Bataille de La Flèche

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Date 8 -
Issue Victoire vendéenne
Bataille de La Flèche
Description de cette image, également commentée ci-après
Reste du château de La Flèche, gravure de Thomas Drake, 1860.
Informations générales
Date 8 -
Lieu La Flèche
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
Louis Chabot Henri de La Rochejaquelein
Piron de La Varenne
Forces en présence
1 500 à 2 000 hommes 15 000 à 20 000 hommes

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 41′ 59″ nord, 0° 04′ 34″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de La Flèche
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de La Flèche
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
(Voir situation sur carte : Sarthe)
Bataille de La Flèche

La bataille de La Flèche (8-) est une bataille ayant pour cadre de la guerre de Vendée, constituant l'un des épisodes de la Révolution française. Elle se déroule à La Flèche (Sarthe).

La grande Virée de Galerne a échoué à Granville et cherche à repasser la Loire pour rentrer en Vendée. Repoussés lors du siège d'Angers, les Vendéens sont désorientés et cherchent un lieu pour refaire des vivres et se reposer[1]. Ils battent en retraite en direction de La Flèche, poursuivis par les 5 000 hommes de Westermann. La ville est cependant occupée par les 1 500 hommes du général Chabot, et le pont sur le Loir est détruit. Les Vendéens risquent à tout moment d'être pris à revers par François-Joseph Westermann, et ils doivent donc attaquer rapidement.

« Hier soir, je me suis trouvé avec Richard, maître de poste de La Flèche, frère du député et réfugié ici. Nous parlions comme de raison des brigands, lorsque le citoyen Lamotte, porteur d'une lettre de la citoyenne Richard, est arrivé et nous a donné les détails suivants:

J'étois, a-t-il dit, à La Flèche lorsque l'ennemi y est entré. Tout le monde crioit « sauvons nous! » Je me cachai dans une petite rue et je vis passer leur cavalerie ainsi que l'infanterie, tout est dans un état déplorable et je ne conçois pas comment on fuit devant une pareille armée; elle est de vingt à vingt-cinq mille hommes, encore y a-t-il plus de moitié de femmes, d'enfants et de malades. Ils ont abandonné dans un pré un enfant de trois ou quatre ans, presque mort de froid que j'ai ramassé ce matin. Ils ont brisé tout chez les patriotes et n'ont enlevé de chez les aristocrates que les grains, foins et provisions de bouche et changé de chemises. Nos jardins et les rues sont couverts de fourrage qu'ils n'ont pu emporter et qu'ils ont ainsi perdu pour en faire manquer notre cavalerie.

Après le départ des brigands qui ont été poursuivis jusqu'à Durtal par l'armée de Mayence, je suis rentré un des premiers à La Flèche. J'ai trouvé trois catholiques que lu fatigue avoit retenus dans une écurie, je les ai fait saisir, ils ont été taillés en pièces sans qu'on ait jamais pu leur arracher le cri de vive la République. Ils crioient toujours vive le roi, vivent nos prêtres. Ceux-ci ont dit plus de deux cents messes par jour à La Flèche pendant leur séjour.

Cette armée porte l'infection avec elle, on a été obligé de brûler du vinaigre dans les appartements où les Brigands étoient entrés. On en a trouvé plusieurs dans les rues et les écuries morts d'inanition, outre soixante à quatre-vingts qui y ont été tués; il n'est resté que les murs chez Iteau fils.

Tel est le récit fait par le citoyen Lamotte, auquel vous pouvez ajouter foi; il a encore ajouté qu'un grand nombre murmuroit contre ses prêtres et ses chefs ; qu'ils n'ont tué personne parce qu'ils n'ont trouvé que des femmes et des enfants.

On continue de garder Le Lude: ce district lève une force armée de cinq cents hommes pour y envoyer, mais ils manquent aussi d'armes.

Il n'y a rien à craindre de ce côté-ci pour le moment, vous pouvez être tranquilles.

J'apprends dans ce moment que d'Autichamp a un bras emporté et qu'on a trou/é deux mille morts sur la route de La Flèche à Durtal.

Je n'ai pu voir le citoyen Lefèvre, comriiissaire de Vendôme, on m'a dit ne l'avoir pas vu au comité de surveillance. a Je vous prie de m'accuser la réception de mon paquet d'hier, ainsi que de celle-ci.

La liberté vous garde et vous accompagne[2]. »

 Rapport de Blavette à l'administration de Château-du-Loir.

La bataille

Pertes

Bibliographie

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