Corgoloin

commune française du département de la Côte-d'Or From Wikipedia, the free encyclopedia

Corgoloin est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Sa population est de 982 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges. La gare de Corgoloin est desservie par le TER Bourgogne. Corgoloin a accueilli la fête de la Saint-Vincent tournante les 29 et .

Faits en bref Administration, Pays ...
Corgoloin
Corgoloin
Blason de Corgoloin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Maire
Mandat
Dominique Véret
2020-2026
Code postal 21700
Code commune 21194
Démographie
Population
municipale
982 hab. (2023 en évolution de +8,39 % par rapport à 2017)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 05″ nord, 4° 54′ 55″ est
Altitude Min. 198 m
Max. 322 m
Superficie 12,58 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Beaune
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nuits-Saint-Georges
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Corgoloin
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Corgoloin
Liens
Site web www.corgoloin.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Localisation

    Corgoloin est situé dans le bassin carrier de Comblanchien.

    La production de cassis y était importante jusque dans les années 1970. Aujourd'hui, Corgoloin compte beaucoup de vignerons, la commune étant située dans l'appellation côte-de-nuits villages.

    La commune se situe au sud de la côte de Nuits. En fait, elle est la limite entre la côte de Nuits et la côte de Beaune.

    Les communes limitrophes sont Argilly, Comblanchien, Ladoix-Serrigny, Magny-lès-Villers, Premeaux-Prissey, Villers-la-Faye et Villy-le-Moutier.

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie[1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 776 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Savigny-lès-Beaune à km à vol d'oiseau[8], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Corgoloin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (79,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,1 %), forêts (12,1 %), cultures permanentes (9,9 %), zones urbanisées (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes In eodem pago [Belnensi], in villa Godoleni Curtis (834) ; In pago Belnensi, in villa que nuncupatur Curte Godelano (Xe siècle) ; Ecclesia S. Petri de Curcuriano (1149) ; Corgoelen (1175) ; Corgoolon (1188) ; Corgoeloin (1202) ; Gorguelen (1207) ; Corgoelleyn, Corgoleein (1211) ; Curtgoelain (1218) ; Corgoelain (1218) ; Corgoolen (1223) ; Corgooloin (1228) ; Courgouloin (1230) ; Corgoelayn, Corgoeloym (1232) ; Corgoolaien (1248) ; Corgoolain, Corgoolein (1272) ; Corgoloins, fenagium Corgolonis, Corgolen ; Arnulfus, miles Corgulonis ; Corgouelaien, Corgoolanum,… (XIIIe siècle) ; Corgoellein (1304) ; Corgolein (1324) ; Corgouloin (1327) ; Corgouloyn (1344) ; Courgollain (1363) ; Hugues de Courgoolain (1373) ; Courgoulain (1375) ; Courgoloin (1379) ; Corgolain (1380) ; Courgouloing (1404) ; Corgoulain (XIVe siècle) ; Gourgolain (1406) ; Courgoloing (1429) ; Courgolain (1450) ; Courgolaing (1470) ; Cargoulain (1546) ; Corgoloing (1555) ; Corgoloin (1561) ; Corcolain (1582) ; Corgolloin (1646) ; Corgolin (An II)[17] et Corgoloin depuis 1801[18].

    Histoire

    Au Moyen Âge, Corgoloin est le siège d'une seigneurie, on note la présence de la maison forte de Cussigny. Au XIVe siècle elle possède un cheptel destiné à la production de viande[19].

    Étienne Bazin

    Étienne Bazin (Dijon 1903 - Corgoloin 1972) fut curé de Corgoloin de 1948 jusqu'à son décès[20]. Né à Dijon d'une famille « bourguignonne », il entre à la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée en 1922 et est ordonné prêtre en 1928. Un an plus tard, il embarque pour le Pôle Nord comme missionnaire, il vivra dix-sept années seul dans des conditions extrêmes parmi les Inuits (appelés alors Eskimos). En 1948, il est nommé en plein pays bourguignon comme curé de Corgoloin (la cure étant rue du Petit Paris), Comblanchien et Premeaux-Prissey. Il ne s'éternise pas dans la durée pour les offices religieux, messes, baptêmes, mariages, enterrements ou confessions qui sont rapidement expédiés au grand dam de certains. Il s'occupe beaucoup des jeunes, crée une troupe de Scouts et Louveteaux. Il est de fait l'aumônier de la troupe il demeure avec les enfants aux camps d'été ; camps d'été qu'il finance en partie de ses propres deniers. Il n'hésite pas à transporter les gamins entassés à sept ou huit dans sa 4 CV ou Dauphine.

    Il lisait beaucoup et s'adonnait à la peinture. Il peignait des paysages nordiques, des scènes de la vie quotidienne des Inuits, scènes de chasse, troupeau de caribous, phoques sur la banquise. Il offrait ses œuvres à la vente au cours des kermesses paroissiales. Tous se souviennent de cet homme affable, son bureau était ouvert à tous; il aimait donner des surnoms aux enfants : « la cigogne » à celui de grande taille, « le cra » (corbeau) à celui qui était très bronzé, etc. Il n'hésitait pas à interrompre la messe ou son sermon pour mettre à genoux devant l'autel les enfants qui chahutaient dans son dos, non sans les avoir accompagnés tout en douceur d'un pinçon ou les tirant par l'oreille. Lors des enterrements, il aimait à redescendre du cimetière jusqu'à l'église sur le corbillard assis à côté du cocher, auquel il demandait de mettre la jument au galop, avec les enfants de chœur derrière. Cela l'amusait et il savait que les servants étaient aux anges. Il était apprécié et respecté de tous, des athées, des anticléricaux purs et durs de l'époque du stalinisme et du post-stalinisme[21] (années 1955-1960). En 1972, il meurt regretté de tous, même de ceux qui trouvaient que son apostolat n'était pas des plus orthodoxes. Chacun garde dans sa mémoire cet homme en soutane noire ou en hiver emmitouflé dans sa grosse canadienne, sa grand barbe et son éternelle pipe. Il repose au cimetière de Corgoloin aux côtés de sa sœur.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Corgoloin est membre de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges[22], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Nuits-Saint-Georges. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[23].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Beaune, au département de la Côte-d'Or, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté[22].

    Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Nuits-Saint-Georges pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[22], et de la cinquième circonscription de la Côte-d'Or pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[24].

    Élections municipales et communautaires

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1981 mars 2008 Bernard Caslani DVG  
    mars 2008 juillet 2017 Jacky Moulin    
    2017 en cours
    (au 2 septembre 2025)
    Dominique Véret   Cadre administratif
    et commercial d'entreprise[25]
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    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

    En 2023, la commune comptait 982 habitants[Note 3], en évolution de +8,39 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    569611585606610625616673599
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    594627714772803816816712831
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    8699769948339061 069921841924
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    962977951854893900969959921
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    899951982------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Gare SNCF de Corgoloin.
    Château de Cussigny avant sa destruction par un incendie en juillet 2023

    Personnalités liées à la commune

    • Paul Joseph Boudier (1854 à Corgoloin-1908 à Corgoloin), haut fonctionnaire, préfet de l'Yonne, préfet de la Haute-Marne, préfet de la Corse, préfet de Saône-et-Loire, préfet de Haute-Vienne, régent de la Banque de France.

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    De gueules à la fasce d'argent maçonnée de sable de trois tires, surmontée d'un huchet d'or et soutenue d'un pressoir du même sur un bâti d'argent.

    Pour approfondir

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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