Section paloise (rugby à XV)
club de rugby à XV en France
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La Section paloise[note 2] est un club de rugby à XV fondé en 1902 et basé à Pau.
Les vert et blanc
Les sectionnistes[1]
Section paloise (1905-1998)
| Nom complet | Section paloise rugby pro |
|---|---|
| Surnoms |
La Section Les vert et blanc Les sectionnistes[1] |
| Noms précédents |
Section paloise de la ligue Girondine (1902-1905) Section paloise (1905-1998) |
| Fondation | |
| Statut professionnel | SASP (depuis 1998) |
| Couleurs | Vert et blanc |
| Stade |
Stade du Hameau (14 999 places) |
| Siège |
Stade du Hameau Boulevard de l'Aviation 64000 Pau |
| Championnat actuel |
Top 14 (2026-2027) Champions Cup (2026-2027) |
| Président |
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| Entraîneur |
|
| Joueur le plus capé |
|
| Site web | www.section-paloise.com |
| National[note 1] |
Championnat de France (3) Championnat de France de 2e division (1) Challenge Yves du Manoir (3) |
|---|---|
| International[note 1] | Challenge européen (1) |
Maillots
Actualités
Dernière mise à jour : .
La Section dispute ses rencontres à domicile au stade du Hameau depuis 1991, après avoir foulé pendant 80 ans la pelouse du stade de la Croix du Prince (1910-1990) et évolue actuellement en Top 14. Les Sectionnistes ont remporté à trois reprises le championnat de France en 1928, 1946 et 1964. La Section a remporté le challenge Yves du Manoir à trois reprises également, en 1939, 1952 et 1997. Au niveau continental, la Section compte une victoire en Challenge européen en 2000, et une demi finale de Coupe d'Europe en 1998. Enfin, le club remporte un titre de champion de France de Pro D2 en 2015.
Place forte du rugby français et club phare du Béarn, la Section paloise a été marquée par des figures comme Robert Paparemborde, François Moncla, Nano Capdouze et Albert Cazenave. Porté par son public et par une multitude d'acteurs économique, dont notamment TotalEnergies, le club vise désormais à représenter plus largement le rugby béarnais et gascon au sommet de la hiérarchie française, en faisant honneur à son histoire de jeu de mouvement et de confiance à la jeunesse.
La section rugby est la plus ancienne section du club omnisports du même nom.
Pour la saison 2026-2027, l'équipe première, présidée par Bernard Pontneau, évolue en Top 14 et est entraînée par Sébastien Piqueronies.
Histoire
Les origines du rugby à Pau (1888 - 1902)
Le « rugby football » fait son apparition à Pau en 1888, après s'être développé à Paris, au Havre et à Bordeaux[4],[5]. À la fin du XIXe siècle, le médecin et hygiéniste Philippe Tissié s’installe à Pau, attiré par le climat et les opportunités de développement de l’éducation physique dans les écoles de cette ville résolument sportive[6]. Il y introduit ses méthodes d’enseignement de la gymnastique et du sport, favorisant la pratique régulière d’activités physiques parmi les jeunes[6]. Tissié a alors pour objectif à la fin des années 1890 de former une fédération similaire à la Ligue girondine d’éducation physique qu’il a fondé à Bordeaux en 1888, afin de créér dans les environs de Pau une fédération du Sud-Ouest, à même de favoriser l’émergence de sociétés sportives pour la promotion des jeux de plein air et des exercices physiques[7].
Au début du XXe siècle, Pau demeure une destination prisée par la noblesse européenne pour la saison hivernale[note 3]. Après un premier pic de fréquentation dans les années 1880, la ville connaît une nouvelle période d’essor entre 1909 et 1911 avec la réalisation du boulevard des Pyrénées. La haute société anglaise, américaine, russe, espagnole et prussienne y coexiste, contribuant au rayonnement international de la cité béarnaise[10]. Plusieurs équipements publics sont construits à cette époque, dont le funiculaire de Pau, destiné à relier la gare à la ville haute[9].
Dans ce contexte, la barette, variante locale et simplifiée du rugby football , se développe rapidement, promue par Tissié et la Ligue Girondine[11]. De plus, la présence de la communauté britannique, déjà familière avec la pratique de ce sport, contribue à sa diffusion[12],[13]. Adaptée aux terrains et aux établissements scolaires, la barette est intégrée dans les programmes d’éducation physique et devient populaire[14]. Ces facteurs expliquent l’essor précoce du rugby dans la ville, faisant de Pau l’un des foyers historiques du sport dans le Sud-Ouest[15],[16].
Dès 1889, les Coquelicots de Pau, association sportive du Lycée de Pau (futur lycée Louis-Barthou), disputent des matchs au Champ Bourda face aux équipes des lycées voisins, tels que les « Montagnards de Bayonne » et la « Pyrénéenne de Tarbes »[17],[18]. Ces associations, créées pour disputer les lendits promus par Tissié, pratiquent la barette de 1892 à 1903, date de leur interdiction[19],[20].

Le premier club de rugby de la ville, le « Stade palois », est fondé le par Louis d'Iriart d'Etchepare et d’anciens élèves du lycée de la ville[21]. Le club regroupe des jeunes de la ville influencés par l’anglophilie, en vogue à Pau à la Belle Époque.
Dès ses débuts, le club est affilié à la « Ligue girondine d’éducation physique » créée par Tissié et s’entraîne sur le terrain de Gelos, sous la direction du capitaine Henri Sallenave[22].
Toutefois, au début du XXe siècle, Tissié et la Ligue girondine, avec le soutien du maire Alfred de Lassence, reprennent graduellement le contrôle du club[23], qui devient le « Stade béarnais »[24],[25].
Fondation et débuts au Champ Bourda (1902 - 1905)

La « Section paloise de la Ligue Girondine », officiellement fondée le , constitue désormais un club omnisports entièrement intégré à la Ligue girondine, sous l'autorité directe du Docteur Tissié[note 4]. Son premier président est le docteur Pellizza-Duboué, neveu du savant béarnais Pierre-Henri Duboué et père de Henri et Pierre[27]. Le club débute alors son histoire sportive au Champ Bourda, parfois appelé « Pelouse des Jeux »[28], qui accueillait déjà les rencontres de barette organisées dans le cadre des lendits de la Ligue girondine[29].
La Section paloise présente ainsi la particularité d'avoir été largement créée pour pratiquer la barette, discipline axée sur la vitesse et les prises d'intervalles davantage que sur l'affrontement physique. Ce jeu, très proche du « football rugby » et en vogue dans le Sud-Ouest au début du XXe siècle, bénéficiait du soutien du docteur Tissié et de la Ligue girondine[30]. Le club se développe rapidement avec les signatures d’anciens des Coquelicots de Pau, et les joueurs pratiquent alors la barette et l’athlétisme[27].
Trois futurs internationaux du XV de France, Jean Domercq, Jacques Dufourcq et Hélier Thil, font leurs débuts au sein de l'équipe première[31].
Passage au rugby à XV et inauguration du Stade de la Croix du Prince (1905 - 1914)
À partir de 1905, la Section paloise abandonne la pratique de la barrette et s'engage dans les championnats régionaux de rugby à XV[32], intègre le Stade palois et se forge sa propre identité[33], les joueurs se voyant surnommés « les Sectionnistes »[34]. Le , le club est reconnu par l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)[35], puis obtient un avis favorable pour son affiliation au Comité de Guyenne et Gascogne le [36].

Pour la première saison de rugby à XV de son histoire, le club, opérant sous la coupe du gallois James Crockwell[37], remporte en 1907 le championnat de 3e série de Guyenne et Gascogne[38] grâce à un essai de Henri Foueillassar le 25 mars face à l'US bazadaise (9 à 6), obtenant ainsi sa promotion en 2e série[39],[40].
Face aux difficultés logistiques et financières liées à la popularité croissante du club et aux longs déplacements, l'introduction de nouveaux statuts en 1910 distingue deux catégories de membres, actifs et honoraires[41], ces derniers, issus de la bourgeoisie paloise, étant désormais chargés de l'équipement des joueurs et de la recherche de terrains[42]. Les dirigeants louent alors le terrain de la Croix du Prince dans le quartier du 14-Juillet, où l'architecte Jules-Antoine Noutary conçoit un stade doté de vestiaires et de tribunes couvertes de 600 places[43],[44].
Le , le Stade de la Croix du Prince est inauguré devant plus de 3 000 spectateurs face à Bergerac[45], adversaire que le club n’avait jusqu'alors jamais battu, et que la Section domine ce jour-là sur le score de 13 à 0[46],[47], affichant ouvertement ses ambitions de promotion en 1re série régionale[48]. L'enceinte acquiert rapidement la réputation d'être la plus confortable du Béarn et la Compagnie des Tramways de Pau crée même une nouvelle ligne pour desservir le stade[49]. Pour sa seconde saison consécutive dans la division, la Section paloise démontre des progrés à tous les niveaux[50].

L’année suivante, en 1911, après une réunion tenue à Pau, le « comité Landes-Béarn », distinct du comité de Guyenne et Gascogne, opérant sous l’égide de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (UFSA), voit le jour[52],[note 5].
Pour des raisons logistiques, les dirigeants des clubs landais et béarnais souhaitent alors créer une structure régionale. Cepandant, l’Aviron bayonnais, club le puissant du moment, proteste dans un courrier officiel, de peur de perdre en poids politique au sein des instances nationales[53]. L’UFSA dépêche alors Frantz Reichel à Pau afin de de calmer les ardeurs du club bayonnais[54], qui s’estime lésé, étant le seul club à évoluer en 1re série. Le comité est finalement renommé en « comité Côte basque »[55], et le siège de l’instance est transféré à Bayonne au début de la saison 1912[56]. Néanmoins, le club sectionniste est promu en 1re série du championnat de « Côte basque »[note 6], ce qui lui permet de pouvoir se qualifier pour les phases finales du Championnat de France[58]. L’Aviron remporte le tout premier titre de champion du comité « Côte basque », s’imposant 11 à 0 avec un essai de Harry Owen Roe à la Croix du Prince lors de la finale[59] .

Promu au plus haut niveau régional au début de la saison 1912-1913, le club adopte en début de saison ses couleurs définitives vert et blanc, abandonnant le bleu et noir hérité du Stade palois[61]. Revêtue de ses nouvelles couleurs émeraude, l'équipe se forge une réputation nationale[62]. Quelques années après avoir abandonné la barrette, la Section paloise devient dans les années 1910 un club de rugby à XV d’envergure nationale[63], capable de rivaliser avec les puissances régionales que sont l'Aviron bayonnais et le Stadodeste tarbais, tout en mobilisant des supporters nombreux et fidèles[64]. Victor Bernicha cède alors le capitanat au Gallois Tom Potter, entraîneur-joueur alors officiellement lecteur au lycée de Pau[note 7], dont la mission est de superviser l'éclosion d'une génération prometteuse[65],[66], en instaurant une méthode de travail méthodique et rigoureuse[67]. Le club se heurte dès la 1re journée du championnat régional à l'Aviron bayonnais au stade de Hardoy, futur champion de France, et s’incline 15 à 3 face aux hommes de Fernand Forgues, compromettant ainsi ses chances de qualification[68],[64]. La charnière Lamouret-Espelette se montre à son avantage, devant près de 400 supporters béarnais venus en train[69]. Éliminée prématurément de la compétition nationale et bien installée dans son nouvel antre du Stade de la Croix du Prince, la Section atteint un niveau qui fait prétendre à L'Indépendant des Basses-Pyrénées que « peu d'équipes auraient pu la battre, même parmi celles qui ont participé aux luttes du Championnat de France »[67]. L'équipe réserve remporte quant à elle le titre de championne de la Côte Basque[67].

Durant l'intersaison, en , la Section paloise approuve à l'unanimité lors de son assemblée générale un programme d'agrandissement du Stade de la Croix du Prince[71]. L’architecture est confié à Jules-Antoine Noutary[72], et les travaux débutent dès que l'emprunt est assuré[49], quelques jours plus tard[73], afin d'être achevés pour l'ouverture de la saison suivante, au mois d’octobre[74],[72].
L'inauguration des tribunes du stade de la Croix du Prince a ainsi lieu le , lors du premier match à domicile de la saison 1913-1914 à l’occasion de la réception du CA Périgueux[75], pour une victoire 35 à 6[76]. Un mois plus tard, le , la Section paloise reçoit l'Aviron bayonnais, désormais champion de France en titre, devant 12 000 spectateurs, pour une revanche de la défaite de la saison précédente[77],[78]. La rencontre est précédée d'une polémique nationale à propos de la participation des capitaines britanniques Roe et Tom Potter[79], tous deux étant dépourvus de licences fédérales de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)[80],[note 8]. Potter ne joue finalement pas[82], et Bernicha reprend le capitanat[77].
Le match nul 0-0 qui s'ensuit est salué comme l'un des meilleurs de la saison de rugby 1913-1914 en France[83],[77],[84],[note 9].
| Section paloise | 0 - 0 (0 - 0) |
Aviron bayonnais | Stade de la Croix du Prince, Pau 12 000 spectateurs Arbitre : M. Dussaut | |
| Rapport | ||||
| Section paloise Titulaires |
Aviron bayonnais Titulaires |

Durant cette même saison, cette génération dorée donne au club son premier international : Gilbert Pierrot est sélectionné lors du Tournoi des Cinq Nations 1914 et honore sa première cape face à l’Irlande[86].
Jacques Dufourcq, membre de la première équipe de France au poste de troisième ligne, rejoint la Section après avoir obtenu sa première sélection, tandis que Hélier Tilh et Jean Domercq deviennent internationaux après avoir quitté le club. Théophile Cambre, un jeune joueur en provenance du Béarn Sporting Club, est relégué au statut de remplaçant en équipe première.
La Première Guerre mondiale et ses conséquences (1914 - 1919)
La Première Guerre mondiale interrompt brutalement le développement du club. De nombreux joueurs de la génération d'avant-guerre perdent la vie au combat, parmi lesquels Victor Bernicha[87], Henri Espelette[88], Maurice Tournier et Pierre Schang[89]. Gilbert Pierrot est blessé au genou[90], et ne retrouve jamais son son niveau d’avant-guerre[91].
La Section paloise, tous sports confondus, déplore une quarantaine de morts sur les champs de bataille[92].
Reconstruction et premières qualifications nationales (1919 - 1926)

Lors de la reprise du championnat de France en 1919-1920, la Section paloise aborde une phase de reconstruction sous la houlette de Pierrot, désormais capitaine-entraîneur. Cependant, en raison de sa blessure au genou, celui-ci renonce rapidement à sa carrière de joueur et se consacre alors à son rôle d'entraîneur[94]. Le quatuor offensif d'avant-guerre est décimé[95]: Tournier est tombé au combat, Pierrot est diminué par sa blessure, Bergès jeune retraité et Paul Rieu sous d'autres cieux[96].

Le club reconstruit son effectif autour de joueurs déjà présents avant le conflit, tels Raymond Bonnemort et Louis Artigou, auxquels s'adjoignent plusieurs militaires titrés lors des Jeux interalliés de rugby à XV de 1919 avec le 18e régiment d'infanterie : Pierre Elichondo et Louis Mauco, ainsi que Pierre Harribey et Louis Cluchague[97]. Au sein de cette nouvelle génération, Roger Piteu s'impose rapidement en équipe première et débute en équipe de France[98].

La saison 1919-1920 débute de manière prometteuse, les vert et blanc occupant la tête du championnat de la « Côte basque » pendant une partie de l'exercice, avant de s'incliner face à l'Aviron bayonnais et d'être éliminés[100].
La saison suivante, en 1920-1921, le club est de nouveau éliminé lors de la phase régionale du championnat[101]. Lors de sa 3e participation consécutive à ce niveau lors de la saison 1921-1922, le club sectionniste se qualifie pour la première fois en championnat de France[102], figurant parmi les trente meilleurs clubs français réunis en poules de trois. Battue à domicile par l'AS Béziers puis sur le terrain du Stadoceste tarbais, la Section est éliminée dès la phase de poules[103].
Le club connaît le même sort lors des quatre saisons suivantes, en 1922-1923[104], 1923-1924[105], 1924-1925[106] et 1925-1926[107].
En 1923, le stade de la Croix du Prince fait l'objet de travaux portant sa capacité à 15 000 places[108].
Premier bouclier de Brennus et drame de la demi-finale 1930 (1927 - 1930)

Lors de la saison 1926-1927, le club entre enfin dans une période plus faste après quatre saisons frustrantes en championnat de France[109]. Le catalyseur est la signature du troisième ligne international Albert Cazenave[110], qui s'impose rapidement comme le capitaine charismatique de l'équipe[111],[112]. Après avoir dominé la poule B du championnat de « Côte basque »[113], puis remporté le titre en finale face au Stade hendayais sur le score de 9 à 8[114], envahi de supporters béarnais pour l’occcasion[115], les Sectionnistes accèdent à la division d'Excellence[116]. En phase de poules de cinq, la Section paloise termine 1re de son groupe, grâce notamment à une victoire face au Stade bordelais sur le score de 9 à 3[117], puis à nouveau 1re des poules de quatre[118], devant le Stadoceste tarbais de Jules Soulé[119]. Qualifiés pour les demi-finales, les Béarnais, menés par Cazenave, François Récaborde et Robert Sarrade, s'inclinent assez nettement face au Stade français à Bordeaux sur le score de 12 à 0[120].
| Demi-finale |
Section paloise | 0 - 12 (0 - 6) |
Stade Français | Parc des Sports, Bordeaux 15 000 spectateurs Arbitre : Gilbert Brutus |
| Rapport | Essai(s) : 4 Jauréguy (20e, 35e), Courtejaire (60e), Houdet (70e) | |||
| Section paloise Titulaires |
Stade français Titulaires |

Durant la saison 1927-1928, la Section paloise remporte une seconde fois consécutive le titre de champion de Côte basque[58]. En phase de poules de quatre, qui constituent les quarts de finale du championnat national, elle s'impose successivement face au Stade français, à l'US Perpignan et au FC de Lyon[121]. Le match face au Stade français, finaliste de la saison précédente, met aux prises deux équipes que le journal l’Auto considère comme les deux meilleures équipes de la saison[122]. Le club sectionniste se qualifie pour les demi-finales en 2e position derrière le RC Toulon, et devant le Stade toulousain et l'US Quillanaise[123], en étant resté invaincu tout au long de la saison[124].
Lors de la demi-finale face à Toulouse, disputée à Bordeaux sur un terrain boueux qui handicape les palois, la première mi-temps est favorable aux Stadistes, qui ne parviennent pas à inscrire de points, durant une rencontre hachée[125]. Dans le temps additionnel, Albert Cazenave marque un essai, permettant aux vert et blanc d'éliminer le double champion de France en titre sur le score de 3 à 0[126].

La finale se déroule le au Stade des Ponts Jumeaux de Toulouse face à l'US Quillanaise du capitaine Eugène Ribère[127], devant environ 30 000 spectateurs[128]. Quelque 25 000 personnes font le déplacement depuis le Béarn, les vert et blanc portant un maillot blanc pour l'occasion[129]. La rencontre est particulièrement âpre et tendue[130], et Quillan ouvre le score par un drop d'Amédée Cutzach, qui permet aux Audois d'inscrire 4 points[note 10]. La Section réagit en inscrivant un essai par François Récaborde, puis un second par Fernand Taillantou, portant le score à 6 à 4[132]. Le score n'évolue plus[10]. La Section paloise remporte ainsi le bouclier de Brennus pour la première fois de son histoire[133], sous le capitanat de Cazenave, bien secondé par Georges Caussarieu, David Aguilar, Sarrade, Taillantou et Récaborde[10].

Le journal local Le Patriote des Pyrénées souligne que les joueurs de la Section, surnommés les « bérets » en raison de l'habitude de certains d'entre eux de porter le béret béarnais pendant les matchs, ont battu les « chapeaux », en référence au président-mécène de Quillan, Jean Bourrel, entrepreneur qui avait fait fortune en relançant l'industrie du chapeau dans la vallée[135]. L'Indépendant des Basses-Pyrénées célèbre également ce titre, évoquant un « triomphe »[136].
| Finale |
Section paloise | 6 - 4 (6 - 4) |
US Quillan | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 30 000 spectateurs Arbitre : M. Marcel Heurtin |
| Essai(s) : 2 Récaborde (30e), Taillantou (37e) |
Rapport | Drop(s) : 1 Cutzach (20e) | ||
| Section paloise Titulaires |
US Quillan Titulaires |
Lors de la saison suivante, en 1928-1929, Gilbert Pierrot quitte son poste d'entraîneur[137]. La Section remporte le titre régional[138], puis est éliminée par le Stade bordelais durant la phases des poules de trois[139].
Durant la saison 1929-1930, la Section paloise remporte le titre de champion de Côte basque pour la 4e année consécutive[140] ,[141] et dispute sa 3e demi-finale de championnat de France. Après une 1re place en poule de trois face au FC Lézignan et à l'Arlequins club perpignanais, puis une victoire en quarts de finale contre le Stade français, les Sectionnistes s'inclinent en demi-finale face au SU Agen sur le score de 18 à 5[142]. Le club reste champion régional de la Cote basque en battant le Biarritz olympique[143].

Cette demi-finale est ternie par le décès de Michel Pradié, des suites d'un placage de Taillantou[144]. Le drame provoque une vive émotion dans le milieu du rugby français et déclenche une polémique nationale sur la violence du jeu[145]. La Section paloise prend la défense de son joueur dans les colonnes de Midi olympique, soulignant que l'ensemble du match avait été particulièrement âpre et tendu[146]. Poursuivi pour homicide involontaire et défendu par l'avocat Henry Torrès[144], Taillantou est condamné en à trois mois de prison avec sursis et deux cents francs d'amende[147]. Profondément affecté par ce verdict, il met un terme à sa carrière.
Tournoi des douze et premier sacre en Challenge (1931 - 1939)
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de vives tensions au sein du rugby français entre partisans de l'amateurisme strict et clubs qualifiés d'amateurs marrons. Ces tensions aboutissent en 1931 à une scission : douze clubs, dont la Section paloise, quittent la Fédération française de rugby pour constituer l'Union française de rugby amateur (UFRA)[note 11],[148].
De ce fait, le club dispute le tournoi des douze en 1931[149] puis le tournoi des quatorze en 1932[150], finissant vice-champion lors des deux éditions, chaque fois dominé par le seul Stade toulousain.
En fin de saison, la Section paloise réintègre le cadre fédéral en même temps que les autres clubs dissidents, lors de la dissolution de l'UFRA. Cet épisode laisse des traces profondes, et il faut attendre la saison 1945-1946 pour que les vert et blanc retrouvent le stade des demi-finales du championnat de France[151].
Retour dans le giron fédéral, Challenge du Manoir en 1939 et Seconde Guerre mondiale (1939 - 1945)


Avant le début de la Seconde Guerre mondiale, la Section paloise remporte le challenge Yves du Manoir 1939 face au RC Toulon, le au Parc Lescure de Bordeaux, devant 12 000 spectateurs. Henri Desperbasque inscrit un essai en prolongations, transformé par André Courtade, permettant aux verts et blancs de s'imposer sur le score de 5 à 0[153].
Il s'agit du dernier titre des Sectionnistes avant la Seconde Guerre mondiale.
| Finale |
Section paloise | 5 - 0 (0 - 0) |
RC Toulon | Parc Lescure, Bordeaux 12 000 spectateurs Arbitre : M. Mailhan |
| Essai(s) : 1 Desperbasque (105e) Transformation(s) : 1 Courtade (105e) |
Rapport | |||
| Section paloise Titulaires |
RC Toulon Titulaires |
En 1943, la Section paloise atteint la finale de la Coupe de France zone Sud, sous la direction de Louis Cluchague, de retour au club[154]. Après des victoires contre le FC Grenoble sur le score de 11 à 9 en quarts de finale, puis contre l'USA Perpignan sur le score de 6 à 0 en demi-finale, les Béarnais s'inclinent en finale face au SU Agen[155].
La saison suivante est plus difficile en championnat, Albert Cazenave prend les rênes de l'équipe première, endossant le role de « président de la commission rugby » de la Section paloise. Après la guerre, il intègre une nouvelle génération de joueurs, afin de perpétuer un style de rugby basé sur le mouvement et les prises d'intervalles. Il confie de grandes responsabilités à son frère cadet Théo Cazenave, ainsi qu'aux vétérans Auguste Lassalle, André Rousse, et François Récaborde, qui après avoir été fait prisonnier par la Wehrmacht à Dunkerque, s’évade lors du transfert vers le camp de concentration de Buchenwald [156],[157].
Deuxième Bouclier de Brennus et finaliste de la Coupe de France (1939 - 1946)
En 1946, au sortir de la guerre, la Section paloise est finaliste de la Coupe de France de rugby à XV 1945-1946[158], puis est sacrée champion de France pour la 2e fois de son histoire[159].
Malgré des résultats en dents de scie lors de la première phase du championnat[160],[161], les Sectionnistes, dont le jeu repose alors sur la vitesse et une préparation physique d'Albert Cazenave[162], s'imposent en demi-finale sur le score de 6 à 3 après prolongations face aux Catalans de l'USA Perpignan, équipe disposant d'un paquet d'avants puissant et dominateur, emmené par son capitaine Joseph Desclaux[163].
La finale se dispute le au Parc des Princes devant 25 000 spectateurs[164]. Le FC Lourdes du capitaine Jean Prat[165], pourtant sur une série de douze victoires consécutives[166], est largement battu sur le score de 11 à 0, avec deux essais de Jean Estrade et Théo Cazenave, et une transformation et une pénalité de Jean Carmouze[167]. L’équipe est très homogène, sans véritables stars, mais avec des joueurs dotés d’une condition physique optimale[168]. Les leaders sont Théo Cazenave, qui retrouve son meilleur niveau, Jean Carmouze, dont le jeu au pied est précieux[169] et le capitaine André Rousse[170]. Le centre Pierre Lauga est élu homme du match par le quotidien L'Équipe[171].

Auguste Lassalle, Pierre Lauga et Georges Duthen sont quelques autres des figures de ce XV remarquable[172].
| Finale |
Section paloise | 11 - 0 (3 - 0) |
FC Lourdes | Parc des Princes, Paris 25 000 spectateurs Arbitre : Jean Callède |
| Essai(s) : 2 Estrade (45e), Cazenave (70e) Transformation(s) : 1 Carmouze (45e) Pénalité(s) : 1 Carmouze (1re) |
Rapport | |||
| Section paloise Titulaires |
FC Lourdes Titulaires |
Une place forte de l’élite, entre finales et désillusions (1946 - 1963)
Le club aborde la saison 1946-1947 en tant que tenant du titre de champion de France, mais doit faire face aux départs de Pierre Lauga[173], Robert Duthen, Paul Theux ainsi que de son capitaine André Rousse[174]. La défense du titre en Championnat de France s'achève dès la troisième phase de qualification. En effet, l’équipe ne parvient pas à sortir de la poule C, terminant troisième derrière le CS Vienne et le RC Toulon, ce qui provoque la colère noire d'Albert Cazenave[175].
En 1947-1948, la Section atteint les huitièmes de finale du Championnat de France, éliminé 15 à 3 par le CS Vienne[176], ainsi que les quarts de finale de la Coupe de France, éliminé après une défaite face aux rivaux du FC Lourdes, Robert Labarthette réalisant une grande prestation[177]. En 1948-1949, elle échoue à nouveau à se qualifier pour les phases finales du Championnat, éliminée dès la phase de poules de trois après une défaite face à l’US Tyrosse[178].

Durant cette même année, le 9 octobre, le stade du Hameau, que L'Équipe qualifie alors de « plus beau stade France », est inauguré[179],[180]. Il s’agit alors d’un stade militaire, propriété de l’Armée française et de l'« École nationale d'entraînement physique militaire » (ENEPM). Cette école a pour mission de former les officiers et sous-officiers chargés des sports dans le corps de troupe des Armées de terre et de l'air[181].
Sous la houlette d’Albert Cazenave, une jeune génération de joueurs s’affirme au début des années 1950[182]. Antoine Jimenez devient l'un des meilleurs demi d'ouverture du rugby français[183], André Carrère l’un des grands espoirs du rugby français[184], néanmoins boudé par l'équipe de France[185], et avec Jean Hatchondo ils forment le « triangle magique » de la Section paloise[110] . La Section, après avoir éliminé (8 à 0) Carmaux en quart[186], s'incline en demi-finale du championnat de France 1950 contre le Castres olympique (12 à 11)[187], qui est sacré champion de France pour la deuxième année consécutive[188].
Après une demi-finale de coupe de France perdue sur le score de 8 à 3 en 1951 face aux rivaux du Stadoceste tarbais[189], les Sectionnistes remportent le Challenge Yves du Manoir 1951-1952, nommé cette année-là « Challenge de l’Amitié »[190]. Dans une édition où seulement quatre clubs ont été invités[190], la Section termine première avec 14 points devant le Racing club de France et l'Aviron bayonnais, Montferrand terminant dernier[191]. La renaissance du Challenge a été permise car sous la pression des Britanniques, le nombre de dates prévues pour le Championnat est diminué (il est disputé sans matchs aller-retour) et la Coupe de France est supprimée notamment par rapport aux incidents de la dernière finale[192].
Au début de la saison de son cinquantenaire[193], l’exercice 1951-1952, Jimenez, Hatchondo et Carrère abandonne la Section paloise et le rugby à XV afin de se convertir au rugby à XIII[194]. La Section, se sentant prise pour cible par le XIII effectue une mise au point dans les colonnes du quotidien local, La République des Pyrénées[195] et se recentre sur son pack[196]. Le club, après une victoire face au Sporting Club mazamétain du capitaine Lucien Mias en 8e de finale[197], est éliminé par Agen au tour suivant[198].

En 1953, le gantois Jean-Roger Bourdeu revient à la Section, et dans son sillage le club dispute la finale du challenge Yves du Manoir au Stade Jules-Soulé de Tarbes, face au FC Lourdes. Les palois s’inclinent 8 à 0[199]. En Championnat, après avoir remporté la poule de 4[200], les Sectionnistes disputent les quarts de finale, où ils sont, à la surprise générale battus de peu (8-6) par le Stade lavelanétien[201].
Lors du championnat de France 1953-1954, la Section paloise se classe deuxième de la poule H et se qualifie pour la phase finale. Elle élimine le Racing club de France en seizièmes de finale (8 à 3), avant d'être écartée en huitièmes de finale par le CS Vienne (9 à 6)[202].
La saison suivante, lors du championnat de France 1954-1955, la Section paloise figure parmi les prétendants au Bouclier de Brennus[203], et se qualifie en tête de sa poule[204], après une victoire à Grenoble, le champion en titre[205]. Elle élimine successivement le TOEC en seizièmes de finale (8 à 0)[206], puis le SC Angoulême en huitièmes (13 à 8)[207], avant d'être éliminée en quart de finale par le Paris UC de l'ouvreur international André Haget (14 à 9) à Bayonne[208]. En Challenge Yves du Manoir, la Section paloise manque la qualification pour les phases finales, terminant deuxième de sa poule derrière Lourdes[209].

La saison suivante, en 1955-1956, la Section atteint les demi-finales et est battue (3 à 0) par Lourdes et sa légion d’internationaux, futur champion de France[210]. En Challenge Yves du Manoir, le Section termine de nouveau deuxième de sa poule, derrière Perpignan cette fois-ci, et ne dispute pas les demi-finales[211]. En 1957, Pau est éliminé (3 à 0) en seizièmes de finale du Championnat de France par le Stade toulousain[212]. En Challenge, le club termine deuxième de sa poule pour la troisième année consécutive[213].

Au début de la saison 1957-1958, Albert Cazenave maintient son frére Théo a la tête de l’équipe[214]. La Section dispute en fin de saison une autre demi-finale du Championnat de France sous le capitanat de Jean-Pierre Saux[215], perdue contre le FC Lourdes de Jean Prat, Pierre Tarricq et du pontacquais Pierre Lacaze[216]. En revanche, la Section manque la qualification en Challenge Yves du Manoir pour la quatrième année consécutive[217]. Le club sectionniste termine en effet deuxième de sa poule, mais seul le premier est qualifié pour les demi-finales. L'année suivante, les organisateurs du Challenge décident de passer à deux clubs qualifiés par poule[218].
Six ans après celle de 1953, la Section atteint de nouveau la finale du Challenge Yves du Manoir en 1959 mais est battu par l’Union sportive dacquoise de Pierre Albaladejo, qui est l’homme du match avec 4 drops (2 du pied droit et 2 du gauche)[219], tandis qu'en championnat de France, les hommes de Théo Cazenave atteignent les quarts de finale, où ils sont éliminés comme la saison précédente par le FC Lourdes 9 à 8 au terme d’un match serré jusqu’au bout[220].

L'année suivante, durant la saison 1959-1960, François Moncla alors international et tenant du titre avec le Racing Club de France, devient capitaine d’une équipe dont l’effectif est fortement rajeuni[221]. La Section, après avoir éliminé les Tarnais de Graulhet en quart de finale, est favorite de la demi-finale qui l’oppose à l'AS Béziers[222]. Toutefois, après un match nul (3 à 3), le club est éliminé car le règlement stipule que la pénalité des Biterrois l'emporte sur le drop des verts et blancs[223]. La même année, la Section atteint les quarts de finale du Challenge Yves du Manoir, éliminé par le Stade montois, futur vainqueur de l'épreuve[224].
Lors de la saison suivante, en 1960-1961, le club est éliminé en huitième de finale du championnat par Mazamet et échoue aussi à se qualifier en Du Manoir, mais remporte cependant le Challenge Antoine-Béguère organisé par le FC Lourdes, champion de France sortant cette année-là[225].
En 1961-1962, le club se qualifie pour sa cinquième finale de Challenge mais est encore battu (14 à 9) par le Stade montois[226], qui remporte ainsi son troisième titre consécutif dans cette compétition, record de la compétition[227]. En championnat, la saison se termine en éliminé la même année par Agen en quarts de finale.
La saison 1962-1963 est décevante, le club étant éliminé dès les seizièmes de finale du championnat par Béziers[228], et en quart de finale du Challenge Yves du Manoir par Agen[229],[230].
Capitanat de François Moncla, bouclier de Brennus et fin de l'ère Cazenave (1963 - 1968)

L’effectif palois, sous la coupe de « François les bas bleus », le capitaine François Moncla, monte en puissance après les échecs des quatres dernières saisons et conquiert le troisième Bouclier de Brennus du club en 1964[231].

En finale, la Section est opposée au Béziers de Raoul Barrière et Pierre Danos au Stadium de Toulouse[232]. Les Sectionnistes imposent leur rythme dès l'entame, privant Danos, le maître à jouer biterrois, de ballons. Durant la rencontre, le pack palois s’impose, notamment en mêlée fermée[233]. Nano Capdouze ouvre le score d'un drop à la 25e minute, puis Robert Toyos ajoute une pénalité à la 32e minute de jeu. En seconde période, Capdouze inscrit deux essais, à la 63e et à la 77e minute, le second au terme d'une action collective initiée par Moncla et relayée par Etcheverry, pour porter le score final à 14 à 0[234]. La Section remporte ainsi son troisième Bouclier de Brennus, dix-huit ans après le précédent. Les meilleurs joueurs sont François Moncla, Jean Piqué, Jean Capdouze, Jean-Pierre Saux, Marc Etcheverry ou encore André Abadie[233].

Tout avait pourtant bien mal commencé durant cette saison, la presse titrant même en octobre « La Section en perdition ». L'équipe vient de perdre 31 à 3 à Agen et s'incline sur la pelouse de la Croix du Prince par 24 à 3 face au rival Lourdais[235]. Les joueurs rentrent aux vestiaires sous les sifflets et certains supporters déchirent même leur carte d'abonnement. Finalement, l'équipe se qualifie in extremis pour les phases finales grâce à une victoire 3 à 0 à Saint-Girons. La Section se qualifie ainsi en position de 30e sur un total de 32 qualifiés[236].

L'aventure prend forme petit à petit avec des victoires successives sur Brive, Chalon, Bayonne et Narbonne avant la consécration face à Béziers, battu 14 à 0 avec notamment deux essais de Jean Capdouze[235]. Piqué dispute la finale du championnat de France de rugby à XV 1963-1964 avec la photo de sa femme sur lui pendant le match[237], car celle-ci décède d’une leucémie foudroyante pendant les phases finales[238].
Le journaliste Robert Barran, originaire d'Arudy rapporte que les chants béarnais se font entendre tout au long du match[239].
| Finale |
Section paloise | 14 - 0 (6 - 0) |
AS Béziers | Stadium de Toulouse, Toulouse 28 000 spectateurs Arbitre : Robert Calmet |
| Essai(s) : Capdouze (60e, 75e) Transformation(s) : Toyos (78e) Pénalité(s) : 1 Toyos (32e) Drop(s) : 1 Capdouze (28e) |
Rapport | |||
| Section paloise Titulaires |
AS Béziers Titulaires |
Le titre déclenche plusieurs jours de liesse dans la capitale béarnaise, et le boulevard des Pyrénées est envahi par une marée verte et blanche d'une ampleur sans précédent, avec 30 000 personnes[240],[241]. La semaine suivante, Béziers prend sa revanche lors de la finale du Challenge Yves du Manoir[242], privant la Section d’un doublé Challenge Yves du Manoir et Championnat de France[note 12][245].
Les saisons qui suivent le 3e titre de champion de France de 1964 sont plus quelconques sur le plan sportif. Le club est éliminé trois saisons de rang au stade des seizièmes de finale: en 1965, après un match haché face aux rivaux lourdais[246], puis en 1966 et en 1967. Le club peine en effet à se remettre du départ de Jean Capdouze vers le XIII Catalan[247], et surtout de la retraite du capitaine emblématique François Moncla en début de saison 1967[248].
Génération Paparemborde et première relégation (1968 - 1978)

Albert Cazenave quitte le club après seize années de présidence en 1968, et son frère Théo Cazenave démissionne de son poste d'entraîneur[249]. Pierre Bochet devient le président, alors que François Moncla prend la présidence de la commission rugby[250]. C'est au cours de cette même saison 1967-1968 que Robert Paparemborde, jeune joueur originaire de de Laruns, dans la vallée d'Ossau, débute en équipe première[251]. Il est tout d’abord aligné au poste de trois-quarts centre, notamment aux côtés de Pierre Rivera lors des seizièmes de finale de la saison 1967-1968 à Tarbes, au Stade Jules-Soulé, contre le SU Agen[252], puis s'impose rapidement comme pilier, poste avec lequel il se forge par la suite une réputation internationale[253].
En 1970, la Section paloise termine en tête de sa poule de championnat avant de s'incliner en quarts de finale sur le score de 14 à 11 face à l'AS Montferrand à Agen[254]. La même année, les vert et blanc remportent le Challenge Antoine-Béguère en s’imposant face au Stade toulousain sur le score de 17 à 13[255]. La saison suivante, en 1971, la Section atteint les huitièmes de finale du championnat, où elle s'incline face au Stade bagnérais de Jean Gachassin[256]. En 1972, les Sectionnistes parviennent en quarts de finale, où ils s'inclinent lourdement sur le score de 40 à 4 face à l'AS Béziers[257], la grande puissance du rugby français des années 1970[258]. Enfin, la saison 1973 est plus difficile encore, la Section est éliminée dès les seizièmes de finale du championnat et ne parvient pas à sortir des phases de poules en challenge Yves du Manoir.
En 1974, le club réalise son meilleur parcours depuis dix ans. Après avoir éliminé le SU Agen en 8e de finale sur le score de 24 à 21, alors que le club n’était pas favori, la Section paloise accède aux demi-finales du championnat pour la première fois depuis 1956[259], où elle s’incline face au RC Narbonne[260]. Le club rentre dans le rang lors de la saison suivante, étant éliminé en 8e de finale en championnat et en challenge Yves du Manoir. Les deux exercices suivants voient les résultats se dégrader dans les deux compétitions.
Au terme de la saison 1976-1977, la Section paloise, avec un effectif rajeuni et Gérard Lom aux commandes[261], est reléguée en groupe B pour la première fois de son histoire, après plus de soixante ans dans l’élite du rugby français[262]. Le club ne passe qu'une seule saison à ce niveau, en 1977-1978, réalisant une saison pleine avec douze victoires en quatorze matchs, assurant la 1re place de sa poule et l'accession immédiate à l'élite. Le club est éliminé dès l’ouverture de la phase finale par Lourdes[263]. Durant cette même saison, les vert et blanc se qualifient pour les huitièmes de finale du challenge Yves du Manoir, où ils s'inclinent sur le score de 22 à 6 face au Biarritz olympique[264].
Une décennie noire, entre élite et groupe B, et départ de la Croix du Prince (1978 - 1990)
Pour son retour dans l'élite en 1979, la Section termine en milieu de tableau avant d'être éliminée[265], sur le score sans appel de 28 à 4, par le Valence sportif. En 1980, les verts et blancs terminent à la 2e place de leur poule et franchissent pour la première fois depuis 1975 l'obstacle des 16e de finale, écartant le FC Auch de Jacques Fouroux sur le score de 18 à 3[266], puis s'incline en 8e de finale face au CA Brive sur le score de 15 à 6[267]. En challenge Yves du Manoir, qualifiés d'office pour les 8e de finale à la suite de la disqualification du Stade toulousain et du RC Narbonne pour jeu brutal, les Sectionnistes sont éliminés par l'AS Béziers[268].
En 1981, le club termine à nouveau à la 2e place de sa poule avant d'atteindre les huitièmes de finale, où il s'incline face au FC Lourdes. La saison est par ailleurs marquée par deux derbys face au FC Oloron, dont une rencontre particulièrement tendue à Pau le [269]. En challenge Yves du Manoir, la Section atteint à nouveau les 8e de finale, s’inclinant de nouveau face aux biterrois[270].
En 1982, les vert et blanc s'inclinent en 8e de finale du championnat face au futur vainqueur, le SU Agen, lors d'une rencontre aller-retour disputée (15 à 10[271] et 9 à 12[272]). En challenge Yves du Manoir, la Section atteint les quarts de finale avant d'être battue par le FC Lourdes[273]. Laurent Cabannes débute cette saison en équipe première à 17 ans[274].
Après avoir terminé en tête de sa poule, les hommes de Robert Bernos accèdent aux quarts de finale du championnat en 1983, où ils s'inclinent sur le score de 19 à 15 face au RRC Nice, après une dernière action mal contrôlée en fin de rencontre, devant les caméras d'Antenne 2[275]. Nice est finaliste cette année-là. Le club peine à se remettre du départ de Robert Paparemborde[276], et cela se ressent lors des deux saisons suivantes[277]. Le club est éliminé en 8e de finale du championnat en 1984[278], alors que la saison 1984-1985 se solde par un échec en poules[279].
En 1986, la Section est éliminée en 16e de finale du championnat, et conserve sa place dans l'élite réduite à vingt clubs grâce à son classement lors des poules[280]. En 1987, affaiblie notamment par le départ de Cabannes, la Section termine à la 8e place de sa poule et se maintient de justesse dans le premier groupe, avant qu'une nouvelle formule à 80 clubs ne soit adoptée par la fédération. En challenge Yves du Manoir, les verts et blancs atteignent les quarts de finale et sont éliminés par le FC Lourdes sur le score de 18 à 7[281].
La fin des années 1980 est plus difficile encore. Battue à domicile par les trois premiers de sa poule, le RC Toulon, le SU Agen et le FC Grenoble, ainsi que par ses voisins du FC Lourdes et du Stadoceste tarbais, la Section paloise termine dernière de sa poule en 1988 et est reléguée en groupe B[282], et le maire André Labarrère est mis à contribution pour assainir les comptes[283].
Le club passe deux saisons de rang à ce niveau. La Section paloise, portée par les performances de Jean Preux[284], accède à la finale du groupe B en 1989, et affronte le Castres olympique[285]. Après une première mi-temps mal engagée, les Sectionnistes ne parviennent pas à renverser le cours de la rencontre et s'inclinent sur le score de 9 à 18[286].
| Finale groupe B |
Section paloise | 9 - 18 (3 - 12) |
Castres olympique | Stade Jules-Ribet, Saint-Gaudens Arbitre : M. Ceccon |
| Pénalité(s) : 2 Ducès (16e, 43e) Drop(s) : 1 Ducès (14e) |
Rapport | Essai(s) : Sugner (9e), Laborde (79e) Transformation(s) : 2 Rui (16e, 79e) Pénalité(s) : 1 Rui (17e) Drop(s) : 1 Rui (10e) | ||
| Section paloise Titulaires |
Castres olympique Titulaires |

L'année suivante, la Section échoue une nouvelle fois en finale de groupe B, s'inclinant sur le score de 18 à 7 face au Stade montchaninois, entraîné par l'ancien sectionniste Robert Bernos[287].
| Finale groupe B |
Montchanin | 18 - 7 (9 - 3) |
Section paloise | Stade Amédée-Domenech, Brive-la-Gaillarde 3 099 spectateurs |
| Essai(s) : 1 Barisic (50e) Transformation(s) : 1 Touget (50e) Pénalité(s) : 3 Touget (10e, 13e, 40e) Drop(s) : 1 Hasagic (64e) |
Rapport | Essai(s) : Gaillard (68e) Drop(s) : Mapuhi (29e) | ||
| Stade montchaninois Titulaires |
Section paloise Titulaires |
En , le club quitte son stade de la Croix du Prince, qu'il occupait depuis 1910, pour le stade du Hameau, enceinte plus moderne. La vente de la Croix du Prince à la mairie de Pau contribue par ailleurs à résoudre une partie des difficultés financières du club.
Stade du Hameau, professionnalisation, premières Coupes d'europe et derniers titres nationaux (1990 - 1998)
Au début de la saison 1990-1991, la vente du stade de la Croix du Prince à la mairie de Pau résout une partie des difficultés financières du club[288]. Le club débute sa nouvelle vie au Hameau et se stabilise en groupe A en 1991 et 1992[289].
En 1993, la Section atteint le Top 16 mais sans se qualifier pour les quarts de finale, devancée par les Mammouths de Grenoble et le RC Narbonne, qui disputent leurs quatrièmes quarts de finale en cinq saisons. L'exercice 1993-1994 est à nouveau décevant: battue lors de l'avant-dernière journée à Bourgoin, la Section manque la qualification pour le Top 16 et s'incline également en Challenge. En 1995, le club n'accède pas non plus au Top 16, mais atteint la finale de la Coupe André-Moga face à l'Aviron bayonnais, et est éliminé en huitième de finale du Challenge par le FC Lourdes, évoluant alors en groupe B.
Pour la première fois depuis 1974, la Section se qualifie pour les demi-finales du Championnat de France lors de la saison 1995-1996, et confirme la fin de sa période noire[290]. Parallèlement, au cours de cette saison 1995-1996, la Section dispute la finale de la toute dernière édition du Challenge Yves du Manoir, qu’elle perd face au CA Brive, qui remporte le premier titre de son histoire[291].
Dans la foulée de cette saison du renouveau, la Section paloise entre de plain-pied dans l’ère du rugby professionnel et dispute l’édition 1996-1997 de la Coupe d'Europe[292]. Durant cette même saison, la Section remporte un nouveau trophée national en s'adjugeant la coupe de France « Yves-du-Manoir » grâce à une victoire 13 à 11 face au CS Bourgoin-Jallieu[293],[294]. Joël Rey devient le premier capitaine depuis François Moncla en 1964 à ramener un trophée sur le boulevard des Pyrénées, mettant fin à 33 ans d'attente[295]. En Championnat de France, la Section s'incline en quarts de finale (18 à 24) face au futur finaliste, le CS Bourgoin-Jallieu, pour la dernière édition amateur du championnat[note 13],[296]. Philippe Bernat-Salles, Nicolas Brusque, Thierry Cléda, David Dantiacq, Frédéric Torossian, David Aucagne et Pierre Pierre Triep-Capdeville sont sélectionnés cette saison pour la tournée de l'équipe de France[297].
| Finale |
Section paloise | 13 - 11 (3 - 8) |
CS Bourgoin-Jallieu | Stade Nicolas-Kaufmann, Nîmes 15 732 spectateurs Arbitre : |
| Essai(s) : 1 Dantiacq (75e) Transformation(s) : 1 Aucagne (75e) Pénalité(s) : 2 Aucagne (17e, 48e) Carton(s) jaune(s) : 1 Cléda |
Rapport | Essai(s) : 1 Leflamand (30e) Pénalité(s) : 2 Favre (9e, 60e) | ||
| Section paloise Titulaires |
CS Bourgoin-Jallieu Titulaires |
Demi-finale de Coupe d'Europe, victoire en Challenge européen, apparition de problèmes financiers et relégation (1998 - 2006)
En 1998, la Section paloise se qualifie pour disputer la demi-finale de la Coupe d'Europe en 1997-1998, en compagnie de deux autres clubs français: Toulouse, tenant du titre, et Brive[298]. En quart de finale, les Sectionnistes s'imposent face à Leicester, finaliste de l'édition précédente et auteur d'un carton 90 à 19 face aux Glasgow Warriors en barrages[299].
| 1/4 de finale |
Section paloise | 35 - 18 (12 - 8) |
Leicester Tigers | Stade du Hameau, Pau 11 000 spectateurs Arbitre : |
| Essai(s) : 4 Cléda (6e), Leloir (21e), Bernat-Salles (54e), Brusque (54e) Transformation(s) : 3 Aucagne (21e, 54e, 80e) Pénalité(s) : 3 Aucagne (46e, 64e, 67e) |
Rapport | Essai(s) : 2 Back (35e), Serevi (62e) Transformation(s) : 1Stransky (62e) Pénalité(s) : 2 Stransky (23e, 47e) | ||
| Section paloise Titulaires |
Leicester Tigers Titulaires |
La Section s'incline finalement en demi-finale au Recreation Ground, face à Bath sur le score de 20-14[300], rencontre au cours de laquelle les joueurs palois ne parviennent pas à mettre leur jeu de mouvement en place[301]. Bath remporte le titre de champion d'Europe face au CA Brive (19-18)[302].
| Demi-finale |
Bath Football Club | 20 - 14 (11 - 9) |
Section paloise | The Recreation Ground, Bath 8 200 spectateurs Arbitre : |
| Essai(s) : Ubogu (32e) Pénalité(s) : 4 Callard (22e, 38e, 53e, 57e, 66e) |
Essai(s) : 1 Bernat-Salles (60e) Pénalité(s) : 3 Aucagne (20e, 35e, 40e) Carton(s) jaune(s) : 1 Triep-Capdeville (67e) | |||
| Bath Football Club Titulaires |
Section paloise Titulaires |
L'année suivante, la Section affaiblie notamment par le départ de Philippe Bernat-Salles à Biarritz, est éliminée en Championnat à l'issue de la phase qualificative, puis en Challenge européen en quarts de finale. La Section atteint également les demi-finales de la coupe de France, battu par le Stade français.
En 2000, la Section alors entraînée par Jacques Brunel et Jean-Michel Aguirre remporte le Bouclier européen face au Castres olympique au stade des Sept Deniers de Toulouse[303]. La Section s'impose 34 à 21 au terme d'une rencontre de indécise[304].
La Section paloise remporte ainsi le Bouclier européen, première récompense européenne de son histoire[304].
| Finale du Challenge européen 1999-2000 |
Section paloise | 34 - 21 (21 - 6) |
Castres olympique | Stade des Sept-Deniers, Toulouse 8 000 spectateurs Arbitre : |
| Essai(s) : Bacqué (3e, 58e), Brusque (5e) Transformation(s) : Aucagne (3e, 58e) Pénalité(s) : Aucagne (1re, 8e, 40e, 66e, 68e) Carton(s) jaune(s) : Cléda (48e), Dantiacq (78e) |
Rapport | Essai(s) : Artiguste (42e), Tsabadze (57e) Transformation(s) : Castaignède (42e) Pénalité(s) : Castaignède (7e, 39e, 60e) | ||
| Section paloise Titulaires |
Castres olympique Titulaires |
Au début du XXIe siècle, André Lestorte, alors président de la Section paloise, souhaite fusionner la Section paloise avec le Stadoceste tarbais et le FC Lourdes, dans le but de créer la « Section-Pyrénées » ou « Section paloise - Pays de l'Adour »[305],[note 14], basé au centre du triangle entre Pau, Tarbes et Lourdes[306]. Il s’inspire du modèle des provinces du Super Rugby, et estime que cette fusion est le moyen de rivaliser économiquement avec les clubs des grands pôles urbains français[307], dans un rugby professionnel de plus en plus élitiste[308]. Le projet génère de fortes résistances, tant du côté béarnais que bigourdan[309]. En 2005, André Lestorte, vivement critiqué en interne, doit faire face à une fronde menée par des anciens présidents du club[310]. Peu de temps après, il est remplacé par Joachim Alvarez[311], puis finalement par Bernard Pontneau en 2006, qui met un terme définitif au projet de fusion[312].
La saison 2000-2001 est plus tendue avec le passage de l'élite de 21 à 16 clubs. Le club sectionniste évite la relégation en s’imposant lors du match de barrages contre le FC Grenoble[313]. Le parcours est plus convaincant en Coupe d'Europe où le club se qualifie pour les quarts de finale battu chez ses compatriotes du Stade français. En Coupe de la ligue, la Section est éliminée en demi-finales par l'AS Montferrand. Bien que conservant sa place dans l'élite, la Section perd de nombreux joueurs à l'intersaison comme l'arrière international Nicolas Brusque qui part pour le Biarritz olympique, Lionel Mallier qui part pour l'USA Perpignan.
| Barrage de maintien en première division 2000-2001 |
Section paloise | 33 - 21(apr. prol.) 21 - 21 (16 - 6) |
FC Grenoble | Stade de la Méditerranée, Béziers 12 000 spectateurs Arbitre : Daniel Gillet |
| Essai(s) : Bomati (35e, 61e) Transformation(s) : Aucagne (37e) Pénalité(s) : Aucagne (13e, 19e, 25e, 85e, 92e, 97e, 100e) |
Rapport | Pénalité(s) : Beale (17e, 40e, 44e, 44e, 48e, 54e, 77e, 82e) | ||
| Section paloise Titulaires |
FC Grenoble Titulaires |
Le club mise alors sur la maturation de ses jeunes joueurs, particulièrement Lionel Beauxis et Fabien Cibray [314], et le club prolonge leurs contrats sur le long terme[315].
Au début de la saison 2003-2004 de Top 16, Beauxis est désormais pleinement intégré au groupe professionnel, avec d’autres joueurs comme Jean-Baptiste Peyras-Loustalet[316]. En raison du fait qu'il n'a pas atteint sa majorité civile, Beauxis ne peut débuter en équipe première avant la fin du mois d', pour la plus grande frustration de Jean-Philippe Cariat[317]. Beauxis fait ses débuts le lors d'un match amical au Stade de la Méditerranée face à l'AS Béziers, remplaçant son idole de jeunesse David Aucagne[318]. La semaine suivante, Beauxis est lancé dans le grand bain en championnat, au Stade Amédée-Domenech[319]. Le jeune ouvreur, chaperonné par Thierry Ducès, réalise des débuts fracassants, inscrivant 19 points et tenant la dragée haute à son vis à vis: Alain Penaud[314]. Le club se qualifie pour les play-off en 2003, mais joue le maintien les années suivantes.
La Section réalise un bon parcours en Challenge européen en 2005, sous le capitanat de Jean-Charles Cistacq[320]. Le club s'incline en finale face aux Sale Sharks de Sébastien Bruno[320].
| Finale du Challenge européen 2004-2005 |
Section paloise | 3 - 27 (3 - 8) |
Sale Sharks | Kassam Stadium, Oxford 8 000 spectateurs Arbitre : |
| Pénalité(s) : Beauxis |
Rapport | Essai(s) : Hodgson (2), Titterrell, Cueto Transformation(s) : Hodgson (2) Pénalité(s) : Hodgson | ||
| Section paloise Titulaires |
Sale Sharks Titulaires |
Alors que l'élite du championnat de France est réduite au début de la saison 2004-2005, passant de seize à quatorze équipes, trois équipes sont reléguées en Pro D2 de par leur classement, et un nouveau match de barrage est organisé entre la Section paloise, 13e du Top 16 et le vainqueur de la finale de Pro D2, le Stade aurillacois[321]. Les Palois l'emportent sur le score de 46 à 13 au Stade Ernest-Wallon à Toulouse et conservent ainsi leur place dans l'élite. Laurent Rodriguez est toutefois démis de ces fonctions en fin de saison[322].
| Barrage contre le vainqueur de la phase finale de Pro D2 2004-2005 |
Section paloise | 46 - 13 | Stade aurillacois | Stade Ernest-Wallon, Toulouse Arbitre : Jutge |
| Essai(s) : Cistacq (40e, 56e), Terrain (62e), Morgan (70e), Isaac (77e), Mouret (80e) Transformation(s) : Mercier (4) Pénalité(s) : Mercier (3e, 16e) |
Rapport | Essai(s) : Martrette (47e) Transformation(s) : Petitjean (47e) Pénalité(s) : Petitjean (13e, 59e) | ||
| Section paloise Titulaires |
Stade aurillacois Titulaires |
Toutefois, en proie à des difficultés sportives et financières[323], le club est relégué lors de la saison 2005-2006[324], dans des circonstances floues lors de la dernière journée face à Castres[325]. En effet, lors d'une situation de surnombre qui aurait pu aboutir à un essai permettant d'éviter la relégation, Beauxis tente un drop, manqué[326]. Les joueurs soutiennent Beauxis, notamment les cadres. Or d'après, Jean-Marc Souverbie, les joueurs n'avaient pas connaissance du score de l'Aviron bayonnais, et Beauxis avait simplement appliqué les consignes venant du banc de touche[326].
Beauxis, malgré sa saison de tout premier plan[327], fait alors figure de bouc émissaire, notamment pour Pierre Bouisset, manager général brièvement devenu entraîneur en cours de saison[328], qui évoque une erreur de jeunesse en conférence de presse[326]. Si Cibray continue une année supplémentaire en Pro D2, Beauxis quitte le club, la mort dans l'âme, après quelques nuits blanches[329].
La reconstruction en Pro D2 (2006 - 2011)
À la suite de sa relégation en Pro D2, le club repart de zéro avec l'arrivée de Jean-Bernard Duplantier au poste d'entraîneur en octobre, puis la promotion de Bernard Pontneau à la présidence en novembre, à la suite de la démission de Joachim Alvarez[312]. Conséquence directe des nombreux changements dans la gouvernance, le début de la saison 2006-2007 est difficile, le club luttant pour son maintien une grande partie de l'exercice[330]. Sportivement, la fin de saison est davantage porteuse d'espérances et le club termine à la 8e place de la saison régulière, en milieu de tableau[331].
La saison 2007-2008 voit le club afficher clairement ses ambitions de remontée dans l'élite[332]. Le recrutement est important, treize internationaux rejoignant l'effectif, dont David Aucagne, pour son troisième passage sous les couleurs du club[333]. La direction accorde également une place plus importante aux jeunes issus du centre de formation: Julien Dumora, Mickaël Drouard, Clément Darbo, Grégory Puyo et Julien Fumat figurent parmi les éléments appelés à s'affirmer en vue d'un retour en Top 14[334]. La saison est décevante, les Sectionnistes passant l'essentiel de l'exercice à lutter pour leur maintien, leur meilleur classement n'intervenant qu'à la 26e journée[335]. En , l'adjoint Yannick Vignette quitte ses fonctions, puis en juin, l'entraîneur principal Jean-Bernard Duplantier est à son tour écarté[332]. La direction lui substitue un triumvirat technique composé de Joël Rey, Conrad Stoltz et David Aucagne[332].
La saison 2008-2009 s'achève sur une 8e place en Pro D2, insuffisante pour se qualifier pour les demi-finales. Le président Bernard Pontneau reconnaît que l'objectif d'une place entre la première et la septième n'a pas été atteint[336], en raison d’un effectif trop juste quantitativement, le club ayant accordé la priorité à la préservation de son équilibre financier. Néanmoins, la Section concéde six défaites lors des sept dernières journées[337].
Après deux saisons décevantes, le club réalise un recrutement de joueurs fidjiens et tongiens, tout en réduisant le nombre de contrats[337]. La saison 2009-2010 est plus réussie[338], et la Section termine la saison en 5e position du classement et se qualifie pour les demi-finales[339]. À la peine avant la trêve, le club enchaîne en effet les succès à la reprise[340] et se qualifie pour phases finales[341]. Les Sectionnistes s'inclinent cependant nettement face à l’armada lyonnaise (24 à 3)[342]. En dehors des terrains, David Aucagne se voit confier un rôle au sein du centre de formation[343].
Pour sa 4e participation d’affilée en Pro D2, lors de la saison 2010-2011[344], le club dispose du 4e budget de la division et retrouve des ambitions de montée à l’étage supérieur[345],[346],[347]. Le début de saison est manqué[348], et le club ne parvient jamais à combler son retard au classement[349], terminant à la 9e place[350]. Le président Bernard Pontneau note que le club manque d’infrastructures pour exister au plus haut niveau[351], et annonce néanmoins viser la 1re place dès la saison suivante[352].
Retour des ambitions, trois échecs en finales d’accession consécutifs, puis la remontée dans l’élite (2011 - 2015)
À partir de la saison 2011-2012, la Section redevient une grosse cylindrée de Pro D2[353]. David Aucagne prend en charges les lignes arrières, en remplacement de Stoltz[354]. Malgré le départ de Julien Dumora pour le Top 14[355], le club réalise une saison aboutie et termine 2e du championnat, invaincu à domicile. La Section paloise, après avoir écarté le Stade rochelais en demi-finale d'accession au stade du Hameau (16 à 14), s'incline en finale d'accession au stade Chaban-Delmas de Bordeaux face au Stade montois (29 à 20)[356]. Le directeur sportif Thierry Cléda quitte ses fonctions en fin de saison[357].
La saison suivante, en 2012-2013, le club sectionniste, avec un budget et des abonnements en hausse[358], procède à un recrutement ambitieux[359], afin de prétendre de nouveau à la remontée en Top 14[360]. Le club se classe 3e de la saison régulière avec 93 points, son meilleur total depuis la relégation de 2006[361]. Les Sectionnistes se qualifient pour les demi-finales[362], où ils disposent une nouvelle fois du Stade rochelais[363], avant de s'incliner en finale d'accession face au CA Brive sur le score de 30 à 10[364]. Durant la saison, le club se dote d’un nouvel hymne, La Honhada[365], et le projet de rénovation du Stade du Hameau se concrétise[366].
Après les deux échecs précédents en finale d'accession, la Section ambitionne d'enfin retrouver l'élite du rugby français à l'issue de la saison 2013-2014[367], tout le club souhaitant éviter une 3e désillusion consécutive[368]. Jean Bouilhou revient dans son club formateur lors du mercato estival[369], afin d'encadrer une jeunesse paloise en pleine progression, notamment Julien Fumat, Samuel Marqués et Mathieu Acébès[370]. La saison se termine par une nouvelle désillusion[371], cette fois en demi-finale face au Stade rochelais[372], adversaire face auquel les Palois s'inclinent 35 à 18 au stade Marcel-Deflandre[373],[374], échouant ainsi pour la 3e année consécutive à retrouver l'élite[375]. La direction décide alors de restructurer en profondeur l'encadrement technique[376].

En avril 2014, le Néo-Zélandais Simon Mannix est nommé manager[377], emmenant avec lui son analyste vidéo Elliot Corcoran et le troisième ligne irlandais James Coughlan[378], qui est l'un des meilleurs joueurs du club de la saison[379]. Il s'appuie sur le duo d'entraîneurs déjà en place, Joël Rey pour les avants et David Aucagne pour les arrières[380]. Adjoint au Munster et au Racing 92, Mannix occupe pour la première fois un poste de manager, et déclare connaître « l'attente qu'il y a à Pau »[381]. L'objectif affiché est de professionaliser le club à tous les niveaux, et Mannix procéde à de nombreux changements dans la préparation. La Section paloise prend la tête du championnat de Pro D2 dès la deuxième journée et ne quitte plus cette position jusqu'à la fin de la phase régulière[382], à l'exception d'une seule défaite concédée à l'extérieur[383], sur le terrain du Stade aurillacois (34 à 25)[384]. Cette défaite est sans conséquence pour l’obtention du titre[385],[386]. Le club officialise sa montée le , remportant le titre de champion à quatre journées de la fin après sa victoire face à Montauban (31 à 5), permettant l'accession directe au Top 14[387].
Dans la foulée du titre, le club officialise la prolongation du contrat de Simon Mannix jusqu'en 2018[388].
Stabilisation en Top 14 (2015 - 2018)

Pour son retour dans l'élite du rugby français après neuf années d'absence[389],[390], la Section paloise réalise un recrutement ambitieux[391],[392], avec le retour des internationaux béarnais formés au club Jean Bouilhou et Damien Traille[393]. Les doubles champions du monde en titre All Blacks en 2011 et 2015, l’ouvreur Colin Slade et le centre Conrad Smith[394],[395], rejoignent aussi le club[396]. En parallèle, le club annonce une ouverture partielle de son capital à de nouveaux investisseurs[397], destinée à accélérer le développement de la structure professionnelle[398]. La rénovation du Stade du Hameau est également annoncée fin 2015, le club souhaitant se doter d'une enceinte modernisée pour s’installer durablement en Top 14[399].

Le début de saison 2015-2016 de Top 14 montre rapidement les limites de l’effectif dans la quête du maintien dans l’élite, malgré la préparation spécifique du manager[400]. Lors de la première journée, la Section est sévèrement battue à Paris par le Stade français[401]. Le club débloque toutefois son compteur en s'imposant 26 à 16 lors de la deuxième journée, grâce à une prestation remarquée de Samuel Marques[402]. En octobre, une série de défaites consécutives plonge le club dans la zone de relégation[403], et le maintien devient vite l’objectif principal[404]. Conrad Smith estime alors que l’effectif manque d’expérience[405]. En mars, la victoire à domicile face au Stade français, champion en titre, sur le score de 19 à 12, permet de faire un pas vers le maintien[406]. Quelques jours plus tard, une deuxième victoire face à Oyonnax, concurrent direct pour le maintien, permet au club de valider son objectif[407]. La Section paloise termine la saison à la 11e place du classement, assurant son maintien en Top 14, mais sans se qualifier pour le Challenge européen[408].

Après cette première saison dans l’élite du rugby français, le club lance une refonte de son effectif[409], afin de se renforcer en vue de disputer la saison 2016-2017[410], et de redevenir une place forte du championnat[411]. Damien Traille prend sa retraite sportive[412],[413], et les adjoints historiques David Aucagne et Joël Rey ne sont pas conservés dans le staff[414]. Les deux premières journées de championnat, dont une défaite dans le derby face à l'Aviron bayonnais, placent d'emblée le club dans une situation délicate[415]. Lors de la 9e journée, Thibault Daubagna est titularisé pour la première fois en Top 14[416], puis porte le brassard de capitaine en fin de saison[417]. Le club redresse peu à peu la barre[418], et lors de la 20e journée, s'impose face au Castres olympique sur le score de 18 à 12[419], ce qui lui permet de consolider sa place dans le haut du classement[420]. La Section paloise termine la saison à la 9e place[421], après s’être mélée un temps à la lutte pour les barrages[422].

Au début de la saison 2017-2018, le club bénéficie d’un stade du Hameau rénové, d’une capacité portée à 18 324 places[423]. En parallèle, Simon Mannix continue d'aposer une touche néo-zélandaise sur le jeu et la culture du club[424]. La Section paloise termine 8e du Top 14 avec 66 points, neuf de mieux que l'exercice précédent. Les performances sont irréguliéres, l’équipe étant capable de réaliser des prestations intéréssantes à l'extérieur, avec des victoires à Agen, Oyonnax, au Stade français, à Brive et Castres. Toutefois, lors de la 24e journée, les agenais s'imposent au stade du Hameau, faisant chuter le club à la septième place et mettant fin à ses espoirs de phases finales[425]. En Challenge européen, la Section paloise, invaincue en phase de poule, s’incline en demi-finale face aux Cardiff Blues, pour terminer un exercice qui s’avère décevant[425].

Durant la saison 2018-2019, la démission de Yannick Le Garrérès, vice-président du club[426], soulève des interrogations sur la cohésion interne de la gouvernance[427]. Le staff technique connait également de nombreux changements. Simon Mannix dirige le club jusqu'en avril 2019, tandis que Carl Hayman, chargé des avants, quitte ses fonctions dès le 5 janvier après une bagarre avec des joueurs de l’effectif[428], laissant la place à Nicolas Godignon[429]. Conrad Smith continue d’assurer la responsabilité de la défense[430]. En , Luke Whitelock vient rejoindre les membres de la colonie néo-zélandaise du club, aux côtés de Colin Slade, Conrad Smith, Ben Smith et Tom Taylor[431]. Plus tard dans le mois, la victoire à Castres, la première du club au Stade Pierre-Fabre depuis 44 ans, est mise en avant comme la preuve d’une progression du club[432], alors qu’Antoine Hastoy s’impose en équipe première[433]. Mais le mois suivant, après une lourde défaite à La Rochelle (71 à 21), qualifiée par Mannix de « honte totale », le conduit à annoncer son départ, alors que le club ne compte plus que quatre points d'avance sur la 12e place à quatre journées de la fin[434],[435],[436]. Nicolas Godignon et Frédéric Manca assurent l'intérim jusqu'au terme de la saison[437]. Malgré tout, la Section paloise termine 11e de la phase régulière, sans jamais quitter le bas de tableau depuis la 2e journée. En Challenge européen, la Section paloise se hisse jusqu'en demi-finale de la compétition[438],[439].

La saison 2019-2020 démarre avec l’annonce de la nomination officielle de Nicolas Godignon et Frédéric Manca, après l’intérim de la fin de saison précédente[440]. Rapidement, le championnat est suspendu après le début de la pandémie de Covid-19 en France[441]. Le , la Ligue nationale de rugby (LNR) propose l'arrêt définitif du championnat. Par conséquent, le titre national n'est pas attribué et aucune promotion, ni relégation n'est actée, à l'issue de ce début de compétition[442]. La Section est 12e à l'arrêt du championnat[443].
La saison 2020-2021 est fortement perturbée par la suite de la pandémie de Covid-19[441]. Après le départ des entraîneurs Nicolas Godignon et Frédéric Manca en [444], la Section est dirigée collégialement par Paul Tito, Thomas Domingo et Geoffrey Lanne-Petit, assistés de Conrad Smith à la défense jusqu'en . Le nouveau manager Sébastien Piqueronies prend ses fonctions de manière anticipée à partir du , quelques semaines avant la fin du championnat, afin de sécuriser le maintien en Top 14[445]. Le club sectionniste stagne à la 13e place après la trêve, enchaînant quatre défaites consécutives[446]. Lors du derby face à l'Aviron bayonnais, menée 18 à 12 à la pause, la Section s'impose finalement 43 à 33, et revient à trois points de Bayonne au classement[447]. Cette victoire permet au club de valider son maintien en passant devant Bayonne lors de la dernière journée, le , grâce à un bonus offensif obtenu à la 81e minute[448]. L’Aviron possèdait jusqu’alors un point d’avance au classement, mais avec un goal-average défavorable[449].
Nouveau projet sportif et construction à long terme (Depuis 2021)
Au début de la saison 2021-2022, la politique sportive change drastiquement[450], le club priviligiant désormais la venue de jeunes espoirs français, comme Émilien Gailleton ou Sacha Zegueur plutôt que des joueurs confirmés venus du Sud[451]. A l’issue d’une saison paradoxale, au cours de laquelle le club a été proche des places qualificatives, sans jamais s’éloigner définitivement de la zone de relégation, la Section paloise termine la saison à la 10e place du Top 14 et est éliminée en phases de poules du Challenge européen 2021-2022[452].

La saison 2022-2023 débute dans la continuité de l'exercice précédent, avec Beka Gorgadze et Luke Whitelock comme capitaines[453]. En championnat, après deux succès de suite, dont une victoire face au Stade toulousain lors de la troisième journée (26 à 16)[454], la Section enchaîne plusieurs défaites sévères et se retrouve lanterne rouge à mi-parcours. Une série de trois victoires consécutives au mois de novembre permet de redresser la barre, dont un succès au stade Marcel-Deflandre (21 à 38)[455]. La fin d'année est plus difficile, ponctuée d'une correction au stade Jean-Bouin (37 à 3) le [456]. En Challenge Cup, la Section s'impose à Rodney Parade face aux Dragons RFC (21 à 27) pour sa première victoire européenne depuis plus de deux ans[457], mais est éliminée dès la phase de poule à Parme face aux Cheetahs[458]. En championnat, une défaite à domicile face au Stade rochelais (32 à 36) fait glisser les palois dans la zone de barrage[459]. Le maintien est finalement assuré avec une 12e place, lors de la dernière journée, comme en 2021[460]. Émilien Gailleton est la révélation de la saison[461] et figure dans l’équipe type[462]. Durant cette même saison, Hugo Auradou s'affirme en équipe première[463].

Lors de la saison 2023-2024, Sébastien Piqueronies rajeuni considérablement l’effectif[464], et réalise un recrutement remarqué, avec l’arrivée du deuxième ligne néo-zélandais Sam Whitelock, double champion du monde[465]. C’est son frère Luke qui assure le capitanat durant l'essentiel de la saison. Après un revers inaugural à Castres (23 à 24), la Section enchaîne cinq victoires consécutives, dont un succès face au Stade toulousain (13 à 9), et prend la tête du classement à l'issue de la 4e journée. Ce début de saison coïncide avec la trêve pour la Coupe du monde 2023, durant laquelle plusieurs joueurs du club sont sélectionnés, dont Tagitagivalu avec les Fidji, Manu avec les Samoa et Gorgadze avec la Géorgie. La reprise post Coupe du Monde est difficile, et la Section termine finalement la phase aller à la 6e place[466]. Durant la phase retour, les performances sont davantage irrégulières, avec des succès de prestige comme face à l’UBB (10 à 20), et des défaites frustrantes. Les Sectionnistes terminent finalement 9e du Top 14, à deux points des phases finales[467]. En Challenge Cup, la Section est éliminée en huitièmes de finale face au Connacht (30 à 40)[468]. Théo Attissogbe est désigné Révélation de la saison, succédant ainsi à son coéquipier Émilien Gailleton au palmarès[469].

Au début de l’exercice suivant, la saison 2024-2025, la Section paloise aborde le championnat avec l’intention de viser le haut du tableau et d’enfin se qualifier pour les phases finales, ce que le club n’est pas parvenu à faire depuis la remontée en Top 14[470]. Le capitanat est partagé entre Luke Whitelock, Beka Gorgadze et Thibault Daubagna. Après une lourde défaite inaugurale à Clermont (7 à 39), la Section est,comme la saison précédente, sur courant alternatif, capable du meilleur, comme un succès 51 à 29 face à l'Aviron bayonnais, et du pire, avec notamment un 56 à 25 encaissé à Toulon[471]. Quatre défaites consécutives entre novembre et décembre laissent le club à proximité de la zone de relégation[472], avant que le club ne redresse la barre à la mi-parcours[473]. La phase retour voit la Section enclencer une dynamique positive et se mêler à la lutte pour les phases finales[474]. La Section enchaîne quatre victoires lors des quatre dernières journées, dont un succès 32 à 18 contre le Stade rochelais lors de la dernière journée, qui permet de sécuriser la 8e place, synonyme de qualification pour la Champions Cup[475]. En Challenge Cup, la Section est éliminée en 8e de finale, éliminée par Bath Rugby (24-49)[476]. Pour la 3e saison consécutive, un jeune joueur du club, Fabien Brau-Boirie, est nommé dans la catégorie « Révélation de l’année » à l’occasion de la Nuit du rugby[477],[note 15].

Au début de la saison 2025-2026, Sébastien Piqueronies densifie le pack en recrutant des joueurs confirmés[478], l’international français Thomas Laclayat et deux Pumas, Facundo Isa et le capitaine de la sélection, Julián Montoya[479]. En parallèle, la direction du club officialise le projet de nouveau centre de performance du club, baptisé HonhaCamp[480],[481]. Émilien Gailleton, convoité par d’autres clubs concurrents, s’engage dans la durée avec le club[482], et les supporters y voient une marque du changement de statut du club, celui-ci faisant part de ses ambitions pour le club à court terme[483]. Après un bon début de saison, la Section semble enfin avoir réglé les soucis en conquête qui ont plombé les saisons précédentes[484], et se classe deuxième à la trêve[474], faisant preuve d’une belle efficacité dans le domaine aérien[485]. Ces bons résultats entrainent de nouvelles complications dans la gestion de l’effectif pour le manager Piqueronies, qui compte désormais six joueurs régulièrement appelés avec le XV de France[486],[487], et doit appréhender la période des doublons d’une manière différente des saisons précédentes[488],[489]. Pour son retour en Champions Cup[490], le club ne se qualifie pas pour les phases finales de l’édition 2025-2026, étant reversé en Challenge Cup, et directement éliminé par le Zebre Parma[491]. Néanmoins, à l’issue de la phase régulière du Top 14, le club se qualifie pour les phases finales[492]. et suscite un fort engouement populaire[493]. Au cours de la saison, la Section ne passe que 4 journées hors du podium et se qualifie en 4e position[494], pour obtenir le droit de disputer le match de barrages au stade du Hameau[495], face au Racing 92[496].
Identité du club
Couleurs
Les couleurs de la Section paloise sont le vert et blanc depuis le début de la saison 1912[497]. Avant cette date, les joueurs portaient un maillot bleu et noir, héritage du « Stade palois », club fondé en 1899 que la « Section paloise de la Ligue Girondine » absorbe en 1905, afin de devenir la Section paloise[498].
Avant cette adoption des couleurs de 1912, la Section évoluait fréquemment avec un second maillot de couleur rouge[499],[500].
Jean Plaà, dirigeant historique du club décédé au camp de concentration de Flossenbürg, justifie ce choix car « le vert représente les espoirs du club et le blanc la neige des Pyrénées béarnaises »[501].
La tradition du club est que toutes les équipes portent un maillot blanc à domicile, et un maillot vert à l'extérieur. Depuis quelques années, un maillot noir et vert est régulièrement utilisé pour jouer à l'extérieur.
Le vert clair adopté en 1912, et porté pendant près de 90 ans par la Section, a été remplacé par un vert plus sombre, lors de l'avènement du rugby professionnel au début des années 2000.
Maillot traditionnel
Le maillot classique tout blanc de la Section a été progressivement délaissé, bien que ce soit celui qui a été porté lors des trois victoires en finale de championnat en 1928, 1946 et 1964, avec l'équipe entièrement vêtue de blanc[135],[502],[503].
Blason
Le blason de la Section paloise représente le pic du Midi d'Ossau entouré de vert et blanc, sommet pyrénéen surnommé Jean-Pierre et qui symbolise leur pays pour de nombreux béarnais. Une deuxième version du blason est apparue à partir de 1998 pour la création de la structure professionnelle, il intègre les maillots de l'équipe première à partir du début de la saison 2001-2002. Celui-ci garde alors le célèbre pic comme emblème mais évolue vers une couleur vert bouteille plus foncée. La dernière version du blason date du début de la saison 2012-2013[504], la couleur du blason reprend le vert original plus clair et incorpore la nouvelle appellation Section paloise Béarn Pyrénées. Le club symbolise par ce changement de nom la volonté de ses dirigeants d'ancrer plus encore le club comme l'élément moteur du rugby professionnel en Béarn mais plus globalement dans les Pyrénées.
- Logo depuis 2021.
Hymne et chants
| Vidéo externe | |
| Hymne Section, Marche disponible à partir de 2min30 sur https://vimeo.com/15090279 | |
Lorsque la Section est championne de France en 1928 à Toulouse, son hymne est Section, marche![505].
| Quand Ils portaient le maillot vert
Comme l'herbe de leur prairie Ils avaient parfois des revers, Mais elle est close la série. Car maintenant Qu'ils sont plus blancs Que la neige au bord des abîmes, Rien ne brisera leurs élans Ils ne s'arrêteront qu'aux cimes. |
| Refrain |
| Ce sont quinze beaux gars ardents,
Quinze preux, quinze combattants, Pour eux, de toute la province On accourt à la Croix-du-Prince Ce sont tous des hommes d'action Que les gars de la Section. |
| Envoi |
| Quand ces quinze beaux gars ardents
Voudront prendre le mors aux dents. Ils deviendront champions de France Et Pau sera dans la démence. Voilà la suprême ambition Des beaux gars de la Section. |
| NOTE: Pour donner plus de vivacité à la chanson, on compte pour deux pieds les mots action, Section, champions[505]. |
L'hymne officiel de la Section paloise est la Honhada depuis [506]. Le chant est repris de manière collective avant les matchs, à la manière d'une cantèra.
Suscitant un accueil mitigé à ses débuts, cette chanson composée par Didier Fois (groupe Arraya, festival Hestiv'Òc, Ostau Bearnés) est devenue incontournable pour les supporters palois qui l'entonnent à chaque début de match[507]. Les paroles de la chanson ont été composées sur l'air de la célèbre ballade écossaise The Water is Wide (en), également repris par le chanteur Renaud dans la Ballade nord-irlandaise.
| Hohna Section, nous sommes là
Cette chanson, rien que pour toi Comme immortels, à tes côtés, Toujours fidèles, en amitié. |
| Sur ton maillot, de vert et blanc
Le pic d’Ossau, toujours devant Sur cette terre des Pyrénées L’allure fière, des béarnais. |
| Refrain
Allez allez, les verts et blancs De la cité du vert galant Section paloise, joue ton rugby Section paloise, toujours unis. |
| Ici l’on chante, Beth Cèu de Pau
Qu’il pleuve ou vente, e qu’ei atau Tostemps amassa, que cantaram Tostemps amassa, que ganharam |
| Allez allez, les verts et blancs
De la cité du vert galant Section paloise, joue ton rugby Section paloise, toujours unis. |
| Allez allez, les verts et blancs
De la cité du vert galant Section paloise, joue ton rugby Section paloise, ensemble ici. |
L'encantada[508] et De cap tà l'immortèla[509] du groupe Nadau ainsi que l'hymne béarnais Si Canti[510], célèbres chants béarnais, sont également habituellement chantés par les supporters palois[511]. De cap tà l'immortèla est considéré comme l'hymne officieux de la Section paloise tant il est apprécié par le public.
Mascotte
La mascotte du club est un ours baptisé Bearny (prononcer « Bernie »). L'ours a été choisi car étant un des symboles des Pyrénées, et son nom est un jeu de mots entre l'anglais « bear » signifiant ours, et le Béarn, région dont Pau est la capitale depuis 1464.
Palmarès
Palmarès
Le tableau suivant récapitule les performances du club :
- titres de champion et finales ainsi que les meilleures performances dans les compétitions.
| Compétitions nationales | Compétitions internationales |
| |
| Anciennes compétitions disparues | Compétitions jeunes |
|
Classement depuis 1995
| Saison | Championnat | Nb équipe/poule | Division | Classement | Phase finale | Titres |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2025-2026 | Top 14 | 14 | Première division | 4e | Barrage | - |
| 2024-2025 | Top 14 | 14 | Première division | 8e | - | - |
| 2023-2024 | Top 14 | 14 | Première division | 9e | - | - |
| 2022-2023 | Top 14 | 14 | Première division | 12e | - | - |
| 2021-2022 | Top 14 | 14 | Première division | 10e | - | - |
| 2020-2021 | Top 14 | 14 | Première division | 12e | - | - |
| 2019-2020 | Top 14 | 14 | Première division | 12e | - | - |
| 2018-2019 | Top 14 | 14 | Première division | 11e | - | - |
| 2017-2018 | Top 14 | 14 | Première division | 8e | - | - |
| 2016-2017 | Top 14 | 14 | Première division | 9e | - | - |
| 2015-2016 | Top 14 | 14 | Première division | 11e | - | - |
| 2014-2015 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 1er | Championnat de France de Pro D2 | |
| 2013-2014 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 4e | Demi-finale | - |
| 2012-2013 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 3e | Finale | - |
| 2011-2012 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 2e | Finale | - |
| 2010-2011 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 9e | - | - |
| 2009-2010 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 5e | Demi-finale | - |
| 2008-2009 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 8e | - | - |
| 2007-2008 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 10e | - | - |
| 2006-2007 | Pro D2 | 16 | Seconde division | 8e | - | - |
| 2005-2006 | Top 14 | 14 | Première division | 13e | Relégation | - |
| 2004-2005 | Top 16 | 16 | Première division | 13e | Barragiste | - |
| 2003-2004 | Top 16 | 8 | Première division | 6e | - | - |
| 2002-2003 | Top 16 | 8 | Première division | 4e | Qualification | - |
| 2001-2002 | Top 16 | 8 | Première division | 6e | - | - |
| 2000-2001 | Élite 1 | 10 | Première division | 8e | - | - |
| 1999-2000 | Élite 1 | 12 | Première division | 2e | Demi-finale | Challenge européen |
| 1998-1999 | Championnat de France | 8 | Première division | 3e | Qualification | - |
| 1997-1998 | Groupe A1 | 10 | Première division | 5e | - | - |
| 1996-1997 | Groupe A | 10 | Première division | 4e | Quart de finale | Challenge Yves-du-Manoir |
| 1995-1996 | Groupe A | 10 | Première division | 6e | Demi-finale | - |
Finales de la Section paloise
- Championnat de France de 1re division
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| Section paloise | 6 – 4 | US Quillan | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 20 000 | |
| Section paloise | 11 – 0 | FC Lourdes | Parc des Princes, Paris | 30 000 | |
| Section paloise | 14 – 0 | AS Béziers | Stadium municipal, Toulouse | 27 797 |
- Barrage de maintien en première division
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| Section paloise | 33 – 21 (P)[512] | FC Grenoble | Stade de la Méditerranée, Béziers | 5 000[513] |
La Section paloise 8e de la poule de dix affronte Grenoble 8e de la poule de onze.
- Match de barrage contre le vainqueur de la phase finale de Pro D2
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| Section paloise | 46 – 13 | Stade aurillacois | Stade Ernest-Wallon, Toulouse | 5 029[514] |
La Section paloise 13e du Top 16 affronte Aurillac vainqueur de la phase finale qualificative de Pro D2.
- Phases finales de barrage pour déterminer le vice-champion de Pro D2 promu en Top 14
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| Stade montois | Section paloise | 29 - 20 | Stade Jacques-Chaban-Delmas, Bordeaux | 23 928 | |
| CA Brive | Section paloise | 30 - 10 | Stade Jacques-Chaban-Delmas, Bordeaux |
- Championnat de France du groupe B
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| Castres olympique | 18 – 9 | Section paloise | Stade Jules Ribet, Saint-Gaudens | 10 000 | |
| Stade montchaninois | 18 – 7 | Section paloise | Stade Amédée-Domenech, Brive | 3 099 |
- Challenge Yves du Manoir
La compétition a fusionné avec la Coupe de France à partir de l'édition 1996-1997 pour devenir la Coupe de France Yves-du-Manoir
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| Section paloise | 5 – 0 | RC Toulon | Parc Lescure, Bordeaux | ||
| Stade toulousain | 6 – 3 | Section paloise | |||
| Section paloise | par poule | Racing Club de France | |||
| FC Lourdes | 8 – 0 | Section paloise | Stade Jules-Soulé, Tarbes | ||
| US Dax | 12 – 8 | Section paloise | Parc des Princes, Paris | ||
| Stade montois | 14 – 9 | Section paloise | Parc des Princes, Paris | ||
| 30 mai | AS Béziers | 6 – 3 | Section paloise | Parc des Princes, Paris | |
| CA Brive | 12 – 6 | Section paloise | Stade Charléty, Paris | 11 500 | |
| Section paloise | 13 – 11 | CS Bourgoin-Jallieu | Stade des Costières, Nîmes | 15 732 |
Challenge européen
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| [note 17] | 34 – 21 | Castres olympique |
Stade des Sept Deniers, Toulouse | 6 000 | |
| 27 – 3 | Section paloise |
Kassam Stadium, Oxford | 7 230 |
Personnalités du club
Présidents successifs
| Rang | Nom | Période |
|---|---|---|
| 1 | 1902 - 1905 | |
| 2 | 1905 - 1919 | |
| 3 | 1919 - 1922 | |
| 4 | 1922 - 1931 | |
| 5 | 1931 - 1932 | |
| 6 | 1932 - 1952 | |
| 7 | 1952 - 1968 | |
| 8 | 1968 - 1970 | |
| 9 | 1970 -1976 | |
| 10 | 1976 - 1977 | |
| 11 | 1977 - 1979 | |
| 12 | 1979 - 1985 | |
| 13 | 1985 - 1991 | |
| 14 | 1991 - 1995 | |
| 15 | 1995 - 1998 | |
| 16 | 1998 - 2005 | |
| 17 | 2005 - 2006 | |
| 18 | dep. 2006 |
Jusqu'en 1995, la Section paloise est une entité juridique unique donc le président de la structure omnisports est considéré comme le président du club de rugby malgré la présence d'un président de la commission rugby. Ainsi, le premier président est le docteur Pellizza-Duboué qui prend les commandes lors de l'adoption des statuts et de l'élection du bureau le dans la halle-neuve de Pau. Depuis sa création, la Section paloise a vu dix-sept présidents se succéder tout en sachant que le mandat présidentiel fut limiter à deux mandats de trois ans[515] pendant une longue période. Le successeur du Dr Pellizza-Duboué est Mr Dulau à partir de 1905. Ce dernier s'occupait déjà de la commission athlétisme, au cours de son mandat il va s'avérer être un président bâtisseur avec le stade de la Croix du Prince et ouvert à l'international. Il est à l'origine des traditionnelles rencontres de rugby face à des clubs universitaires britanniques (Oxford University RFC et Cambridge University RUFC notamment) et est à l'origine de la venue du gallois Tom Potter.
Henri Gascogne[516], le père du sectionniste Jean Gascogne tombé au champ d'honneur en 1914, puis l'avocat Gabriel Valeton lui succèdent.
Puis, c'est Esteban Erize qui prend la présidence, avant d'émigrer en Argentine, pays où est née sa petite-fille : Marie-Anne Erize[517].
Le sixième président du club, Charles Lagarde, marque particulièrement le club de sa présidence durant une vingtaine d'années. Plus globalement, celui-ci se trouve impliqué dans la plupart[518] des activités du club jusqu'au cinquantième anniversaire de celui-ci en 1952. Son credo sera de développer la fonction omnisports d'un club qu'il veut ouvert et divers dans sa pratique sportive. Charles Lagarde n'aura de cesse de développer la renommée du club, notamment au travers d'innombrables articles tenues dans les journaux locaux (L'Indépendant des Basses-Pyrénées et Le Patriote des Pyrénées) pour relater les activités de la Section paloise dans tous les domaines.
Né la même année que la Section, Albert Cazenave prend le relais de Lagarde pendant une quinzaine d'années. Albert Cazenave est également une figure marquante pour le club en tant que joueur et capitaine de l'équipe de rugby, entraîneur de l'équipe championne de France en 1948 puis président du club omnisports[519]. Sous sa présidence, le club remporte le dernier de ses Brennus en 1964 et atteint régulièrement les dernières parties des phases finales.
Grand personnage du sport français et légende de la Section, François Moncla prend la présidence du club à partir de 1979 après avoir entraîné puis présidé la commission rugby. Sous la présidence d'Yves Tour, la Section paloise change ses statuts et devient en 1995 une association regroupant des associations indépendantes[520], Pierre Labourdette en est le premier président. En 1998, la création de la SAOS Section paloise rugby pro sépare la fonction de président de la partie associative et de la partie professionnelle. L'actuel président de cette entité professionnelle est Bernard Pontneau depuis 2006, ce dernier est également à la tête du groupe Varel Europe qui exporte des têtes de forage pour l'industrie pétrolière[521].
- Charles Lagarde, président de 1932 à 1952
- Albert Cazenave, président de 1952 à 1968
- Bernard Pontneau, président depuis 2006, en 2016.
Joueurs emblématiques
Dans les premières années de la Section paloise, plusieurs joueurs britanniques marquent le club grâce à leur expérience de ce jeu encore naissant en France mais bien développé Outre-Manche. Pau est alors une ville climatique de premier plan en Europe, la bourgeoisie britannique y séjourne pour profiter des vertus du climat de la ville en hiver. Les gallois Jim Crockwell dès 1907 et Tom Potter en 1912, en plus de jouer pour l'équipe, participent également aux rapides progrès techniques et tactiques[522]. Gilbert Pierrot devient le premier international sectionniste de l'histoire en pour une rencontre du Tournoi 1914 entre le XV de France et l'Irlande[523].

L'une des premières figures emblématiques du club est Albert Cazenave, ce dernier arrive à la Section paloise en 1926 à l'âge de 24 ans après un premier passage au TOEC puis au Stade toulousain[524]. Béarnais pur sang, Cazenave est un troisième ligne très actif, meneur d'homme hors pair et mène la Section à son premier Bouclier de Brennus en 1928. Il devient par la suite entraineur, puis président. Il est accompagné pour cette première victoire par l'ailier international Fernand Taillantou également arrivé au club en 1926 et qui ne se sépare jamais de son béret (béarnais) pour jouer. Dans cette équipe figurent également Robert Sarrade et François Récaborde.
Dix-huit ans plus tard, Cazenave est entraineur lorsque la Section paloise lobtient son deuxième titre de champion sous le capitanat du troisième ligne André Rousse. L'équipe est également menée par le jeune Théo Cazenave, frère cadet d'Albert, et demi de mêlée au petit gabarit mais au fort dynamisme et Auguste Lassalle, idole de jeunesse de Denis Lalanne, au poste d'ouvreur.
Les années 1950 sont marquées par plusieurs joueurs arrière particulièrement talentueux, dont les centres André Carrère et Jean Hatchondo, l'ailier Pierre Tarricq, l'arrière Robert Labarthète et le demi d'ouverture Antoine Jimenez, présenté comme l'un des meilleurs de France à son poste[525],[526].
Le troisième Brennus de la Section paloise en 1964 cimente la légende du capitaine et troisième ligne François Moncla[527].
En 1964, Jean-Pierre Saux obtient enfin la récompense de tous ses efforts à 36 ans. À côté de ce paquet d'avants d'expérience, de jeunes talents s'expriment dans les lignes arrière à l'image de l'ouvreur Nano Capdouze qui marque les deux essais de la finale contre Béziers. Capdouze est alors considéré comme le meilleur ouvreur français.
En 1968, le jeune béarnais Robert Paparemborde débute en équipe première à l'âge de 20 ans. Patou est surement la figure la plus emblématique du club, doué dans tous les sports, capable de jouer ailier, centre ou pilier[528], il porte les couleurs de son club vert et blanc pendant dix-sept années sans gagner le titre qu'un tel talent pouvait espérer. Il sera, malgré tout, plus heureux en équipe de France en remportant deux Grands Chelems, dont le fameux de 1977, ainsi qu'une victoire (la première pour un XV de France) en Nouvelle-Zélande lors de la tournée de 1979.
Durant toutes ces années de présence au club sectionniste, Robert Paparemborde voit éclore de nombreux talents comme le buteur longue distance Michel Ollé dans les années 1970 ou dans les années 1980 du jeune troisième ligne Laurent Cabannes, doté d'une classe inimitable.
Après des années difficiles tant au niveau sportif qu'économique, le club refait surface au plus haut niveau du rugby français dans la seconde moitié des années 1990.
Cette génération de joueurs est notamment menée par le capitaine et troisième ligne Philippe Ebel qui porte le brassard pendant six saisons, le paquet d'avant de la Section paloise est alors particulièrement redouté avec Thierry Cléda, Jean-Louis Jordana, Joël Rey, Franck Rolles et le demi de mêlée, véritable neuvième avant, Frédéric Torossian. De jeunes joueurs prometteurs, encadrés par la figure de l'ailier international Philippe Bernat-Salles, se dévoilent également au sein des lignes arrière comme l'ouvreur David Aucagne, l'arrière Nicolas Brusque et tout à la fin des années 1990 le précoce centre Damien Traille. La formation paloise continue de faire ses preuves avec l'éclosion du troisième ligne talentueux Imanol Harinordoquy à partir du début des années 2000. Après 16 saisons passées à Pau, Julien Fumat, capitaine exemplaire du club béarnais, tire sa révérence en après 308 matches joués en vert et blanc et 40 essais inscrits.
XV historique
En 2020, les membres de l’Amicale des anciens de la Section ont composé deux XV de légende de la Section paloise.
1. Marc Etcheverry 2. André Abadie 3. Robert Paparemborde
4. Jean-Pierre Saux 5. Sylvain Bourbon
6. François Moncla (C) 8. Francis Rongiéras 7. Laurent Cabannes
9. Frédéric Torossian 10. Nano Capdouze
11. Michel Bruel 12. Jean Piqué 13. Jean-Claude Castagnet 14. Philippe Bernat-Salles
15. Nicolas Brusque
Le XV bis des Anciens (1928-1998)[529] :
1. Pierre Triep-Capdeville 2. Joël Rey 3. Jean-Louis Jordana
4. Thierry Cléda 5. Pierre Aristouy
6. Christian Loustaudine 8. Hari Dumitras 7. Henri Marracq
9. François Bosc 10. Michel Ollé
11. Fernand Taillantou 12. Claude Mantoulan 13. Philippe Lopez 14. Noël Guillemot
Autres joueurs emblématiques
André Abadie
Jean-Michel Agest
David Aguilar
David Aucagne
Laurent Arbo
Pierre Aristouy
Louis Artigou
Jean-Paul Basly
Lionel Beauxis
Jean Bergalet
Philippe Bernat-Salles
René Bernardini
Victor Bernicha
Emile Bilhou
Raymond Bonnemort
Jean-Pierre Bonnet
François Bosc
Jean Bouilhou
Sylvain Bourbon
Fernand Bourdeu
Jean-Roger Bourdeu
Michel Bruel
Gérard Brusque
Nicolas Brusque
Eugène Buzy
Sébastien Bria
Laurent Cabannes
Nano Capdouze
Jean Carmouze
André Carrère
Jean-Claude Castagnet
Georges Caussarieu
Henri Cazabat
Albert Cazajous
Albert Cazenave
Théo Cazenave
Jean-Charles Cistacq
Joseph Châtelain
Jacques Clavé
Thierry Cléda
André Courtade
Emile Crampes
Clément Darbo
Jean Defrançais
Henry de Malherbe
Daniel Desclaux
René Desclaux
Henri Desperbasque
Jean Domercq
Élisée Domercq
Thomas Domingo
Jean-Baptiste Doumecq
Mickaël Drouard
Thierry Ducès
Jacques Dufourcq
Jacques Duluc
Jean-Bernard Duplantier
Robert Duthen
Philippe Ebel
Pierre Elichondo
Marc Etcheverry
Henri Espelette
Jean Estrade
Henri Foueillassar
Julien Fumat
Noël Guillemot
Malik Hamadache
Imanol Harinordoquy
Pierre Harribey
Antoine Hastoy
Jean Hatchondo
Julien Hourcade
Julien Jacquot
Antoine Jimenez
Jean-Louis Jordana
Robert Labarthète
Adrien Laborde
Elvis Laborde-Grèche
Fernand Laclau
Michel Lacoste
Alain Lagouarde
Paul Lamouret
Roger Lanta
Henri Larrat
Auguste Lassalle
Jean Lauga
Pierre Lauga
Quentin Lespiaucq-Brettes
Benjamin Lhande
Roger Lhande
Philippe Lopez
Christian Loustaudine
Richard Mapuhi
Henri Marracq
Lucien Martin
Yannick Martin
Gérard Mariné
Louis Mauco
Pascal Maurin
Thierry Mentières
Fabrice Metz
Paul Moncassin
François Moncla
Henri Mounès
Michel Ollé
Christophe Paillé
Robert Paparemborde
Baptiste Pesenti
Julien Pierre
Jean Piqué
Roger Piteu
Martin Puech
Grégory Puyo
François Récaborde
Edouard Réchède
Joël Rey
Georges Rieu
Paul Rieu
Franck Rollès
Francis Rongiéras
Christian Rouch
André Rousse
Eugène Ruiz
René Sabin
Jean Saldaqui
Robert Sarrade
Jean-Pierre Saux
Paul Saux
Pierre Tarricq
Fernand Taillantou
Hélier Thil
Maurice Tournier
Robert Toyos
Damien Traille
Pierre Triep-Capdeville
Bernard Vignette
Étrangers :
Lourens Adriaanse
Robert Andrew
Claude Dry
André Hough
Mehdi Boundjema
Patricio Albacete
Lisandro Arbizu
Jesse Mogg
Garrick Morgan
Ben Mowen
Anthony Hill
Matt Philip
Al Charron
Steffon Armitage
Zack Henry
Dan Robson
Abdellatif Boutaty
Eoghan Barrett
Paddy Butler
James Coughlan
Dean McCartney
Sean Dougall
Fernando Guatieri
Charly Malié
Josefa Domolailai
Jale Vatubua
Watisoni Votu
Hari Dumitras
Iulian Dumitraș
Viatcheslav Gratchiov
Paul Dearlove
Euan Murray
Scott Keith
Jamie Mackintosh
Elijah Niko
Daniel Ramsay
Colin Slade
Conrad Smith
Benson Stanley
Tom Taylor
Luke Whitelock
Sam Whitelock
Lionel Campergue
Samuel Marques
Vincent Pinto
Sorin Socol
Alexandru Manta
Viatcheslav Gratchiov
Giovanni Habel Kuffner
Marlon Solofuti
Peni Fakalelu
Siegfried Fisi'ihoi
Taniela Moa
James Crockwell
Tom Potter
Liste des entraîneurs
Jusque dans les années 1950, le rôle d’entraîneur est partagé par la capitaine de l'équipe et le président de la commission rugby. Gilbert Pierrot, aux commandes lors du titre de 1928, puis Albert Cazenave, chargé de l'équipe pour l'obtention du titre de 1946, exercent ainsi cette fonction pendant de nombreuses années.
Le premier véritable entraineur à part entière est Théo Cazenave. À la fin de sa carrière sportive en 1955 il seconde son frère Albert puis assure par la suite seul l'entraînement ou secondé par d'autres anciens joueurs jusqu'en 1967. Durant ce long bail, Théo Cazenave reprend les principes de son frère basés sur l'importance de la technique individuelle avec ballon, « Il faut se familiariser avec lui, y penser toujours, en avoir faim »[530]. Il met également l'accent sur la condition physique de ses troupes, « Un joueur qui a cent dix minutes dans les jambes sera toujours plus utile à son équipe qu'un "champion" grassouillet et poussif »[531]. Outre les entraînements (deux par semaine), Théo Cazenave insiste également sur la bonne alimentation des joueurs en établissant par exemple lui-même les menus des repas lors des déplacements[532].
Par la suite, plusieurs entraîneurs se succèdent dont notamment Gérard Lom dans les années 1970. Celui-ci est accompagné par le soigneur de toujours de la Section paloise, Henrique ancien talonneur au club, qui occupe encore cette fonction en 1970 à l'âge de 75 ans, le béret vissé à la tête et le verbe haut. Gare alors aux « fainéants »[533]. Dans les années 1980 et 1990, les entraîneurs successifs ne gardent pas leur fonction plus de trois saisons. L'équipe première est ainsi souvent confiée à d'anciens joueurs de la Section mais le manque de constance dans les résultats entraîne une certaine instabilité dans la direction sportive de l'équipe. En 1989, le joueur Jean-Bernard Duplantier assure également l'entraînement à la suite du limogeage de l'entraîneur en octobre. La saison 1994-1995 voit se succéder trois duos d’entraîneurs différents. L'arrivée de Pierre Labourdette à la tête de la nouvelle association indépendante Section paloise rugby permet de ramener un peu de stabilité avec la présence pendant trois années du duo Luneau-Léta entre 1995 et 1998.
La création de la SAOS en 1998 entraîne le départ de Pierre Labourdette, l'instabilité au poste d'entraîneur redevient chronique jusqu'en 2006 avec un encadrement sportif très mouvant. Depuis 2006 et l'arrivée de Bernard Pontneau à la tête de la structure professionnelle, une certaine stabilité s'est créée avec en fil conducteur la présence de l'ancien talonneur Joël Rey en poste depuis 2008. Il forme un duo avec son ancien coéquipier David Aucagne depuis 2011, après une expérience de trois années avec l'équipe de France de rugby à XV des moins de 20 ans. En 2014, le néo-zélandais Simon Mannix est nommé manager de l'équipe pour accompagner le duo d’entraîneurs déjà présent et avec pour objectif de faire remonter le club en Top 14 le plus vite possible. Après des expériences au Racing 92 et au Munster en tant qu'adjoint, il occupe pour la première fois la fonction de manager et se donne pour mission de « modifier l'état d'esprit de l'intérieur afin de plus penser comme un club de Pro D2, mais comme une équipe qui joue en championnat européen »[534]. Le , en raison de mauvais résultats, Mannix quitte son poste et il est remplacé par le duo Nicolas Godignon et Frédéric Manca[535]. Le , les managers Nicolas Godignon et Frédéric Manca prennent du recul et ne dirigent plus la préparation des matchs. Cette mission est alors assurée par Paul Tito, Thomas Domingo et Geoffrey Lanne-Petit[536].
Le , le club annonce que Sébastien Piqueronies sera le nouveau manager du club à partir de la saison 2021-2022. Il s'est engagé jusqu'en 2024 et sera entouré par Paul Tito, Thomas Domingo et Geoffrey Lanne-Petit[537]. Il prend ses fonctions à partir du [538]. Paul Tito quitte le club à l'issue de la saison 2020-2021 pour rentrer en Nouvelle-Zélande[539] et il est remplacé par Thomas Choveau en tant qu'entraîneur des avants[540].
Joueurs et encadrement technique
Effectif professionnel
| Joueurs | Encadrement technique | ||
|---|---|---|---|
|
| Joueurs prêtés 2026-2027 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| P. | Nat. | Nom | Date de naissance | Sélection | Club de prêt et championnat | Contrat |
| T | Hayam El Bibouji | 13/12/2001 (24 ans) | RC Vannes (Top 14 2026-2027) | 2024-2027 | ||
| P | Guido Reyes | 18/07/2005 (21 ans) | Stade montois (Nationale 2026-2027) | 2024-2029 | ||
| TL | Paulo Pelesasa | 08/02/2005 (21 ans) | – | Stade aurillacois (Pro D2 2026-2027) | 2024-2027 | |
| DL | Brent Liufau | 21/03/2004 (22 ans) | Stade montois (Nationale 2026-2027) | 2024-2027 | ||
Effectif centre de formation
| Joueurs | Encadrement technique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Encadrement technique
Depuis 2021, Sébastien Piqueronies occupe le poste de manager de l'équipe[545]. En 2025, Brandon Fajardo, précédemment manager du parcours Élite jeunes, est promu directeur sportif adjoint pour épauler Piqueronies sur la gestion stratégique du club[546]. Au début de la saison 2026-2027 Thomas Domingo quitte le club et Geoffrey Lanne-Petit est affcté à de nouvelles fonctions, et ils sont remplacés respectivement par Carlos Muzzio et Julien Sarraute. Tous deux étaient intégrés au club lors de la saison précédente, au sein du centre de formation, et sont désormais promus auprès du groupe professionnel.
| Nom | Fonction | Nationalité sportive |
|---|---|---|
| Sébastien Piqueronies | Manager | |
| Brandon Fajardo | Directeur sportif adjoint | |
| Rugby | ||
| Thomas Choveau | Entraîneur de la touche, des ballons portés et de la défense après touche | |
| Antoine Nicoud | Entraîneur de la défense et des transitions | |
| Julien Sarraute | Entraîneur de l'attaque et des transitions | |
| Geoffrey Lanne-Petit | Responsable du développement individuel | |
| Carlos Muzzio | Entraîneur de la mêlée et des attitudes au contact | |
| Briac Pouyé | Responsable analyse rugby et développement individuel | |
| Jérôme Garcès | Consultant arbitrage | |
| Maxime Vogler | Analyste rugby | |
| Performance | ||
| Romain Bourdiol | Responsable de la performance | |
| Julien Bodeau Rémi Cervantès Alexandre Correard Geoffrey Cottereau |
Préparateur physique | |
| Sarah Bredon | Intervenante nutrition | |
| Martin Puech | Team manager | |
| Mathieu Belmonte | Intendant sportif | |
| André Artigues | Aide logistique | |
| Médical | ||
| Dr Antoine Henri | Médecin coordonnateur | |
| Dr Philippe Pouget Dr Ophélie Bello-Junté |
Médecin | |
| Mathieu Vinegra | Kinésithérapeute-ostéopathe | |
| Camille Mahieu Adrian Roudiere Geoffrey Dupeyre Etienne Labat Alizée Saint-Martin Antoine Rinaldi |
Kinésithérapeute | |
Staff centre de formation
| Nom | Fonction | Nationalité sportive |
|---|---|---|
| Lucas Broto | Directeur du centre de formation Manager équipe Espoirs |
|
| Carlos Muzzio | Entraîneur des avants du centre de formation | |
| Hector Maren | Analyste performance centre de formation et Espoirs | |
| Anthony Numitor | Préparateur physique | |
| Paul Michelin | Responsable data | |
| Alexis Peeters | Responsable performance |
Staff médical
Structures du club
Stades
La Section paloise a fait ses débuts au sein du champ Bourda situé rive gauche du gave de Pau. Non loin de là, le club s'installe en 1910 dans le stade de la Croix du Prince qui deviendra son antre jusqu'en 1990 et qui verra se dérouler les plus belles pages de l'histoire du club. Bâti à l'anglaise avec des tribunes en bois situées très près du jeu, la Croix du Prince subira des rénovations importantes en 1913 et 1952 pour accueillir un public toujours plus nombreux. La particularité de ce stade est également de se situer au sein du tissu urbain de la ville. L'atmosphère singulière de ce stade, la proximité du public et sa ferveur feront de la Croix du Prince une enceinte particulière pour le rugby français au même titre que le stade Mayol de Toulon par exemple.
Se dégradant lentement au fil des années, ne répondant plus aux exigences du rugby moderne et disposant de possibilités d'extensions très limitées, l'équipe première de la Section paloise quitte la pelouse de la Croix du Prince à partir de 1990 pour rejoindre le Stade du Hameau situé dans une zone peu urbanisée de la ville. La première version de ce stade a été réalisée en 1948 pour la pratique sportive des militaires présents sur ce même site du Hameau, il est ensuite racheté par la ville en 1983 puis rénové en 1988 pour accueillir par la suite les matchs de la Section paloise et du Pau FC. À partir du début de la saison 2016-2017, la Section paloise sera le seul occupant du stade[547]. Un vaste plan de rénovation est annoncé en fin d'année 2016, ce qui permet au club de disposer d'un stade de 15 028 places contre un peu plus de 7 000 avant rénovation[548]. Le stade de la Croix du Prince est, quant à lui, toujours utilisé par les équipes de jeunes et les espoirs du club qui continuent de faire vivre ce stade mythique du rugby béarnais, il attend malgré tout de subir une rénovation[549] plus que nécessaire pour sa pérennité.
- Le stade du Hameau.
Centre d'entrainement
Le centre d'entrainement de la Section paloise est situé à Pau, dans le quartier de l'Ousse des Bois. Le centre est en réalité l'ancien « stade Pedeutour » du Pau Football Club, renommé Stade de l'Ousse des Bois en 1968.
Le stade a été construit sur les rives de l'Ousse des Bois par le club de rugby de l'ASOP en 1961-1962. Le terrain appartenait alors à un agriculteur et était situé en pleine campagne. Le grand ensemble de L’Ousse des Bois est construit cinq ans plus tard à proximité.
La ville de Pau acquiert l'ancien « stade Pedeutour » afin de l'aménager pour les clubs locaux pour un montant de 22 millions d'anciens francs en 1965[550]. Les aménagements du stade pour accueillir le Pau FC débutent à partir de 1967[551]. Le stade est ainsi inauguré en grande pompe le face aux voisins aragonais du Real Saragosse, finaliste de la Coupe des villes de foires en 1964 et 1966. Après l'abandon du projet de rénovation, ce stade devient en 2015 le centre d'entrainement de la Section paloise[552],[553]. Il porte le nom de l’équipementier italien, Macron. La Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées a contribué au financement à hauteur de 300 000 euros et le département des Pyrénées-Atlantiques 200 000 euros[554].
Centre de haute performance
Depuis 2021, la Section paloise développe un projet de centre de performance destiné à regrouper ses structures professionnelle et de formation sur un même site, à proximité immédiate du stade du Hameau[555]. Qualifié d'« indispensable » par le manager Sébastien Piqueronies, le projet est initialement envisagé dans le cadre d'une opération de rénovation urbaine du quartier du Hameau, avant que le club ne choisisse d'en assurer seul la conception et le financement, la mairie ayant communiqué sur un calendrier de travaux à l'horizon 2030[556].
En mars 2025, deux permis de construire sont déposés. La communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées accorde au club un bail emphytéotique de cinquante ans sur le terrain[557]. Les travaux débutent à l'été 2025, pour une inauguration prévue au cours de la saison 2026-2027[558].
Centre de formation
Le centre de formation de la Section paloise est agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports et la LNR. Il est dirigé par Lucas Broto et accueille des joueurs qui évoluent au sein de l'équipe espoir du club, mais une dizaine de membres du centre de formation participent déjà de manière régulière à des matchs de l'équipe première. L'objectif du centre est de préparer ses membres à devenir un jour rugbyman professionnel, donc ces derniers suivent le même rythme sportif que la structure professionnelle. Néanmoins le cursus est accompagné d'un double projet éducatif avec un suivi scolaire[559].
Le centre de formation de la Section paloise est agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports et la LNR, et dirigé par Lucas Broto[560]. Les joueurs du centre évoluent principalement en équipe espoir, une dizaine d'entre eux participant aux matchs de l'équipe première[559].
Équipe féminine

L'implication de la Section paloise est double au niveau féminin. Effectivement, la structure professionnelle est présente par le biais d'un partenariat conclu avec le club du RC Lons (champion de France en 2012), à partir de la saison 2015-2016 celui-ci prend le nom de Lons rugby féminin Béarn Pyrénées[561]. De son côté l'association de la Section paloise a créé une section féminine à partir de la saison 2015-2016 en intégrant plusieurs équipes de l'agglomération paloise[562].
En 2024, Lise Arricastre prend la présidence du club, grâce à une élection à l'unanimité[563].
Aspects juridiques et économiques
Statut juridique et légal
Avant l'année 1995, les instances qui dirigent le rugby, que ce soit l'IRB au niveau mondial ou la FFR au niveau national, prohibaient la pratique du rugby professionnel. La Section paloise était ainsi organisée sous la forme associative. Le 1er , à la demande de la LNR, nouvelle entité chargée de gérer le rugby professionnel en France, tous les clubs de l'élite du rugby français ont changé de statut pour créer une structure professionnelle chargée de s'occuper de l'équipe première et de son centre de formation. Au sein du club, cette mesure s'est traduite par la création de la SAOS Section paloise rugby pro, transformée en SASP à partir de 2001.
Organigramme
| Gouvernance de la SASP[564] | Secteur amateur (association) |
| Président : Bernard Pontneau
Directeur général : Pierre Lahore Directeur délégué : Hugues Verrier |
Président de l’association : Sylvain Guilhem |
Conseil d’administration
| Conseil d’administration[565] |
|
Budget
Le budget de la Section paloise a considérablement augmenté au début de la saison 2012-2013 grâce notamment à l'investissement important du groupe Total. Celui-ci est très présent à Pau au travers de son centre de recherche scientifique CSTJF. Total a de grandes ambitions pour le club et a souhaité renforcer ses moyens financiers afin d'atteindre dans un horizon de trois saisons le Top 14, objectif finalement réalisé lors de la saison 2014-2015. Total a profité du passage dans l'élite du rugby français pour renforcer encore une fois son partenariat avec une aide passant de 2,5 M€ à 4,5 M€[566]. À côté de ce partenaire majeur, d'autres acteurs économiques locaux[567] fournissent à la Section Paloise une aide précieuse à l'image de la Communauté d'Agglomération Pau Béarn Pyrénées, Teréga, la Cave de Gan Jurançon, Cancé, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, Autaa, Euralis et de divers acteurs institutionnels (le Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques, la Région Nouvelle-Aquitaine...).
| Saison |
|---|
| Budget prévisionnel |
| Variation |
| 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019 | 2019-2020 | 2020-2021 | 2021-2022 | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025 | 2025-2026 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6,5 M€[568] | 6,5 M€[569] | 6,6 M€[570] | 8,6 M€[571] | 9,116 M€[572] | 10,392 M€[573] | 18,613 M€[574] | 21,705 M€[575] | 23,866 M€[576] | 25,673M€[577] | 23,310M€[578] | 22,5M€[579] | 22,6M€[580] | 22,737M€[581] | 26,486M€[582] | 29,067M€[583] | 30 M€[584] |
| – | + 0,00 % | + 1,54 % | + 30,30 % | + 5,98 % | + 14,00 % | + 79,13 % | + 16,61 % | + 9,96 % | + 7,57 % | − 9,19 % | − 3,48 % | + 0,44 % | + 0,61 % | + 16,49 % | + 9,75 % | + 3,21 % |
Équipementiers
Le club est depuis la saison 2012-2013 équipé par l'entreprise italienne Macron[585].
Sponsors
Le groupe TotalEnergies est sponsor maillot depuis 1986[586]. Le groupe entretient des liens étroits avec Pau et le Béarn, depuis la découverte du gisement de gaz de Lacq[587]. TotalEnergies est toujours l’un des principaux employeurs de la ville sur le site du centre scientifique et technique Jean-Féger (proche du Stade du Hameau), qui abrite notamment le supercalculateur Pangea III, figurant à la 11e place du TOP500 lors de son lancement[588],[589]. Le groupe est aussi l'un des plus importants employeurs du Béarn sur le site du Pôle d’études et de recherche de Lacq ou PERL[590].
En , le club annonce que Qatar Airways devient « partenaire premium » et « partenaire aérien » pour la saison 2024-2025[591]. En , Toray Carbon Fibers Europe devient également sponsor du club[592].
| Partenaire Majeur[593] |
| Partenaires Premium[593] |
|
| Partenaires Officiels[593] |
|
Soutien et image
Groupes de supporters
Deux associations de supporters animent les tribunes durant les rencontres à domicile:
Parmi les personnalités supportant la Section, on peut citer Jean-Michel Larqué[596], Isabelle Ithurburu[597], Vianney[598] ou encore Djayson Karavane[599]. Les chefs Yves Camdeborde[600] et Christian Etchebest sont également des fidèles du club sectionniste[601]. Denis Lalanne était un fan de la Section et d'Auguste Lassalle[602].
Le club de la Section chailloise, basé à Chailles dans le Loir-et-Cher, est fondé en 2023 par des supporters de la Section, avec l'aide du chef Yves Camdeborde[603]. Le club adopte l'appellation et les couleurs vert et blanc de la Section paloise[604].
Affluence
L'affluence moyenne des matchs joués au stade du Hameau a particulièrement augmenté à partir de la saison 2012-2013, cette saison faisait suite à la première finale d'accession en Top 14 jouée par le club à la fin de la saison 2011-2012. Par la suite, et les résultats sportifs aidants, le public est venu toujours plus nombreux au stade. Le club bénéficiera d'une enceinte modernisée et agrandie à partir de la fin de l'année 2016, ce qui permettra d'accompagner la hausse de l'affluence.

Rivalités
La densité de clubs dans le sud-ouest de la France a structuré les rivalités de la Section paloise. Ses adversaires les plus proches sont l'Aviron bayonnais, le Biarritz olympique, le Stadoceste tarbais, le FC Lourdes, le Stade montois et l'US Dax[605],[606].
En Béarn, le derby contre le Football Club oloronais, club distant d'une trentaine de kilomètres, occupe une place particulière dans la mémoire des supporters[607],[608]. En effet, de la fin des années 60 jusqu’au milieu des années 90, le « FéCéO » de Milo Cléménté évolue en championnat de France[609], avant que le club ne soit relégué à l’issue de la saison 1994-1995[610].
À l'échelle des Pyrénées, le Stadoceste tarbais de Jules Soulé est le rival majeur dès les années 1910[611],[612],[613], et cette rencontre est qualifiée de « derby pyrénéen » par le journal L’Auto[614]. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est le FC Lourdes qui domine les débats[615]. Après la victoire en finale du championnat 1946 [616], les lourdais de Jean Prat prennent leur revanche durant les années 60 et les derbies au stade de la Croix du Prince établissent plusieurs records d'affluence[617].
Cependant, avec la réduction du nombre de clubs dans l’élite à partir des années 2000, les rivalités historiques contre les voisins haut-béarnais et bigourdans ont perdu en intensité, ces clubs évoluant désormais dans des divisions inférieures.
La rivalité s’est alors déplacée vers la Côte basque, et notamment avec l'Aviron bayonnais. Cette opposition remonte aux années 1910, quand Bayonne recrute plusieurs joueurs formés par James Crockwell à la Section, dont Domercq, Schang et Foueillassar[618],[619]. En 1937, L'Indépendant des Basses-Pyrénées évoquait déjà un « vieux et coriace rival »[620], et même si la rencontre est souvent passionnée[620], elle n’est pas unanimement perçue comme un derby à part entière[621].
Le président Bernard Pontneau popularise néanmoins l'appellation « derby gascon »[622]. Les dirigeants et supporters bayonnais ont longtemps été réticents au terme derby, mais le « derby basco-béarnais », terme évoqué dès les années 30[623], est repris à partir des années 2020 par le président bayonnais Philippe Tayeb[624]. Depuis 1946, l'Aviron ne s'est plus imposé au stade du Hameau, alors que la dernière victoire paloise à Jean-Dauger remonte à la saison 2025-2026[625].
Médias
La Section paloise dispose de plusieurs médias officiels avec en premier lieu son site internet section-paloise.com. Le club est également présent sur les réseaux sociaux avec une page Facebook, des comptes Twitter et Instagram ainsi qu'une chaîne YouTube. Le club est également suivi par plusieurs médias locaux, dont Ici Béarn Bigorre qui retransmet tous ses matchs de championnat. L'actualité du club est également relayée par la presse quotidienne au travers de La République des Pyrénées et de Sud Ouest.
Responsabilité sociétale
Depuis 2017, la Section paloise développe un programme d'actions environnementales et sociales[626]. Le club est récompensé pour ces initiatives lors de la Nuit du rugby 2023[627].
L'ancien troisième ligne Julien Pierre, fondateur du label Fair Play For Planet, est l'ambassadeur de la démarche écoresponsable du club[628]. Le club commercialise en 2020 un maillot supporters élaboré à partir de matériaux entièrement recyclés, baptisé « Maillot le plus Vert »[629]. La restauration proposée au stade du Hameau privilégie les circuits courts et les artisans locaux[629].
L'ancien arrière Jean-Marc Souverbie a fondé l'association « Les tondeuses sur pattes », qui pratique l'écopâturage aux abords du stade au moyen de brebis béarnaises de réforme. L'association, créée en réponse à une sollicitation du club, compte une quarantaine de brebis et plusieurs ânes dans son cheptel[630].
