Jeanne Guiot
ingénieure française
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Jeanne Guiot, née le à Caen et décédée le à Avignon, est une ingénieure française spécialisée dans la métallurgie, notamment les aciers spéciaux pour la Marine et l'industrie lourde. Militante féministe, elle s'est également engagée pour l'accès des femmes aux responsabilités scientifiques et citoyennes[1].
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Infirmière (à partir de ), ingénieure |
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Biographie
Elle étudie à l'université de Caen où elle suit une formation scientifique[2], dans un contexte où l'accès des femmes aux études supérieures reste limité au début du XXe siècle[3].
Au début de la Première Guerre mondiale, elle s'engage comme infirmière volontaire en interrompant sa thèse de doctorat ès science mais tomba elle-même gravement malade[4]. En 1917, elle fonde une section de volontaires agricoles à Paris[4], initiative destinée à suppléer le manque de main‑d'œuvre masculine mobilisée ; avec une soixantaine de personnes, elle cultivera en parallèle de son travail un terrain d'une superficie d'un hectare et demi du parc du château de la princesse Mathilde situé à Saint-Gratien, au nord-ouest de Paris : les récoltes furent données à des œuvres de bienfaisance.
En 1917, Jeanne Guiot entre comme ingénieure aux aciéries de la Marine. Elle contribue à des études de pointe en énergétique, thermodynamique, et sur les hauts-fourneaux[1]. En 1922, elle est la première femme admise à la Société des ingénieurs civils de France[5] après une première candidature en 1917.
Hommage
Elle a été choisie pour figurer dans la liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des 72 hommes scientifiques qui y figurent depuis sa construction[1].