Bruille-lez-Marchiennes
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| Bruille-lez-Marchiennes | |||||
La mairie | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | CA Cœur d'Ostrevent | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Jacques Candelier 2020-2026 |
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| Code postal | 59490 | ||||
| Code commune | 59113 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 340 hab. (2023 |
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| Densité | 309 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
332 401 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 21′ 34″ nord, 3° 14′ 41″ est | ||||
| Altitude | Min. 20 m Max. 34 m |
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| Superficie | 4,33 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Valenciennes (partie française) (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Lille (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sin-le-Noble | ||||
| Législatives | 16e circonscription du Nord | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Bruille-lez-Marchiennes est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Elle est située dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
Localisation
Bruille-lez-Marchiennes est un bourg de l'Ostrevent et du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais jouxtant par l'ouest Somain et situé à vol d'oiseau à 12 km à l'est de Douai, 33 km au sud de Lille ou de la frontière franco-belge et à 29 km de Tournai, à 20 km à l'ouest de Valenciennes et à 21 km au nord de Cambrai.
La commune est située dans l'aire d'attraction de Lille, dans l'unité urbaine de Valenciennes, dans la zone d'emploi de Douai et dans le bassin de vie de Somain[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Aniche, Auberchicourt, Écaillon, Pecquencourt, Rieulay et Somain.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 4,33 km2 ; son altitude varie de 20 à 34 mètres[1].
Hydrographie
Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.
Elle est drainée par l'Ecaillon ou Scarpe, le Courant de Larrentis, le Courant du Rivage et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[3].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 682 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].
Urbanisme
Typologie
Au , Bruille-lez-Marchiennes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 4], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[16],[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[17],[18].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,2 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,7 %), zones urbanisées (14,2 %), prairies (8,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %), forêts (4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %)[19].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Habitat et logement
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 546, alors qu'il était de 513 en 2016 et de 504 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 95,9 % étaient des résidences principales, 0,2 % des résidences secondaires et 3,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bruille-lez-Marchiennes en 2021 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,2 %) par rapport au département (1,8 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Bruille-lez-Marchiennes[I 3] | Nord[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 95,9 | 90,9 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,2 | 1,8 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 3,9 | 7,4 | 8,1 |
Voies de communication et transports
Bruille-lez-Marchiennes est traversée par la ligne de Douai à Blanc-Misseron, mais la station de chemin de fer la plus proche est la gare de Somain, desservie par des trains TER Hauts-de-France, qui effectuent des missions entre les gares de Lille-Flandres et de Saint-Quentin, ou de Douai et de Valenciennes.
Une partie du triage de Somain se trouve d'ailleurs sur la commune.
La commune est desservie par les lignes 12, 19, 20 et 112 du réseau de transport Évéole.
Toponymie
Histoire
Moyen Âge

En 1419, le bourg a pour seigneur Jean de Robersart, également seigneur d'Escaillon (Écaillon)[20].
Époque contemporaine
La brasserie Leduc est fondée en 1912 par Georges Leduc, les installations sont détruites en 1991 et en 2021[21].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Douai du département du Nord[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Marchiennes[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Sin-le-Noble[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la seizième circonscription du Nord.
Intercommunalité
Bruille-lez-Marchiennes était membre de la communauté de Communes de l'Est du Douaisis (CCED), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
En 2006, cette intercommunalité prend le nom de communauté de communes Cœur d'Ostrevent puis, en 2025, se transforme en communauté d'agglomération sous la dénomination de communauté d'agglomération Cœur d'Ostrevent. La commune en est donc membre[I 1].
Tendances politiques et résultats
Au premier tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, la liste PCF menée par le maire sortant Jean-Jacques Candelier est la seule candidate, et obtient donc la totalité des 474 suffrages exprimés. La liste est élue en totalité et 2 de ses membres sont également conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin, 27,89 % des électeurs se sont abstenus et 27,52 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul[22].
Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, la liste d'union de la gauche menée par le maire sortant Jean-Jacques Candelier[23] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 430 voix (13 conseillers municipaux élus dont un communautaire), devançant très largement la liste menée par Christophe Dejaigher , qui recueille 161 voix (2 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la Pandémie de Covid-19 en France, 29,73 % des électeurs se sont abstenus[24],[25].
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 920 inscrits, dont 621 votants (67,5 %), 68 votes blancs (10,95 %), 88 votes nuls (14,17 %) et 465 suffrages exprimés (74,88 %). La liste menée par le maire sortant Jean-Jacques Candelier est élue dès le premier tour avec l'intégralité des suffrages exprimés, étant la seule à se présenter[26].
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants sont les Bruillois et les Bruilloises.
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].
En 2023, la commune comptait 1 340 habitants[Note 7], en évolution de −0,37 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,3 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 673 hommes pour 692 femmes, soit un taux de 50,7 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports et loisirs
La ville accueille un club de tennis de table professionnel, le CTT Bruille qui évolue en championnat de France de Pro B pour la saison 2022-2023[38].
Économie
En 2017, la commune est très peu endettée et les impôts locaux n'y ont pas été augmentés depuis vingt ans[39].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Samson.
- La motte féodale du XIIe siècle, situé chemin des Masures. À l'époque le monticule était entouré d'enceintes en bois, dans le bas une première enceinte renforcé de fossés constituait la basse cour ; puis une autre enceinte formait la haute cour ; au centre, une tour de guet, également en bois[40].
- L'oratoire Saint-Roch, chemin Léo-Ferré, restauré en 2022[41].
- La ferme du Muid à l'époque mérovingienne ; elle était la propriété de l'Abbaye Saint-Calixte de Cysoing et relevait du Prieuré Beaurepaire de Somain.
- La mairie et l'église
- L'église Saint-Samson.
- L'église au début du XXe siècle, photographie d'Augustin Boutique [42]
- L'intérieur de l'église.
- L'oratoire Saint-Roch avant sa restauration.
- Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale.
- Le monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale. Œuvre du sculpteur Julien Rémy réalisée en 1946 représentant René Lanoy et Suzanne Lanoy.
Personnalités liées à la commune
- Loys de Robersart (1390-1430) et Jean de Robersart (vers 1372-1450), sires d'Escaillon et de Bruille.
- René Lanoy (1910-1944), enseignant et résistant français, y est né.
- Jules Lehingue dit Georges Staquet (1932-2011), acteur français, y est né.
Folklore
La commune a pour géant Gautier de Châtillon[43], également nommé Gauthier de Bruille. Le chevalier Gauthier de Châtillon est attesté en 1116, 1136 et 1162, et meurt en 1163.
Le géant est créé en 2001 par les élèves de SEGPA du collège Jean-Zay de Lomme sous la direction de leur professeur Jacques Boulanger. Il s'agit d'un géant tracté en bois, haut de quatre mètres et lourd de cent-cinquante kilos. Il sort notamment à l'occasion de la fête des Boudaines ed'coin. Il devient le parrain de Pelotin le Marchiennois en [27]. Détruit dans un incendie survenu le à l'ancien foyer des jeunes Guy-Môquet[44], il est reconstruit en 2024 et présenté à la foire des Boudaines ed'coin un an exactement après sa destruction[45].


