Lauwin-Planque
commune française du département du Nord
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Lauwin-Planque ⓘ est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
| Lauwin-Planque | |||||
La commune vue de Douai. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Douaisis | ||||
| Maire Mandat |
Sonia Vallet 2022-2026 |
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| Code postal | 59553 | ||||
| Code commune | 59334 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lauwinois, Lauwinoises | ||||
| Population municipale |
1 608 hab. (2023 |
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| Densité | 438 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 23′ 26″ nord, 3° 02′ 42″ est | ||||
| Altitude | Min. 22 m Max. 40 m |
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| Superficie | 3,67 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Douai (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Douai | ||||
| Législatives | Dix-septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | lauwin-planque.com | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation
Les communes limitrophes sont Cuincy, Douai, Esquerchin et Flers-en-Escrebieux.
Géologie, reliefs et hydrographie
- Traversée par l'Escrebieux, affluent de la Scarpe
Morphologie urbaine
Un béguinage moderne a été créé sur la commune dans les années 2010[1].
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Escrebieux et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].
L'Escrebieux, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Izel-lès-Équerchin et se jette dans le canal de la Deûle à Flers-en-Escrebieux, après avoir traversé sept communes[3].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[4].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 703 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].
Urbanisme
Typologie
Au , Lauwin-Planque est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[18]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (26,3 %), zones urbanisées (17,8 %), zones agricoles hétérogènes (10,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), forêts (0,8 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La commune est desservie par les lignes 2, 5 et 110 du réseau urbain Évéole et par la ligne 413 du réseau interurbain du Pas-de-Calais.
Histoire
Du Néolithique au IIIe millénaire av. J.-C.
Des fouilles archéologiques réalisées depuis 2002 ont révélé une occupation sous le néolithique sur un site où était produit des céramiques[22]. En 2007 des fouilles préventives sont effectuées sur une partie des cent hectares de la future ZAC[23]. À partir de janvier 2008, elles ont révélé une nécropole de l'âge du bronze (-2000 à 1700 av. J.-C.). Il a été retrouvé des incinérations organisées dans un espace circulaire ainsi qu'une vingtaine de fermes constituées de poteaux en bois[23].
Du Moyen Âge à l'époque contemporaine
Un château existait à Lauwin-Planque sur le site de l'actuel parc Charles-Fenain[24].
Le parc éolien de la Plaine d'Escrebieux est mis en service en 2014[25].
Héraldique
Les armes de Lauwin-Planque se blasonnent ainsi : "Bandé de gueules et de vair de six pièces." |
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Christian Poiret devient maire de Lauwin-Planque en juin 1995.
Lors du premier tour des élections municipales le , dix-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 309 inscrits, dont 458 votants (34,99 %), 38 votes blancs (8,30 %) et 382 suffrages exprimés (83,41 %). La liste Ensemble pour le village menée par le maire sortant Christian Poiret recueille l'intégralité des suffrages exprimés, étant la seule à se présenter[26],[27]. Christian Poiret devient président du conseil départemental du Nord le . En situation de cumul des mandats, il n'est plus maire depuis le .
Un vote du conseil municipal est organisé le et c'est Sonia Vallet qui devient maire avec une voix d'avance sur Bernard Barelle, retraité de soixante-et-onze ans.
Lors du premier tour des élections municipales de mars 2026, la liste menée par Christian Poiret a été réélue dès le premier tour[28].
Liste des maires

Maire en 1802-1803 : Renard[29].
Maire en 1807 : Cailliez[30].
Maire en 1808 : Ledoux[31].
Christian Poiret est président de la Communauté d'agglomération du Douaisis, devenue Douaisis Agglo, depuis mai 2009, ainsi que conseiller général du Canton de Douai-Sud-Ouest de 2001 à 2015, date à laquelle il devient conseiller départemental du canton de Douai avec Caroline Sanchez. Il devient président du conseil départemental du Nord le 1er juillet 2021.
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Louis Millecamps (d) (mort en ) | années 1880 | |||
| Charles Cauchy (d) | 3 ans et 4 mois | |||
| Aimé Cresson (d) | 2 ans et 1 mois | |||
| Par intérim : Barthélémy Bulcourt (d) | 1 mois | |||
| Barthélémy Bulcourt (d) | 1 an et 9 mois | |||
| Adolphe Joseph Hurtaux (d) | 8 ans | |||
| Théodore Marichez (d) (né le ) | 2 ans et 11 mois | |||
| François Carlier (d) | ||||
| Auguste Hennet (d) | 2 ans | |||
| André Dupon (d) ( - ) | ||||
| Jacques Rousseau (d) | 24 ans et 3 mois | |||
| Christian Poiret[32],[33],[34],[35],[36] (né le ) | (démission) | 26 ans et 8 mois | divers droite indépendant | |
| Sonia Vallet (d)[37],[38] (née le ) | En cours | 4 ans et 21 jours | ||
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[40].
En 2023, la commune comptait 1 608 habitants[Note 7], en évolution de −4,23 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 792 hommes pour 852 femmes, soit un taux de 51,82 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Lieux et monuments
- L'église Saint-Ranulphe.
- Le monument aux morts.
- Le parc éolien.
- L'église.
- Le monument aux morts.
- Le parc éolien.
Personnalités liées à la commune
Famille de Boulogne
- Louis de Boulogne, seigneur de Beaurepaire, de Lauwin, de Planque, ci-devant procureur du roi et actuellement conseiller d'honneur au présidial d'Abbeville bénéficie le d'une sentence de noblesse rendue par l'élection d'Artois. Il a épousé le Marie Anne Mathan, puis le Anne Jeanne Danvin. Il est le fils d'Adrien de Boulogne, écuyer, seigneur de Beaurepaire, procureur du roi au présidial d'Abbeville. Il a pour sœur Jeanne de Boulogne qui s'est mariée le I à Clément Duvaust, chevalier, seigneur de Moutiers. Il est le petit-fils de Nicolas de Boulogne, écuyer, seigneur de Beaurepaire, procureur du roi au présidial d'Abbeville. Il est l'arrière-petit-fils de Pierre de Boulogne, écuyer, seigneur de Beaurepaire. Nicolas de Boulogne avait institué par testament en tant que légataire universel , son fils puiné Antoine de Boulogne, docteur en Sorbonne. Antoine a enlevé tous les papiers de la maison de son père et de ce fait Louis de Boulogne est en 1720 en procès avec la maison de Sorbonne au sujet de ces papiers[46]. Le , un brevet donné à Paris et signé du roi (Louis XV) autorise Louis de Boulogne de Beaurepaire, écuyer, ci-devant procureur du roi au présidial d'Abbeville, et ses descendants mâles et femelles à prendre deux lions d'argent pour supports (de toutes ses armes) et pour cimier une main fermée et gantelée de fer[47].Le , un arrêt du conseil d'Artois confirme la sentence de noblesse rendue le 15 mars 1720 au bénéfice de Louis de Boulogne, écuyer, seigneur de Beaurepaire, de Lauwin de Planque, et lui défend de prendre la qualité de messire, qui lui a été donnée sans sa participation par la commission de saisie seigneuriale[48].
Autres personnalités

- Chantal Bojanek, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais puis des Hauts-de-France
Pour approfondir
Bibliographie
- Bernard Barelle, Lauwin-Planque : châtellenie de Lens, province d'Artois, diocèse d'Arras, CEGD, 1990
Articles connexes
Liens externes
- Lauwin-Planque - site officiel
- Lauwin-Planque sur le site de l'Institut géographique national
- Lauwin-Planque sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

