Combat de Saint-Michel-et-Chanveaux (1796)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Saint-Michel-et-Chanveaux |
| Issue | Victoire des républicains |
| • François-Guillaume d'Halancourt | • Louis d'Andigné • Mathurin Ménard |
| 1 500 hommes[1] | 500 hommes[1] |
| 6 morts[2] 10 blessés[2] |
6 morts[1] |
| Coordonnées | 47° 40′ 52″ nord, 1° 07′ 45″ ouest | |
|---|---|---|
Le deuxième combat de Saint-Michel-et-Chanveaux a lieu le lors de la Chouannerie.
Le , le bataillon des chasseurs belges de Cassel tombe dans une embuscade des chouans à la Croix-Couverte, près du Tremblay, où ils laissent au moins une quarantaine de morts[2],[1].
Après leur victoire, les chouans, commandés par Louis d'Andigné, se retirent à Saint-Michel-et-Chanveaux, un petit bourg situé à proximité de plusieurs bois et forêts[1]. Dès le lendemain du combat de la Croix-Couverte, l'adjudant-général François-Guillaume d'Halancourt, commandant à Segré, décide de lancer une contre-attaque et se porte à la rencontre des chouans[2],[1],[3].
Forces en présence
Côté républicain, l'adjudant-général François-Guillaume d'Halancourt passe à l'offensive avec la demi-brigade de l'Allier et les rescapés du bataillon des chasseurs de Cassel[2]. D'après Louis d'Andigné, les républicains rassemblent ainsi 1 500 hommes[1].
D'Halancourt évalue le nombre des chouans à 3 000[3], cependant Louis d'Andigné indique dans ses mémoires qu'il a renvoyé plusieurs compagnies après le combat de la Croix-Couverte et qu'il ne commande plus que 500 hommes lors de cette affaire[1],[3].
Déroulement
D'après le récit laissé par Louis d'Andigné dans ses mémoires[Note 1], les chasseurs de Davoisne engagent les premiers le combat avec les républicains et font plier leur avant-garde[1]. Selon le rapport de d'Halancourt[Note 2], les chasseurs de Cassel et les chasseurs de la demi-brigade de l'Allier attaquent à la baïonnette les positions tenues par les chouans[2].
D'après d'Andigné, les deux camps se retrouvent séparés par un ruisseau assez profond qui ne peut être franchi que par une simple planche[1]. Cependant son guide le dirige sur la gauche de ce passage, ce qui permet aux républicains de le franchir et de le déborder sur sa droite[1]. Les chouans et les républicains s'affrontent alors à très courte distance, certains même au corps à corps[1]. D'Andigné tente de s'aventurer dans un chemin creux, mais il fait aussitôt volte-face en constatant que celui-ci est bordé par un grand nombre d'ennemis[1].
Les chouans reculent et finissent par prendre tous la fuite[1]. Selon d'Halancourt, les chouans se battent avec « acharnement », mais ils sont mis en déroute[2]. Les républicains hésitent et lorsqu'ils se décident à lancer la poursuite, leurs adversaires sont hors de portée[1]. D'Andigné se retrouve seul avec un de ses officiers nommé Budan et rejoint une partie de ses hommes près du château de Saint-Michel[1].