Élections municipales de 2026 en Guadeloupe
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| Élections municipales de 2026 en Guadeloupe | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élection municipale | |||||||||||||
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| Postes à élire | 32 conseils municipaux | |||||||||||||
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Les élections municipales en Guadeloupe sont prévues les 15 et . Cette page ne traite que les communes de 1 000 habitants et plus en Guadeloupe.
Les Abymes
Les élections municipales et communautaires se déroulent les mêmes jours que dans l'Hexagone, moins de deux ans après la dissolution de l'Assemblée Nationale par le président Macron à la suite des élections européennes qui ont vu en France et en Guadeloupe la percée du Rassemblement National. Les élections législatives anticipés ont créé trois blocs politiques sans majorité à l'Assemblée Nationale. En Guadeloupe la dissolution a vu la réélection des quatre députés élus en 2022. Le RN qui était arrivé premier avec plus de 25% aux élections européennes en Guadeloupe voit sa poussée limité, possiblement par une hausse de la participation. Deux candidats du RN atteignent tout de même le second tour pour les deuxième et troisième circonscriptions.
Selon une étude par Oxfam France, un quart des maires de Guadeloupe sont des femmes, ce qui place la Guadeloupe en première position, au-dessus de la moyenne nationale (21,5 %) et largement au-dessus de la moyenne ultramarine à 18%[1]. Sur la 138 listes en 2026, seules 35 sont menées par des femmes, soit environ un quart. Le Club Femmes d'Outre-mer déplore le 8 mars "l'illusion du pouvoir partagé", où les femmes sont "reléguées à des positions secondaires" et non "comme [...] leader légitime"[2], d'autant que deux des trois maires qui ne se représentent pas sont des femmes[3].
Pendant la campagne de nombreuses voitures sillonnent les routes de Guadeloupe avec des haut-parleurs pour informer les résidents sur l'actualité des différentes campagnes. Cette pratique traditionnelle en Guadeloupe a amené la préfecture à communiquer sur la réglementation, et, suite aux plaintes de riverains, la police est également intervenue dans certains rassemblement[4].
La Guadeloupe continue a souffrir d'une carence dans la distribution d'eau, principalement dû à l'état des canalisations qui conditionnent l'organisation de tour d'eau dans la majorité des communes guadeloupéennes. La loi sur la gouvernance de l'eau potable et de l'assainissement en Guadeloupe[5] a regroupé les anciennes régies d'eau en un syndicat unique: le SMGEAG. La qualité du service de l'eau au robinet reste un enjeu politique en Guadeloupe, qui s’immisce dans la campagne municipale à divers niveaux, notamment dans l'alimentation de la défiance de la population envers la classe politique.
Depuis de nombreux mois la médiatisation de faits divers (meurtres, viols, vols) alimente un sentiment d'insécurité croissant en Guadeloupe jusqu'à devenir un enjeu majeur de la campagne municipale dans certaines villes[6].
Aux Abymes le député de la première circonscription Olivier Serva est candidat pour la troisième fois. Il a fait la promesse de démissionner de son mandat parlementaire pour devenir maire en cas de victoire[7]. Il affronte le maire sortant, Éric Jalton, candidat pour un quatrième mandat consécutif.
Baie-Mahault
La maire Hélène Polifonte Molia a choisis de ne pas se représenter pour un nouvel mandat de maire[8], ce qui laisse à Ary Chalus, le président de la Région de mener la liste de la majorité sortante, l'Alliance Démocratique. Le troisième de cette liste, Teddy Bernadotte, un temps menacé d'invalidation du fait de son rôle auprès de la Région est pressenti pour devenir maire en cas de victoire[9]. Sur les cinq autres listes candidates deux sont menés par d'ancien membre démissionnaire de la majorité, une par la cheffe de l'opposition pour la FGPS et une est mené par un néo-candidat dans une liste "citoyenne".
Toutes les têtes de liste ont participé au débat radio-télévisé organisé par La 1ère à l'exception de Simon Vainqueur[10] qui a refusé pour protester contre la participation d'Ary Chalus, poursuivi par le PNF pour des faits présumés de détournement de fonds publics entre 2012 et 2017. L'audience de mise en état est fixé au 11 mars au tribunal judiciaire de Paris, soit 4 jours avant le premier tour[11],[12].
Basse-Terre
La commune de Basse-Terre est le chef-lieu de la Guadeloupe. C'est l'unique commune où une liste "citoyenne" est officiellement investie par la France Insoumise, mené par l'insoumise Yanetti Paisley, ancienne candidate aux législatives de 2022[13]. Elle fut élue en 2020 sur la liste du maire sortant André Atallah[14], qui se représente avec le soutient renouvelé de la FGPS.
Capesterre-Belle-Eau
Jean-Marie Nomertin, porte-parole de CO, est candidat comme tête de liste. Le 7 mars la tête de liste pour l'UPLG et le PCG Marie-Christine Myre a été agressé lors d'un meeting dans le quartier de Pétit-Pérou[15].
Capestterre-de-Marie-Galante
Suite à l'annulation par le tribunal administratif de Guadeloupe de l'élection de 2020, remporté à seulement huit voix par Jean-Claude Maës, une élection avait été organisé en 2022 qui a confirmé la liste du maire avec une bien plus large majorité. Betty Besry, présidente du MoDem Guadeloupe, espère remporté l'élection de 2026 et barré la route au troisième mandat du maire sortant[16].
Deshaies
La maire depuis 1995 Jeanny Marc a choisi de ne pas se représenter pour un sixième mandat de maire[17], elle reste candidate en 26e position avec la liste Continuons d'Agir mené par Alphonse Guillaume[18], étant membre du conseil municipal depuis 1977, ce sera sa neuvième campagne municipale.
Le Gosier
Cédric Cornet, élu maire suite aux élections municipales de 2020 est décédé en fonction le 21 mars 2024[19] d'une mort accidentelle[20]. Depuis un certains désordre à pris place au sein du conseil municipal pour élire son successeur. Il y a eu l'élection à une voix le de Liliane Montout qui sera définitivement annulé par le Conseil d'État le 28 mars suivant[21],[22]. Puis l'affaire dite "lancé de la bouteille d'eau" qui vaudra une condamnation de la conseillère municipale Sylvie Henry[23]. De nombreux candidats se positionnent au sein du conseil municipal pour ravir le fauteil de maire[24]. C'est Michel Hotin, seul candidat contre la maire déchue, qui gagne cette nouvelle élection du 15 avril 2025, à un bulletin près également. La légitimité de cette élection est contesté par Sylvie Henry, participante au scrutin malgré sa peine d'inéligibilité[25].
Cet atmosphère a favorisé la multiplication des listes candidates qui sont dix en tout, soit 350 candidates et candidats. Les deux successeurs de Cédric Cornet sont tête de listes et espèrent rejouer au second tour devant le corps électoral citoyen leurs duels de 2024 et 2025 au sein du conseil municipal pour la qualité de premier édile.
Un dernier rebondissement a eu lieu pendant la campagne officielle avec le refus de la préfecture d'enregistré une liste, qui après recours au tribunal administratif est validé le lundi 2 mars[26].
Goyave
Le maire sortant Ferdy Louisy brigue un quatrième mandat consécutif. Outre sa fonction de maire Ferdy Louisy est le président du SMGEAG et du conseil d'administration du PNG[27].
Lamentin
Le maire sortant Jocelyn Sapotille se représente pour un troisième mandat. Il affrontera notamment son ancien premier adjoint, Éphrem Glorieux. Benjamin Cracchys, 28 ans, soutenu par l'ancien maire José Toribio (2008-2014), souhaite incarner un renouveau de jeunesse[28].
L'ancien adjoint au maire de la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), Emmanuelly Gougougnan-Zadigue[29] est tête de liste pour Nouvelle ère pour Lamentin, candidat malheureux en 2024 dans la troisième circonscription du même département pour le parti de la droite souverainiste Debout La France[30].Cette commune avait fait l'actualité nationale lorsque son maire Philippe Gaudin avait réalisé un salut nazi pendant un conseil municipal en 2024, qualifié par son ancien adjoint démissionnaire aux finances de geste « malheureux » sur BFMTV[31].
Le Moule
L'ancienne députée d'OG et de l'UMP Gabrielle Louis-Carabin et maire depuis 1989 est candidate pour un septième mandat avec le soutient de Renaissance, de la FGPS et du PPDG[32]. L’éphémère secrétaire d'État à la mer dans le Gouvernement d'Élisabeth Borne en 2022, Justine Benin, se présente avec le soutient du MoDem.
Petit-Bourg
Le maire sortant David Nebor se représente avec la présence en troisième position Guy Losbar, président du département et ancien maire de la commune[33].
Pointe-à-Pitre
Harry Durimel, unique maire écologiste de Guadeloupe est candidat pour sa réélection. Son élection six ans auparavant a été très serré avec l'ancien homme fort de la commune Jacques Bangou. La médiatisation récurrentes de faits divers transforme le sentiment d'insécurité en enjeu de la campagne à Point-à-Pitre.
Saint-Claude
Lucie Weck-Mirre, maire sortante, ne se représente pas[3].
Saint-François
Bernard Pancrel élu maire à la pluralité avec la liste Restons debout au Levant en 2020 a du passer le relais à Jean-Luc Périan, qui s'était présenté comme tête d'une autre liste au premier tour[34], en 2024[35] après une condamnation d'inéligibilité[36]. Le maire sortant se représente[37], malgré plusieurs démissions dans sa majorité[38] face à sept autres candidatues dans une élection qualifié « d'ouverte » par La 1ère[39]. Parmi les candidats, on retrouve l'ancien colister du maire sortant, Donovan Soudiagom, l'ancien adjoint du maire Laurent Bernier, Teddy Mary, ainsi que la conseillère d'oposition, déjà tête de liste il y a six ans Sophie Péroumal. Sandro Badri, 19e candidate sur la liste de Eric Rayapin en 2014[40]. Le candidat investie en 2024 par le Rassemblement National dans la deuxième circonscription[38] Laurent Petit se présente également comme tête de liste. Il avait perdu contre le député sortant Christian Baptiste, du NFP, au second tour, en recevant tout de même près du quart des suffrages exprimés[41]. Il est cependant concurrencé par la néo-candidature du président de la ligue de Basket Patrice Alexis, soutenu par Debout La France[38].
Sainte-Anne
Blaise Aldo tente un retour au premier plan dans la commune qu'il a dirigé entre 2003 et 2014, après son échec aux élections législatives anticipées de 2024 et sa condamnation à 5 ans d'inéligibilité par le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre[42].
Dun Ferus qui souhaitait porter une liste s'est vu empêché par la préfecture pour irrégularité administrative[43]. C'est donc 7 listes qui concurrent à cette élection.
Terre-de-Haut
La commune a connu des élections partielles en 2023 suite à la démission de plusieurs membres du conseil municiapl de l'équipe du maire élu en 2020 Hilaire Brudey qui a vu la victoire de Louly Bonbon[44]. Si le premier n'est pas candidat, le second devra l'emporter face à la liste de Ginette Samson Cassin pour garder son fauteuil de maire et de conseiller communautaire du Grand Sud Caraibe.