Guesnain
commune française du département du Nord
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Guesnain [ɡenɛ̃] est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Hauts-de-France. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Saint René.
| Guesnain | |||||
La mairie | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Douaisis | ||||
| Maire Mandat |
Maryline Lucas 2026-2032 |
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| Code postal | 59287 | ||||
| Code commune | 59276 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Guesninois | ||||
| Population municipale |
4 635 hab. (2023 |
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| Densité | 1 144 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 21′ 11″ nord, 3° 08′ 44″ est | ||||
| Altitude | Min. 20 m Max. 42 m |
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| Superficie | 4,05 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Douai (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aniche | ||||
| Législatives | Seizième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie

Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le Bayon et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[2].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 680 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 5 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[12]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[13].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[13].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[13].
Urbanisme
Typologie
Au , Guesnain est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[16]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,2 %), zones urbanisées (39,8 %), prairies (11 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La commune est traversée par la ligne A du bus à haut niveau de service de Douai ainsi que par la ligne 12 du réseau Évéole.
Histoire

Une implantation humaine datant des Mérovingiens a été attestée par des fouilles, à proximité de l'église, à l'endroit où est bâtie l'actuelle médiathèque.
Le domaine a appartenu à l'Abbaye de Maubeuge jusqu'à la Révolution.
Le développement de la localité a été lié à l'exploitation minière dès le dernier tiers du XIXe siècle. En 1865, la Compagnie des mines d'Aniche réalisa le forage d'un premier puits, celui de la fosse Saint-René. Le deuxième puits fut mis en service en 1899.
Les équipements eurent à souffrir lors de la Première Guerre mondiale. L'exploitation de la houille put reprendre dès 1921. Cette activité s'interrompit définitivement en 1964.
Héraldique
Les armes de Guesnain se blasonnent ainsi : "D'argent à trois chevrons de sable." |
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-sept sièges sont à pourvoir ; on dénombre 3 384 inscrits, dont 1 710 votants (50,53 %), 14 votes blancs (0,82 %) et 1 673 suffrages exprimés (97,84 %). La liste étiquetée divers gauche Ensemble solidaires et responsables pour les guesninois menée par la maire sortante Maryline Lucas[20] recueille 1 007 voix (60,19 %) et remporte ainsi vingt-deux sièges au conseil municipal contre trois pour la liste divers gauche Guesnain, notre ville, votre avenir menée par Sylvain Devred avec 343 voix (20,5 %) et deux pour la liste divers droite Notre parti, c'est Guesnain menée par Éric Gola avec 323 voix (19,31 %)[21],[22].
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 3 334 inscrits, dont 2 221 votants (66,62 %), 28 votes blancs (1,26 %), 25 votes nuls (1,13 %) et 2 168 suffrages exprimés (97,61 %). La liste menée par la maire sortante Maryline Lucas recueille 1 002 voix (45,18 %), celle menée par Sylvain Devred 587 voix (27,08 %) et celle menée par Romuald Saenen 579 voix (26,71 %)[23].
Liste des maires
Alexandre Derveaux a été conseiller général du canton de Douai-Sud de 1967 à 1985. Maryline Lucas devient en 2015 conseillère départementale du tout nouveau canton d'Aniche avec Charles Beauchamp.
Maire en 1802-1803 : G. Leduc[24].
Maire en 1807-1808 : Jacquart[25],[26].
Maire en 1881 : Leleu-Haudion[27].
Le groupe d'histoire locale de Guesnain dresse ainsi la liste des maires de Guesnain[28] :
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Auguste Jacquart (d) | 8 mois | |||
| Georges Monchecourt (d) (années 1900 - ) | (mort en cours de mandat) | 2 ans et 2 mois | ||
| Henri Coupez (d) ( - ) | (mort en cours de mandat) | 14 ans | ||
| René Golliot (d) ( - ) | (mort en cours de mandat) | 3 ans, 4 mois et 12 jours | ||
| Jules Lekien (d) (mort le ) | (mort en cours de mandat) | 11 ans, 3 mois et 18 jours | ||
| Alexandre Derveaux (d) ( - ) | 31 ans | Parti communiste français | ||
| Jean Pot (d)[29] ( - ) | 18 ans et 10 mois | apparenté PCF (d) | ||
| Maryline Lucas (d)[30],[31] (née le ) | En cours | 12 ans | Front de gauche Parti communiste français | |
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 4 635 habitants[Note 7], en évolution de −0,9 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 2 184 hommes pour 2 507 femmes, soit un taux de 53,44 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Revenu des ménages
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 18 710 € [38]:
Lieux et monuments
- L'église Sainte-Aldegonde
- Bâti au milieu du XIXe s., l'édifice de brique et pierre se caractérise par la présence, de part et d'autre du portail, de deux anciens fûts de colonnes surmontés d'un chapiteau, dressés sans contact avec l'édifice lui-même. Ces deux éléments appartenaient à l'ancienne église du village.
- Hôtel-de-ville
- La Mairie est installée dans l'ancien logement patronal de la brasserie.
- Vestiges de l'ancienne brasserie
- La date de construction (1883) est encore parfaitement visible sur le cylindre de brique qui subsiste de la cheminée. La brasserie fut en service jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale[41].
- La mairie
- L'église Sainte-Aldegonde.
- Le portail
- L'église au début du XXe siècle, photographie d'Augustin Boutique [42]
- Le monument aux morts.
- La médiathèque
- L'école de musique
- L'Espace Fêtes Culture
- Les vestiges de la fosse Saint-René, détruits en 2021.
- La chapelle Notre-Dame-de-Grâce.
Personnalités liées à la commune
Daniel Leclerc y a entraîné l'équipe de football du SC Guesnain de 1990 à 1992
Activités associatives, culturelles, festives et sportives
- Les géants le Nain Gaillou et Maud de Saint-René[43], défilent chaque année avec d'autres pour une parade organisée par l'association Les Tiots de Guesnain[44].
- Musiciens et choristes de L'Accord musical, association active depuis 1999[45].
- Société colombophile[46]
- Football : Le SC Guesnain, club local de niveau régional qui évolua en CFA 2 (5e division nationale) entre 1997 et 2000 et obtint la 5e place de ce championnat en 1998 (meilleur résultat du club)
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Guesnain sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
