Élections municipales de 2026 à Marseille

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire303 sièges aux conseils de secteurs
111 sièges au conseil municipal
101 sièges au conseil métropolitain
Population886 040
Inscrits au 1er tour555 399
Élections municipales de 2026 à Marseille
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 303 sièges aux conseils de secteurs
111 sièges au conseil municipal
101 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 886 040
Inscrits au 1er tour 555 399
Votants au 1er tour 289 781
52,17% en augmentation 19,4
Votes exprimés au 1er tour 283 074
Votes blancs au 1er tour 3 365
Votes nuls au 1er tour 3 342
Inscrits au 2d tour 555 469
Votants au 2d tour 307 704
55,40% en augmentation 20
Votes exprimés au 2d tour 301 030
Votes blancs au 2d tour 3 459
Votes nuls au 2d tour 3 215
Benoît Payan DVG
Voix au 1er tour 103 883
36,69%
en diminution 1,3
Voix au 2e tour 163 586
54,34%
en augmentation 13,2
Maires élus 6 en augmentation 1
Conseillers élus 73 en augmentation 23
Franck Allisio RN
Voix au 1er tour 99 137
35,02%
en augmentation 15,6
Voix au 2e tour 121 310
40,30%
en augmentation 20
Maires élus 2 en augmentation 2
Conseillers élus 34 en augmentation 25
Martine Vassal DVD
Voix au 1er tour 35 131
12,41%
en diminution 28,4
Voix au 2e tour 16 134
5,36%
en diminution 33,2
Maires élus 0 en diminution 3
Conseillers élus 4 en diminution 38
Sébastien Delogu LFI
Voix au 1er tour 33 808
11,94%
en augmentation 11,1
Voix au 2e tour Retrait
Conseillers élus 0 en stagnation
Résultats du second tour par bureau de vote et maires de secteur élus
Carte
Conseil municipal élu
Diagramme
  • Divers gauche (73)
  • Divers droite (4)
  • Rassemblement national (34)
Maire de Marseille
Sortant
Benoît Payan
DVG

Les élections municipales de 2026 à Marseille auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement des conseils de secteurs, du conseil municipal et du conseil métropolitain de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

La ville de Marseille fait office d'exception vis-à-vis du droit commun : en application de la loi PLM, les Marseillais élisent, en plus de leur conseil municipal, des conseils de secteurs[4], ces derniers étant alors présidés par des maires de secteurs.

Élection des conseillers municipaux

À compter de cette élection, les conseillers municipaux ne sont plus élus par secteur, mais sur une liste unique comme dans les autres communes de France[5],[6]. L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[7]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[8],[9].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Marseille est fixé directement par la loi, il comprend 111 sièges[10], soit 10 de plus que lors des élections précédentes. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[11].

Par dérogation au droit commun, la liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer le quart des sièges, et non la moitié, arrondi à l'entier supérieur si nécessaire[12]. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 28 sièges. Les 83 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[13].

Élection des conseillers de secteur

Lors de l'élection, les secteurs sont assimilés à des communes de plus de 1 000 habitants[14]. Les conseillers de secteur sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans selon un scrutin de liste avec prime majoritaire à hauteur de la moitié des sièges à pourvoir.

Le nombre de conseillers dans chaque arrondissement est fixé directement par loi, et a été modifié à compter de ce scrutin.

Nombre de conseillers par secteur à Marseille[15]
Conseillers de secteur Secteurs
2020 2026
33 25 (en diminution 8) 1er
24 27 (en augmentation 3) 2e
33 33 (en stagnation) 3e
45 42 (en diminution 3) 4e
45 47 (en augmentation 2) 5e
39 43 (en augmentation 4) 6e
48 53 (en augmentation 5) 7e
36 33 (en diminution 3) 8e
303 303 Total

Élections des maires

À l'issue du scrutin les conseillers municipaux élisent parmi eux le maire central et dans chaque secteur les conseillers de secteur élisent les maires de secteur[6], qui pourront intervenir au conseil municipal « sur les affaires relatives à l’arrondissement »[16]. Ils participent également avec le maire central à une « instance de coordination » dénommée « conférence des maires »[17].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 54 % en 2014 à 33 % en 2020.

Sur le plan local, Jean-Claude Gaudin, maire républicain de la ville depuis 1995 renonce à briguer un cinquième mandat.

La ville est remportée par Michèle Rubirola, écologiste dissidente et conseillère départementale, soutenue lors du scrutin par une large coalition de gauche, le Printemps Marseillais, emmenée par les socialistes, les communistes, des écologistes dissidents et des collectifs citoyens. Ses listes, fusionnées à celles de l'écologiste Sébastien Barles dans les secteurs où cela était possible, obtiennent la mairie de 4 des 8 secteurs, et 42 sièges au conseil municipal contre 20 en 2014.

Les listes de la majorité sortante Les Républicains - MoDem, soutenant Martine Vassal, échouent à la faire élire, n'obtenant que 3 secteurs, et 39 sièges au conseil municipal, soit 22 de moins que lors du précédent scrutin.

Le Rassemblement national conduit par Stéphane Ravier ne réussit pas à conserver la mairie du 7e secteur en raison du retrait au second tour des listes de gauche par barrage républicain. C'était la seule mairie qu'ils avaient jusqu'alors réussi à obtenir. De ce fait, ils n'obtiennent que 9 sièges au niveau municipal, perdant 11 de leurs 20 sièges initiaux.

La candidate divers gauche Samia Ghali, dans le 8e secteur qu'elle remporte, et les républicains dissidents, soutenants Bruno Gilles dans les 2e et 3e secteurs, complètent le conseil municipal en obtenant respectivement 8 et 3 sièges.

La liste La République en Marche - Agir - UDE d'Yvon Berland échoue à obtenir le moindre siège au conseil municipal dans le 4e secteur, le seul où il avait pu se qualifier au second tour, mais influence le résultat final de ce secteur historique de Jean-Claude Gaudin.

Contexte politique local

Candidatures

Candidatures déclarées

Le , le député Rassemblement national Franck Allisio annonce briguer le poste de maire de Marseille[22], sa liste est également composée de membre issus de l'UDR[23]. Le , Stéphane Ravier annonce « J'ai décidé de ne pas être candidat et d’apporter mon soutien sans réserve à Franck Allisio »[24]. Le 21 janvier 2026, Jean-Marc Graffeo, chef de file Reconquête pour les municipales dans les Bouches-du-Rhône annonce soutenir Franck Allisio[25]. Le , le Parti de la France annonce soutenir Franck Allisio, soutien rejeté par l'intéressé[26].

Le , Martine Vassal, présidente de la métropole d'Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône et déjà candidate en 2020, se déclare de nouveau candidate à la mairie de Marseille. Elle est soutenue notamment par le président de la région PACA Renaud Muselier (RE), la sénatrice des Bouches-du-Rhône et ancienne maire du 6e secteur Valérie Boyer (LR) et ses anciens rivaux en 2020, l’ancien sénateur Bruno Gilles (HOR) et l’universitaire Yvon Berland (RE)[27]. Elle reçoit par la suite le 26 novembre, le soutien des Centristes de l'ancien ministre de La Défense Hervé Morin[28], puis le 29 décembre le soutien de l'UDI (dont Sophie Joissains, maire d'Aix-en-Provence est membre)[29]. Elle reçoit le soutien de Résistons le parti de Jean Lassalle par la participation dans la liste de Henri Rochand, relais départemental du parti dans les Bouches-du-Rhône.

En novembre 2025, Erwan Davoux, fonctionnaire au département des Bouches-du-Rhône ayant signalé à la justice des agissements de Martine Vassal, et Nora Preziosi, ancienne présidente de l'office HLM départemental, annoncent leur participation au scrutin avec eux comme têtes de listes dans cet ordre[30].

Le , Sébastien Delogu, député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône se déclare candidat à la mairie de Marseille et est officiellement investi par La France insoumise pour être tête de liste. Il entend mener une "rupture" avec la majorité sortante du Printemps marseillais (PS - PCF - LE), mais n'exclut une union des gauches au second tour si nécessaire[31]. Il est soutenu par Révolution écologique pour le vivant[32] et Sébastien Barles, adjoint au maire de Marseille et candidat EELV en 2020, depuis exclu du parti pour dissidence, et son mouvement Vaï[33]. La publication de la liste conduite par Sébastien Delogu officialise également le soutien du Parti ouvrier indépendant, du Parti de gauche, du Nouveau Parti anticapitaliste et du mouvement Pour une écologie populaire et sociale[34].

En décembre 2025, Lutte ouvrière annonce présenter une liste conduite par Rémy Bazzali, ouvrier de l’aéronautique[35].

Le , Benoît Payan confirme sa candidature[36]. Il est soutenu par les Écologistes[37], le Parti communiste[38], le Parti socialiste, Place publique[39], Génération.s[40], Debout ![41], la Gauche républicaine et socialiste [42], Génération écologie[43], ainsi que par le collectif Mad Mars[44]. Amine Kessaci annonce fin janvier 2026 faire partie de la liste du Printemps marseillais[45]. Il est en outre soutenu par le Parti animaliste et le Parti pirate[46]. Le Parti radical de gauche, qui a annoncé le 27 janvier apporté son soutien à la liste du maire sortant[47], a finalement fait marche arrière le 23 février, dénonçant des rapprochement avec la France insoumise[48].

Le , Christine Juste, adjointe écologiste exclue 6 mois du parti, présente sa liste « Marseille Écologie » accompagnés, de colistiers déçus de Martine Vassal et Benoît Payan[49].

Candidatures n'ayant pas abouti

Le , le parti Écologie au centre, co-présidé par Jean-Marc Governatori, annonce constituer une liste avec à sa tête Victor Hugo Espinosa[50]. Néanmoins le 18 février il annonce jeter l'éponge en raison du coût trop important de la campagne[51].

Suite au premier tour

Arrivé en tête du 1er tour, Benoît Payan annonce refuser toute alliance avec La France insoumise en vue du 2d tour malgré la main tendue de Sébastien Delogu pour une fusion[52], dénonçant que "ce n'était pas une main tendue, c'est des coups qu'il (Sébastien Delogu) m'a porté"[53] et dépose le lundi 16 mars 2026 ses listes, fermant toute fusion avec les insoumis[54]. Par suite, Sébastien Délogu annonce le mardi 17 mars 2026 qu'il ne déposera pas sa liste en vue du 2d tour pour faire barrage au candidat du Rassemblement national Franck Allisio[55].

De son côté, malgré les appels au retrait lancés par Franck Allisio pour battre le maire sortant, Martine Vassal arrivée troisième annonce le maintien de sa liste au 2d tour[56].

Sondages

Premier tour

Sondages pour le premier tour
Source Date de réalisation Échantillon EXG LO LFI LE PS - PCF ECO ÉAC DIV LR - ENS DVD RN - UDR MDA
Raynaud Bazzali Delogu Payan[N 1] Juste Espinosa Collart Vassal[N 1] Davoux Allisio Ravier
OpinionWay 4-9 mars 2026 818 <1 1 12 36 2 13 2 34[a]
Ifop 23-28 février 2026 703 0,5 13 35 18 1,5[b] 32
Cluster17 23-25 février 2026 807 0,5 15 34 15 2,5 33[a]
OpinionWay 16-23 février 2026 1 010 <1 14 34 2 14 2 34[a]
Elabe 9-16 février 2026 800 1 12 31 4 21 2 29
Reconquête annonce apporter son soutien à la liste de Franck Allisio (21 janvier 2026)
OpinionWay 6-12 janvier 2026 703 1 14 31 20 3 31
Ipsos 2-8 janvier 2026 801 1 14 30 23 2 30
Ifop 25 novembre-1er décembre 2025 829 15 30 26 2 27
Cluster17 4-7 novembre 2025 816 0,5[c] 16 29 2,5 23 29
Ifop 28 octobre-3 novembre 2025 700 13 6
Barles
26 3 29 23
Les Écologistes annonce s’unir dès le premier tour avec le Printemps marseillais (15 octobre 2025)
Stéphane Ravier se désiste et apporte son soutien à Franck Allisio (2 octobre 2025)
Ifop 16-21 juin 2025 654 15 7
Barles
27 2 26 15 8
20
Delogu
27 28 15 10
Ipsos 12-22 mai 2025 821 13 5
Barles
25 23 19[d] 15
16
Delogu
26 24 19[d] 15
13 5
Barles
27 19
Collart
19[d] 17
16
Delogu
28 20
Collart
19[d] 17
Ifop 25-29 novembre 2024 601 14 34 21[e] 31
12 9
Barles
32 1 18[e] 27 1

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Second tour

Source Date de réalisation Échantillon LFI PS - LE - PCF LR - ENS RN - UDR MDA
Delogu Payan Vassal Allisio Ravier
Cluster17 18-19 mars 2026 643 53 8 39
OpinionWay 4-9 mars 2026 818 50 13 37[a]
11 40 13 36[a]
Ifop 23-28 février 2026 703 11 38 17 34
46 18 36
55 45
OpinionWay 16-23 février 2026 1 010 47 15 38[a]
13 36 14 37[a]
Elabe 9-16 février 2026 800 12 34 22 32
14 44 42
45 23 32
56 44
Reconquête annonce apporter son soutien à la liste de Franck Allisio (21 janvier 2026)
OpinionWay 6-12 janvier 2026 703 55
Payan
45
15 43 42
Cluster17 4-7 novembre 2025 816 45
Payan
25 30
16,5 30,5 24 29
Ifop 28 octobre-3 novembre 2025 700 39 34 27
Les Écologistes annonce s’unir dès le premier tour avec le Printemps marseillais (15 octobre 2025)
Stéphane Ravier se désiste et apporte son soutien à Franck Allisio (2 octobre 2025)
Ifop 16-21 juin 2025 654 41 36 23
15 31 29 14 11

Résultats

Notes et références

Articles connexes

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