Bataille de Locminé (1799)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Locminé |
| Issue | Victoire des chouans |
| • Capitaine Perry • Lieutenant Valois † |
• Pierre Guillemot |
| 80 à 100 hommes[1],[2] | 2 000 à 3 000 hommes[2] |
| 8 à 20 morts[1],[2] 47 à 100 prisonniers (relâchés)[1],[2] |
~ 30 morts ou blessés[3] |
Batailles
| Coordonnées | 47° 53′ 15″ nord, 2° 50′ 04″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Locminé se déroule le lors de la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans, qui s'emparent de la petite ville de Locminé.
Locminé est défendue par une petite garnison de 62[3] à 80[1] hommes de la 58e demi-brigade[1],[3],[2],[4], 9[3] à 13[2] cavaliers du 2e régiment de chasseurs à cheval[1],[2], une brigade de gendarmerie[1],[2],[3] commandée par Pacquetet[3] et quelques dizaines d'hommes d'une colonne mobile destinée à être transformée en compagnie franche[1],[4], mais qui ne semblent pas avoir pris part à l'affrontement[3],[4]. L'ensemble de ces troupes est commandé par le capitaine Perry[3] — ou Ferry[2] — de la 81e demi-brigade[3],[2], arrivé la veille de Pontivy pour organiser les troupes de la compagnie franche[3], et le lieutenant Valois, de la 58e[1],[2],[4].
Menés par Pierre Guillemot, colonel de la légion de Bignan, les chouans engagent quant à eux le 1er bataillon, dit de Bignan, commandé par Yves Le Thieis, et le 2e bataillon, dit de Pluméliau, dirigé par Guillôme, dit Alexandre, et Mathurin Le Sergent[1],[4],[5]. Les 3e et 4e bataillons, placés sous les ordres du lieutenant-colonel Gomez, restent en réserve, sur la route de Vannes[1],[5]. Le nombre des chouans est estimé à 2 000 ou 3 000 par les rapports républicains[2].
Déroulement
Le 7 brumaire an VIII (), vers 7 heures du matin, les chouans lancent l'assaut sur Locminé[1],[2],[3]. Le 1er bataillon, mené directement par Guillemot, attaque au sud, par la route de Vannes[1],[4],[5]. Le 2e entre dans la ville par le nord-ouest, depuis la route de Pontivy[1],[4],[5]. Un très faible détachement semble également avoir simulé une attaque à l'est, vers la route de Josselin[1].
Selon le récit de Julien Guillemot, fils de Pierre Guillemot, les républicains occupent les halles et les maisons environnantes[1],[5]. D'après le rapport du 2e chasseurs, la garnison est casernée et seule une garde de 20 hommes est distribuée dans différents postes[2]. Le corps de garde oppose une résistance, mais l'infanterie est « en partie surprise dans ses lits »[2].
Dans ses mémoires[Note 1], Julien Guillemot rapporte qu'au début du combat, un sous-officier mulâtre « se présente sur la place et porte un défi, à la baïonnette, au plus brave des Chouans »[1],[3],[4],[5]. Alors que, « comme par enchantement, le feu cesse et le silence règne », Mathurin Le Sergent « s'élance vers lui et, en moins de deux minutes, il l'étend à ses pieds, et crie « en avant » à son bataillon. Alors recommence le combat »[1],[3],[4],[5].
Les chouans arrivent ensuite face aux halles, qu'ils attaquent des deux côtés[1],[5]. Bientôt cernés, les républicains se rendent[1]. Les derniers combats s'achèvent dans le cimetière[3],[4], où le capitaine Perry tente de résister avec un tambour et quelques hommes[3].
Selon Julien Guillemot, les chouans se sont rendus maîtres de la ville en une demi-heure[5]. D'après le récit du 2e chasseurs : « au bout de trois quarts d'heure, tout était fini à l'avantage des brigands »[2]. Seuls quelques hommes arrivent à fuir à travers champs en direction de Baud[1],[4],[3],[5]. Environ 150 chouans les poursuivent jusqu'aux landes de Clinchap, près de Plumelin[3].
Les hommes de Guillemot ne s'attardent pas à Locminé, qu'ils évacuent vers 2 heures de l'après-midi avec leurs prisonniers et les jeunes gens en état de porter les armes[3]. Ils se rendent alors à Guéhenno, où Cadoudal vient bientôt les rejoindre[3].