Bataille de Tinchebray (1796)

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Date
Issue Victoire des républicains
Bataille de Tinchebray
Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Date
Lieu Tinchebray
Issue Victoire des républicains
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
• Lieutenant Valentin Louis de Frotté
Forces en présence
240 hommes[1] 800 à 3 500 hommes[1],[2]
Pertes
2 morts[1] 40 à 100 morts[1],[2]
Civils : 1 mort[1]

Chouannerie

Batailles

Coordonnées 48° 45′ 51″ nord, 0° 43′ 48″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Tinchebray
Géolocalisation sur la carte : Normandie
(Voir situation sur carte : Normandie)
Bataille de Tinchebray
Géolocalisation sur la carte : Orne
(Voir situation sur carte : Orne)
Bataille de Tinchebray

La bataille de Tinchebray se déroule le pendant la Chouannerie normande. Elle s'achève par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des chouans contre le bourg fortifié de Tinchebray.

Fin , les Chouans de l'armée catholique et royale de Normandie décident de s'emparer de la petite ville patriote de Tinchebray. Le centre de la place avait été fortifié par les habitants ; des redoutes avaient été construites sur les rues principales avec des portes épaisses flanquées de murs avec des meurtrières, tandis que les ruelles étaient comblées par des murs. Au centre, la chapelle Saint-Rémi était utilisée comme quartier-général[1].

Le , à quatre heures de l'après-midi, les Chouans normands commandés par Louis de Frotté sont devant la place. Frotté dispose sous ses ordres d'au moins 800 hommes selon l'historien Léon de La Sicotière. Un autre historien, Hurel, évoque 1 500 Chouans. D'autres estimations vont jusqu'à 5 000 à 6 000, mais ce nombre dépasse les effectifs totaux de l'armée royaliste de Normandie[1]. Le chef chouan Michelot Moulin affirme de son côté que Frotté avait réuni 3 500 hommes[2].

La garnison républicaine dispose de son côté de 84 soldats du 2e bataillon des Vosges commandés par le lieutenant Valentin, de 60 volontaires de la colonne mobile et d'une centaine de gardes nationaux[1].

Un parlementaire accompagné de deux trompettes à cheval se présente à la redoute ouest, près du Haut-Hamel, afin de sommer les Républicains de se rendre. Mais ces derniers répondent en ouvrant le feu et l'émissaire est renversé[1].

Déroulement

Système de défense de Tinchebray

Furieux de cette violation des lois de la guerre, Frotté donne l'ordre à ses troupes de monter à l'assaut. Les Chouans attaquent sur trois points, Frotté dirige lui-même l'attaque sur la redoute ouest avec les chevaliers de la couronne. Trois assauts sont lancés mais à chaque fois les mobiles, retranchés derrière les redoutes et les bâtiments, repoussent les assaillants. Frotté se tourne alors vers la porte de Vire. Menés par Saint-Quentin et Garnier-les-Sillons, les grenadiers de Saint-Jean-des-Bois progressent jusqu'à la cour de l'hôtel du Lion d'Or, afin de repousser les patriotes et commencent à incendier plusieurs habitations. La troisième colonne, commandée par Godefroy de Boisjugan, attaque par la porte de Condé. Quelques autres attaques de moindre importance sont tentées au nord, près de la prison, au sud près de la Geôle et aux Basses-Rues mais partout les Chouans sont contenus[1].

Face à cette résistance, Frotté, qui ne dispose d'aucune pièce d'artillerie, donne alors l'ordre à ses hommes de mettre de feu aux habitations. L'ordre est exécuté, au total 80 à 140 maisons sont détruites[1]. Michelot Moulin estime qu'un quart de la ville est incendié[2].

Les Républicains refluent alors sur la chapelle Saint-Rémi de Tinchebray que les Chouans, dépourvus de canons, n'ont aucun moyen de prendre. Des tireurs placés en haut de la tour de la chapelle continuent de tirer sur les Chouans. Finalement, à dix heures du soir, Frotté se résout à ordonner la retraite. Les assiégés ne le poursuivent pas, trop occupés à éteindre les flammes[1],[2].

Pertes

Notes et références

Bibliographie

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