Élections municipales de 2026 à Bordeaux

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire65 sièges au conseil municipal
34 sièges au conseil métropolitain
Population267 991
Inscrits174 137
Élections municipales de 2026 à Bordeaux
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 65 sièges au conseil municipal
34 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 267 991
Inscrits 174 137
Votants au 1er tour 101 141
58,08% en augmentation 21,2
Votes exprimés au 1er tour 100 155
Votes blancs au 1er tour 632
Votes nuls au 1er tour 354
Votants au 2d tour 99 290
57,02% en augmentation 18,7
Votes exprimés au 2d tour 96 201
Votes blancs au 2d tour 2 033
Votes nuls au 2d tour 1 056
Thomas Cazenave RE
Voix au 1er tour 25 617
25,58%
en diminution 21,7
Voix au 2e tour 49 014
50,95%
en augmentation 6,8
Sièges obtenus 49 en augmentation 35
Pierre Hurmic LE
Voix au 1er tour 27 719
27,68%
en diminution 6,7
Voix au 2e tour 47 187
49,05%
en augmentation 2,6
Sièges obtenus 16 en diminution 32
Philippe Dessertine DVC
Voix au 1er tour 20 228
20,20%
Voix au 2e tour Retrait
Sièges obtenus 0
Conseil municipal élu
Diagramme
Maire de Bordeaux
Sortant Élu
Pierre Hurmic
LE
Thomas Cazenave
RE

Les élections municipales de 2026 à Bordeaux ont lieu les et . Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du métropolitain de Bordeaux Métropole.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du aux et [1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Bordeaux correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 250 000 et 300 000 habitants, soit 65 sièges[7]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 33 sièges. Les 32 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 55 % en 2014 à 37 % en 2020.

Sur le plan local, la liste d'union de la gauche menée par l'écologiste Pierre Hurmic[11] remporte le scrutin avec 48 sièges au conseil municipal. Cette victoire s'inscrit dans la vague verte qui permet à Europe Écologie les Verts de remporter plusieurs grandes villes[12], remportant ainsi l'un des bastions historiques de la droite qu'elle détenait depuis la 1947[13].

Du côté de l'opposition, malgré la fusion au second tour de la liste du maire sortant  et successeur d'Alain Juppé  Nicolas Florian avec celle de La République en marche menée par Thomas Cazenave la droite et le centre sont défaits et obtiennent 14 sièges[14].

La liste conduite par Philippe Poutou, qui regroupe le Nouveau Parti anticapitaliste et La France insoumise obtient 3 sièges[15].

Le Rassemblement national ne parvient pas à conserver ses 2 sièges, la liste n'ayant pas atteint les 5 % au premier tour, ne lui permettant ni de se maintenir au second, ni de fusionner avec une autre liste.

Contexte politique local

Le basculement de Bordeaux à gauche se confirme lors des élections régionales de 2021, les listes d'Alain Rousset et de Nicolas Thierry remportant à elles deux plus de 55 % des suffrages[18].

Jean-Luc Mélenchon réalise un score de 29 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, le meilleur score des candidats de gauche, mais est dépassé par les 33 % d'Emmanuel Macron qui remporte par la suite largement les suffrages des Bordelais au second tour face à Marine Le Pen, avec 80 % des voix[19]. Les candidats de la Nouvelle union populaire écologique et sociale remportent deux des trois circonscriptions législatives de Bordeaux lors des élections législatives de 2022 tandis que Thomas Cazenave conserve son siège dans la dernière[20].

Pour les élections européennes de 2024, la liste socialiste menée par Raphaël Glucksmann termine en tête devant celle de la coalition présidentielle de Valérie Hayer[21]. Les élections législatives anticipées qui suivent ne voient pas de changements de députés bordelais, les trois sortants parvenant à conserver leurs sièges[22].

En cours de mandature, l'opposition de droite est endeuillée par le décès soudain de l'ancien maire Nicolas Florian à la suite d'un accident vasculaire cérébral le [32],[33],[34].

Candidatures

Candidatures déclarées

Alors qu'une alliance avait été annoncée en janvier 2025 entre la droite et le centre derrière Nicolas Florian, le décès soudain de ce dernier a fragmenté ce bloc, plusieurs personnalités se revendiquant chacune légitime à incarner cette alliance[35]. Nathalie Delattre, présidente du parti radical, ministre du tourisme, également ancienne adjointe d'Alain Juppé, devenue présidente du groupe Bordeaux Ensemble (LR, MoDem, UDI et PRV) au conseil municipal après le décès de Nicolas Florian[36], annonce sa candidature le 27 mai[37]. Thomas Cazenave, député Renaissance, soutenu par Horizons[38], et tête de liste lors des élections de 2020, lance sa campagne lors d'un meeting le 25 juin[39]. Il est rallié le 3 septembre par Alexandra Siarri[40] puis le 24 octobre par Pierre de Gaétan Njikam[41], conseillers municipaux d'opposition, qui avaient quitté le groupe Bordeaux Ensemble, et avaient dans un premier temps annoncé chacun présenter leur propre liste[42],[43]. Dans l’optique de se départager, Nathalie Delattre et Thomas Cazenave ont chacun décidé de commander un sondage pour déterminer lequel d’entre-eux serait le mieux placé[44]. Le 18 décembre 2025, Nathalie Delattre se retire finalement pour former une alliance avec Thomas Cazenave[45]. Cette liste rassemble donc le soutien de Renaissance, des Républicains, du Parti radical, d'Horizons, du MoDem, de l'UDI, des Centristes - Le Nouveau centre et de l'Alliance centriste[46].

Le , Julie Rechagneux, députée européenne et ancienne conseillère régionale, annonce qu'elle conduira une liste Rassemblement national lors des prochaines municipales[47].

Le , La France insoumise désigne Lucie Hémond et Nordine Raymond comme chefs de file[48]. Le , Nordine Raymond annonce sa candidature comme tête de la liste « Faire mieux pour Bordeaux ! »[49],[50],[51]. Le 19 janvier 2026, l'essayiste Karfa Diallo annonce lors d'une conférence de presse le ralliement de son mouvement « Couleurs bordelaises » à la liste de Nordine Raymond[52]. Le Parti de gauche et Révolution écologique pour le vivant. Rejoignent également la liste[53].

Le , Éric Zemmour annonce sur les réseaux sociaux que Virginie Bonthoux Tournay, référente départementale du parti Reconquête, conduira une liste lors des municipales à venir[54].

Le , l'économiste Philippe Dessertine annonce sa candidature sans étiquette[55].

Le , Petra Bernus, une étudiante infirmière de 25 ans, se déclare en tête de liste pour la liste de Révolution permanente[56].

Le , Philippe Poutou annonce qu'il conduira une liste NPA-L'Anticapitaliste lors des élections municipales[57].

Le , le NPA-Révolutionnaires annonce présenter sa liste « Bordeaux ouvrière & révolutionnaire »[58],[59]. Le 19 décembre, le mouvement annonce sur ses réseaux sociaux que sa liste sera menée par Esteban Nadal, étudiant, et Nora Zakri, interne dans la santé.

Le , le maire écologiste sortant Pierre Hurmic, annonce être candidat à sa propre succession[60], il est soutenu, en outre de son propre parti, par le Parti socialiste, le Parti communiste français, Génération.s, Place publique, L'Après et Nouvelle Donne[61],[62],[63].

Le , Medhi Saboulard, déjà candidat aux départementales de 2021 et aux législatives de 2022, annonce sa candidature à la mairie de Bordeaux sous l'étiquette de l'Union socialiste et de l'Union alternative[64], accompagné de colistiers de la société civile[65].

Le , Lutte ouvrière annonce présenter une liste avec Fanny Quandalle à sa tête, déjà candidate en 2014 et en 2020[66],[64].

Candidatures n'ayant pas abouti

Le , le collectif Bordeaux en luttes, déjà présent en 2020 sur la liste de Philippe Poutou, annonce présenter une liste aux municipales de 2026[67], dont la tête de liste sera finalement assurée par Myriam Eckert, conseillère municipale sortante[64].

Le , Mickaël Baubonne, militant pour un métro de Bordeaux, se déclare candidat à la mairie[68], il rallie le Nathalie Delattre[69], avant de faire machine arrière, suite au ralliement de Nathalie Delattre à Thomas Cazenave[64].

Le , Yves Simone, guide touristique déjà candidat en 2014 et en 2020, annonce sa candidature à la mairie de Bordeaux[70].

Aucun des trois ne déposera finalement de liste auprès de la préfecture, portant ainsi le nombre de listes candidates à 11[71].

Suite au premier tour

À la suite du 1er tour, Pierre Hurmic, dont la liste écologiste est arrivée première, refuse toute alliance avec La France insoumise arrivée quatrième pour le 2d tour[72]et ce malgré les appels à la fusion de Nordine Raymond[73].

De son côté, Thomas Cazenave, arrivé en deuxième position, appelle Philippe Dessertine, arrivé en troisième positon, à une fusion de leur liste en vue du 2d tour pour battre le maire sortant, proposition refusée par ce dernier souhaitant se maintenir[74]. Finalement, Philippe Dessertine annonce le 17 mars 2026 à la surprise générale lors d'une conférence de presse ne pas avoir déposé sa liste en vue du 2d tour[75].

Campagne électorale

À la suite de l'annonce de sa candidature le , Nordine Raymond est victime d'une vague de cyberharcèlement raciste sur les réseaux sociaux, sur lesquels il a reçu plus de 2 000 messages haineux[76],[77],[78]. Il reçoit le soutien du maire de Bordeaux et d'organisations politiques et associatives bordelaises[79] et explique son refus de céder aux intimidations.

Sondages

Premier tour

Source Date de réalisation Échantillon LO NPA-R RP NPA-A LFI DVG LE - PS - PCF RE - HOR PRV - LR - MoDem SE RN REC Autres
Quandalle Nadal Bernus Poutou Raymond Saboulard Hurmic Cazenave[N 1] Dessertine Rechagneux[N 1] Tournay
Cluster17 3-6 mars 2026 688 0,5 0,5 0,5 3 11,5 1 31 26 17[e] 6 3
Ifop 19-24 février 2026 707 0,5 5 12 33 25 15[f] 7 2 0,5[g]
OpinionWay 12-18 novembre 2025 705 15
Raymond
32 26 12 13 2
16
Raymond
34 23
Delattre
14 11 2
13
Raymond
34 17 13
Delattre
11 10 2
Ifop 31 mars-9 avril 2025 703 16
Poutou
35 32 10
Paluteau
5 2[h]
15
Poutou
38 29
Delattre
11
Paluteau
4 3[h]

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Second tour

Source Date de réalisation Échantillon LFI LE - PS - PCF ENS - LR DVC RN
Raymond Hurmic Cazenave Dessertine Rechagneux
Cluster17 3-6 mars 2026 688 16 34 31 19
16 38 46
Cazenave
50
Hurmic
50
Cazenave
Ifop 19-24 février 2026 707 16 34 25 16[f] 9
16 35 37 12
46 30 14[f] 10
OpinionWay 12-18 novembre 2025 705 20[i] 36 44
16[i] 35 31 16

Résultats

Notes et références

Articles connexes

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