Pléchâtel
commune française d'Ille-et-Vilaine
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Pléchâtel est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Elle appartient au canton de Bain-de-Bretagne et est rattachée à l'arrondissement de Redon.
| Pléchâtel | |||||
Pléchâtel - Nouvelle Mairie - Ancien prieuré. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Redon | ||||
| Intercommunalité | Bretagne Porte de Loire Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Brizard 2026-2032 |
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| Code postal | 35470 | ||||
| Code commune | 35221 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pléchâtellois | ||||
| Population municipale |
2 833 hab. (2023 |
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| Densité | 78 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 53′ 43″ nord, 1° 44′ 50″ ouest | ||||
| Altitude | 85 m Min. 7 m Max. 116 m |
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| Superficie | 36,32 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Rennes (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bain-de-Bretagne | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.plechatel.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Pléchâtel est située à la confluence de la Vilaine et du Semnon.
Du point de vue de la richesse de la flore, Pléchatel se situe à la quatrième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 637 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 63 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 31 taxons protégés et 34 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[1].
Communes limitrophes

Relief et géologie
Le relief de la région de la moyenne Vilaine entre Pont-Réan et Pléchâtel correspond à une pénéplaine (tous les points hauts sont à peu près à la même altitude) réduite à des lambeaux en raison de la reprise de l'érosion par la Vilaine et ses affluents ; la Vilaine qui coule nord-sud traverse perpendiculairement par une série de cluses les hauteurs orientées ouest-est selon un relief de type appalachien[2].
- Bloc diagramme représentant le relief et la géologie de la région de la moyenne Vilaine (revue Annales de géographie, 1906).
- Le rocher d'Uzel en Pléchâtel (dessin de Théophile Busnel, vers 1900)
- Le rocher d'Uzel à 83 mètres d'altitude sur la rive de la Vilaine au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
- Le rocher Uzel près de la gare.
Pléchâtel est dans la partie nord du synclinorium dit de Martigné-Ferchaud[3]. Des poudingues pourprés affleurent à la base de schistes rouges datant du silurien au Rocher d'Uzel en Pléchâtel[4]. De la mylonite est présente[5]
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, le Semnon, la Lande de Bagaron[6], le Choisel[7], l'Étang[8], la Huais[9], le ruisseau de la Farouillas[10] et le ruisseau du Vieil étang de la touche[11],[12],[Carte 1].

La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé cinquante-six communes[13].
Le Semnon, d'une longueur de 73 km, prend sa source dans la commune de Saint-Erblon et se jette dans la Vilaine à Saint-Senoux, après avoir traversé vingt communes[14].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Huais, d'une superficie totale de 0,6 ha (0,31 ha sur la commune)[Carte 1],[15].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[18]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[19]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 773 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 10 km à vol d'oiseau[22], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Pléchâtel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[26]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (33,1 %), prairies (12,3 %), forêts (10 %), zones urbanisées (4,4 %), mines, décharges et chantiers (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %)[29]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Paysages et habitat
Le Bourg

Quartier du Chatellier
Situé à proximité de Bain-de-Bretagne, Le Chatellier possède une école primaire.
Quartier de la Gare
C'est une ancienne zone d'activités industrielles (cidrerie).
Transports
- Pléchâtel est desservi par deux gares situées la ligne Rennes - Messac-Guipry - Redon du réseau TER Bretagne :
- la gare de Pléchâtel, située à environ 4 km au sud du bourg, sur les bords de la Vilaine, face au bourg de Saint-Malo-de-Phily.
- La gare de Pléchâtel au début du XXe siècle (carte postale).
- La vallée de la Vilaine et la gare de Pléchâtel (vue d'ensemble).
- La gare de Pléchâtel (photographie).
- La gare de Pléchâtel (tableau).
- Le pont ferroviaire sur la Vilaine entre Pléchâtel et Saint-Senoux.
- La gare de Saint-Senoux-Pléchâtel.
- la gare de Saint-Senoux - Pléchâtel, située sur la commune de Saint-Senoux mais à proximité du bourg de Pléchâtel ;
- Le réseau BreizhGo dessert également la commune par la ligne 21 Rennes - Pléchâtel et la ligne 5 pour le lieu dit Le Châtellier.

Entre Poligné et Pancé, sur la rive droite, et Pléchâtel et Bain, sur la rive gauche, sept alignements de grosses « roches » permettaient jadis le passage des piétons à gué sur le Semnon, en période ou aux heures de basses eaux, car, de nos jours, l'activité d'un seul moulin en amont suffit pour submerger un pont. Ces passerelles, en effet, étaient dénommées ponts, comme le Vieux-Pont au bas du Châtellier en Pléchâtel, et le Pont-Yaume (Guillaume) au bas de la Bouvetière. Un passage à gué du Semnon est possible depuis des siècles grâce à des pierres disposées dans le cours d'eau près du Moulin de l'Ardouais, ce passage permettant de rejoindre Poligné[30].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Castel en 875[31], Ploucastellum en 1050, Ploicastel en 1086.
Il s'agit d'une formation toponymique bretonne en Plou-[32], qui représente le vieux breton ploe « paroisse ». Ce mot est issu du latin plebs et avait en breton le sens précis de « paroisse pouvant baptiser », puis « paroisse »[32]. Il est suivi du vieux breton castel (> breton kastell) « fortification, château », francisé en châtel par la suite. D'où le sens général de « paroisse du château »[31]. L'emplacement du castellum n'a pas été identifié avec certitude, mais se trouvait probablement, selon Amédée Guillotin de Corson, au niveau du village du Châtellier, sur les hauteurs dominant le Semnon[33].
« [La] région ne renferme aucun plou, à l'exception de Pléchatel, dont l'éponyme n'est d'ailleurs pas un nom de saint, et qui semble avoir été un poste avancé des Bretons sur la Vilaine, comme l'était d'autre part Langon. Cette région, englobant la limite commune des évêchés de Saint-Malo et de Rennes, n'était donc pas occupée totalement par les Bretons au VIe siècle, ainsi que le prouve également le grand nombre de fundi gallo-romains qui s'y rencontrent[34]. »
Le nom de la localité en gallo a été retranscrit sous les formes Pyeuchatè ou Pechatè[35],[36].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Plegastell[37].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,9 % des toponymes de la commune sont bretons[38].
Histoire
Préhistoire
Les traces de 4 maisons longues, dont trois entourées de palissades, datant du néolithique final, ont été découvertes sur le site de la Hersonnais en Pléchâtel[39].
Antiquité
Un empierrement de voie romaine [elle allait de Nantes (Condevincum) à Rennes (Condate Riedonum])] est signalé à la Guesdonnière en Pléchâtel[40].
Moyen-Âge
Pléchâtel, dont l'appellatif initial pré-indique une origine bretonne, tire son nom d'un château qui se trouvait vraisemblablement au village actuel du Châtellier, situé sur les hauteurs dominant le cours du Semnon, ancienne frontière des Redones (pays de Rennes) et des Namnètes (pays de Nantes)[33].
Après l'assassinat du roi Erispoë en novembre 857 par Salomon son cousin, ce dernier donne aux moines de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes près de la moitié du territoire de Pléchâtel. Le , Salomon est à son tour assassiné par Pascweten (son gendre), Guignon (son neveu) et Gurwant. Gurwant, qui va lui succéder, donnent alors le reste de la paroisse à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon qui y fonde au XIe siècle un prieuré. Avant de dépendre de l'évêché de Rennes, la paroisse de Pléchâtel dépendait originairement de l'évêché de Nantes[33].
À partir de 1086, des religieux officient dans la chapelle prieurale dédiée à saint Martin[41]. : les moines occupent le prieuré jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Les seigneurs et maisons nobles qui se partagent le territoire sont : Mainténiac, Le Plessis-Bardoult, La Touche, la Pungerais et Trélan. On cultivait la vigne à Pléchâtel dès le XIe siècle.
L'église de Pléchâtel est un prieuré fondé en 873 par Salomon, roi de Bretagne, qui le donna à l'Abbaye de Saint-Sauveur de Redon , qui venait d'être transférée à Plélan. Cette abbaye a toujours possédé depuis ce prieuré, et présenté la cure. La maison du Plessis-Bardoul appartenait, en 1340, à Pierre de Neufville. Son petit-fils, Pierre de Neufville fut détenu prisonnier par les Anglais en . Cette seigneurie passa en 1570 à Jean le Ménager, qui eut une postérité nombreuse. Jean, son fils aîné, épousa Jeanne de Tanouarn. Leurs enfants prirent des lettres, en 1662 , pour porter le nom de Tanouarn[42].
Temps modernes
Des moines occupèrent le prieuré Saint-Pierre, membre de l'abbaye de Redon, jusqu'à la fin du XVIIe siècle. L'édifice devient ensuite la propriété de la seigneurie du Plessis-Bardoult.
Pléchâtel possédait alors au moins 9 chapelles : Saint-Martin (dans le cimetière, démolie en 1845) ; du Marin (dans le bourg, probablement construite par un marin à la suite d'un vœu, disparue) ; celle du Pont-Neuf (datant de 1709, disparue) ; trois chapelles frairiennes disparues : Saint-Saturnin (Saint-Saulny) et sa fontaine, du Bagaron (dédiée à saint Éloi] et Saint-Méen (près du village de la Pichetais) ; Saint-Sauveur (bâtie en 1670 et dépendant du château de Mainténiac), la chapelle de la Touche (dépendant du manoir éponyme) et la chapelle du Plessis-Bardoult (elle datait du XVIIIe siècle, mais elle a été reconstruite vers 1850)[33].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pléchâtel en 1778 :
« Pléchatel ; sur un coteau ; à 5 lieues trois quarts au Sud de Rennes, son évêché, sa subdélégation et son ressort. On y compte 2000 communiants[Note 4]. Il y a une assemblée considérable au bourg de cette paroisse le jour de la fête de saint Pierre. L'abbaye de Saint-Sauveur de Redon possède la haute justice de Pléchâtel. Les rivières de Vilaine et de Semnon arrosent ce territoire , qui renferme des terres bien cultivées, des prairies, et des landes. C'est un pays couvert [de bocage] qui produit du cidre[42]. »
Révolution française
Le général (assemblée des paroissiens) de Pléchâtel en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le en présence de 67 paroissiens sachant signer et « d'un plus grand nombre ne sachant le faire » ; 6 députés (Julien Lépinay[Note 5], Pierre Blandin[Note 6], Jean Souffleux[Note 7], Pierre Godet[Note 8], son frère François Godet[Note 9] et Joseph du Bouexic[Note 10] ) furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Rennes. Un cahier de doléances fut rédigé ; il a été publié par Henri Sée ; les paroissiens se plaignent entre autres des fouages ordinaires et extraordinaires, de la corvée des grands chemins, du logement et charroi des gens de guerre, de la banalité des moulins, etc..[43].
François-Joseph Decombe, recteur de Pléchâtel en 1775, fut prêtre insermentéen 1791 et s'exila à Jersey en 1792. Il fut réinstallé â Pléchãtel après le Concordat en 1803 et y mourut le [44].
François-Marie-Xavier Couarde[Note 11], né à Rennes, qui avait fait son noviciat à Bourgueil, devint curé constitutionnel de Pléchâtel en avril 2792 avant de renoncer à ses fonctions ecclésiastiques le 24 pluviôse an II () lors de la Terreur[45].
Le XIXe siècle

Un ancien forçat, Joseph Legau, qui semait la Terreur et multipliait les exactions dans le canton de Bain, personne n'osant le dénoncer, fut finalement arrêté grâce au courage d'une femme de Pléchâtel, Louise Guiheux, et condamné à 25 ans de travaux forcés comme récidiviste[46].
Les Dames de la Charité de Saint-Louis, de Vannes, tinrent un établissement d'enseignement à Pléchâtel dans l'ancien prieuré Saint-Pierre (qui leur fut donné par le curé Lohier de la Motte qui en était alors propriétaire) à partir de 1816[47]. Une école communale de garçons, tenue par les Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel, ouvrit en 1851[48]. Une école mixte, tenue par trois religieuses de la congrégation des Saints-Cœurs ouvrit au Châtellier en 1857[49].
- Pléchâtel ː la Communauté et la chapelle du Prieuré vers 1900 (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pléchâtel ː la Communauté et l'entrée de la chapelle vers 1900 (carte postale, Musée de Bretagne).



A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pléchâtel en 1853 :
« Pléchâtel (sous l'invocation de saint Pierre) :commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Patouillais, la Guesdonnière, la Landelle, la Ravillais, l'Ardouais, le Val-Himboul, Canacan, le Châtellier, la Guinois, Pinceloup, la Lossais, l'Abbaye-des-Landes, Bremalin, la Berraudais, la Hamonais, la Cherpiais, le Perray, la Faroullais, Saint-Saturnin, Bagaron. Superficie totale 4 344 hectares, dont (..) terres labourables 1 857 ha, prés et pâturages 440 ha, bois 166 ha, vergers et jardins 47 ha, landes et incultes 1 664 ha, étangs 5 ha (..). Moulins : 6 (de Macaire, de l'Ardouais, de Quénouard, de la Huais, de Rolland ; à eau. (..) La commune de Pléchâtel est limitée au nord, et un peu à l'est, par la rivière de Bruc, ou Sammon [ Semnon] ; à l'ouest par la Vilaine ;la grande route de Bordeaux à Saint-Malo la coupe à l'est. On y voit le bois du Plessis Bardoul, et la lande de Bagaron. Dans cette vaste lande, qui était jadis couverte par une forêt, existaient un grand nombre de forges à bras : c'est ce qu'attestent les monceaux de scories que l'on trouve épars çà et là sur le sol, ainsi que la présence de la petite chapelle de Bagaron, qui en occupe à peu près le centre, et qui est dédiée à saint Éloi, le patron des forgerons. Il y a un haut-fourneau au Plessix-Bardoul. Cette usine s'alimente sur le territoire même de la commune, notamment à la minière dite de Pléchâtel ou de la Renouillaie, minière située à environ 5 000 mètres au sud du bourg, et qui a été ouverte en 1828. L'industrie compte encore dans cette commune la belle minoterie établie récemment par M. Richard de la Pervenchère à l'écluse de Macaire. (..) Le territoire de Pléchâtel est remarquable par la grande variété de pierres à bâtir qu'il présente, et par la facilité qu'il offre pour leur exportation, placé entre deux routes et deux rivières. On y trouve le beau schiste appelé pierre de cahot ; les phyllades bleu-jaunâtre qui se taillent admirablement au sortir de la carrière, et se durcissent au contact de l'air ; enfin les phyllades tégulaires ou ardoises qui sont exploitées en plusieurs endroits. Les belles cultures récemment introduites par M. Dréo[Note 12] dans sa terre de Minténiac sont pour ce pays un précieux enseignement, et ne peuvent manquer d'imprimer un grand essor à l'agriculture de cette contrée. Il y a foire le 9 mai et le 30 juin. Géologie : phyllades, schistes argileux, quartzite au sud. On parle le français [en fait le gallo][50]. »
Victor Flot[Note 13] fut blessé au bras le lors de la Guerre de Crimée[51].
En 1867, la suppression du bac du Pont-Neuf, qui lui-même remplaçait un ancien pont romain détruit une cinquantaine d'années plus tôt, et qui permettait de traverser la Vilaine sur le chemin d'intérêt commun venant de Brémalin et permettant de franchir la Vilaine en direction de Goven, suscita des protestations[52].
Plusieurs carrières d'ardoises étaient exploitées à Pléchâtel, notamment celle de Riadan, mise en vente en 1867[53], mais la Société "Compagnie générale Ardoisière Riadan-Pléchâtel" qui l'exploitait fut dissoute en janvier 1903,[54].
Vers 1880 un menhir qui se trouvait à 1 km environ du château de Trélan, vers la Hamonnais, fut transplanté aux "Grottes de Pléchâtel", au-dessus d'une grotte rappelant l'apparition de Pontmain ; une excavation dans sa partie supérieure indique qu'il a dû autrefois être surmonté d'une croix[55]. La création d'un bureau de poste à Pléchâtel est prise en janvier 1881[56]. Un bureau télégraphique y est ouvert en juillet 1881,[57].

La construction d'une nouvelle église paroissiale est décidée en 1882[58]. L'ancienne église n'offrait qu’une seule nef romane communiquant, par de grossières arcades, avec des bas-côtés des XVe siècle et XVIe siècle.
Une partie du territoire communal est annexée en 1883 par la commune de Bain-de-Bretagne.
Le XXe siècle
La Belle Époque
Un article de Charles Benoist publié en 1918 décrit le déclin de la natalité à Pléchâtel et ses causes tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle[59].
- Pléchâtel ː tableau présentant l'évolution démographique de Pléchâtel pendant le XIXe siècle et le début du XXe siècle (Charles Benoist).
- Pléchâtel ː manifestants protestants contre une tentative d'inventaire des biens d'église le 9 mars 1906 (carte postale).
Une première tentative d'inventaire des biens d'église échoua le en raison des nombreux manifestants massés devant l'église (carte postale, Musée de Bretagne).
- La vallée de la Vilaine et la gare de Pléchâtel vues de puis le rocher d'Uzel (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pléchâtel ː la vallée de la Vilaine et le pont ferroviaire au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pont sur la Vilaine et mont d'Uzel au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
- Les bords de la Vilaine vus depuis la levée de Pléchâtel au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
- Église paroissiale Saint-Pierre : vue extérieure vers 1910 (carte postale).
- L'église paroissiale Saint-Pierre au début du XXe siècle (carte postale).
- Église paroissiale Saint-Pierre : vue intérieure vers 1910 (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pléchâtel ː la croix monolithe et la place vers 1900 (carte postale).
- Pléchâtel ː l'Hôtel de la Gare au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
Sur la "Levée de Pléchâtel", sentier rocailleux dominant la vallée de la Vilaine, plusieurs édifices religieux furent aménagés, certains dans des grottes, vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.
- Pléchâtel ː la grotte "Notre-Dame-de-Pontmain" vers 1900 (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pléchâtel ː la "grotte de Lourdes" sur la Levée vers 1900 (carte postale, Musée de Bretagne).
- La chapelle "Notre-Dame-de-la-Salette" sur la Levée au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pléchâtel ː la chapelle [oratoire] du Sacré-Cœur vers 1910 (carte postale, Musée de Bretagne).
- Pléchâtel ː le paysage près des grottes au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
La Première Guerre mondiale
De nombreux réfugiés de guerre venus du nord de la France et notamment du département de l'Aisne, fuyant l'avance allemande à l'automne 1914, trouvèrent refuge à Pléchâtel et dans la région avoisinante[60].
Le château de Trélan, propriété de M. Duclos, devint une annexe disposant de 20 lits de l'hôpital auxiliaire du château de Piré, et devint en janvier 1915 une annexe de l'hôpital complémentaire no 1 de Rennes[61].
Le monument aux morts de Pléchâtel porte les noms de 90 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les 81 soldats pour lesquels les circonstances sont précisées 4 sont morts en Belgique le même jour, le (Théophile Blandin, Jean Cheminel et Arsène Poitel, tous les trois marsouins du 1er régiment d'infanterie coloniale, à Rossignol et Jules Blandin, soldat du 71e régiment d'infanterie à Sambreville) ; Victor Amouriaux, marsouin du 58e régiment d'infanterie coloniale, est mort le dans les Dardanelles (Turquie) ; Marcel Ferré a été tué à l'ennemi le à Aïn Bou Khellal, commune de Taza (Maroc) ; les autres sont morts sur le sol français, dont par exemple Marcel Gérard, dernier mort de la Guerre de la commune, décédé des suites de ses blessures le à l'hôpital complémentaire d'Ognon (Oise)[62].
Le monument aux morts, en granite et marbre gris, édifié par la marbrerie Victor Folliot, a été inauguré le : il a la forme d'un obélisque sur socle, surmonté d'une croix de guerre et avec sur sa face avant une palme du martyre et une Légion d'honneur ; il porte l'inscription : "AUX ENFANTS DE PLÉCHÂTEL MORTS POUR LA FRANCE 1914-1918" et les noms des morts pour le France des deux guerres mondiales[63].
L'Entre-deux-guerres

Robert Delagrange a décrit Pléchâtel en 1918 :
« La plupart des bourgades de cette « marche » de Bretagne qui, du nord au sud, suit le cours de la Vilaine, sont situées sur des hauteurs. Il semble qu’on ait voulu les défendre d’une surprise au temps où elles formaient le rempart avancé, vers le côté français, du mystérieux pays des calvaires et des pardons. Le village de Pléchâtel, comme ses voisins de Saint-Malo-de-Phily et de Bourg-des-Comptes, se trouve perdu dans les airs. (..) La place, herbue et bosselée, porte au centre une vieille croix de granit que des cercles de fer, resserrés sur ses crevasses, empêchent de crouler. Le fût est décoré des douze apôtres, étagés jusqu’à la naissance des bras ; le Christ occupe le centre ; la Vierge apparaît sur l’autre face; le Père éternel bénit au sommet; le Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, plane entre les deux. Une girouette en fer forgé a été plantée sur la dernière pierre (..) traverse, avec un cri sec. La clôture [de l'enclos paroissial] ouverte, c’est la solitude, peuplée de statuettes au creux des arbres, chemins encaissés dévalant entre les châtaigniers vers des landes qui se relèvent en crêtes arides où seul se dresse le gibet d’une croix. La vue s’élargit brusquement quand on arrive au bord de la vallée ; la falaise, très élevée et presque à pic, entasse ses assises au long desquelles courent d’étroits marchepieds. Des escaliers, taillés dans le roc, conduisent à de petits oratoires suspendus au-dessus de l’abîme ; les genévriers, les iris, les ajoncs cramponnent leurs racines aux fentes de la paroi. La Vilaine décrit une courbe grandiose ; elle descend de lointains assombris, bordés par la voie ferrée (..)[64]. »
Le "Bulletin paroissien" de Pléchâtel écrit en 1923 : « Les hommes d'État qui ont fait l'école laïque ont nui à la France plus que ne pourront jamais faire tous les fusils et toutes les baïonnettes de l'Allemagne »[65].
En 1926 les écoles libres (catholiques) de Pléchâtel accueillent respectivement 67 garçons et 58 filles, les écoles publiques 14 pour celle des garçons et 9 pour celle des filles[66].
- Pléchâtel : le milieu du bourg vers 1925 (carte postale).
- Pléchâtel ː la Place de l'Église vers 1925 (carte postale).
- Pléchâtel ː la vallée de la Vilaine et l'oratoire du Sacré-Cœur vers 1925 (carte postale).
- Le château du Plessis-Bardoult en 1920 (maison de retraite de l'Union nationale des combattants).
- Le pont de la Charrière sur la Vilaine (carte postale, Musée de Bretagne).
- L'école des filles au début du XXe siècle (carte postale).
Une carrière était exploitée à Pléchâtel vers 1935, celle du Tertre d'Uzel (par la "Société des carrières de Bretagne et de Normandie") qui disposait alors d'un embranchement ferroviaire particulier à 1 km de la gare de Pléchâtel[67].
En 1936 l'Union nationale des combattants achète le château du Plessis-Bardoult, doté de l'électricité, de l'eau courante et du chauffage centrale, , dans un domaine vaste de 46 hectares, pour en faire un centre de retraite, «pour y loger 50 camarades dans des chambres de 2, 3, 4 ou 5 lits »[68]. Cette maison de retraite est inaugurée le par le général Weygand[69].
Le Petit Journal écrit en mai 1939 que Pléchâtel offre « le navrant spectacle de 140 maisons inhabitées » (en raison de l'exode rural)[70].
La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Pléchâtel porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces victimes Léon Danebe a été fusillé par les Allemands après avoir été fait prisonnier de guerre (crime de guerre) le dans les Vosges. Josephine Leguet est morte le dans des circonstances non précisées, de même que 7 autres victimes (Bonnier A, Brize M, Dehoux A, Demy R, Gislais V et Guérin J) pour lesquelles ni le lieu ni la date de leurs décès ne sont précisées[71].

Un important parachutage d'armes sur les landes de Bagaron en Pléchâtel eut lieu au moment du débarquement et des destructions de voie ferrée se produisirent au tunnel de Corbinière, au pont de Droulin et en divers autres emplacements[72].
Jean Hue, Auguste et Albert Migaud (un père et son fils), de Pléchâtel, Bernard Lignel (de Louvigné-du-Désert) et Désiré Thierry (de Saint-Malo-de-Phily), résistants membres du réseau Overcloud, furent exécutés au Mont-Valérien à Suresnes le pour « trafic d'armes »[73].
Joseph Marchand est chef de gare à Pléchâtel depuis , lorsqu'il est arrêté le , son réseau ayant été démantelé (branche du réseau Overcloud de Joël Le Tac). Après avoir été interrogé à Rennes, il est incarcéré à la prison d'Angers puis transféré à Fresnes le . Le , il comparaît avec 14 membres du groupe devant le tribunal militaire du Gross Paris (à l'hôtel Continental). Condamné à mort, il ne sera pas fusillé avec ses camarades au Mont Valérien. Bénéficiant d'un sursis d'exécution (il avait sauvé des enfants de la mort certaine dans une ferme pendant sa captivité en 1917), il poursuit sa détention à Fresnes jusqu'au . Classé NN, il est alors déporté en Allemagne. On a pu retracer son trajet depuis ce -approximativement- à partir d'archives et du code qui lui a été attribué : Convoi no I 65 (KAE-prison de Karlsruhe, SO-prison de Sonnenburg). Il a dû arriver le à la prison de Plötzentsee quartier de Charlotennburg (Berlin) où il a été guillotiné le (décès no 1695/42 - matricule 2479/42). On peut voir une stèle posée par la SNCF en sa mémoire Place de la gare, rebaptisée Place Joseph Marchand. A titre posthume il est fait (JO 19 sept. 1954) Chevalier de la Légion d'honneur et reçoit la croix de guerre avec palme et la médaille de la résistance[74].
Jean Guérillon, lui aussi résistant, a été fusillé par les Allemands le à Sainte-Anne-sur-Vilaine[71].
L'après Seconde Guerre mondiale
Le baron Pierre-Joēl Delaitre, héritier d'une grande fortune, notamment de la propriété appelée pompeusement "château de Mainténiac", à qui ses parents n'avaient jamais rien refusé, se rendit au pied de son lit après avoir égorgé sa maîtresse dans l'hôtel Ritz de Londres. Ce triste fait divers défraya la chronique en mars 1953[75].
Le XXIe siècle
Les éoliennes
Pléchâtel possède déjà quatre éoliennes, d’une hauteur de 64 mètres (4 MW, 10 GWh, société Innovent), en activité depuis 2008, implantées à proximité de l'usine Sopral et de la carrière de Pléchâtel, au lieu-dit La Belle Epine[76]. Un projet de 3 ou 4 éoliennes, qui auraient culminé à 180-220 mètres de hauteur, a été projeté par la société privée Salvéo, sur la ligne de crête entre la Faroulais et Saint-Saturnin ; la municipalité a donné un avis défavorable en 2019[77].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[78]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[79].
En 2023, la commune comptait 2 833 habitants[Note 28], en évolution de +1,58 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Le parc éolien de La belle Epine, d'une puissance nominale de 4 MW, est exploité depuis 2008 sur le territoire de la commune par l'entreprise InnoVent[82].
Lieux et monuments
Vestiges préhistoriques et antiques
- Le menhir de Pierre Longue ou de Perrain ou de Perrin : situé au sud du Moulin de Quénouard[83] ;
- Le menhir du Perrin (Pierre-Longue) vers la fin du XIXe siècle (dessin de Théophile Busnel, Musée de Bretagne).
- Le menhir de la Pierre-Longue.
- Le menhir de la Pierre-Longue (dessin d'Émile Dudoret, Musée de Bretagne)
- Dolmen ruiné de Pierre-Blanche.
- Le dolmen ruiné de Pierre-Blanche, situé entre le village du Châtellier et celui de la Guinois, inscrit en 1980 au titre des Monuments historiques[84] ;
- Le menhir de la Hammonais déplacé près de la grotte de Pontmain.
- Alignement détruit appelés les Pierres-Blanches : cinq pierres de quartz blanc alignées au coin d'un champ (le Champ des Meules) recouvraient un trésor gardé par la Levrette blanche. "La payenne", animal fantastique, prenait plaisir dans ses folles équipées, à culbuter les passants.
Une autre légende raconte que Notre Dame filait un jour en portant la pierre longue sur la tête et les pierres blanches dans son tablier. Lorsqu'elle se baissa pour relever son fuseau tombé à terre, la première de ces pierres s'enfonça dans le sol et les autres s'envolèrent dans le Champ des Meules. - Sépulture mégalithique et tertre des Landes[85] ;
- Des traces de fortification au Châtellier, à Rochefort, à Riadun et à la Motte-Marlin.
- La voie romaine de Nantes à Rennes et celle d'Angers à Carhaix.
- Des vestiges de villas et thermes gallo-romains.
Architecture civile
- Le château de Mainténiac (XVIIe-XIXe siècle). Ce château est mentionné dès 1086 dans le cartulaire de Redon. Propriété successive de Guillaume Guillou (en 1427), puis des familles Challot (en 1544, en 1556), Chéreil (en 1668), Robinault (en 1728), Desclos seigneurs de La Molière (en 1754) et au XIXe siècle, des familles Leveil, Dréo, Simon, Pierre Delaitre, Delahaye et Fabre (en 1975). La chapelle privative est édifiée par François Chéreil en 1671. La construction actuelle remonte au XVIIe siècle. Le château est remanié au XIXe siècle[86] ;
- Le château de Mainténiac au début du XXe siècle (carte postale).
- L'ancienne chapelle du château de Mainténiac au début du XXe siècle (carte postale).
- Le château de Mainténiac vers 1925 (carte postale, Musée de Bretagne).
- Le château du Plessis-Bardoult, restauré. Plessis-Bardoult possédait jadis un droit de haute justice. C'est là, semble-t-il, que naquit Jacques Bardoul, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et défenseur de Rhodes[87] contre Mehmed II en 1480. En 1340, le domaine du Plessis-Bardoult appartient à Pierre de Neufville. Du XIVe au XIXe siècle, le domaine est la propriété successive des familles Bardoult, Neufville (en 1427 et en 1562), Le Mesnager (en 1570), Tanoüarn (vers 1641), Simon et d'Andigné (au milieu du XVIIIe siècle). Entre 1562 et 1598, Le Plessis-Bardoult est le siège de cérémonies protestantes et d'actions anti-catholiques. La chapelle actuelle remplace l'édifice primitif construit en 1600[88] ;
- Le château du Plessis-Bardoult et son bois vus de Saint-Malo-de-Phily.
- Gros plan sur la partie ancienne du château.
- Le château, devenu maison de retraite, en 2010.
- La chapelle du château, vue extérieure d'ensemble.
- La chapelle du château, vue extérieure, façade.
- Le manoir du Pont-Neuf (fin XVIIe siècle-début XVIIIe siècle). On y signale une chapelle datée de 1709 et détruite au XIXe siècle. Le Pont-Neuf semble avoir été le théâtre de deux batailles, l'une en 578 (dans laquelle Guéroch, comte de Vannes, battit les Francs du roi Chilpéric Ier), l'autre en 843, où Erispoë et le comte Lambert furent battus par les Francs de Rainald, comte de Nantes[89] ;
- Le Pont-Neuf, sur les bords de la Vilaine, au début du XXe siècle (carte postale).
- Le manoir de La Touche (fin XVIe siècle ou début XVIIe siècle). Il possède une chapelle privée. Propriété successive des familles Georges Godet seigneur de la Ville-Harel (en 1589), Chereil, sieurs de Minténiac, Chérel (en 1659) et du marquis de Marboeuf[90] ;
- Le manoir de la Pungerais (XVIe-XVIIe siècle). Propriété de la famille Guillemot puis de la famille Chérel en 1679[91] ;
- Le manoir de Riadan ou Riadin. Maison de maître des ardoisières de Riadun, propriété successive des demoiselles de Branbuan (début XXe), de la famille Berhaud (1939) conservateur du musée de Rennes, de la famille Beunet (1969), et de la famille Bertaux (depuis 2011)[92] ;
- La propriété de Riadan [Riadin] au début du XXe siècle (carte postale).
- Le manoir de Trélan. Propriété des seigneurs de Trélan en 1375 ; le nouveau manoir, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle par l'architecte Jean-Marie Laloy, est en 1872 propriét de M. Jousset, alors maire de Pléchâtel[93] ;
- Le château de Trélan au début du XXe siècle (carte postale).
- Le château de Trélan au début du XXe siècle (carte postale).
- L'ancien manoir du Perrain ou Perrin (XVIe siècle), situé près du menhir de Pierre-Longue. Propriété de la famille Guillemot.
- L'ancien manoir de la Motte. Propriété de la famille Trélan en 1660.
- L'ancien manoir du Perray. Propriété de la famille Chérel en 1689.
- L'ancien manoir du Bois-Tenet.
- Le puits du manoir de La Touche (XVIe siècle).
- De nombreuses maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[94] ;
- La maison des Portes Morlaises (1607)[95]
- Maison des Portes morlaises : la façade.
- Maison des Portes Morlaises, lucarne.
- De nombreuses forges existaient autrefois sur la lande de Bagaron (XIIe siècle).
- Le haut-fourneau ou forges du Plessis-Bardoult (XVIIIe-XIXe siècle), situé au lieu-dit les Forges. Construit en schiste rouge, il fut édifié en 1828 par Anne-Marthe Roland, comte Onffroy. Durant tout le XIXe siècle, le haut fourneau est alimenté en minerai de fer provenant de la lande de Bagaron[96] ;
- 6 moulins dont les moulins à eau de Macaire (Moulin de Macaire)[97], de l'Ardouais (1740), de Quénouard, de la Huais, de Rolland ;
- Le moulin de Macaire au début du XXe siècle (carte postale, Musée de Bretagne).
- Le village de Macaire et le pont du Moulin au début du XXe siècle (carte postale).
- Le déversoir de l'écluse de Macaire.
- Le moulin de Macaire vu de La Borde en Pléchâtel.
- Les ardoisières de Riadun (XVIIIe-XIXe siècle).
- Les ardoisières de La Borde (XIVe-XVIIe siècle). Elles sont situées sur la Butte de Huneau surplombant la Vilaine. Ce sont des anciennes carrières de schistes ardoisiens briovériens, subverticaux ; sur le front de taille nord, admirable chapelet lenticulaire de wackes quartzeuses à faciès « grès-quartzite », Durant la Seconde Guerre mondiale, un homme y venait creuser chaque jour, à la recherche d'un légendaire trésor.
- L'école libre de garçons, près de l'église, remplace l'ancien hôtel de la Tonneraye qui appartenait en 1560 à la famille Chérel.
- La maison de la Houitière, appelée encore la Ville Rouge et située au village du Châtellier.
- Les fermes du château du Plessis-Bardoult, (La Minaurais, La Métairie d'Ahaut, La Borde, La Préchetais, La Porte, La Corvaiserie) possèdent des maisons d'habitation à l'architecture identique (début XXe). Les fenêtres à l'entourage en brique offrent les proportions du nombre d'or esthétiquement parfaites.
- La gare de Pléchâtel mise en service en [98], par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, soit deux ans après l'inauguration de la ligne. On y découvre deux anciennes maisons bourgeoises avec vieux palmiers et l'ancienne poste de Pléchâtel.
- L'ancienne carrière de « schistes pourprés » du faciès « Le Boël », entre la ferme de la Minaurais et celle de la Jeussais.
Architecture religieuse
- Le calvaire du XVe siècle, situé place de la mairie : croix monolithe d'une grande beauté. Elle est couverte d'un toit à quatre faces surmonté d'un petit clocheton carré figurant sur ses faces une sainte Trinité, une Vierge et deux anges. Le fût présente en bas relief sur chaque face trois apôtres superposés abrités dans des niches en arc brisé et accompagnés d'inscriptions gothiques. La croix est classée en 1908 au titre des monuments historiques[99] ;
- La croix monolithe au début du XXe siècle (carte postale).
- Vue d'ensemble du calvaire
- Fût et partie sommitale.
- Partie sommitale.
- Saint Jacques le Majeur avec bâton et aumônière.
- Détail.
- L'église Saint-Pierre (1884 - 1891), œuvre de l'architecte Henri Mellet. L'église primitive romane est démolie en 1892. L'ancienne église se composait d'une nef romane (un arc triomphal, accosté de deux autels, la séparait du chœur), de deux collatéraux, d'un chœur à chevet droit et de deux chapelles. Le chœur, les collatéraux et les chapelles dataient du XVIe et du XVIIe siècle. Le chœur, qui avait été refait en 1789, renfermait jadis les armes et l'enfeu des prieurs de Pléchâtel[100] ; l'église actuelle a conservé un mobilier religieux d'intérêt patrimonial (bénitier, calice, ciboire, etc..[101], ainsi qu'un tableau "Mise au tombeau" provenant de l'ancienne église paroissiale[102] ;
- Vue extérieure d'ensemble.
- Façade.
- Portail principal (sur la façade).
- Le chevet.
- Flanc sud.
- L'ancien prieuré (XVIIe siècle). Les moines occupaient le prieuré jusqu'à la fin du XVIIe siècle. L'édifice devient ensuite la propriété de la seigneurie du Plessis-Bardoult. Acheté par Mlle Giffart, il devient la propriété de M. Lohier de La Motte, curé de Pléchâtel, qui le remet aux sœurs de la Charité de Saint-Louis. L'édifice devient en 1949 une maison de repos et de convalescence. On prétend que sa chapelle privée se trouvait dans un champ voisin appelé la Vigne. Le prieuré possédait jadis un droit de haute justice[103] ;
- La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette (1812-1889).
- La chapelle Saint-Saturnin ou Saint-Saulny (1709-1715). Jadis frairienne, on voit près d'elle une fontaine. Vers le XVIIIe siècle, un prieuré se situait près de la chapelle[104] ;
- La chapelle du Châtellier, de style néo-roman, construite de 1880 à 1885 par l'architecte Arthur Regnault[105] ; elle possède un mobilier religieux répertorié (custode, ciboire, calice, ostensoir, chaire à prêcher, etc..
- Chapelle du Châtellier, vue extérieure, façade.
- Portail occidental.
- Chapelle du Châtellier, vue extérieure, flanc sud.
- Chapelle du Châtellier, porte dans la costale sud de la nef.
- Fenêtre de la costale sud de la nef.
- La chapelle du Plessis-Bardoult, édifiée en 1600 et reconstruite vers 1850.
- L'ancienne chapelle Saint-Éloi, dite aussi chapelle de Bagaron (XIe siècle ou XIIe siècle), de style roman, mais très remaniée depuis[106]. Jadis frairienne, on voit encore l'enclos de son cimetière.
- L'ancienne chapelle de La Touche (XVIIIe siècle), disparue dès la fin du XIXe siècle.
- L'ancienne chapelle Saint-Martin, située dans le cimetière et démolie en 1845. Il s'agit d'une ancienne dépendance du prieuré.
- L'ancienne chapelle du Marin, située au bourg de Pléchâtel, sur la route de Bain-de-Bretagne. Elle aurait été édifiée par un marin en exécution d'un vœu.
- L'ancienne chapelle Saint-Melaine : « Dans la commune de Pléchatel on découvre sur les bords d'un ruisseau les ruines de la chapelle de saint Melaine, curieuse par sa fontaine qui coule dans la muraille du chevet, au-dessous même de l'ancien autel. Les paysans de la contrée vont en pèlerinage à Saint-Melaine pour avoir de la pluie. Ils y portent comme offrande des pieds de cochon, et l'un des pèlerins asperge, avec l'eau de la fontaine, un morceau de bois, dernier débris du saint, en disant : "Saint Melaine, mon bon saint Melaine, Arrose-nous comme je t'arrose" »[107].
- L'oratoire du Sacré-Cœur.
- La chapelle (oratoire) du Sacré-Cœur vers 1910 (carte postale).
- Oratoire du Sacré-Cœur : vue extérieure d'ensemble.
- Oratoire du Sacré-Cœur, façade.
- Vue intérieure.
Patrimoine naturel
- Le Chêne de Breslon, chêne pédonculé au tronc de six mètres de circonférence. Ce chêne rouvre de 27 mètres de hauteur, aurait été planté en 1598 par le roi de France Henri IV durant son passage à Bain-de-Bretagne revenant de la signature de l'Édit de Nantes.
- Le chêne de Breslon.
- L'if (conifère) séculaire du lieu-dit le Châtaignier situé entre La Borde et la Jeussais. Cet If (Taxus) est au moins tri-centenaire.
- Les étangs et le bois du Plessis-Bardoult.
- Les Landes de Bagaron : cette lande s'étend jusqu'au Port-Neuf.
- Les landes de Bagaron.
- Les landes de Bagaron.
- Les landes de Bagaron.
- Les landes de Bagaron.
Panoramas sur la vallée de la Vilaine

- La levée de Pléchâtel : falaise de schiste dans laquelle ont été creusés des grottes et escaliers. Le site fut aménagé durant l'hiver 1812 par le curé de la paroisse pour donner du travail à la population.
« Prenons ce chemin escarpé qui est devant nous : après quelques minutes de marche, nous atteignons ce que l'on appelle dans le pays la levée de Pléchatel. Dans le roc se voient de petites chapelles, qu'un brave curé de la localité fit creuser pour occuper des paysans de la contrée qui souffraient des rigueurs de l'hiver et leur venir ainsi en aide. Cet endroit ne pouvait être mieux choisi à la fois pour la prière et le recueillement et aussi pour sa situation privilégiée, en face de cette vallée au fond de laquelle serpente à perte de vue la Vilaine, dominée par le château de la Molière [en Saint-Senoux], qu'entoure un parc aux arbres séculaires[108]. »
- Le rocher d'Uzel
- Le pont ferroviaire de Cambrée
- Le pont de la Charrière d'où l'on peut voir la confluence entre la Vilaine et le Semnon.
- La butte de Huneau d'où l'on peut voir l'écluse et le moulin de Macaire.
Conte
- Adolphe Orain : Le panier de pêches. Le conte se termine ainsi : « Jamais mariage ne fut plus beau et l'on en parle encore à Pléchâtel où il se fit du temps que le roi breton Salomon habitait cette paroisse »[109].
Figures locales
- Amand Franco, mouleur aux Forges du Plessis-Bardoult, fondateur de la Fonderie Franco de Châteaubriant[110] ,[111].
- Joseph Marchand, Chef de gare à Pléchatel et grand résistant (branche du réseau Overcloud), guillotiné à la prison de Charlotennburg (Berlin). Chevalier de la légion d'honneur.
- Baron Delaitre, intendant général, propriétaire du château de Mainteniac.
- Maurice Gautier, archéologue aérien, né à Pléchâtel, découvreur de 3500 sites archéologiques[112] Archéologie aérienne .
- Fred Brûlé natif du Châtellier, écrivain, historien et humaniste[113].
Personnalités liées à la commune
- Waroch, roi breton, ayant refusé de payer le tribut à Chilpéric, roi de France, est attaqué par une armée de 20 000 francs, aux environs du pont romain du Port-Neuf en l'an 578[114]. Waroch gagne, demande la paix et obtient Vannes moyennant le versement d'un tribut annuel[115].
- Erispoë roi de Bretagne, fils de Nominoë, livre une bataille au Port-Neuf contre les troupes de Charles le Chauve commandées par Renaud de Nantes (Rainald), en l'an 843 (Bataille de Messac). Il y est battu.
- Foulque Bardoul (XIVe siècle), prélat français issu de la famille Bardoul et Garde des sceaux de France[116] en 1349.
- Jacques Bardoul, de la famille du Plessis-Bardoult (XVe siècle), chevalier de Rhodes aux côtés du grand maître Pierre d'Aubusson défenseur de Rhodes[117] en 1480[118].
- Roland de Neufville (1530-1613) évêque de Léon de 1563 à 1613, fils de Renaud de Neufville, seigneur du Plessis-Bardoult.
- Mère Saint-Louis , née Louise-Élisabeth de Lamoignon, béatifiée, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Elle a créé en 1816 une maison de Charité à Pléchâtel.
- Anne-Marthe Roland Onffroy de Vérez, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, exilé en Jamaïque et propriétaire du Plessis-Bardoult[119].
- Jules-Henry Onffroy de Vérez, explorateur en Amérique du Sud (Chili, Pérou)[119] a passé son adolescence au château du Plessis-Bardoult.
- Pierre Richard de La Pervanchère, officier de cavalerie, propriétaire du Plessis-Bardoult (XIXe siècle).
- Georges Dottin (1863-1928) linguiste et professeur d'université. Auteur d'un glossaire du parler et d'un relevé des traditions de Pléchâtel.
- Adolphe Orain, (1834-1918) historien, auteur de Contes du pays Gallo (contes sur les Landes de Bagaron et le Rocher d'Uzel).
- Charles Nodier (1780- 1844), membre de l'Académie française, romancier du mouvement romantique. Il a vécu au château de Trélan.
- Le père Daniel Brottier, directeur de l'Œuvre des Orphelins apprentis d'Auteuil, béatifié par Jean-Paul II, fondateur de l'ancienne maison de retraite du Plessis-Bardoult.
- René Patay (1898-1995), médecin biologiste, pilote de l'escadrille des Cigognes), maire de Rennes, a lancé l'idée d'une maison de retraite pour les vieux combattants de l'Union nationale des combattants (UNC)[120].
- Le général Weygand (1867-1965), membre de l'Académie française, a inauguré la maison de retraite du Plessis-Bardoult le en présence de 100 000 personnes[121].
- Fidèle Simon, député de la Loire-Atlantique Gauche républicaine (1871-1885), décédé en 1911 dans sa propriété du Plessis-Bardoult[122].
- Marc Aubert (1912-1939), officier de marine dont la compagne est née à Pléchâtel.
- Le général de corps aérien René Chesnais (décédé en 2014, ancien maire de Baulon), président de l'Union Nationale des Combattants du Plessis-Bardoult[123].
- Laure Sinclair actrice.
- Émile Janier (1909-1958), orientaliste arabisant et berbérisant français, de parents agriculteurs originaires de Pléchâtel.
- Yves Jaigu (1924-2012), homme d'audiovisuel français, directeur à l'ORTF, à France-Culture et à FR3, propriétaire du Château de Trélan.
- Henri Dès auteur-compositeur-interprète suisse francophone. Une école pléchâtelloise porte son nom.
- Fant Rozec (1911-2001), poétesse, romancière et dramaturge de langue bretonne, proche du nationalisme breton, décédée à Pléchâtel.
- Jean-Marc Brûlé, (1965-2023), homme politique français, y est mort.
Annexes
Bibliographie
- Jacques Briard et Yves Lecerf, « Parures de l'âge du Bronze : les bracelets décorés d'Acigné et Pléchâtel », Annales de Bretagne, t. 82, , p. 107–114 (DOI 10.3406/abpo.1975.2765, lire en ligne, consulté le )
- Georges Dottin et J. Langouët, Glossaire du parler de Pléchâtel (canton de Bain, Ille-et-Vilaine) : précédé d'une étude sur les parlers de la Haute-Bretagne : et suivi d'un relevé des usages et des traditions de Pléchâtel, Rennes et Paris, Plihon Hommay et Welter, , In-8, bradel cartonnage bleu, dos orné, couverture parcheminée (Reliure moderne) (lire en ligne)
- Jean-Yves Tinévez (dir.), « Le site de La Hersonnais à Pléchâtel (Ille-et-Vilaine) : un ensemble de bâtiments collectifs du Néolithique final », Revue Archéologique de l'Ouest, 2004 (isbn 2-913745-20-2), p. 255 (lire en ligne, consulté le )
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Pléchâtel sur le site de l'Institut géographique national
- « Insee - Résultats du recencement de la population - 2009 » (version du sur archive.org)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

