Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1799)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Saint-Aubin-du-Cormier |
| Issue | Victoire des républicains |
| • Azema † | • François-Gaspard de La Nougarède |
| 100 hommes[1] | 3 000 hommes[1],[2] |
| 11 morts[3] 12 à 15 blessés[3] 3 prisonniers[3] |
40 morts[1],[2] 40 blessés[1],[2] |
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- 1er Saint-Aubin-du-Cormier
| Coordonnées | 48° 15′ 34″ nord, 1° 23′ 55″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier a lieu le pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des chouans contre le bourg de Saint-Aubin-du-Cormier.
Au début du mois d', une armée de chouans se rassemble à la Chaudronnerais, entre le bourg de Beaucé et la ville de Fougères[3],[4]. Le commandement des divisions royalistes de Fougères et de Vitré est alors assuré par François-Gaspard de La Nougarède, dit Achille le Brun[3],[5],[4],[6]. Leur ancien commandant, Aimé Picquet du Boisguy, se trouve alors dans l'armée du Bas-Anjou et de Haute-Bretagne, commandée par Châtillon, après s'être évadé du château de Saumur le [3],[4],[6].
Forces en présence
Dans la nuit du 4 au , la troupe de La Nougarède quitte Beaucé et se porte en direction de Saint-Aubin-du-Cormier[3],[4]. Le nombre des insurgés n'est pas précisé par les rapports républicains, mais l'abbé Coutard, prêtre constitutionnel de Saint-Marc-sur-Couesnon et commissaire du directoire exécutif du canton de Saint-Aubin-du-Cormier, fait mention d'une « bande de chouans considérable », dont plusieurs « armés d'outils tranchants »[3],[4].
Selon Le Moniteur universel et un journal patriote, Le Journal des Hommes, le nombre des chouans est évalué à 3 000 hommes[2],[1], dont 800 armés de fusils et les autres de haches et de piques[1].
La garnison républicaine est quant à elle forte d'une centaine d'hommes[1], dont 60 à l'intérieur du bourg de Saint-Aubin-du-Cormier[2],[1] et 40 en patrouille dans les campagnes[4],[1],[3], commandés par le citoyen Azema[4],[Note 1].
Déroulement
L'affrontement s'engage le 14 vendémiaire an VIII ()[1]. Le déroulement de ce combat est décrit dans un rapport rédigé par l'abbé Coutard[3],[4]. D'après son récit[Note 2], un détachement de 40 hommes commandés par le citoyen Azema sort de Saint-Aubin-du-Cormier à cinq heures et demie du matin et se met en marche pour Fougères[3],[4]. En chemin, le détachement est attaqué par les chouans[3],[4]. Très inférieurs en nombre, les patriotes prennent la fuite et se replient sur Saint-Aubin en laissant derrière eux sept morts, dont Azema, et trois prisonniers[3],[4]. Les chouans se lancent à leur poursuite et s'emparent rapidement des faubourgs de Saint-Aubin[3],[4] en pénétrant par la porte du midi[1]. La garnison républicaine et quelques habitants se rassemblent alors pour tenir les différents postes fortifiés au centre de la ville[3],[4].
D'après Le Journal des Hommes, la ville est attaquée de tous côtés, à l'exception du côté est, où se trouve un étang, un marais et les ruines du château[1]. Environ 200 chouans s'engouffrent par la porte du midi, laissée ouverte, et s'emparent d'un poste au sud-ouest du bourg[1]. Environ 60 autres s'approchent jusque sous un porche près du centre du bourg[1]. Les républicains se jettent alors dans les maisons vis-à-vis du porche et ouvrent le feu sur les assaillants qui se replient en laissant trois morts[1].
Selon l'abbé Coutard, quelques chouans enfoncent l'entrée des maisons situées entre les postes afin de les contourner, mais leurs tentatives sont repoussées[3],[4].
Finalement, après deux[1] à trois heures de combat[4], les chouans renoncent à poursuivre l'attaque et battent en retraite[3],[4],[7].