Combat de La Roche-Bernard
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | La Roche-Bernard |
| Issue | Victoire des insurgés |
| Joseph Sauveur |
René Guiheneuf † |
| 115 à 200 hommes[1],[2] | 5 000 à 6 000 hommes[3],[2] |
| 22 morts[2] ~ 100 à 200 prisonniers[2] (dont 2 exécutés)[2] |
inconnues |
Batailles
- 1er Vannes
- Fouesnant
- Scrignac
- Lannion
- Pontrieux
- Bourgneuf-la-Forêt
- Plumelec
- Savenay
- Loiré
- Ancenis
- 2e Vannes
- Pluméliau
- Pontivy
- 1er La Roche-Bernard
- 1er Rochefort-en-Terre
- Pacé
- Guérande
- Fleurigné
- Fougères
- Vitré
- Mané-Corohan
- Plabennec
- Saint-Pol-de-Léon
- Kerguidu
- Lamballe
- Saint-Perreux
- 2e Rochefort-en-Terre
- 2e La Roche-Bernard
| Coordonnées | 47° 31′ 08″ nord, 2° 17′ 51″ ouest | |
|---|---|---|
Le combat de La Roche-Bernard se déroula à la suite d'une révolte paysanne contre la levée en masse lors de la Pré-Chouannerie.
Le , les paysans des environs de Guérande, Savenay, Muzillac, et Pontchâteau se révoltent à leur tour contre la levée en masse, la totalité des paroisses de ces districts entrent en insurrection. Le , 5 000 à 6 000 paysans[2],[3] armés de faux venus des environs de La Roche-Bernard, Pontchâteau, et Guérande se rassemblent devant La Roche-Bernard. Les paysans ont placé à leur tête René Guiheneuf, dit Bodinet, de Pontchâteau[2], officier de l'Association bretonne[1].
La ville n'a pour se défendre que 115 ou 200[1],[2] hommes, des soldats du 109e régiment d'infanterie de ligne, quelques gardes nationaux, des Gendarmes de Muzillac et quelques douaniers. La petite ville est encerclée et ne dispose d'aucun moyen de demander des secours. Face aux paysans, les Républicains déploient le drapeau rouge, leur signifiant ainsi de ne pas s'approcher[2].
Le combat
Cependant avant d'attaquer, les insurgés préfèrent envoyer deux parlementaires qui somment aux Républicains de mettre bas les armes afin d'éviter le sac de la ville. Les forces des Républicains étant trop faibles, bien que mieux armées, et craignant que les habitants, peu patriotes, de La Roche-Bernard ne rejoignent les insurgés, le maire accepte de se rendre. Les patriotes de La Roche-Bernard laissent les paysans entrer dans la ville à condition de ne pas commettre de pillages. Les insurgés s'emparent de la ville et se mêlent aux assiégés, les belligérants fraternisent. Mais soudainement, un coup de feu éclate, René Guiheneuf s'écroule, tué par un gendarme. Les paysans reprennent alors leurs armes et engagent le combat, 22 Républicains sont tués, d'autres sont blessés et maltraités[2],[1].
Les Républicains survivants tentent alors de se replier du côté de la Vilaine, mais la retraite est coupée par un deuxième groupe d'insurgés venus des communes de Arzal, Marzan, Péaule, Muzillac, Ambon et Noyal-Muzillac. Désormais totalement encerclés, les Républicains préfèrent se rendre, ils sont désarmés et enfermés dans la ville[2].