Arlette Vassy
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16e arrondissement de Paris
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(à 87 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Arlette Jeanne Tournaire |
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Arlette Jeanne Vassy, née Tournaire le à Saint-Nexans et morte le dans le 16e arrondissement de Paris[1], est une géophysicienne française. En 1968, elle devient directrice du Laboratoire de Physique de l'Atmosphère du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Arlette Jeanne Tournaire[2] nait le à Saint-Nexans, fille du physicien Pierre Tournaire et de son épouse Jeanne[3]. Elle étudie la physique à l'Université de Paris[3] où elle obtient son diplôme en 1935.
En 1936, elle épouse le physicien Étienne Vassy[3] et travaille avec lui pendant plusieurs années. En 1937, elle et Étienne passent cinq mois à étudier l'absorption de la lumière dans l'atmosphère à la station géophysique nouvellement créée d'Ifrane, au Maroc[3]. De 1937 à 1947 elle et son mari étudient la haute atmosphère à l'observatoire du Pic du Midi[4]. Elle soutient sa thèse de doctorat à la Sorbonne en 1941, grâce aux résultats de ces recherches[5],[3]. Elle est nommée chargée de recherche au CNRS en 1942[4].
À la libération, Arlette Vassy est radiée du CNRS par la commission d’épuration. Son mari est également radié de La Sorbonne[4].
En 1949, Arlette Vassy publie « Physique de l’atmosphère » dans le Journal de Physique et du radium dans lequel elle propose d’utiliser des V2 pour explorer la haute atmosphère[4].
Au CNRS elle devient maître de recherche en 1954[3] et spécialiste de l'ozone atmosphérique. Elle organise des observations de l'ozone en France durant l'Année géophysique internationale 1957-1958[2] ; dans ce cadre elle est nommée responsable de la Commission de l’ozone du Comité national français[4].
Elle est conseillère scientifique pour une quarantaine de lancements de fusées à partir de 1949. Elle est témoin et actrice des premiers essais scientifiques utilisant des fusées-sondes (par exemple la Véronique) pour étudier l’atmosphère[2]. Le rapport d’Étienne Vassy, daté de 1955, sur l’intérêt de disposer de satellites artificiels pour étudier l’atmosphère repend une partie des idées déjà énoncées par son épouse[4]. Pour de nombreux historiens dont Philippe Varnoteaux, ce rapport aurait déclenché la décision gouvernementale de se lancer dans le spatial[4]. De 1963 à 1967 elle dirige le programme français fusées balistiques haute altitude[3].
En 1959, elle succède à son mari dans le rôle de représentant de la France à la Commission internationale de l’ozone[4].
Elle identifie un trou d’ozone en 1961[4].
Elle préside le quadriennal symposium of Ozone qui se tient à Monaco en , où Paul Crutzen présente un premier travail sur la destruction de l’ozone en milieu sec et mouillé[4].
En 1968 elle prend la direction du Laboratoire de Physique de l'Atmosphère du CNRS[3].
Avec son mari, elle a déterminé la gamme spectrale des bandes de Chappuis (en).
Elle meurt le à Paris.
Prix
- En 1959, elle est élevée au grade d'Officier de l'Ordre des Palmes Académiques[3].
Publications (sélection)
- Sur l'atmosphère d'absorption dans l'ultraviolet. Ann. Phys., Vol. 11, No. 16, 1941, p. 145–203.
- Fondements des théories de la photographie. Masson et Cie, 1953.
- Appareil pour la mesure de l'épaisseur d'eau condensable de l'atmosphère. Paris, Blondel La Rougery, Gauthier-Villars, 1941.
- Éditions de L'Effet Herschel. Paris, Maison de la chimie, 1946.
- Ozone atmosphérique. Advances in Geophysics, Volume 11, 1965, p. 115–173.
- avec Étienne Vassy : Fondements théoriques de la photographie, Ed de la Revue d'optique, 1953.
- avec Étienne Vassy : La luminescence nocturne. Springer, 1976.