Élections municipales de 2026 à Clermont-Ferrand

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire55 sièges au conseil municipal
38 sièges au conseil métropolitain
Population146 351
Inscrits76 790
Élections municipales de 2026 à Clermont-Ferrand
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 55 sièges au conseil municipal
38 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 146 351
Inscrits 76 790
Votants au 1er tour 40 424
52,64% en augmentation 20
Votes exprimés au 1er tour 39 614
Votes blancs au 1er tour 477
Votes nuls au 1er tour 333
Votants au 2d tour 43 552
56,72% en augmentation 26,5
Votes exprimés au 2d tour 42 224
Votes blancs au 2d tour 782
Votes nuls au 2d tour 546
Julien Bony LR
Voix au 1er tour 13 441
33,93%
en diminution 2,4
Voix au 2e tour 21 495
50,91%
en augmentation 14,4
Sièges obtenus 42 en augmentation 32
Olivier Bianchi PS
Voix au 1er tour 11 882
29,99%
en diminution 8,1
Voix au 2e tour 19 192
45,45%
en diminution 18
Sièges obtenus 13 en diminution 32
Marianne Maximi LFI
Voix au 1er tour 6 739
17,01%
en augmentation 4,7
Sièges obtenus Élus sur la liste de Bianchi
Antoine Darbois RN
Voix au 1er tour 4 474
11,29%
en augmentation 5,9
Voix au 2e tour 1 537
3,64%
Sièges obtenus 0 en stagnation
Maire de Clermont-Ferrand
Sortant Élu
Olivier Bianchi
PS
Julien Bony
LR

Les élections municipales de 2026 à Clermont-Ferrand ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de Clermont Auvergne Métropole.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Clermont-Ferrand correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 100 000 et 150 000 habitants, soit 55 sièges[7]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 28 sièges. Les 27 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 54 % en 2014 à 33 % en 2020. Le maire socialiste sortant Olivier Bianchi, allié aux autres forces de gauche à l'exception de La France insoumise, a été réélu pour un deuxième mandat en conservant le même nombre de sièges[11].

Du côté de l'opposition, les listes menées par Jean-Pierre Brenas pour Les Républicains et Éric Faidy pour La République en Marche ont fusionné au second tour[12] et obtenu une dizaine de sièges au conseil municipal, soit un de moins que l'UMP en 2014[11].

La France insoumise menée par Marianne Maximi obtient les quatre derniers sièges[11]. Enfin, la liste du Rassemblement national d'Anne Biscos ne parvient pas à atteindre le seuil des 10 % lors du premier tour, l'extrême droite ne siège donc pas alors qu'elle avait réussi à obtenir trois sièges au conseil municipal en 2014[11].

Contexte politique local

Lors des élections régionales de 2021, les Clermontois mettent en tête du scrutin la liste Les Républicains de Laurent Wauquiez au premier tour[19] avant de placer en tête du second tour la liste fusionnée de la gauche et des écologistes d'une courte avance[20].

Jean-Luc Mélenchon arrive en tête des suffrages clermontois lors de l'élection présidentielle de 2022 avec 31,15 % des voix, suivi d'Emmanuel Macron avec 27,93 % et de Marine Le Pen avec 14,20 %[21]. Le président sortant remporte une large majorité des suffrages au second tour avec 71,68 % des suffrages[22].

Les candidats de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale cumulent lors des élections législatives de 2022 40,15 % des suffrages de Clermont-Ferrand au premier tour, devançant la coalition présidentielle, Les Républicains ainsi que le Rassemblement national. Le second tour voient ainsi s'opposer un candidat de gauche et un candidat d'Ensemble pour la République dans trois circonscriptions dans lesquelles se trouve la ville. Mais malgré plus de 55 % de suffrages pour la gauche, les votes issus des communes rurales sont en faveur de leurs opposants : seule l'insoumise Marianne Maximi est élue dans la première circonscription, laissant une majorité de députés clermontois soutenant le camp présidentiel[23].

Pour les élections européennes de 2024, la liste du Rassemblement national de Jordan Bardella termine en tête avec près de 20 % des voix, au coude-à-coude avec la liste socialiste menée par Raphaël Glucksmann[24]. Les élections législatives anticipées qui suivent voient la gauche réunie sous la bannière du Nouveau Front populaire arriver en tête des deux tours de scrutin malgré le retrait de la candidate insoumise dans la quatrième circonscription[25]. La gauche fait néanmoins basculer la troisième circonscription avec l'élection de l'écologiste Nicolas Bonnet tandis que Marianne Maximi conserve son siège, détenant ainsi deux des trois circonscriptions clermontoises[26].

Candidatures déclarées

Premier tour

Dès septembre 2022, Olivier Bianchi affirme vouloir être à nouveau candidat à sa propre succession pour un troisième mandat, ce qu'il confirme en mars 2025 lors d'un entretien avec le quotidien La Montagne[36]. Un mois plus tard, Les Écologistes clermontois valident leur souhait de reconduction de leur alliance avec l'édile socialiste tout en précisant que ce soutien n'est pas un « chèque en blanc »[37],[38]. La liste est aussi soutenue par le PCF, Génération.s, Place publique et le Parti radical de gauche[39]. Puis en novembre 2025, la liste obtient le ralliement de Debout ! et de L'Après[40]. Olivier Bianchi lance officiellement la campagne de sa liste Vivre Clermont ! le [41].

En mars 2025, le parti Renaissance nomme Alexis Blondeau, conseiller municipal d'opposition, chef de file pour les élections municipales sans officialiser sa position de tête de liste[42]. En avril, Les Républicains annoncent que Julien Bony mènera leur liste[43]. Début juillet, les deux représentants actent une alliance entre leurs partis par une liste commune dès le premier tour, sans annoncer la nom de la tête de liste[44]. C'est finalement Julien Bony qui est la tête de liste de la droite et du centre, regroupant LR, Renaissance, le MoDem, Horizons, l'UDI, Résistons, Nouvelle Énergie et le Parti radical[45],[46].

En mai, la députée insoumise Marianne Maximi et Alparslan Coskun sont désignés chefs de file pour les élections municipales[47] avant que Marianne Maximi ne soit désignée tête de liste en novembre 2025[48],[49]. Elle présente sa liste Clermont fière et solidaire lors d'un meeting le [50].

En septembre, le Rassemblement national choisit Antoine Darbois, ancien conseiller municipal Les Républicains de Gerzat, comme tête de liste[51]. Cette candidature est soutenue par l'Union des droites pour la République[52],[53].

En septembre également, le collectif sans étiquette Le Réveil clermontois annonce qu'il participera aux élections[54]. En janvier 2026, le collectif désigne l'entrepreneur Yannick Cartailler comme tête de liste[55].

Le 10 décembre, Marie Savre annonce sa candidature. Elle est tête de liste pour Lutte ouvrière pour la troisième fois (après 2014 et 2020)[56].

Second tour

Le , Olivier Bianchi et Marianne Maximi annoncent la « fusion technique » de leurs deux listes pour le second tour[57]. Le candidat RN Antoine Darbois propose alors une alliance similaire à Julien Bony, qui la refuse, provoquant une triangulaire[58].

Sondages

Premier tour

Source Date de réalisation Échantillon LO LFI PS - LE -PP - PCF - G·s SE LR - RE - MoDem RN - UDR
Savre Maximi Bianchi Cartailler Bony Darbois
Ifop 13 - 19 janvier 2026 606 2 14 37 5 27 15

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc : les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Second tour

Source Date de réalisation Échantillon LFI PS - LE - PP - PCF - G·s LR - RE - MoDem RN - UDR
Maximi Bianchi Bony Darbois
Ifop 13 - 19 janvier 2026 606 - 54 46 -
14 39 32 15

Résultats

Notes et références

Articles connexes

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