Rébellion de Laurent Nkunda et du CNDP
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| Date | 2004 – (5 ans) |
|---|---|
| Lieu | Nord-Kivu, république démocratique du Congo |
| Issue | Signature d'un accord de paix en |
Soutien : |
| 6 000 à 8 000 hommes[1] |
Batailles
Insurrection des ADF (depuis 1996)
- Massacre de Béni
- Bataille de Semuliki
- Massacres d'Oicha
- Attaque de la prison de Béni
- Massacres de mai 2020
- Attentats de 2021 en Ouganda
- Attentat de l'église de Kasindi
- Massacre de Makugwe
- Massacre de Mukondi
- Massacre de Kirindera
- Massacre de l'école de Mpondwe
- Massacre de Kasanga
- Massacre de Komanda
- Massacre de Ntoyo
- Massacre du centre de santé de Biambwe
Présence et activités des FDLR (depuis 2000)
Rébellion du CNDP (2004-2009)
Rébellion du M23 (2012-2013)
- Bataille de Goma (2012)
Conflit du M23 (depuis 2021)
Conflit entre la RDC et le Rwanda (2022-2025)
La rébellion de Laurent Nkunda et du CNDP (2004–2009) est un conflit armé qui s’inscrit dans le cadre de la guerre du Kivu dans l'est de la république démocratique du Congo (RDC), elle-même liée aux répercussions de la deuxième guerre du Congo (1998–2003). Menée par le général Laurent Nkunda, un ancien officier congolais desForces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) d’origine tutsi. Cette insurrection vise officiellement à protéger les communautés Banyamulenge et Tutsi du Nord-Kivu contre les exactions des milices Hutu rwandaises, tel que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), fondé en 2006 par Laurent Nkunda, devient rapidement l’un des groupes rebelles les plus puissants de l’est de la RDC (avec les FDLR), bénéficiant d’un soutien présumé du Rwanda et de la communauté Tutsi locale. Entre 2004 et 2009, les affrontements entre le CNDP, les FARDC et les FDLR provoquent des dizaines de milliers de morts et le déplacement massif de populations civiles.
En , après un accord entre les chef d'Etat congolais et rwandais, Laurent Nkunda est arrêté et le CNDP signe un accord de paix avec le gouvernement de la RDC, marquant la fin officielle de cette rébellion. Cependant, les tensions persistent dans la région, avec la création ultérieure du Mouvement du 23 mars en 2012, un autre mouvement rebelle dont les officiers sont issues majoritairement des rangs du CNDP.
Déroulement
2004 : Prise de Bukavu
Fin , des affrontements éclatent dans la ville de Bukavu, des soldats fidèles au colonel Jules Mutebutsi s'opposent aux Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) dirigé par le Général Félix Mbuza Mabe, commandant de la 10e région militaire. Les deux parties se rejettent la faute quant à l'origine des heurts[8], et près de 3 000 civils[9],[10], principalement des Banyamulenge, fuient vers Cyangugu au Rwanda, dans la crainte de persécution. Laurent Nkunda, à la tête de trois à quatre mille hommes[8], part de Goma pour prêter assistance à Mutebutsi[11], et le , Bukavu tombe au main des troupes rebelles, qui repoussent les FARDC dans les collines alentour[8],[12]. Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi ont affirmé que leurs actions visaient à protéger d'un génocide la communauté Banyamulenge de Bukavu perpétré par les FARDC[13],[14],[15]. Bien que des exactions à l'encontre de cette communauté aient bien eu lieu, les conclusions de l'enquête de la MONUC contredisent les affirmations des officiers renégats, en excluant la possibilité d'un génocide[13],[16]. Durant la période des combats à Bukavu, des violations de droits humains et des crimes de guerre, documenté par Human Rights Watch[10], ont été perpétrés aussi bien par des soldats de l'armée régulière, sous le commandement du général Mabe, que par les forces armées rebelles[13],[17].
Le , à la suite des négociations avec les forces de maintien de la paix des Nations unies[17], les occupants se retirent de Bukavu[17],[18], et se replient dans les forêts du Masisi, et les FARDC reprennent le contrôle de la ville.
Les forces rebelles se scindent, une partie s'enfuyant vers le Rwanda sous les ordres de Jules Mutebutsi après avoir été chassée de Kamanyola par les FARDC avec l'aide de la MONUC[12],[19],[20]. Plus de 150 000 rwandophones (comme Nkunda) ont, selon les observateurs, fuit le Sud-Kivu pour le Nord-Kivu par peur de représailles de la part de l'armée de la RDC[21].
2005 : Défections, discours belliqueux et mandat d'arrêt
En , Laurent Nkunda appelle à la dissolution du gouvernement de transition, qu'il accuse de corruption, et menace de prendre des mesures militaires pour se débarrasser du « clan Kabila »[22]. De nombreux déserteurs de l'armée régulière, des anciens combattants du RCD-Goma réfractaire au brassage[note 1], viennent renforcer ses rangs[26]. À la fin de l’année 2005 ce sont plus d'un millier de soldats qui ont fait défection pour rejoindre Nkunda, issu principalement de la 82e brigade, mais aussi des 81e et 83e brigades[22].
En , les autorités congolaises émettent un mandat d’arrêt international contre Nkunda pour constitution d'un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et crimes contre l’humanité[27],[28]. Ce mandat mentionne spécifiquement des actes de massacres, de torture et de viols[28]. Le , le Conseil de sécurité des Nations unies inscrit Nkunda sur la liste des personnes visées par des sanctions (gel des avoirs et interdiction de voyager) pour avoir violé l’embargo sur les armes lors de la crise de Bukavu en 2004[29]. Malgré ce mandat d'arrêt, la MONUC refuse d'opérer son arrestation, arguant que « M. Laurent Nkunda ne représente pas une menace pour les populations locales, et nous ne pouvons dès lors justifier aucune action contre lui »[30].
Fin 2005, le déploiement de la 5e brigade intégrée de l’armée congolaise dans le territoire de Rutshuru, occupé par le RCD-Goma depuis plusieurs années va entrainer une nouvelle phase de combats. Sous le commandement du lieutenant-colonel Shé Kasikila, ancien officier Maï-Maï, la brigade mène des opérations de bouclage et de fouille pour récupérer des armes distribué aux civils par d’anciens cadres du RCD-Goma. Par ailleurs Kasikila contribue à mettre à jour l’existence de fosses communes attribuées par les habitants à des massacres commis par l'armée rwandaise et l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) contre des civils hutus lors de la première guerre du Congo en 1996-1997[31]. En réaction, Laurent Nkunda l’accuse de maltraiter les Banyarwanda et lance une offensive contre la ville de Rutshuru et les villages environnants, contraignant Kasikila à se replier. Ces événements provoque une rupture politique et militaire : le gouverneur Serufuli, qui depuis la prise de Bukavu à changer de position et se rapproche de Kabila[32], condamne les actions de Nkunda, tandis que plusieurs officiers hutu de haut rang, dont le colonel David Rugayi, commandant de la 83e brigade et président de l'organisation militaire de Nkunda, le Conseil militaire pour la défense du peuple (CMDP) et le colonel Smith Gihanga, commandant de la 81e brigade, et environs 1 400 soldats font défection de Nkunda, et rejoignent l’armée nationale. mettant fin l’alliance hutue-tutsie érigée les années précédente par le RCD-Goma dans la région[31].
2006 : Élection présidentielle et création du CNPD
En , les troupes de Nkunda affrontent les troupes régulières congolaises, puis de nouveau en aux environs de Sake[33]. La MONUC dénonce les crimes de guerre commis par les FARDC[34].
Le , quelques jours avant le premier tour des élections présidentielles, Laurent Nkunda officialise la création du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) lors d'une conférence de presse dans le Nord-Kivu[35],[36]. Son programme consiste en la défense des intérêts et la protection de la communauté Tutsi, la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)[note 2], qui a cette époque sont le groupe armé le plus important de l'est du pays[37], ainsi que le retour en RDC des Tutsi congolais vivant dans les camps de réfugiés au Rwanda[38],[39]. À cette époque, les forces de Nkunda comptent plusieurs milliers de soldats, et contrôlent une grande partie des hauts plateaux de Masisi[40].
Au cours des premier et deuxième tours contestés et violents de l'élection présidentielle congolaise de 2006, Nkunda déclare qu'il respecterait le résultat des urnes[41],[42],[43]. Le , soit un jour avant que la Cour suprême de la république démocratique du Congo confirme la victoire de Joseph Kabila au second tour de l'élection présidentielle, les forces de Nkunda lancent une offensive majeure contre la 11e brigade des troupes gouvernementales à Sake[44], affrontant également des troupes de la MONUC[45]. L'attaque pourrait ne pas être liée au résultat de l'élection, mais plutôt au « massacre d'un Tutsi proche de l'un des commandants du groupe ». Les Nations unies appellent le gouvernement à négocier avec Nkunda, et le ministre de l'Intérieur, le général Denis Kalume, est envoyé dans l'est du pays pour entamer des négociations[46].
Le , des troupes du RCD-Goma, commandés par Nkunda, attaquent des positions de l'armée régulière au Nord-Kivu. Avec l'assistance militaire de la MONUC, l'armée gouvernementale parvint à reprendre le terrain et 150 rebelles sont tués dans l'opération. Environ 12 000 civils congolais fuient vers le district de Kisoro en Ouganda[47]. Ce même jour, une roquette tirée de la république démocratique du Congo vers Kisoro tue sept personnes[48].
2007
Au début de l'année 2007, le gouvernement congolais tente de contenir la menace que représente Laurent Nkunda en essayant d'intégrer ses troupes au sein de l'armée congolaise. Pour ce faire Kinshasa négocie avec le Nkunda un accord de mixage[26],[49],[50], à la différence du brassage, lors du mixage les combattants ne sont pas envoyé immédiatement dans un autre région lors de leur intégration dans les FARDC[50]. Cependant, ceci n'aboutit pas, et il apparaît qu'entre janvier et , Nkunda contrôlait désormais cinq brigades plutôt que deux.
Le , Jean-Marie Guehenno, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé du maintien de la paix, déclare que « les forces de M. Nkunda sont la seule menace sérieuse contre la stabilité dans la RD Congo »[51].
Fin 2007, l'instabilité au Nord-Kivu, largement attribuée aux affrontements entre les troupes de Nkunda et les milices hutu, était à l'origine du déplacement de plus de 160 000 personnes. Au cours de négociations entre Nkunda et le gouvernement pour intégrer ses troupes, Nkunda garde le contrôle de plusieurs unités, qui continuent à lui obéir après l'échec des négociations.
La BBC accuse Nkunda de recevoir l'aide du Rwanda[52].
À la fin août, Nkunda retire ses hommes des brigades mixtes Nkunda/FARDC et commence à attaquer les troupes gouvernementales qu'il accuse d'aider les milices hutu à attaquer les milliers de Tutsi présents dans le Kivu.
Début septembre, les forces de Nkunda assiègent une position gouvernementale au Masisi, et les hélicoptères de la MONUC doivent transporter des soldats gouvernementaux pour les évacuer de la ville[53]. Le , après l'annonce par les forces des FARDC de la mort de 80 hommes de Nkunda à la suite d'un raid d'un hélicoptère Mil Mi-24, Nkunda appelle le gouvernement à revenir vers les termes d'un accord de paix. Selon lui « C'est la partie gouvernementale qui a brisé le processus de paix » et il demande au gouvernement de réintégrer le processus de paix[54].
En septembre, les hommes de Nkunda vident une dizaine d'écoles secondaires et quatre écoles primaires, où ils enrôlent de force des enfants-soldats. Selon les Nations unies, les filles furent emmenées comme esclaves sexuelles, les garçons comme soldats[55]. Des milliers de civils quittent leurs maisons pour rejoindre les camps de réfugiés[56].
Le gouvernement impose le une date limite au désarmement des troupes de Nkunda. Sans réaction de la part de ce dernier, les FARDC marchent vers la position principale de Nkunda : Kichanga. Des milliers de civils fuient les combats entre les troupes de Nkunda et les Mai-Mai pro-gouvernementaux de Bunagana vers Rutshuru qu'ils atteignent après plusieurs jours de marche. Plusieurs informations font état de combats entre les troupes gouvernementales et celle de Nkunda aux environs de Bukima, à proximité de Bunagana, ainsi que de fuite de civils vers l'Ouganda. Le nombre total de déplacés depuis le début de l'année est estimé à plus de 370 000 personnes[57].
Au début , les troupes de Nkunda s'emparent de la ville de Nyanzale, à environ 100 km au nord de Goma. Trois des villages des environs sont également pris, et les positions de l'armée gouvernementale abandonnées[58]. Une offensive gouvernementale au début décembre reprend la localité de Mushake le par la 82e brigade, et de la route qui la traversait[59]. Ceci suit l'annonce par la MONUC que celle-ci était prête à fournir de l'artillerie aux offensives gouvernementales. Lors d'une conférence régionale à Addis-Abeba, les États-Unis, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda s'engagent à soutenir les forces gouvernementales et non pas les « forces négatives »[60]. Nkunda reprend cependant Mushake le , ainsi que la localité de Karuba[61],[62],[63].
Avec l'ampleur des revers subis par l'armée gouvernementale en 2007, des doutes se font jour quant à sa capacité opérationnelle et à la fidélité de ses dirigeants en place, incapables de résister avec 20 000 hommes aux 4 000 miliciens de Nkunda[64]. Les pertes gouvernementales subies au cours de la bataille de Mushake sont considérables : sur environ 6 000 hommes engagés, 2 600 militaires ont été tués dont 2 000 policiers en tenue militaire et 600 éléments de la garde républicaine et 600 blessés. Le matériel saisi par les rebelles est également impressionnant : 6 tonnes de munitions, dont des munitions d’hélicoptères, 45 blindés, 20 lance-roquettes, 15 000 caisses de grenades, 6 000 caisses de fusil militaire FAL, ainsi que 15 missiles sol-air[64]. C'est la plus importante défaite de l'armée gouvernementale depuis la bataille de Pweto en . La fiabilité de certaines troupes de la MONUC est également mise en cause[65].
Nkunda annonce le qu'il est prêt à ouvrir des pourparlers de paix[66]. Le gouvernement répond positivement et, après un report, les pourparlers s'ouvrent le [67],[68] à la conférence de Goma[69].
Quelque 200 écoliers auraient encore été enrôlés par les forces de Nkunda le [70]. De violents combats entre les forces de Nkunda et des milices Maï-Maï sont par ailleurs intervenues le [71].
2008-2009 : accord de paix de Goma et arrestation de Laurent Nkunda
Les partisans de Nkunda décident de participer aux négociations, mais quittent la conférence de Goma le , après la tentative d'arrestation de l'un d'entre eux[72]. Ils reviennent cependant à la table des négociations[73].
Les pourparlers se déroulent jusqu'au [74], et un accord est presque trouvé le [75]. Il est finalement reporté au malgré des discussions liées aux cas de crimes de guerre[76]. Le traité de paix est finalement signé le , et inclut une déclaration de cessez-le-feu immédiat, un retrait du Nord-Kivu des troupes de Nkunda, le retour au village de milliers de civils, et l'immunité des forces de Nkunda[77].
Ni les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ni le gouvernement du Rwanda n'ont pris part aux discussions, ce qui pourrait hypothéquer la valeur de l'accord[78],[79].
En , l'accord de paix tient toujours, mais n'a pas empêché des combats entre les FARDC et FDLR, et les civils continuent à être victimes d'atrocités[80].
En , à la suite de nouvelles attaques de Nkunda, une internationalisation du conflit se profile[81]. Selon Stewart Andrew Scott, Nkunda défend alors publiquement l’idée d’un fédéralisme, suscitant des craintes quant à une possible intégration économique de l’est de la RDC avec le Rwanda et l’Ouganda[82]. Parallèlement, selon Kris Berwouts, il élargit son discours à des thèmes de réforme de l’État et réévaluation des contrats miniers passé avec les entreprises chinoises, ce qui contribue à modifier son image politique et à inquiéter ses soutiens régionaux, en particulier au Rwanda[83].
Le , la ville de Rutshuru est menacée par les rebelles. Goma est également assiégée et attaquée, ce qui motive une intervention d'hélicoptères de la MONUC contre les rebelles[84]. La ville est cependant abandonnée par les troupes gouvernementales le [85].
À la suite d'un retournement d'alliance, les gouvernements rwandais et congolais lancent une opération militaire combinée le menant à l'arrestation de Laurent Nkunda au Rwanda le au soir[86].
Le , le CNDP signe un traité de paix avec le gouvernement dans lequel il accepte de devenir un parti politique en échange de la libération de ses prisonniers et d'une meilleure prise en compte de la communauté des Tutsis congolais, notamment en donnant trois ministères au CNDP à la suite de l'élection présidentielle du Congo-Kinshasa de 2011[réf. nécessaire].
Notes et références
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Guerre du Kivu » (voir la liste des auteurs).
Notes
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Guerre du Kivu » (voir la liste des auteurs).
- ↑ A l'issue de la deuxième guerre du Congo, conformément à l'accord global et inclusif, une des priorités du gouvernement de transition de la RDC, est le démantèlement des forces armées rebelles du pays et la formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée.
Pour ce faire un programme national pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (PNDDR) est mis en place.
Le , la Commission nationale de désarmement et de réinsertion sociale (CONADER) est créé par décret présidentiel[23]. Elle a pour objectif d'élaborer les critères de désarmement, démobilisation et proposer les mécanicismes de réinsertion ainsi que de planifier les activités en rapport avec le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion[24].
De son côté l'armée à la charge du brassage, un processus consistant en l'intégration des différents groupes armés rebelles congolais au sein de la nouvelle armée nationale. Afin de créer une armée non partisane, après une formation de 45 jours, les anciens soldats sont affectés dans de nouvelles brigades de l'armée régulière, en divers endroits du pays, différents de leurs zones de combats initiales [25]. - ↑ Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont un groupe armé hutu, avec pour objectif la reconquête du pouvoir au Rwanda, et dont certains membres auraient participé au génocide des Tutsi en 1994. Le gouvernement rwandais considère les FDLR comme une menace pour la sécurité du Rwanda. Durant les différents conflits, les FARDC, tour à tour, combattent ou s'allient aux FDLR, un reproche récurrent de Kigali aux différents gouvernements congolais.
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Voir aussi
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- Stewart Andrew Scott, Laurent Nkunda et la rébellion du Kivu : au cœur de la guerre congolaise, Paris, Éditions Karthala, coll. « Les terrains du siècle », , 336 p. (ISBN 978-2-8111-0087-2 et 2811100873, OCLC 470668503, BNF 41398626, lire en ligne)
- (S/2024/432), Rapport final du groupe d’experts sur la république démocratique du Congo, Conseil de sécurité des Nations unies, , 299 p. (lire en ligne)
- (en) (S/2015/19), Final report of the Group of Experts on the Democratic Republic of the Congo, , 156 p. (lire en ligne
[PDF]).
Articles connexes
- Tensions Kabila-Bemba en 2006 et 2007
- Forces armées de la république démocratique du Congo
- Rébellion du M23 (2012-2013)
- Conflit du M23 (depuis 2021)
- Viols durant les guerres civiles au Congo
- Massacres et violations des droits de l'homme en république démocratique du Congo entre 1994 et 2003
- Rapport mapping
- Accord-cadre d'Addis-Abeba
Liens externes
- Mapping, Rapport Mapping (Rapport du projet mapping sur les violations des droits de l’homme et droit international commise entre 1993 et 2003 en République Démocratique du Congo), Organisation des Nations unies, , 583 p. (présentation en ligne, lire en ligne
). 
- (S/2012/348), Rapport d’étape du groupe d’experts sur la république démocratique du Congo, Conseil de sécurité des Nations unies, , 52 p. (lire en ligne)
- (S/2024/432), Rapport final du groupe d’experts sur la république démocratique du Congo, Conseil de sécurité des Nations unies, , 299 p. (lire en ligne)