Trouhans
commune française du département de la Côte-d'Or
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Trouhans est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Trouhans | |||||
Mairie de Trouhans. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Beaune | ||||
| Intercommunalité | CC Rives de Saône | ||||
| Maire Mandat |
Jean-François Schwab 2022-2026 |
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| Code postal | 21170 | ||||
| Code commune | 21645 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Trouhannais | ||||
| Population municipale |
621 hab. (2023 |
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| Densité | 59 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 09′ 00″ nord, 5° 16′ 30″ est | ||||
| Altitude | Min. 182 m Max. 204 m |
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| Superficie | 10,6 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dijon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Brazey-en-Plaine | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Côte-d'Or | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie
Description
Trouhans est un gros village de côte-d'Or située à la fin de la vallée de l'Ouche, peu avant son confluent dans la Saône, et desservi par l'ancienne route nationale 476 (actuelle RD 976) reliant le secteur d'Auxonne à celui de Losne/Saint-Jean-de-Losne.
Il est situé à 27 km à vol d'oiseau au sud-est de Dijon, 10 km au sud-ouest d'Auxonne, 59 km à l'ouest de Besançon, 18 km au nord-ouest de Dole et à 25 km à l'est de Nuits-Saint-Georges.
Communes limitrophes
| Tart-l'Abbaye | Tréclun | |||
| Montot | N | Champdôtre Les Maillys | ||
| O Trouhans E | ||||
| S | ||||
| Saint-Usage | Échenon |
Hydrographie
La commune est traversée du nord au sud par l'Ouche, un affluent de la Saône et donc un sous-affluent du fleuve le Rhône.
Le Renot décharge une partie des eaux de l'Ouche, également vers la Saône.
Le ruisseau des sept-ponts et d'autres ruisseaux contribuent également à drainer le territoire communal.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 850 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tavaux à 16 km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 868,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Trouhans est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,5 %), forêts (15,2 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), prairies (0,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 274, alors qu'il était de 269 en 2013 et de 253 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 88,3 % étaient des résidences principales, 2,9 % des résidences secondaires et 8,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,2 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Trouhans en 2018 en comparaison avec celle de la Côte-d'Or et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de loet mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 88,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,4 % en 2013), contre 59,9 % pour la Côte-d'Or et 57,5 % pour la France entière[I 3].
Toponymie
Histoire
Le Château de Trouhans (dit aussi Château Mont-Richard)
Le 28 avril 1331, Jean de Louaise, chevalier, seigneur de Crux et de Troens (Trouhans), et son épouse Jeanne de Troens, reprennent de fief la maison forte de Troens (Trouhans), venant dudit fief de Jeanne, et toutes ses dépendances : terres, bois, rivière, justice... En 1381, Jehan de Crux est cité comme propriétaire de la forteresse.
Le 2 octobre 1451, Jean de Crux, chevalier, seigneur de Trouhans, reconnaît tenir en fief du duc de Bourgogne : " premierement mon chastel dudit Trouhans, clos de fossés et de murs ; une bassecourt close de fossés tout alentour, et le jardin tenant a la rivière d'Oixche d'une part et tient d'autre part au meix Jehan Millot et tire au chemin commun... " Je Jean de Crux ay baillé nagueres a Huguenot Brisebarre deux mex qui sont en ruyne, qui furent a Pierret Naverre, ensemble ce que je puis avoir en une petite mote seant en la riviere d'Oiche... " S'ensuit ce que ledit seigneur de Trouhans ay acquis de Jehan Norjot a cause de sa femme, qu'il tenoit de moy en fied..., c'est assavoir une mote clouse de fousséz tout alentour de ladite mote, laquelle j'ay baillié a cens. [...] Jehan, fils aliot Brisebarre... tient un mex abergié d'une maison emprès la moute Claude de Mars d'une part". En 1643, "le village [de Trouhans] fust entierement bruslé lors du siege de Saint-Jean-de-Losne, comme aussi l'église et le chasteau, [...]. En 1646 : on mentionne le guet et garde au château, le curage des fossés, et la réparation du pont dormant.
En 1744, Gilles Germain RICHARD de Ruffey (1706-1794), né à Dijon, allié à Anne Claude de La Forest de Montfort (1721-1803), seigneur de Ruffey sous Beaune, de Vesvrotte, de Trouhans, du Martray et de Crilloire (en Anjou), et aussi président de la chambre des comptes de Bourgogne et de l'Académie de Dijon, hérite de la terre de Murgey proche de Trouhans, de Jean-Baptiste Durand de Romilly (1673- ). A sa mort en 1794, ses enfants se partagent ses biens.
Le château actuel est construit et achevé en 1829 à l'endroit de la maison forte disparue, par son fils Charles RICHARD de Vesvrotte (1757-1840), né à Dijon, seigneur de Ruffey-lès-Beaune, 1er comte de Vesvrotte et de Trouhans, conseiller puis président à la chambre des comptes de Bourgogne, Royaliste, aventurier, et sauveur du tombeau de Philippe Pot (1428-1493), chevalier de la Toison d’or et grand sénéchal de Bourgogne. Les architectes sont Nicolas Palluet-David-Daudon (1768- ) né à Dijon, et Pierre Guigre-Bornier (1787-1839) né à Alagna Valsesia (Piémont, Italie), entrepreneurs dijonnais, qui se sont inspirés de l'architecture des villas italiennes.
Suite à un procès, le domaine passe à la sœur - Marie Thérèse RICHARD de Ruffey (1746-1815) née à Dijon, veuve du marquis - Jean François de Siffredy (1716-1797), seigneur de Mornas, né à Salins (39, Jura). Mais plusieurs générations de la famille RICHARD des comtes de Vesvrotte devaient y naîtrent et y vivrent jusqu'à la fin du XXe siècle[15],[16].
Aujourd'hui, le Château de Mont-Richard est sorti de la famille, devenue une propriété privée, réservée à l'accueil de réceptions.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Beaune du département de la Côte-d'Or.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Saint-Jean-de-Losne[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Brazey-en-Plaine.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Côte-d'Or.
Intercommunalité
Trouhans est membre de la communauté de communes Rives de Saône, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2005 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].
En 2023, la commune comptait 621 habitants[Note 3], en évolution de +2,48 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Château du XXe siècle.
- Église paroissiale Saint-Martin.
- Monument aux morts.
- Église Saint-Martin de Trouhans.
- Monument aux morts de Trouhans.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Coupé : au 1er d'argent à trois mouchetures d'hermine de sable, au 2e fascé de sable et d'or[28]. |
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|---|---|---|
| Détails | Armes de la famille de Crux, qui fut seigneur de la commune. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Trouhans sur le site de l'Insee
- « Dossier complet : Commune de Trouhans (21645) », Recensement général de la population de 2019/2020, INSEE, (consulté le ).
