Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1799)

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Date
Issue Victoire des républicains
Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue en 2019 de la tour Veillard de l'ancienne église Saint-Malo de Saint-Aubin-du-Cormier.
Informations générales
Date
Lieu Saint-Aubin-du-Cormier
Issue Victoire des républicains
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
• Azema † • François-Gaspard de La Nougarède
Forces en présence
100 hommes[1] 3 000 hommes[1],[2]
Pertes
11 morts[3]
12 à 15 blessés[3]
3 prisonniers[3]
40 morts[1],[2]
40 blessés[1],[2]

Chouannerie

Batailles


Coordonnées 48° 15′ 34″ nord, 1° 23′ 55″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier
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(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier a lieu le pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des chouans contre le bourg de Saint-Aubin-du-Cormier.

Au début du mois d', une armée de chouans se rassemble à la Chaudronnerais, entre le bourg de Beaucé et la ville de Fougères[3],[4]. Le commandement des divisions royalistes de Fougères et de Vitré est alors assuré par François-Gaspard de La Nougarède, dit Achille le Brun[3],[5],[4],[6]. Leur ancien commandant, Aimé Picquet du Boisguy, se trouve alors dans l'armée du Bas-Anjou et de Haute-Bretagne, commandée par Châtillon, après s'être évadé du château de Saumur le [3],[4],[6].

Forces en présence

Dans la nuit du 4 au , la troupe de La Nougarède quitte Beaucé et se porte en direction de Saint-Aubin-du-Cormier[3],[4]. Le nombre des insurgés n'est pas précisé par les rapports républicains, mais l'abbé Coutard, prêtre constitutionnel de Saint-Marc-sur-Couesnon et commissaire du directoire exécutif du canton de Saint-Aubin-du-Cormier, fait mention d'une « bande de chouans considérable », dont plusieurs « armés d'outils tranchants »[3],[4].

Selon Le Moniteur universel et un journal patriote, Le Journal des Hommes, le nombre des chouans est évalué à 3 000 hommes[2],[1], dont 800 armés de fusils et les autres de haches et de piques[1].

La garnison républicaine est quant à elle forte d'une centaine d'hommes[1], dont 60 à l'intérieur du bourg de Saint-Aubin-du-Cormier[2],[1] et 40 en patrouille dans les campagnes[4],[1],[3], commandés par le citoyen Azema[4],[Note 1].

Déroulement

L'affrontement s'engage le 14 vendémiaire an VIII ()[1]. Le déroulement de ce combat est décrit dans un rapport rédigé par l'abbé Coutard[3],[4]. D'après son récit[Note 2], un détachement de 40 hommes commandés par le citoyen Azema sort de Saint-Aubin-du-Cormier à cinq heures et demie du matin et se met en marche pour Fougères[3],[4]. En chemin, le détachement est attaqué par les chouans[3],[4]. Très inférieurs en nombre, les patriotes prennent la fuite et se replient sur Saint-Aubin en laissant derrière eux sept morts, dont Azema, et trois prisonniers[3],[4]. Les chouans se lancent à leur poursuite et s'emparent rapidement des faubourgs de Saint-Aubin[3],[4] en pénétrant par la porte du midi[1]. La garnison républicaine et quelques habitants se rassemblent alors pour tenir les différents postes fortifiés au centre de la ville[3],[4].

D'après Le Journal des Hommes, la ville est attaquée de tous côtés, à l'exception du côté est, où se trouve un étang, un marais et les ruines du château[1]. Environ 200 chouans s'engouffrent par la porte du midi, laissée ouverte, et s'emparent d'un poste au sud-ouest du bourg[1]. Environ 60 autres s'approchent jusque sous un porche près du centre du bourg[1]. Les républicains se jettent alors dans les maisons vis-à-vis du porche et ouvrent le feu sur les assaillants qui se replient en laissant trois morts[1].

Selon l'abbé Coutard, quelques chouans enfoncent l'entrée des maisons situées entre les postes afin de les contourner, mais leurs tentatives sont repoussées[3],[4].

Finalement, après deux[1] à trois heures de combat[4], les chouans renoncent à poursuivre l'attaque et battent en retraite[3],[4],[7].

Pertes

Notes et références

Bibliographie

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