Bataille de Segré

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Date
Lieu Segré
Issue Victoire des chouans
Bataille de Segré
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de Segré, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1860.
Informations générales
Date
Lieu Segré
Issue Victoire des chouans
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
• Prosper Turpin de Crissé
Mathurin Ménard
• Joseph de Dieusie
Forces en présence
150 à 300 hommes[1],[2] 3 000 hommes[2],[3]
Pertes
~ 150 morts[1],[2],[3],[4] 5 morts au moins[2]

Chouannerie

Batailles

Coordonnées 47° 41′ 14″ nord, 0° 52′ 15″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Segré
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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Bataille de Segré
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Bataille de Segré

La bataille de Segré se déroule le lors de la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans qui s'emparent de la ville de Segré.

Le , le conseil royaliste du Haut-Anjou décide de lancer une série d'attaques sur plusieurs petites villes de Loire-Inférieure et du Maine-et-Loire[5]. Le , les chouans assaillent Varades, Ancenis, Oudon et Ingrandes[5]. Varades résiste, mais Ancenis et Ingrandes sont investies[1],[5].

La division de Mathurin Ménard, dit Sans-Peur, se rassemble quant à elle à Marans le [2] et attaque Segré le 21[5].

Sources

Du côté des chouans, le général Louis d'Andigné ne fait qu'une brève mention des événements dans ses mémoires[Note 1]. Un compte rendu plus précis est laissé dans un cahier rédigé anonymement par un prêtre au début du XIXe siècle et publié en 1898 par l'historien Arthur du Chêne[Note 2].

Deux récits détaillés de l'attaque sont laissés par les administrateurs républicains. Le premier est un procès-verbal rédigé par le district, la municipalité et le juge de paix de Segré au lendemain des combats[Note 3]. Le second est une lettre adressée le au Comité de salut public par le commissaire du gouvernement Esprit-Benjamin Bancelin[Note 4].

Présent à Segré au moment de l'attaque, Bancelin affirme par la suite être parvenu à se cacher et à s'enfuir de la ville[2],[Note 5]. L'abbé anonyme donne une autre version et écrit « qu'on prit à Segré le patriote Bancelin ; on lui fit grâce à la prière de M. Charron, curé de Sainte-Gemmes »[2]. À son arrivée à Angers, Bancelin est dénoncé comme « terroriste » par des patriotes de Segré et est un temps incarcéré[2].

Forces en présence

L'attaque sur Segré est menée par Prosper Turpin de Crissé, Mathurin Ménard et Joseph de Dieusie[2],[5],[6]. Selon le commissaire Bancelin, 3 000 chouans prennent part à l'assaut[1],[3]. D'après le procès verbal des administrateurs de la ville, ils alignent un « nombre infini [...] qu'on n'a pu déterminer »[4].

La garnison républicaine est quant à elle forte de 150 hommes selon le commissaire Bancelin[1] et d'au moins 300 hommes d'après l'abbé anonyme[2].

Déroulement

Vue du château de la Lorie en 2011.

L'attaque débute le vers 7 ou 8 heures du matin[4],[1]. Les chouans encerclent Segré et envoient des détachements garder toutes les routes[4]. Ils entrent dans la ville sur deux points[2] : d'abord au nord par la route de Craon et Château-Gontier, puis à l'est par le pont de la Verzée, sur la route du Lion-d'Angers[4]. Tous les postes et avant-postes sont rapidement pris[4] et la garnison n'oppose guère de résistance près du siège du district[2],[4].

Les soldats et plusieurs habitants se rassemblent alors à l'extrémité de la ville et battent en retraite par la route du Lion-d'Angers[4],[1]. Cependant, ils tombent dans une embuscade près du château de la Lorie, non loin du bourg de La Chapelle-sur-Oudon[1],[3],[2],[4]. La tête de la colonne républicaine est alors attaquée par 400 chouans[1], menés par Pierre Houlbert, dit Monte-à-l'assaut[2], tandis que l'arrière-garde est rejointe par 50 cavaliers[1] et d'autres chouans lancés à sa poursuite[2]. Les républicains subissent de lourdes pertes lors de ce combat[1],[3],[2],[4] et se dispersent dans les campagnes[2].

En revanche, un autre groupe de 25 à 35 soldats républicains se retranche dans la caserne de Haute-Bise[1],[3],[2],[4], près de l'église Sainte-Madeleine, sur le coteau de la rive gauche de l'Oudon[2]. Sur ce point, les républicains soutiennent une longue fusillade[4],[2] et résistent quatre[4] à sept[1] heures. Vers quatre heures du soir[4], les chouans, incapables de déloger les assiégés, finissent par renoncer et se retirent[1],[2],[4]. Les républicains en profitent alors pour évacuer la ville et parviennent à fuir sur Le Lion-d'Angers[1],[2]. Les chouans reviennent à Haute-Bise vers 6 heures du soir et mettent le feu à la caserne[4].

Pendant ce temps, les chouans restent maîtres de la ville et saisissent toutes les armes et vivres disponibles[4]. Après avoir désarmé les habitants et pillé les bureaux et les casernes[4], ils emportent 200[1] à 300[4] fusils, 3 000 à 4 000 cartouches[1], des sabres, des pistolets, 23 bœufs et une vache, les chevaux de la gendarmerie et de différents citoyens et cinq barriques d'eau-de-vie[4]. À 5 heures du soir, des cavaliers chouans reviennent dans la ville avec des charrettes qu'ils utilisent pour emmener des farines, des avoines et des draps[4]. Le secrétariat et les bureaux de l'administration sont également saccagés et pillés au cours de la journée[4]. Plusieurs registres sont brûlés ou lacérés[4],[2] et 700 000 livres en assignats sont emportés[4].

Au cours de la nuit, des patrouilles de chouans entrent encore dans la ville et parcourent ses environs[4].

Pertes

Notes et références

Bibliographie

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