Beneuvre
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| Beneuvre | |||||
L'église de la Nativité. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Montbard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Châtillonnais | ||||
| Maire Mandat |
Alain Gallimard 2020-2026 |
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| Code postal | 21290 | ||||
| Code commune | 21063 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Quarantains | ||||
| Population municipale |
94 hab. (2023 |
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| Densité | 6,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 41′ 33″ nord, 4° 56′ 37″ est | ||||
| Altitude | Min. 375 m Max. 511 m |
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| Superficie | 15,40 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Châtillon-sur-Seine | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Beneuvre est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Hameaux, écarts, lieux-dits

Sur les hauteurs du plateau de Langres, la commune de Beneuvre (15,4 km2) se situe en rive du bassin parisien sur le seuil de Bourgogne, et plus largement sur le seuil morvano-vosgien. Ici se trouve la ligne de partage des eaux entre Seine et Saône-Rhône, avec un point culminant en forêt de Brévenois à 512 m. Le point bas est au lieu-dit « en Groême » à 337 m, au-dessus des sources qui alimentent l'étang sur le ruisseau de Groème[1], affluent de l'Ource.
La commune est traversée du nord au sud-est par la route D 959 de Recey-sur-Ource à Pontailler-sur-Saône par Grancey-le-Château et Is-sur-Tille, qui emprunte les vallées de l'Ource et de la Tille. La limite de commune à l'est marque la limite de département avec la Haute-Marne.
- Hameau détaché du village : le Mont (situé à 300 m à l'ouest c'est pratiquement un quartier de Beneuvre).
- Habitat ou bâti écarté : le Solitaire.
- Lieux-dits d'intérêt local : Mont-Aigu (500 m), mont de la Forêt-Brévenois (512 m), portent un nom également plusieurs combes (Lochère, au Loup, aux Oiseaux…) et versants de collines (côtes de la Bruilloure, de Ricanne…).
Communes limitrophes
| Bure-les-Templiers | Poinson-lès-Grancey (Haute-Marne) | |||
| N | Grancey-le-Château-Neuvelle | |||
| O Beneuvre E | ||||
| S | ||||
| Minot | Fraignot-et-Vesvrotte | Bussières |
Hydrographie
Bien que le Sandre situe la source de l'Ource dans la combe Comnot sur la commune de Poinson-lès-Grancey[2], la carte topographique de l'IGN indique la source de ce cours d'eau sur la commune de Beneuvre (cette source est pompée pour les besoins humains après avoir rempli un petit étang et n'alimente plus la rivière). L'Ource fait partie du bassin versant de la Seine, et à moins de 1,5 km au sud de sa source se trouve celle de la Tille de Bussières[3] (sur la commune de Busserotte-et-Montenaille) qui alimente le bassin versant du Rhône.
Beneuvre est donc sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée, ligne qui se trace plutôt au sud-est du finage (cotes 474 m sur la D 979 et 485 m sur la D 112H d'après la carte topographique de l'IGN, sommet du Mont Aigu à 500 m…), situant la commune essentiellement côté Seine. Plusieurs sources poignent sur la commune, à l'origine de zones plus ou moins marécageuses et de deux petits étangs, mais aucune ne donne naissance à des cours d'eau, mis à part le cas de la source de l'Ource qui est déviée pour exploitation.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 959 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bure-les-Templiers à 6 km à vol d'oiseau[10], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 898,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Beneuvre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,8 %), terres arables (37,8 %), prairies (6,7 %), zones urbanisées (1,6 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Bennovra (1165-1179) ; Bennodorum (1178) ; Bennopera (1180) ; Bannovre (1188) ; Benevre (1223) ; Bonopus (1233) ; Benuevre (1248) ; Benovre (1253) ; Bennovre (1260) ; Bonum Opus (1268) ; Bainneuvre (1295) ; Bonehuevre (1302) ; Bennevre (1352) ; Beneuvre (1371) ; Bagneuvre (1391) ; Beneuvre le Bas (XVIIIe siècle)[19].
De briga (forteresse, place forte), les restes d'un camp romain ou gallo-romain au sommet du mont Aigu, sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée.
Les mots celtiques en -ô-briga ont donné obre dans le midi et euvre, œuvre dans le nord de la Franc[20].
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Le territoire a livré des silex taillés et une hache en bronze. Outre l'agglomération du mont Aigu déjà rattachée au territoire des Lingons, une seconde révélée par photographies aériennes de René Goguey en 1993 s'étend sur l'emprise du village actuel. Elle a livré 22 pièces de monnaie gauloises, 66 romaines, des fibules et divers objets.
Le col que constitue la ligne de partage des eaux entre le Mont-Aigu et le mont de la Forêt-Brévenois était le point de croisement des voies romaines d'Andematunnum (Langres) à Alesia (Alise-Sainte-Reine) orientée est-ouest et Mirebellum (Mirebeau-sur-Bèze) à Vertillum (Vertault) ou Latiscum (près de Vix) nord-sud.
Moyen Âge
À la Carelle, une nécropole mérovingienne avec sarcophages a été mise à jour en 1956.
Le village, octroyé très tôt aux Templiers, est ensuite récupéré par des seigneurs laïcs dont les Fleutelot, seigneurs de Romprey (commune de Bure-les-Templiers), qui y font construire un château rasé à la Révolution.
Temps modernes
Une verrerie installée près des restes de ce château a disparu depuis[21].
Passé ferroviaire du village
Poinson a partagé une gare ferroviaire avec la commune voisine de Beneuvre en Côte-d'Or. Ce fut même un petit nœud ferroviaire car une ligne partait de cette gare vers Langres alors que la ligne principale reliait Troyes à Gray par Châtillon-sur-Seine et Is-sur-Tille.
- De 1882 au , la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant de la gare de Villars-Santenoge, passait au sud du village, s'arrêtait à la gare de Poinson-Beneuvre, qui se situait en pleine campagne à environ 1 km à l'est du village, et ensuite se dirigeait vers la gare de Pavillon-les-Grangey, aujourd'hui Grancey-le-Château-Neuvelle.
L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient chaque jour à la gare dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens.
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le au trafic voyageurs. La ligne, encore en place, est utilisée épisodiquement pour un service de maintenance.
- À partir de 1883, la gare de Poinson-Beneuvre a été le point de départ de la ligne de Poinson - Beneuvre à Langres. La ligne partait vers l'est vers la gare de La Margelle. Cette ligne a été fermée au trafic voyageurs en 1955 et au trafic marchandises en 1963. Les rails ont été retirés. Quelques tronçons subsistent encore de nos jours, utilisés comme sentiers de randonnée ou chemins d'exploitation agricole.
Politique et administration
| Nom | Dates de mandat |
|---|---|
| Didier Ronot | 1813 - 1816 |
| François Sullerot | 1816 - 1822 |
| Jean-Baptiste Coquot | 1822 - 1827 |
| Nicolas Morisot | 1827 - 1831 |
| Jacques Chevolot | 1832 - 1833 |
| Baptiste Pajot | 1833 - 1842 |
| Nicolas Morisot | 1842 - 1846 |
| Pierre Hairon | 1846 - 1848 |
| Didier Chevolot | 1848 - 1849 |
| Didier Jaquet | 1849 - 1851 |
| Didier Coquot | 1851 - 1857 |
| Didier Chevolot | 1857 - 1859 |
| Didier Ronot | 1859 - 1870 |
| Jean Masson | 1870 - 1871 |
| Jean-Baptiste Ronot | 1871 - 1879 |
| Jean- Baptiste Bilbaut | 1880 - 1896 |
| Antoine Geoffroy | 1896 - 1919 |
| Jules Gallimard | 1920 - 1921 |
| Félix Hairon | 1922 - 1947 |
| Georges Ronot | 1948 - 1971 |
| Jean Changarnier | 1971 - 1973 |
| Robert Lalanne | 1973 - 2008 |
| Jean-Marie Klinkeberg | 2008 - 2018 |
| Alain Gallimard | 2018 - |
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].
En 2023, la commune comptait 94 habitants[Note 2], en évolution de +3,3 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Les hauteurs sont propices à la sylviculture, essentiellement de feuillus, les combes accueillent en moindre mesure des prairies à pâturages et à fourrage, entre les deux les terrains sont voués à l'agriculture, à parts égales des surfaces avec la forêt.




