Georgette Délibrias
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Georgette Antoinette Juillet |
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Georgette Délibrias est une physicienne française née en et morte en .
Georgette Délibrias naît Georgette Antoinette Juillet le dans le 14e arrondissement de Paris[1],[2].
En 1946, elle est diplômée de l'École polytechnique féminine de Paris[3].
Elle est ensuite recrutée par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) au sein du service des constructions électriques et participe notamment au premier essai de divergence de la pile atomique Zoé[3].
Avec Jacques Labeyrie, Georgette Délibrias mène des recherches sur les propriétés et le dosage des aérosols α et leurs effets biologiques, et s'intéresse à la datation au carbone 14. Avec Labeyrie, elle réalise aussi, dès 1955, les premières datations françaises, parallèlement aux travaux dans le domaine de Willard Frank Libby[3],[4].
Dans les années 1960, elle contribue à la création de nombreux laboratoires de carbone 14 dans le monde (au Sénégal, en Égypte, au Brésil et en Algérie)[3],[4].
À partir de 1961, jusqu'à sa retraite, en 1988, Georgette Délibrias dirige à Gif-sur-Yvette le Centre des faibles radioactivités (CFR), laboratoire commun du CEA-CNRS (aujourd'hui Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE)). Dans ce cadre, elle forme de nombreux chercheurs et chercheuses et réalise au cours de sa carrière plus de 8 000 datations en géologie, océanographie et archéologie[3],[4].
Passionnée d'archéologie, elle réalise notamment les premières datations des temples d’Angkor et de Louxor. Dans les années 1980, en collaboration avec Niède Guidon, elle met également en évidence un peuplement de l’Amérique du Sud plus ancien que ce qui était considéré jusqu'alors[3],[4].
Georgette Délibrias meurt le à Fontenay-lès-Briis (Essonne)[1],[2].