Yvette Amice
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Faculté des sciences de Paris (doctorat) (jusqu'en )
| Vice-présidente (d) Université Paris-Diderot | |
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| - | |
| Présidente Société mathématique de France | |
| Naissance | |
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| Décès | |
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École normale supérieure de jeunes filles (à partir de ) Faculté des sciences de Paris (doctorat) (jusqu'en ) |
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| A travaillé pour |
Université Paris-Diderot (à partir de ) Université de Poitiers (- Université de Bordeaux (- Collège de France () Université de Poitiers (- Université de Tours (années 1960) Faculté des sciences de Paris |
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| Parti politique | |
| Membre de | |
| Directeur de thèse | |
| Distinctions |
Yvette Amice, née le et morte le à Praz Coutant (commune de Passy), est une mathématicienne française dont les travaux portent sur l'analyse p-adique et la théorie des nombres.
Yvette Amice perd tôt son père. Elle est une étudiante brillante et étudie les mathématiques à partir de 1956 à l'École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF) à Sèvres. Elle passe l'agrégation en 1959 et est nommée professeur assistant à la Faculté des sciences de Paris, puis maître de conférences à l'université de Tours puis à l'université de Poitiers (1964-1965). En 1963, elle passe un doctorat[1] sous la direction de Charles Pisot avec une thèse sur l'interpolation p-adique. Le thème de sa thèse fait le sujet de son Cours Peccot au Collège de France en 1966. En 1966, elle est élue professeur à l'université de Bordeaux, puis en 1968 à l'université de Poitiers nouvellement fondée, puis en 1970 à l'université Paris-Diderot. Dans les années 1970, elle dirige le département de mathématiques de l'ENSJF à Sèvres à la suite de Pierre Samuel. Dans le même temps, elle occupe des postes de direction à l'université Paris-Diderot : 1975-1978, elle dirige le département de mathématiques, de 1978 à 1981, elle est vice-présidente.
Yvette Amice commence ses recherches dans l'analyse p-adique à une époque où le domaine suscite un intérêt nouveau (fonctions L p-adiques de Heinrich-Wolfgang Leopoldt et Tomio Kubota (en), preuve de la rationalité de la fonction zêta selon les conjectures de Weil par Bernard Dwork par des méthodes p-adiques, la publication du livre Corps Locaux de Jean-Pierre Serre, 1962). Elle s'appuie notamment sur les travaux de Kurt Mahler (1958) dans ses recherches sur l'interpolation p-adique. Elle fonde une école française pour l'analyse p-adique, résumant ses résultats dans un livre en 1975.
Avec Philippe Robba (de), elle anime à partir de 1973 un séminaire privé sur l'analyse p-adique (Groupe de travail d'analyse ultramétrique) à l'Institut Henri-Poincaré.
En 1975, elle préside la Société mathématique de France (SMF). Elle participe, entre autres, à la création du Centre international de rencontres mathématiques à Luminy (Marseille) avec Georges Poitou.
Parmi ses élèves, on trouve Daniel Barsky (de) et Jean Fresnel.
Distinctions et hommages
- Médaille Albert-Châtelet pour ses travaux sur l'analyse p-adique (1963)[2]
Chevalière de la Légion d'honneur (1991)- Un colloque a eu lieu à sa mémoire les 28 et 29 mars 1994, à Paris[3].
- Son nom est proposé en 2026 pour apparaitre au fronton de la Tour Eiffel[4].