Bataille de Châteauneuf-du-Faou

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date
Issue Victoire des impériaux
Bataille de Châteauneuf-du-Faou
Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Date
Lieu Châteauneuf-du-Faou
Issue Victoire des impériaux
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
Julien Guillemot
• Michel Armand de Cornouaille
• Jonathas-Jean Coroller de Kervescontou
• Jean-Baptiste Colonozet
Forces en présence
~ 100 hommes 1 500 à 2 000 hommes
Pertes
Aucune ou faibles Inconnues

Chouannerie de 1815

Batailles

Coordonnées 48° 11′ 15″ nord, 3° 48′ 47″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Châteauneuf-du-Faou
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Bataille de Châteauneuf-du-Faou
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Bataille de Châteauneuf-du-Faou

La bataille de Châteauneuf-du-Faou se déroule le lors de la chouannerie de 1815. Elle s'achève par la victoire des impériaux, qui repoussent une attaque des chouans contre la ville de Châteauneuf-du-Faou.

Après sa défaite à la bataille d'Auray, le , le général royaliste Louis de Sol de Grisolles reçoit des offres de reddition de la part des officiers impériaux, mais il les repousse « avec dédain », d'après les mémoires de Julien Guillemot[1]. L'armée chouanne se porte alors à Saint-Jean-Brévelay le 22 et le [1].

Le lendemain, Sol de Grisolles se porte sur Sainte-Anne de Buléon avec le gros de la légion de Bignan, tandis que Guillemot gagne Bieuzy, où il trouve sa légion réunie[1]. Après quelques heures de repos, les troupes de Guillemot se mettent en marche et gagnent Melrand, puis Guémené-sur-Scorff le lendemain à la pointe du jour[1]. Les chouans hissent le drapeau blanc et se procurent des vivres et des souliers, avant de reprendre leur marche et de gagner Saint-Caradec-Trégomel dans la journée[1].

Le , les chouans entrent à Gourin, où ils sont rejoints par les chefs royalistes Coroller et Colozonet, qui se cachaient dans les environs[1]. Deux jours plus tard, Coroller parvient à rassembler 400 hommes et Colozonet, une centaine[1]. Les chouans traversent ensuite les Montagnes Noires et arrivent devant Carhaix le matin du [1]. Malgré la présence d'une garnison impériale, la ville de Carhaix n'oppose aucune résistance et laisse les troupes royalistes entrer dans la ville et hisser le drapeau en échange de la promesse de respecter les personnes et les propriétés[1]. Les chouans ne restent que quelques heures à Carhaix et gagnent Saint-Hernin pour y passer la nuit[1]. À la demande du comte de Cournouaille, Guillemot décide d'attaquer le lendemain la ville de Châteauneuf-du-Faou[1].

Forces en présence

Du côté des chouans, les forces levées en Cornouaille par Coroller et Colonozet sont portées à 3 000 hommes par Jérôme Delandine de Saint-Esprit[2], mais elles ne sont que de 500 hommes selon Julien Guillemot[1], nombre qui est retenu par l'historien Aurélien Lignereux[2]. Le reste des troupes chouannes est constituée de la légion de Melrand et Pontivy, commandée par Julien Guillemot[3],[1].

La ville de Châteauneuf-du-Faou est quant à elle défendue par une compagnie de marine[4].

Déroulement

Le , les troupes de Guillemot, Coroller, Colonozet et Cornouaille marchent sur la ville de Châteauneuf-du-Faou[4].

Selon le récit laissé par Julien Guillemot dans ses mémoires[A 1], les chouans essuient plusieurs décharges et reculent[5]. Coroller arrive ensuite en renfort avec ses hommes et les royalistes se rangent en bataille non loin de la ville pour provoquer une sortie des impériaux[5]. Cependant, ces derniers restent derrière leurs murs et aucun des deux camps n'ose réengager le combat[5].

Les chouans battent alors en retraite[5]. Guillemot laisse les munitions aux troupes de Cornouailles et Coroller, puis il regagne le Morbihan[5].

Pertes

Les pertes ne sont pas connues de manière précise. Dans ses mémoires, Julien Guillemot écrit que les chouans perdent « plusieurs » hommes, dont « le jeune séminariste Nicolas, frère du capitaine des écoliers de Vannes », tué à la bataille de Muzillac[5].

Notes

Références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI