébellion du M23 (2012-2013)

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Cette offensive oppose les troupes de la rébellion aux Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et leurs supplétifs wazalendo, assistés de l'armée burundaise, et conduit à la prise de la ville d'Uvira par l'AFC/M23 le .

Les combats ont provoqué le déplacement de plus de 200 000 civils, et ont suscité de vives préoccupations internationales quant à un risque d'embrasement régional entre la RDC, le Rwanda et le Burundi.

Cette offensive, survenue quelques jours seulement après la signature définitive de l'accord de paix de Washington, entre les présidents de la RDC et du Rwanda, s'inscrit dans le cadre du conflit qui oppose la RDC à la rébellion de l'AFC/M23, débuté en par le M23 dans le Nord-Kivu.

Déroulement

L'offensive d'Uvira en république démocratique du Congo (RDC), s’inscrit dans une séquence militaire initiée le [1], par les rebelles de l'Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenus par le Rwanda, qui cherchent à opérer une percée vers Uvira, ville stratégique proche du Burundi[2],[3],[4]. Les combats opposent les troupes de l'AFC/M23 (probablement assisté des Forces rwandaises de défense (FRD) selon certaines sources, dont Jason Stearns (en), un spécialiste de la région)[5], à une coalition gouvernementale composée des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et de combattants de milices wazalendo assisté par les Forces armées du Burundi (FDNB). Ces affrontements prennent place dans la plaine de la Ruzizi et dans les hauts plateaux d'Uvira notamment autour de Kamanyola, Katogota et Luvungi, des points stratégiques sur la route nationale 5 (RN5) reliant Bukavu à Uvira[3],[6],[7],[8].

Début de l'offensive

Le , de violents affrontement éclatent entre l'AFC/M23 et les FARDC appuyée par les wazalendo dans les territoires de Walungu et d'Uvira[2], notamment à Kaziba, Nyangezi, Kamanyola et Katogota[2], ainsi qu'à Kalonge, dans le parc national de Kahuzi Biega (Kalehe)[9]. Ces affrontements causent la mort d'au moins 13 civils, un nombre indéterminé de blessés[10],[2], et entraine la fuite de nombreux résidents des zones de combats[2],[9].

Combat pour le contrôle de Kamanyola, Katogota et Luvungi

Du 3 au , les combats se poursuivent pour le contrôle de Kamanyola et Katogota[11],[12]. Les FARDC utilisent des avions de chasse et des drones pour frapper les positions rebelles[12]. Selon un document de l'armée congolaise consulté par le quotidien Africa Intelligence[1],[13], des renforts de l'AFC/M23, en provenance des territoires de Rutshuru et de Lubero, embarquent le à bord d'un navire en direction de Bukavu, avant de progresser vers le sud en direction de la plaine de la Rusizi[1],[13]. Parallèlement, des colonnes motorisées franchissent la frontière depuis la localité rwandaise de Bugarama pour rejoindre Kamanyola[1],[13].

Repli des forces loyalistes

Le , dans les groupements des Hauts Plateaux, les FARDC effectues un repli stratégique face à la progression de l'AFC/M23[14]. Aux alentours du , dans la plaine de la Ruzizi, la coalition gouvernementale, repoussé par les forces de l'AFC/M23, annonce battre en retraite pour préserver les vies humaines[14], laissant les localités de Kamanyola, Katogota, Kaziba, Lubarika, sous contrôle de la rébellion[14]. Les FARDC, les miliciens wazalendo et Forces armées du Burundi (FDNB) se replient vers le sud en direction de Sange (en) et Uvira[6]. De nombreux habitants fuient vers Bukavu[6], ou se réfugient à Bugarama (Rwanda)[12],[7].

Prise de Luvingi

Le , les combats atteignent la localité stratégique de Luvungi, dans le territoire d'Uvira[8],[15],[6], considérée comme un verrou sur la route qui mène à Uvira[4]. La cité est le théâtre de combats d'une haute intensité[6], notamment des tirs d'obus depuis Kamanyola et Katogota[16], qui poussent les habitants à fuir vers Sange, Runingu, et Uvira[6],[16]. Lors des affrontements trois civils sont tués à Luvungi et trois autres à Mutarule (en)[17],[16].

Le ou le (les sources divergent)[14],[4], les forces de l'AFC/M23 pénètrent dans Luvungi, déjà vidé de la quasi totalité de ces habitants et des forces loyalistes, et prend le contrôle de la cité[18],[14]. Dans le même temps, le Twirwaneho, un groupe armé constitué majoritairement de Banyamulenge (des tutsis congolais rwandophone de la région) et alliés de l'AFC/M23, s'emparent de Rurambo dans les hauts plateaux d'Uvira après des affrontements avec les milices wazalendo et l'armée burundaise[19]. La progression des combattants Banyamulenge est facilitée par le repli des FARDC initié le [19].

Avancé de l'AFC/M23 vers Uvira, retraite des forces loyalistes et prise de Sange

Après la prise de Luvingi, l'AFC/M23 continue son avancée vers le sud en direction d'Uvira[15]. Parallèlement les forces loyalistes sont en pleine retraite du front nord (autour de Luvungi et Lubarika), et se dirigent vers le sud et l’est, en direction de la frontière burundaise[20].

Le , de violents combats éclatent à Sange, une localité située sur la route nationale 5 (RN5), entre Luvungi et Uvira. Les affrontements opposent les rebelles de l'AFC/M23 à la coalition gouvernementale (FARDC et wazalendo) appuyée par l'armée burundaise[21]. Dans la soirée, des tensions entre l'armée congolaise et les wazalendo éclatent dans la cité[20],[22],[23] : des soldats des FARDC, revenant du front, refusent de se conformer à l'ordre de stopper leur progression vers Uvira, provoquant des échanges de tirs avec les wazalendo[24]. Ces accrochages dégénèrent, et une explosion cause la mort de plus de 30 civils[22],[23],[24]. Le porte-parole de l’AFC/M23 impute les morts aux affrontements entre les FARDC et wazalendo[23].

Le , les rebelles pénètrent dans Sange et Luberizi[21],[25].

Entrée dans les faubourgs d'Uvira

Le , l'offensive menée par l'AFC/M23 atteint les portes d'Uvira. Des affrontements ont lieu le long de la RN5 entre Sange, Runingu et Kiliba, à une vingtaine de kilomètres au nord de la cité d'Uvira[25], et dans la soirée les rebelles entrent dans les faubourgs d'Uvira, du côté de Kavimvira, dans la banlieue nord de la ville[26]. Les troupes de l'AFC/M23 rencontrent peu d'opposition, les armées congolaises et burundaises ainsi que les combattants wazalendo, se sont repliées dans le sud de la province[20],[25]. Beaucoup fuient vers le sud, en direction de Makobola et Baraka, dans le territoire de Fizi[1],[27],[28]. Des témoignages indiquent que dans leur fuite, certains militaires congolais abandonnent leurs armes et uniformes, et commettent des pillages à Sange et Uvira[29],[30],[31]. Les troupes burundaises, se retirent soit vers le sud avec les FARDC, soit en direction de leur propre frontière,[8],[32].

La progression de l'AFC/M23 vers Uvira entraîne aussi la fuite d'au moins 20 000 habitants dans la journée du , qui trouvent refuge à Bujumbura, au Burundi[33]. Depuis le début de l'offensive, les combats ont entraîné le déplacement d'environ 200 000 personnes[20].

Prise d'Uvira

Dans la matinée du , Uvira est initialement calme, et aucun combattant M23 n'est visible selon les témoignages recueille par Actualite.cd[34]. La situation autour de l'agglomération, reste toutefois confuse[34],[35]. vers 10 h (heure locale), plusieurs habitants rapportent avoir vu des éléments de l’AFC/M23 pénétrer dans différents quartiers de la ville[35]. Des tirs et des bombardements dans certains quartiers sont aussi évoqués, mais la ville n'est pas soumise à des affrontements de grande intensité[27]. En milieu de journée, une grande partie de la ville est sous contrôle de la rébellion[36],[27],[35]. Le , les rebelles consolident leur contrôle sur la ville[37]. Le chef d'état-major adjoint du M23, Bernard Byamungu arrive sur place[38],[39]. Des tirs sporadiques sont entendus dans les quartiers périphériques (Kavimvira, Kasenga, Kalundu, Kimanga)[37].

Retrait de l'AFC/M23 d'Uvira

Le , à la suite des critiques émises par Washington, qui considère cette offensive comme une violation des accords de paix récemment signés[40], l'AFC/M23 annonce se retirer d'Uvira[41]. La rébellion qualifie ce retrait de « mesure unilatérale de confiance » visant à donner une chance au processus de paix de Doha[42] et pose comme conditions à son retrait la démilitarisation de la ville et le déploiement d'une force neutre pour contrôler le cessez-le-feu[43],[44],[45]. Le , l'AFC/M23 affirme avoir entamé son retrait, mais les autorités congolaises dénoncent une manœuvre de diversion[46],[47], et évoquent la présence persistante d’éléments rebelles en civil et des activités de pillage visant les infrastructures de la ville[48],[49].

À la mi-, un désengagement plus complet s’amorce. Le , Corneille Nangaa déclare remettre la ville sous la responsabilité de la communauté internationale, déclinant toute responsabilité future pour la sécurité de la ville après le désengagement de son unité de monitoring[50],[51],[52], et le , entre 200 et 300 combattants quittent Uvira en direction du nord[53]. Le lendemain, les miliciens wazalendo, alliés du gouvernement, entrent dans la ville[54],[55] avant que les Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et la police n’en reprennent le contrôle[53]. Cette période s’accompagne de pillages et de violences ciblant la communauté Banyamulenge[56],[57], des Tutsis congolais dont la citoyenneté, la légitimité territoriale et la sécurité font régulièrement l’objet de contestations et de violences d’une partie de la société et de la classe politique congolaises, qui les considère comme des « étrangers » liés au Rwanda[58],[59]. Craignant des représailles des milices wazalendo, environ un millier d’entre eux fuient la ville ou se réfugient dans la plaine de la Ruzizi[57],[56]. Bien que Kinshasa proclame la reprise d’Uvira, les rebelles demeurent retranchés sur les hauteurs environnantes, maintenant une menace directe sur la cité[60],[54].

Justification de l'offensive

L'Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) justifie l'offensive sur la ville d'Uvira comme une nécessité pour « taire la menace à la source » et protéger les populations, particulièrement la communauté Banyamulenge, contre ce qu'ils qualifient de « campagne d'extermination » et de « discours de haine » de la part de la coalition gouvernementale[61]. La rébellion affirme que l'offensive est aussi une réponse aux bombardements « systématiques » de la coalition FARDC-Burundi-wazalendo-FDLR contre des villages civils et ses positions[62],[63],[64]. Mi-décembre, sous la pression de Washington, elle effectue un retrait qu'elle qualifie de « mesure unilatérale de confiance » visant à donner une chance au processus de paix de Doha[42],[65].

Réactions

L'offensive de l'Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) sur la ville d'Uvira, survenant moins d'une semaine après la signature des accords de paix de Washington, provoque des réactions diplomatiques variées de la part des acteurs nationaux et internationaux[4],[66].

La république démocratique du Congo (RDC) dénonce une agression « planifiée, massive et délibérée » du Rwanda[67]. Elle qualifie l'offensive de « choix délibéré du président Kagame de tourner le dos aux accords de Washington »[68],[69], et demande des sanctions internationales fermes contre Kigali[69].

Le Rwanda rejette toute responsabilité dans les combats[1],[70], accusant les Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et l'armée burundaise de violer le cessez-le-feu en bombardant des villages près de sa frontière[36],[68].

Le Burundi qualifie l'offensive de « doigt d'honneur » et de « gifle » adressée aux États-Unis et à son président Donald Trump[29],[68], accuse le Rwanda de mener des activités déstabilisatrices et des attaques sur son sol[24], et ferme immédiatement sa frontière avec la RDC tout en renforcant son dispositif militaire[71],[72],[66].

Marco Rubio, secrétaire d'État des États-Unis, qualifie l'offensive de « violation claire » des accords signés devant le président Donald Trump[73],[74]. L'ambassadeur Mike Waltz accuse le Rwanda de mener la région vers « l'instabilité et la guerre »[75],[45]. Washington juge « insuffisante » l'annonce initiale de l'AFC/M23 de se retirer uniquement de la zone urbaine d'Uvira, et exige un retrait effectif des rebelles à au moins 75 kilomètres au nord d'Uvira[76],[77],[78].

L'Union Africaine (UA) exige le retrait « immédiat et total » de l'AFC/M23 de toutes les zones occupées[79], condamne l'établissement d'administrations parallèles jugées nulles et sans effet juridique[80], et appelle à privilégier une solution politique[36].

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, condamne l'offensive et appelle à une cessation immédiate des hostilités[36],[37]. Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de maintien de la paix, avertit contre un risque d'embrasement régional aux conséquences incalculables[81]. Le Conseil de sécurité exige que le Rwanda cesse son soutien à l'AFC/M23 et retire ses troupes du territoire congolais[82],[83].

Le Groupe international de contact (GIC)[note 1], appelle l'AFC/M23 et les forces rwandaises à cesser immédiatement les opérations offensives[34], à garantir un accès un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave pour porter secours aux civils[34], et souligne le potentiel déstabilisateur pour l'ensemble de la région[85],[84].

Impact humanitaire

Selon des sources humanitaire et des autorités locales, l'offensive menée par l'Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) sur Uvira s’accompagne d’une dégradation significative de la situation humanitaire dans le sud de la province du Sud-Kivu, en république démocratique du Congo (RDC). Les combats, qui se déroulent à proximité de zones habitées, provoquent des pertes civiles ; plusieurs sources locales évoquent plusieurs centaines de civils tués ou blessés lors des affrontements dans les territoires d’Uvira et les zones avoisinantes[36],[86], le gouvernement congolais évoquant un bilan plus tragique de 1 500 civils tués sur l'axe reliant Kamanyola à Uvira depuis début [87],[88], tandis que le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dénoncent l'usage d'armes explosives (obus, roquettes) dans des zones densément peuplées, entrainant des blessures complexes, requièrant « une expertise spécifique pour pouvoir être traitées »[89],[63].

D’après les agences humanitaires, l’avancée des groupes armés entraîne des déplacements de population à grande échelle[85],[87]. En l’espace de quelques semaines, plusieurs dizaines de milliers de personnes fuient les zones de combat à l’intérieur du Sud-Kivu[63],[85]. Parallèlement, un afflux de réfugiés congolais est observé vers les pays voisins, en particulier vers le Burundi, où des dizaines de milliers de personnes traversent la frontière et rejoignent des sites de transit aux capacités limitées[90],[91]. Près d'un millier de civils trouvent égalemnt refuge au Rwanda, dans le camp de transit de Nyarushishi[62],[64].

Les acteurs humanitaires signalent que ces déplacements massifs, combinés à l’insécurité persistante, exercent une forte pression sur un système de santé déjà fragile. Les structures médicales locales font face à un afflut de blessés et à des pénuries de médicaments et de matériel[92]. Dans les sites de déplacement et de transit, les conditions sanitaires précaires accroissent les risques de propagation de maladies[90],[93] : au Burundi l'insalubrité provoque une flambée de choléra, entrainant la morts début , d'au moins 25 personnes parmi les réfugiés[91],[94].

Les opérations militaires et les contraints sécuritaires entravent l’accès humanitaire et perturbent les voies de ravitaillement, notamment les liaisons commerciales reliant Uvira aux zones frontalières[95]. Selon plusieurs sources, ces perturbations contribuent à une hausse des prix des denrées alimentaires et à une détérioration des conditions de vie des civils[96],[29]. Après les phases de combat, la situation demeure instable, des organisations de défense des droits humains faisant état d’incidents sécuritaires, d’arrestations arbitraires et de craintes de représailles visant des civils soupçonnés de collaboration avec l'AFC/M23[56],[57]. La crainte de représailles de la part des milices wazalendo a poussé environ un millier de membres de la communauté banyamulenge, des tutsis congolais, à fuir la ville en même temps que les rebelles[56],[57].

Notes et références

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