Édith Mourier
mathématicienne française
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Édith Mourier (née le à Cherbourg et morte le dans le 14e arrondissement de Paris[1]) est une mathématicienne française, spécialiste des probabilités. Elle est notamment connue pour la distance de Fortet-Mourier, qui sert à quantifier l'écart entre deux mesures[2].
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Édith Marguerite Pauline Mourier |
| Nationalité | |
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Université de Paris (en) |
| Activité |
| Directeur de thèse | |
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| Distinction |
Biographie
Édith Mourier naît en 1920 à Cherbourg. Elle suit des études de mathématiques à la Sorbonne[2]. Après une licence, elle rejoint l'institut Henri-Poincaré. Là, elle collabore avec un petit groupe de chercheurs travaillant sur le calcul des probabilités[3], domaine alors un peu délaissé dans la recherche mathématique[2].
Elle est chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à partir de 1945, où elle devient directrice de recherche après avoir soutenu, en 1952, une thèse d'État sur « les éléments aléatoires dans un espace de Banach »[2]. Ce travail généralise la loi des grands nombres relative à des points aléatoires à des espaces de fonctions (les espaces de Banach)[2], c'est le théorème de Fortet-Mourier.
Après avoir quitté le CNRS, elle est de 1956 à 1967 professeure à l'université de Poitiers, puis de 1967 à 1987, à l'université de Paris[2].
Publications
- Éléments aléatoires dans un espace de Banach (fascicule 3), vol. 13 : Annales de l'institut Henri Pointcaré, Paris, Gauthier-Villars, (OCLC 1157293879, lire en ligne), p. 161-244.
- « Influence d’une erreur sur la covariance dans le problème de la détection d’un signal certain dans un bruit laplacien centré », Annales Des Télécommunications, vol. 31, no 3, , p. 108–110 (ISSN 1958-9395, DOI 10.1007/BF02997592, lire en ligne, consulté le ).
- (en) « Random elements in linear spaces », Berkeley Symp. on Math. Statist. and Prob., vol. 5.2A, , p. 43-53 (lire en ligne).
- « Le bruit blanc », Annales des Télécommunications, vol. 19, no 7, , p. 169–172 (ISSN 1958-9395, DOI 10.1007/BF03021654, lire en ligne, consulté le ).
Hommages
En 2026, elle a été choisie pour figurer dans la liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des 72 hommes scientifiques qui y figurent depuis sa construction[2],[4],[5].