Bataille de Muzillac (1815)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Muzillac |
| Issue | Victoire des chouans |
| • Guillaume-Charles Rousseau | • Louis de Sol de Grisolles • Marc-Antoine de La Boëssière de Lennuic • Joseph Cadoudal • Yves Le Thieis • Louis-Joseph de Margadel • Julien Guillemot • Claude-René Guezno de Penanster • Louis-Jacques de Sécillon • Jean Rohu • Guillaume Gamber • Joseph Le Doüarain de Lémo |
| 570 hommes[1] 1 canon[1] |
5 000 à 8 000 hommes[1] |
| 5 à 30 morts[2] 16 blessés[3] 8 à 10 prisonniers[4] |
10 morts[2] 25 blessés[2] |
Batailles
| Coordonnées | 47° 34′ 28,2″ nord, 2° 29′ 49,9″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Muzillac, ou bataille de Pen-Mur, se déroule le , lors de la chouannerie de 1815.
Après être entrée à Redon le , l'armée royale des chouans du Morbihan gagne Peillac[4]. Elle se porte ensuite à Rochefort-en-Terre le , puis à Questembert le 8 et enfin Muzillac le 9, pour attendre un débarquement d'armes par les Britanniques[4].
Alerté, le général Rousseau, commandant de la garnison de Vannes, sort pendant la nuit du 9 au avec une colonne et se porte à la rencontre des chouans[1].
Forces en présence
Du côté des impériaux, le général Rousseau est à la tête de 500 fantassins et de 70 gendarmes à cheval, avec un canon de 4 livres[1],[4].
Les chouans, commandés par Louis de Sol de Grisolles, sont quant à eux entre 5 000 et 8 000[1]. Leur armée est constituée de la légion de Bignan, de la légion d'Auray et de la compagnie des écoliers de Vannes[5]. Cette dernière est constituée d'étudiants du collège Saint-Yves de Vannes, commandés par le chevalier de Margadel et encadrés par Bertaud, ancien membre de la Jeune Garde impériale, blessé à la bataille de Leipzig[6].
Déroulement
Le [2], les impériaux lancent l'attaque à l'aube, mais la surprise échoue car les chouans de Jean Rohu sont sur leurs gardes[1]. Les combats s'engagent entre le pont de Pénesclus et la chaussée de Pen-Mur[7].
La fusillade dure près de quatre heures, mais la supériorité écrasante du nombre joue en faveur des royalistes et les impériaux finissent par battre en retraite[1].
Deux jours après le combat, le débarquement peut s'opérer sans encombre dans la crique de Foleu[2], à 25 kilomètres en amont de l'embouchure de la Vilaine[5],[1]. Les chouans reçoivent des Britanniques 8 000 fusils et carabines[1],[2], des munitions ainsi qu'un canon et un obusier[1]. Ils regagnent ensuite Rochefort-en-Terre[5].
Pertes
Le bilan du combat n'est pas connu avec précision. Selon les déclarations, les pertes des impériaux oscillent de 5 à 30 morts et celles des royalistes de 35 à 250 tués ou blessés[8].
Les impériaux déclarent avoir perdu 5 hommes tués et 16 blessés et portent les pertes royalistes à 250 tués ou blessés[3]. Les registres matricules attestent de la mort de deux gendarmes à Muzillac le [9]. Pour Roger Grand, les bonapartistes ont peut-être diminué leurs pertes dans leur rapport mais ont certainement exagéré celles des chouans[3]. Concernant ces derniers, il avance que trois morts seulement sont confirmés et que leurs pertes totales sont peut-être proches d'environ 10 tués et 50 blessés[3].
Selon un précis royaliste rédigé par Marc-Antoine de La Boëssière de Lennuic[A 1], les pertes sont de 10 morts et 25 blessés pour les chouans[8],[4], contre 30 hommes tués, 18 chevaux morts et 8 à 10 officiers et soldats faits prisonniers du côté des impériaux[4].
Dans ses mémoires[A 2], Julien Guillemot ne donne pas de bilan global, mais fait mention d'au moins trois tués chez les chouans : le séminariste Nicolas, capitaine de la compagnie des écoliers, le sergent Le Thiec, et M. de Guerry[5].