Combat de Bois-Rouland
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Le combat de Bois Rouland a lieu le , pendant la Chouannerie. Il s'achève par la victoire des chouans qui tendent une embuscade à un convoi républicain au nord de Saint-James.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Bois-Rouland, entre Saint-Senier-de-Beuvron et Saint-James |
| Issue | Victoire des chouans |
| • Aimé Picquet du Boisguy |
| 100 hommes[1] | 400 hommes[1] |
| ~ 50 morts[1],[2] 55 prisonniers[1] (dont 4 ou 5 fusillés[1],[2], 16 relâchés[1], 35 passent aux chouans[1]) |
Inconnues |
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| Coordonnées | 48° 33′ 51,9″ nord, 1° 20′ 34,8″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
Le déroulement de ce combat est relaté dans les mémoires de l'officier chouan Toussaint du Breil de Pontbriand[Note 1], dans un rapport des administrateurs du district de Fougères daté du 30 frimaire an IV ()[Note 2] et dans un rapport des administrateurs du district d'Avranches daté du 15 nivôse an IV ()[Note 3]. Pontbriand place le combat à la date du [1],[3], peu de jours après le combat du Rocher de Bouliers, mais les sources républicaines donnent la date du 11 frimaire an IV ()[3],[7],[2].
Ce jour-là, un détachement républicain regagne la petite ville de Saint-James, après être allé chercher des vivres à Avranches, mais il tombe en chemin dans une embuscade tendue par les chouans[1],[3],[2],[4].
Forces en présence
Selon Pontbriand, ce combat oppose environ 100 républicains de la garnison de Saint-James à 400 chouans de la colonne du Centre de la division de Fougères, accompagnés de quelques guides à cheval, menés par Aimé Picquet du Boisguy, Jean Isidore de Saint-Gilles, dit Du Guesclin, Julien Saulcet, dit Duval et un officier normand nommé Breil[1],[3],[4],[7].
Le district d'Avranches fait également mention dans son rapport d'un détachement de 100 hommes du côté des républicains et ne donne aucune estimation sur le nombre des chouans[2],[6].
Déroulement
Les sources républicaines et royalistes s'accordent en grande partie sur déroulement du combat[7],[2]. Du Boisguy dresse son embuscade au Bois-Rouland, au nord de Saint-James[1],[3],[2],[4]. Le convoi fait son apparition à la tombée de la nuit et se fait complètement surprendre[1],[3],[2],[4]. Les chouans l'enveloppent facilement grâce à l'obscurité et les républicains se rendent après n'avoir opposé qu'une courte résistance[1],[3],[2],[4].
Les chouans s'emparent de huit bœufs et de cinq voitures de farines[1],[3],[2],[4]. Il se retirent ensuite au château de Boucéel, dans la commune de Vergoncey, pour y passer la nuit[1],[3],[2],[4].
Pertes
Selon Pontbriand, 55 des 100 hommes de l'escorte sont faits prisonniers et tous les autres sont tués au combat[1],[3],[4],[7]. Le capitaine à la tête du détachement, deux sous-officiers et un soldat sont fusillés pour avoir « tenu des propos outrageants », 35 soldats choisissent de rejoindre les rangs des chouans et les 16 autres sont relâchés le lendemain et renvoyés à Avranches[1],[3],[4],[7].
Selon le district d'Avranches, l'escorte du convoi est « mise en déroute »[2],[6]. Le district de Fougères affirme quant à lui qu'elle a été « hachée »[5]. Un capitaine républicain déclare dans un rapport avoir vu fusiller cinq prisonniers à ses côtés et indique qu'il ne parvint à s'échapper lui-même que de justesse[2]. La commune de Pontaubault reçoit également deux officiers blessés qui portent la nouvelle de la déroute[2]. Au total, les républicains avouent une perte d'environ 50 tués et plusieurs prisonniers pour l'ensemble des combats de Bois-Rouland, de Boucéel et de Saint-James, livrés du 2 au 4 décembre[2],[4].