Bataille d'Argentré (1799)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Argentré-du-Plessis |
| Issue | Victoire des chouans |
| • Capitaine Beaumier | • François-Gaspard de La Nougarède |
| 280 hommes[1] | 1 000 hommes[2] |
| 42 morts[1] 8 prisonniers au moins[1] |
Inconnues |
Batailles
- Liffré
- La Ville-Mario
- 1re Argentré
- Expédition de Quiberon
- (Landévant et Mendon
- Plouharnel
- Quiberon)
- Segré
- 1er Rocher de La Piochais
- La Ceriseraie
- La Cornuaille
- 1re La Croix-Avranchin
- La Vieuville
- Boucéel
- 1re Saint-James
- 2e Rocher de La Piochais
- 2e La Croix-Avranchin
- Auverné
- Andigné
- Croix-Couverte
- Tinchebray
- L'Auberge-neuve
- Locminé
- Saint-Hilaire-des-Landes
- Val de Préaux
- Le Grand-Celland
- 2e Argentré
- Noyant-la-Gravoyère
- La Hennerie
- Saint-Aubin-du-Cormier
- Le Mans
- Nantes
- Saint-Brieuc
- Le Lorey
- Mont-Guéhenno
- La Tour d'Elven
- 2e Saint-James
- Les Tombettes
- Pont du Loc'h
- La Chène
- 1re Argentré
- Pont de Cantache
- Paintourteau
- Les Iffs
- Louvigné-du-Désert
- La Poterie
- 1er Rocher de La Piochais
- Saint-Jean-sur-Vilaine
- Ducey
- La Ribassais
- La Bataillère
- 1er La Croix-Avranchin
- Laignelet
- 1er Saint-James
- Carnet
- La Bazouge-du-Désert
- Blanche-Lande
- 1er Fleurigné
- Pocé
- 2eLa Gravelle
- Dourdain
- 1er Saint M'Hervé
- Saint-Marc-le-Blanc
- Tremblay
- Fougères
- La Vieuville
- Bois-Rouland
- Boucéel
- 2e Saint-James
- Mecé
- Pont de Quincampoix
- 2e Rocher de La Piochais
- 2e La Croix-Avranchin
- Lande d'Izé
- Romagné
- 1er La Pellerine
- 2d Saint M'Hervé
- Bréal
- Bais
- Cornillé
- Romazy-Rimou
- La Maison-Neuve
- Juvigné
- Piré
- La Valette
- Saint-Hilaire-des-Landes
- 2e La Pellerine
- Valennes
- Toucheneau
- 1er Saint-Aubin-du-Cormier
| Coordonnées | 48° 03′ 26″ nord, 1° 09′ 14″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille d'Argentré a lieu le , lors de la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans qui s'emparent d'une diligence et repoussent plusieurs colonnes républicaines.
À l'été 1799, les chouans de la région de Vitré sont parmi les premiers à reprendre les armes en Bretagne, après trois années de paix[3]. La division de Vitré est reformée et passe sous le commandement de François-Gaspard de La Nougarède, dit Achille le Brun, lui-même secondé par Joseph Picot de Limoëlan et Louis Hubert[3].
Les 3 et , deux attaques de diligences sont commises près de Vitré, sur la route entre Rennes et Paris[1]. Lors de la première attaque, un soldat républicain est tué et le reste de l'escorte se rend[1]. Les prisonniers sont ensuite conduits par les chouans dans la forêt du Pertre, où ils sont désarmés, déshabillés et ont les cheveux coupés[1]. Ils sont relâchés sur parole le lendemain et renvoyés sous la conduite d'un guide qui reçoit deux billets signés par Achille le Brun[1],[Note 1]. Le premier billet est un sauf-conduit ordonnant aux chouans « de ne point inquiéter ces militaires, renvoyés sur leur parole de ne se porter à aucune horreur sur les habitants des campagnes, au cas qu'ils fussent obligés de revenir »[1]. Le second est une notification aux autorités militaires et civiles que « les preuves de clémence et de générosité », ainsi données, « ne finiront qu'au cas où ces autorités continueraient à tyranniser les habitants des campagnes et à faire des horreurs »[1].
Déroulement
Le , une deuxième diligence est attaquée[1] par plus d'un millier de chouans[2]. D'après le rapport du général Schilt[Note 2], commandant de la 13e division militaire, basée à Rennes, les 125 hommes de l'escorte font une décharge, mais entourés de toutes parts, ils prennent rapidement la fuite[1]. Les chouans font huit prisonniers, puis font descendre les voyageurs pour fouiller la voiture[1]. Mais d'après Schilt, « n'ayant point trouvé de fonds à la République, les chefs ont forcé leurs subordonnés à rendre l’argent qu'ils avaient pris à trois voyageurs, auxquels ils ont laissé la faculté de continuer leur route »[1].
Informée de l'attaque, la ville de Vitré fait aussitôt sortir une troupe de 130 hommes divisée en deux colonnes, et constituée en partie de soldats de la 24e demi-brigade légère, qui font mouvement sur la forêt du Pertre[1]. Une des colonnes, commandée par le capitaine Beaumier, rencontre les chouans à Argentré-du-Plessis, au sud-est de Vitré[1]. D'après le récit d'un officier de la colonne[Note 3], les royalistes font quelques décharges en étant embusqués en avant du bourg, puis ils se replient à l'intérieur[1]. Les républicains tentent d'emporter le bourg, mais ils sont repoussés par les chouans, barricadés dans les maisons, qui fournissent un feu vif et meurtrier[1]. Ils décident donc de se replier, mais leur retraite est coupée par un détachement de chouans qui les prend à revers à l'arrière du village[1]. Le capitaine Beaumier rassemble alors sa troupe et fait sa retraite sur le bourg d'Étrelles, à l'ouest d'Argentré, où le combat s'engage de nouveau[1].
Une autre colonne de 150 hommes, formée en partie par l'escorte de la diligence, se porte à son tour à la rencontre des chouans, mais est elle est également repoussée[1]. Les combats s'interrompent ensuite et les chouans se dispersent[1].
Les notes de l'officier chouan Toussaint du Breil de Pontbriand font aussi mention d'un combat livré par la division de La Nougarède à Argentré le , mais celui-ci ne donne pas davantage de détails dans ses mémoires[3]. Il indique cependant que la division se fit, au cours de cette période, « une belle réputation »[3].