Réparat de Ravenne
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| Réparat de Ravenne | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Archevêque de Ravenne | ||||||||
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Réparat (en latin : Reparatus) est un archevêque de Ravenne de 671 à 677. Ancien abbé du monastère de Saint-Apollinaire à Ravenne, il joue d'abord un rôle décisif sous Maur dans les démarches visant à affranchir l'Église de Ravenne de l'autorité pontificale, avant de lui succéder à la tête du siège ravennate. Son épiscopat s'inscrit dans le prolongement direct de la politique d'autonomie menée contre Rome.

Sous l'archevêque Maur, Réparat, alors abbé du monastère de Saint-Apollinaire à Ravenne, est envoyé en Sicile auprès de l'empereur Constant II pour négocier une reconnaissance plus nette de l'autonomie de l'Église de Ravenne vis-à-vis de Rome[1]. Il présente à cette occasion une copie de la Vie de saint Apollinaire ainsi qu'un faux édit attribué à Valentinien III, censé établir l'autorité archiépiscopale de Ravenne sur les évêchés de la région et lui reconnaître le droit au pallium[1]. Sur cette base, Constant II promulgue le un diplôme impérial déclarant l'Église de Ravenne autocéphale[1].
Devenu archevêque en 671, Réparat poursuit et accentue la politique d'autonomie engagée sous Maur. La mémoire de cette émancipation est célébrée dans une mosaïque de la basilique Saint-Apollinaire de Classe, dite de la « concession des privilèges », où Maur figure au centre, aux côtés de Réparat et de l'empereur Constantin IV, qui tend à l'archevêque un rouleau portant l'inscription « PRIVILEGIA »[1]. Réparat fait aussi réaliser, en vis-à-vis, un panneau représentant Melchisédech, Abel et Abraham autour de l'autel de Saint-Vital, sous la main de Dieu[2]. Ce programme rapproche symboliquement les sacrifices de l'Ancien Testament, les privilèges impériaux et la dignité de l'Église de Ravenne[2].
En 673, Réparat se rend à Constantinople, où il obtient de nouveaux privilèges impériaux pour Ravenne. Ceux-ci portent notamment sur plusieurs charges fiscales pesant sur la ville, en particulier les taxes liées au mouillage des navires, au littoral, aux bêtes de somme, aux ventes et aux droits de douane[1]. Leur suppression ou leur allégement prolonge l'autonomie acquise sous Maur et manifeste les liens privilégiés entretenus alors entre l'archevêché de Ravenne et le pouvoir impérial. Leur souvenir est entretenu dans le décor même de Saint-Apollinaire de Classe, rappelé aux fidèles comme un signe de l'indépendance et du rang exceptionnel du siège ravennate[1].