Élections municipales de 2026 à Nice

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire69 sièges au conseil municipal
66 sièges au conseil métropolitain
Population357 737
Inscrits229 111
Élections municipales de 2026 à Nice
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 69 sièges au conseil municipal
66 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 357 737
Inscrits 229 111
Votants au 1er tour 122 750
53,58% en augmentation 25
Votes exprimés au 1er tour 120 351
Votes blancs au 1er tour 1 557
Votes nuls au 1er tour 842
Votants au 2d tour 128 118
55,92% en augmentation 28,2
Votes exprimés au 2d tour 125 688
Votes blancs au 2d tour 1 637
Votes nuls au 2d tour 793
Éric Ciotti UDR
Voix au 1er tour 52 274
43,43%
en augmentation 26,7
Voix au 2e tour 61 009
48,54%
en augmentation 27,2
Sièges obtenus 52 en augmentation 45
Christian Estrosi HOR
Voix au 1er tour 37 214
30,92%
en diminution 16,7
Voix au 2e tour 46 753
37,20%
en diminution 22,1
Sièges obtenus 13 en diminution 43
Juliette Chesnel-Le Roux LE
Voix au 1er tour 14 356
11,93%
en diminution 5,9
Voix au 2e tour 17 926
14,26%
en diminution 5
Sièges obtenus 4 en diminution 2
Maire de Nice
Sortant Élu
Christian Estrosi
HOR
Éric Ciotti [1]
UDR

Les élections municipales de 2026 à Nice ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de la métropole Nice Côte d'Azur.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[2],[3],[4].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[5]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[6],[7].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Nice correspond à celui des communes dont la population est supérieure à 300 000 habitants, soit 69 sièges[8]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[9]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[10].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 35 sièges. Les 34 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[11].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 54 % en 2014 à 29 % en 2020.

Sur le plan local, la liste conduite par le républicain Christian Estrosi, candidat à sa propre succession, allié aux radicaux et au MoDem, renforce sa position en obtenant 4 sièges de plus qu'aux élections précédentes.

La liste du Rassemblement national, menée par Philippe Vardon, se maintient tant dans son statut de première force d'opposition que dans son nombre de siège.

Enfin la liste d'union des écologistes, réunissant Alliance Écologiste Indépendante, Europe Écologie - Les Verts, Génération écologie et Cap21 parvient à entrer au conseil municipal et y obtient les 6 derniers sièges restants.

Le PS se retrouve expulsé du conseil municipal, la liste de Patrick Allemand n'ayant pas atteint les 10 % au 1er tour et n'ayant pas fusionné avec une autre liste pour le 2d, tout comme les listes soutenues par La France insoumise et par Debout la France.

Contexte politique local

Le maire de la ville, Christian Estrosi, décide en décembre 2021 de rejoindre le parti Horizons et de quitter sa famille politique alors qu'il a passé toute sa carrière politique au sein des partis d'héritage gaulliste, RPR, UMP puis LR[22].

Éric Ciotti, autre figure locale importante, député de la 1re circonscription quitte également LR dont il était pourtant le président, durant la crise de 2024, et fonde l'Union des droites pour la République proche du Rassemblement national[23],[24].

Candidatures

Candidatures déclarées

Dès le , Christian Estrosi, maire de la ville depuis 2008 (à l'exception d'une courte période en 2016-2017 où il était président du conseil régional), et président de la métropole, indique qu'il compte être de nouveau candidat en 2026[25]. Le , Les Républicains annonce que la sénatrice Dominique Estrosi Sassone, soutien d'Estrosi, est nommé cheffe de file du parti, soutenant ainsi de facto Estrosi[26].

Le 14 mars 2025, Cédric Vella, ancien candidat du Rassemblement national aux régionales de 2021, ayant rejoint Reconquête en 2022 et candidat défait pour ce même parti aux législatives de 2024 dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, annonce qu'il présentera une liste lors des municipales[27].

Le , Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République et député de la 1re circonscription, annonce au journal de 13h de TF1 qu'il est candidat à la mairie de Nice[28],[29],[30]. Dans la journée Jordan Bardella, président du Rassemblement national, lui apporte son soutien sur le réseau social X[30]. Début janvier, le journal Libération indique un soutien mutuel entre Ciotti et David Lisnard, le maire de Cannes, l'article indiquant qu'un membre de Nouvelle Énergie est sur la liste du premier[31]. Début février, le journal Nice-Matin annonce que Dario Lutchmayah, patron de l’UDI à Nice, rejoint Éric Ciotti sur sa liste, contre l'avis de son parti dont il se met en retrait[32]. Il est rejoint le 9 février par Jean-Marc Governatori (ÉAC), déjà candidat en 2020, qui avait annoncé dans un premier temps se présenter à nouveau[33],[34]. Jean-Claude Wahid Spach, qui s'était déclaré comme candidat à la mairie[35], renonce finalement et appelle à voter pour la liste d'Éric Ciotti afin de « faire chuter le roi »[36].

Le 5 septembre, Juliette Chesnel-Le Roux, présidente des groupes d'opposition écologistes au conseil municipal et à la métropole, est officiellement investie comme tête de liste par son propre parti, ainsi que par le Parti socialiste, le Parti communiste[37] et l'Après[38].

Le 12 octobre, La France insoumise et le mouvement citoyen ViVA! officialisent également la création d'une liste commune conduite par Mireille Damiano, déjà tête de liste en 2020[39]. Cette est également soutenue par le Nouveau Parti anticapitaliste[40].

Le 14 janvier 2026, Estelle Jacquet, déjà tête de liste en 2020, annonce qu'elle mènera la liste de Lutte ouvrière[41].

Le , Céline Forjonnel est présentée comme tête de liste « Nice Démocratie Directe »[42].

Candidatures n'ayant pas abouti

Le 19 septembre, Hélène Granouillac, conseillère divers écologiste d'opposition annonce sa candidature, elle n'est cependant pas soutenue par le parti Les Écologistes qui soutient déjà la candidature de Juliette Chesnel-Le Roux[43]. Elle ne dépose finalement pas de liste.

Début octobre 2025, Nathalie Dloussky, ancienne gilet jaune, candidate aux européennes de 2024 sur la liste "La Ruche citoyenne" et présidente de son parti Ensemble pour la grandeur de la France, officialise sa candidature à la mairie de Nice[44]. Elle se retire néanmoins avant le dépôt des listes, faute d'avoir trouvé un nombre de colistiers suffisant[36].

En janvier 2026, Xavier Garcia, ancien cadre du PS, annonce sa candidature avec le soutien de Place publique[45],[46]. Il annonce son retrait le , faute d'accord pour fusionner sa liste avec celle de Juliette Chesnel-Le Roux[47].

Campagne

Affaire de la tête de cochon

Le 27 février 2026, une tête de cochon et une affiche antisémite sont découvertes devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, une enquête est alors ouverte pour « menaces et outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique » et « provocation à la haine et à la violence à raison de la religion »[48]. Le 6 mars, deux individus sont mis en examen dans le cadre de cette enquête, celle-ci révèle qu'ils étaient en contact en contact avec une collaboratrice d'Estrosi[49], ce dernier se dit alors « victime d’une barbouzerie inédite », expliquant qu’un des mis en cause avait « tenté d’infiltrer [son] entourage et de s’immiscer au sein de [son] équipe de campagne »[50], et accuse le milliardaire et entrepreneur Pierre-Édouard Stérin, ce que ce dernier réfute catégoriquement et annonce porter plainte pour diffamation[51]. Tandis que l'enquête continue, quatre nouvelles personnes sont mises en examen le 11 mars[52], dont un ancien policier[53] et un homme d'affaires, tout deux soutiens du maire et connus par ce dernier[54]. À la veille du premier tour, l'affaire est toujours en cours, mais la piste de l'ingérence étrangère a été écartée par les enquêteurs, qui privilégient la piste d'une « manipulation »[55].

Bulletins de vote endommagés

La veille du premier tour, des milliers de bulletins de vote de quatre candidats (Christian Estrosi, Éric Ciotti, Juliette Chesnel-Le Roux et Cédric Vella) sont endommagés par la pluie durant un violent épisode orageux et rendus inutilisables. L'élection n'est toutefois pas reportée, quatre imprimeurs étant sollicités pour pallier ce manque. La préfecture des Alpes-Maritimes indique qu’« environ 20 à 25 % » des bulletins de vote ont été dégradés à Nice[56].

Sondages

Premier tour

Source Date de réalisation Échantillon LO LFI LE PS - PCF ÉCO HOR LR UDR RN REC Autres
Jaquet Damiano Chesnel-Le Roux[e] Granouillac Estrosi[e] Ciotti[e] Vella[e]
Elabe 18-25 février 2026 800 1 11 13 30 41 4
OpinionWay 16-21 février 2026 830 <1 11 12 2 27[f] 45[g] 2 <2[h]
Ifop 16-20 février 2026 608 11 12 3 32[i] 38 4
Cluster17 11-15 février 2026 763 0,5 10[j] 12 1 31 41[g] 4 0,5[k]
Ifop 16-20 février 2023 589 1 9 11 7
Allemand[l]
35[m] 25
Ciotti[n],[o]
6
Khalifa
5
Vardon
1

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Second tour

Source Date de réalisation Échantillon LFI LE - PS - PCF HOR - LR UDR - RN
Damiano Chesnel-Le Roux Estrosi Ciotti
Elabe 18-25 février 2026 800 22
Chesnel-Le Roux
33 45
20
Damiano
35 45
49 51
OpinionWay 16-21 février 2026 830 10 12 30[f] 48[g]
17 32[f] 51[g]
45[f] 55[g]
Ifop 16-20 février 2026 608 10 14 36[i] 40
20 37[i] 43
50[i] 50

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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