Élections municipales de 2026 à Grenoble

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire59 sièges au conseil municipal
34 sièges au conseil métropolitain
Population156 140
Inscrits87 298
Élections municipales de 2026 à Grenoble
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 59 sièges au conseil municipal
34 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 156 140
Inscrits 87 298
Votants au 1er tour 52 994
60,70% en augmentation 18,5
Votes exprimés au 1er tour 52 445
Votes blancs au 1er tour 371
Votes nuls au 1er tour 178
Votants au 2d tour 53 619
61,43% en augmentation 25,6
Votes exprimés au 2d tour 51 368
Votes blancs au 2d tour 1 536
Votes nuls au 2d tour 715
Laurence Ruffin DVG
Voix au 1er tour 13 810
26,33%
en diminution 33,7
Voix au 2e tour 29 071
56,59%
en diminution 7,5
Sièges obtenus 46 en diminution 3
Alain Carignon LR
Voix au 1er tour 14 182
27,04%
en diminution 6,5
Voix au 2e tour 22 297
43,41%
en augmentation 7,5
Sièges obtenus 13 en augmentation 3
Allan Brunon LFI
Voix au 1er tour 7 650
14,59%
Sièges obtenus Élus sur la liste de Laurence Ruffin
Maire de Grenoble
Sortant Élue
Éric Piolle
LE
Laurence Ruffin
DVG

Les élections municipales de 2026 à Grenoble ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Grenoble correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 150 000 et 200 000 habitants, soit 59 sièges[7]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 30 sièges. Les 29 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention importante en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour ayant diminué de 52 % en 2014 à 42 % en 2020.

Au plan local, la liste majoritaire conduite par l'écologiste Éric Piolle, candidat à sa propre succession, allié notamment aux insoumis et aux communistes, renforce sa position en obtenant 4 sièges de plus qu'aux élections précédentes et dépasse de peu le seuil de 50% des voix.

L'opposition de droite, réduite simplement aux républicains, menée par Alain Carignon, parvient à se maintenir et à conserver ses 7 sièges.

La liste du centre La République en Marche-MoDem-Agir, conduite par Émilie Chalas, réussit à entrer au conseil municipal avec 3 sièges.

Le reste de la gauche, menée par le Parti socialiste, observe un fort recul, et dépasse de justesse la barre des 10 % au 2d tour, sauvant ainsi 3 de ses 8 sièges initiaux.

Ne présentant pas de liste, le Rassemblement national perd ses 2 sièges obtenus en 2014.

Contexte politique local

Depuis le précédent scrutin municipal, Grenoble est restée fortement ancrée à gauche : les listes de gauche cumulent la majorité des suffrages lors des élections régionales de 2021 et dépasse les 60% une fois fusionnées au second tour[12].

Jean-Luc Mélenchon termine largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2022 avec 38,94% des voix, suivi d'Emmanuel Macron avec 25,31%[13]. Le président obtient ensuite plus de 78% au second tour face à Marine Le Pen[14].

Située sur la première et la troisième circonscription de l'Isère, la ville met largement en tête les candidats de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale lors des élections législatives de 2022. Le ministre macroniste Olivier Véran est toutefois réélu sur la première grâce à son résultat sur les autres communes tandis que la conseillère municipale et députée sortante Émilie Chalas perd la troisième au profit de l'insoumise Élisa Martin, première adjointe de la ville[15].

Les listes insoumise et socialiste, menées respectivement par Manon Aubry et Raphaël Glucksmann, font presque jeu égal pour les élections européennes de 2024 tandis que la total des listes de gauche est majoritaire[16]. Les élections législatives anticipées qui suivent voient la défaite d'Olivier Véran dans la première circonscription de l'Isère au profit de l'insoumis Hugo Prevost, actant une situation où les deux députés grenoblois sont désormais membre de La France insoumise[17].

Hugo Prevost démissionne toutefois après trois mois de mandat suite à la révélation d'accusations de « faits graves à caractère sexuel »[18]. Lyes Louffok, désigné pour les élections législatives partielles organisées en conséquence arrive en tête à Grenoble, mais n'obtient pas un nombre de voix suffisant dans les autres communes de la circonscription, qui bascule à nouveau dans la camp présidentiel avec l'élection de la candidate de Renaissance, Camille Galliard-Minier[19].

En mai 2023, Éric Piolle annonce qu'il ne sollicitera pas de troisième mandat[27].

Candidatures déclarées

En avril 2025, Hervé Gerbi, candidat défait lors de l'élection législative partielle de 2025 dans la 1re circonscription, lance sa campagne en vue des municipales[28], en juillet il est officiellement nommé chef de file d'Horizons[29].

Local de campagne 2026 d'Alain Carignon

Le , Alain Carignon, maire de la ville entre 1983 et 1995, déjà tête de liste Les Républicains en 2020 annonce qu'il sera de nouveau candidat lors des prochaines élections municipales[30], puis reçoit officiellement l'investiture de ce parti en décembre[31].

En septembre 2025, le Grenoble Alpes Collectif, initiative citoyenne en dehors des partis politiques, annonce sa volonté de présenter une liste pour les élections municipales [32]. En décembre 2025, un binôme de tête de liste, Nadia Belaïd et Thomas Simon, sont désignés via un processus de plébiscite citoyen [33]. Le collectif a présenté la candidature de Thomas Simon[34] suite à un processus de scrutin interne pour choisir la tête de liste.

Autocollants en soutien à Allan Brunon et La France insoumise.

Le , Allan Brunon annonce sa candidature pour son parti La France insoumise, inaugurant ainsi une rupture avec la majorité sortante d'Éric Piolle[35]. Cette annonce provoque la dissidence de plusieurs élus insoumis locaux, qui préfèrent soutenir la liste conduite par Laurence Ruffin[36].

Local de campagne 2026 de Laurence Ruffin

Le , Laurence Ruffin est élue par les militants des Écologistes, du Parti communiste français, de Génération.s, de L'Après, du Parti animaliste et des mouvements locaux Association Démocratie Écologie Solidarité et Réseau citoyen[37] tête de liste d'un « rassemblement de la gauche écologiste et citoyenne »[38]. Le 14 novembre 2025, le Parti socialiste annonce rejoindre l'alliance, mettant fin à 18 ans de conflictualité entre écologistes et socialistes à Grenoble[39]. Le 22 janvier 2026, le mouvement local « Go Citoyenneté », composante des majorités municipales ayant soutenu l'ancien maire Michel Destot, annonce son soutien à Laurence Ruffin[40]. Le 1 mars 2026, la campagne de Laurence Ruffin annonce avoir reçu le soutien de trois nouveaux partis : Debout !, Nouvelle Donne et Les Radicaux de gauche[41].

Le , le NPA-Révolutionnaires annonce sa candidature avec Baptiste Anglade comme tête de liste[42], déjà candidat aux européennes de 2024[43] et aux législatives partielles de 2025 (première circonscription de l'Isère)[44].

Le , Romain Gentil inaugure son QG de campagne ; à la tête de la liste « Grenoble capitale citoyenne », il a le soutien du Parti radical de gauche, de Place Publique et d'Équinoxe[45].

Le , Pierre-Edouard Cardinal annonce sa candidature, soutenue par les partis Renaissance[46] et MoDem[31]. Il se retire le en faveur d'Alain Carignon, le MoDem puis Renaissance se désolidarisant de cette décision le jour même[47],[48].

Le , Valentin Gabriac est officialisé comme tête de liste Rassemblement national pour les municipales[49]. Il a le soutien de l'UDR[50].

Le , Catherine Brun annonce être candidate pour la quatrième fois à une élection municipale à Grenoble en tant que tête de liste de Lutte ouvrière[51].

Le Parti des travailleurs présente de son côté une liste intitulée « Réquisition des logements vacants, l'argent pour les services publics, pas pour la guerre » et conduite par Geneviève Krzyzak[52].

Campagne

Durant le mois de janvier, la permanence de campagne d'Allan Brunon, tête de liste de la France insoumise, est victime à plusieurs reprises de dégradation, tandis que le candidat affirme être victime de menace de mort[53].

Après être arrivées respectivement deuxième et troisième au soir du 1er tour, les listes Union de la gauche et Insoumise s'unissent tout en restant indépendantes une fois l'élection passée : il s'agit d'une fusion technique[54].

Pendant l'entre-deux-tours, Allan Brunon crée la polémique en invectivant un commerçant par des insultes homophobes et des menaces. Il présente par la suite des excuses sur ses réseaux-sociaux, tout en accusant ses adversaires au nom de la « lutte antifasciste »[55].

Sondages

Source Date de réalisation Échantillon LO NPA-R LFI LE - PS - PCF PP - EQX - PRG RE - MoDem HOR LR - DVD RN - UDR Autres
Brun Anglade Brunon Ruffin Gentil Cardinal[N 1] Gerbi Carignon Gabriac
Ipsos 13-27 janvier 2026 609 1 1 10 34 8 6 5 25 8 2[d]
Cluster17 3-9 septembre 2025 505 12 31 9[e] 11
Chalas
7 22 8
45
Ruffin
14
Chalas
9 24 8

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc : les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Résultats

Résultats des municipales de 2026 à Grenoble[56]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Alain Carignon LR - RE diss. - MoDem diss. 14 182 27,04 22 297 43,41 13 7
Réconcilier Grenoble[b]
Laurence Ruffin DVG - LE - PS - PCF - G·s - PA - L'Après - D! - ND - LRDG - LFI diss. - ADES - RC - GO 13 810 26,33 29 071 56,59 46 27
Oui Grenoble
Allan Brunon LFI 7 650 14,59
Faire mieux pour Grenoble
Romain Gentil PP - PRG - EQX - LC 5 242 10,00[f]
Grenoble capitale citoyenne
Hervé Gerbi HOR 5 053 9,63
Nous Grenoble
Valentin Gabriac RN - UDR 2 728 5,20
Rassemblement national - Grenoble capitale des Alpes
Thomas Simon DVG 2 614 4,98
Grenoble Alpes collectif
Baptiste Anglade NPA-R 724 1,38
Grenoble ouvrière et révolutionnaire
Catherine Brun LO 353 0,67
Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs
Geneviève Krzyzak PT 89 0,17
Réquisition des logements vacants, l'argent pour les services publics, pas pour la guerre
Votes valides 52 445 98,96 51 368 95,80
Votes blancs 371 0,70 1 536 2,86
Votes nuls 178 0,34 715 1,33
Total 52 994 100 53 619 100 59 34
Abstention 34 304 39,30 33 662 38,57
Inscrits / participation 87 298 60,70 87 281 61,43

Conseil municipal élu

Notes et références

Articles connexes

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