Bligny-sur-Ouche

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Bligny-sur-Ouche
Bligny-sur-Ouche
Église Saint-Germain-d'Auxerre
à Bligny-sur-Ouche.
Blason de Bligny-sur-Ouche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Pouilly-en-Auxois - Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Denis Myotte
2020-2026
Code postal 21360
Code commune 21087
Démographie
Gentilé Bélinéens
Population
municipale
814 hab. (2023 en évolution de −2,05 % par rapport à 2017)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 25″ nord, 4° 40′ 14″ est
Altitude Min. 337 m
Max. 549 m
Superficie 27,99 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Beaune
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arnay-le-Duc
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Bligny-sur-Ouche
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Bligny-sur-Ouche
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Bligny-sur-Ouche
Liens
Site web www.ville-bligny-sur-ouche.fr
Mairie de Bligny-sur-Ouche.

Bligny-sur-Ouche est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Bélinéens. Sa population est de 814 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes de Pouilly-en-Auxois - Bligny-sur-Ouche.

Localisation

Ce bourg est situé dans la haute vallée de l'Ouche, à 20 km au nord-ouest de Beaune. L'autoroute A6 traverse le territoire communal sur le Viaduc de Pont-d'Ouche.

Les communes limitrophes sont Aubaine, Bessey-en-Chaume, Lusigny-sur-Ouche, Painblanc, Thorey-sur-Ouche et Vic-des-Prés.

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie[1]. L'Ouche, le ruisseau des Fontenottes et le ruisseau du Préron sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 964 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bessey-en-Chaume à km à vol d'oiseau[8], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 831,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Urbanisme

Typologie

Au , Bligny-sur-Ouche est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,9 %), prairies (25,8 %), terres arables (5,5 %), zones urbanisées (2,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Beliniacus (877-879) ; Biliniacum (1159) ; Beligniacum (1171) ; Beligné (1200) ; Belliniacum super Oscham (1204) ; Belingné (1215) ; Beligni (1216) ; Beligneacum (1238) ; Beligneum (1239) ; Beligneium super Oscharam (1258) ; Beligneium (1259) ; Beligné super Osquaram (1260) ; Beligné sor Osche (1266) ; Beligné super Oscharam (1275) ; Beligneyum super Oscharam (1275) ; Beligney (1290) ; Beliniacum super Oscaram (XIIIe siècle) ; Beligneium super Hoscaram (1305) ; Belignei (1306) ; Beligniacum super Oscheram, Belignie super Oscaram (1308) ; Beligneyum super Oscaram (1325) ; Beligné sur Oiche (1364) ; Beligney sur Hoische (1368) ; Belignacum super Hoscaram (1378) ; Beligny sur Ousche (1387) ; Belingney sur Oiche (1391) ; Beligny sur Oische (1413) ; Belligny, Billeigny, Beligny sur Oiche, Belligney, Beligny sur Osche (1426) ; Belligny sur Oiche (1431) ; Beligny sur Ouche (1450) ; Beligny sus Osche (1494) ; Beligny soubz Ouche (1495) ; Belegneyum, Beligny sur Hosche (1507) ; Beligny (1561) ; Bretigny (sic) sur Osche (1574) ; Beligny soubs Ouches (1657) ; Bligny sur Ouche (1679)[18] et Bligny-sur-Ouche depuis 1801.

Les premières traces écrites de Bligny-sur-Ouche remontent à 879. L'excellent ouvrage de Félix Vadot intitulé « Bligny-sur-Ouche, Côte d'Or » édité en 1928 et réédité en 1980 (mais épuisé) présente les différentes origines possibles du nom de Bligny. Il convient de rappeler que Bligny-sur-Ouche était appelé Beligny sur Oische sous l'ancienne France.

  • Beligny pourrait tirer son nom de « Bel » : mot celtique qui signifie « à la tête de l'eau ». Cette explication est logique puisque Bligny a été la première bourgade construite près de la source de l’Ouche.
  • Beligny pourrait tirer son nom de « Bel » : mot latin qui signifie Apollon ; ou, plus vraisemblablement vu l'antiquité du lieu, de Belenos, divinité gauloise.
  • Beligny pourrait tirer son nom du premier habitant qui se serait nommé « Belenus ».
  • Le nom pourrait être formé sur une racine hydronymique bhla-n, remontant à l'indo-européen *bʰlew, qui a donné des noms comme Blagny[19] avec le suffixe -(i)acum, en référence à la rivière « Ouche[Note 3] ».

L'Ouche est une rivière non navigable dont le cours est entièrement situé dans le département de la Côte-d'Or et qui fait partie du bassin du Rhône.

Histoire

De Charlemagne à la Révolution

Ainsi, Bligny aurait été donnée peu après Charlemagne au VIIIe siècle à l'évêché d'Autun. Le cartulaire de la cathédrale d'Autun en témoigne. Bligny aurait été donnée par Louis le Bègue en 879 et ce don fut confirmé par Boson la même année. En 893, l'évêque d’Autun Adalgaire fit don des terres de Bligny à l'église Saint-Nazaire d'Autun. Une bulle pontificale vint confirmer en 921 le fait que Bligny appartenait à l’église d’Autun (voir le Cartulaire de l'église d'Autun par Anatole de Charmasse, Société éduenne des lettres, sciences et arts (Autun), publié par A. Durand, 1865).

Au cours du Moyen Âge, Bligny-sur-Ouche se trouvait dans une position assez originale. En effet, Bligny était une terre appartenant à l'église d'Autun et cela jusqu'aux événements de 1789. Les ducs de Bourgogne ont tenté de s'approprier cette terre mais sans succès. Il existe un excellent article de l'historien Jean Richard sur cette lutte entre les deux autorités. Ainsi, les ducs de Bourgogne s’étaient déclarés « garde de la terre » de Bligny et par conséquent souhaitaient imposer un impôt en guise de compensation. L'évêque Aganon d’Autun s'opposa fermement à un des sbires du duc, Raginaud, sire de Mont Saint Jean. Par un jugement de 1076-77, ayant été précisément commenté par l'historien Jean Richard, l'église fut remise dans ses droits.

Quoi qu'il en soit, la « Poûté de Beligny » était gouvernée par des doyens ou des majordomes, le premier d'entre eux fut un certain Ginoardus. Cette fonction devint héréditaire et la famille dépositaire de cette fonction prit le nom de Le Maire ou Maire. Ainsi, en 1257, la Mairie de Bligny est recensée comme « fief roturier et héréditaire ». La gestion effective de la Poûté était cependant sous la tutelle d'un bailli.

Ainsi, un certain Jean Le Maire, seigneur de la Bondue (titre associé aux terres de Bligny) et procureur fiscal aux bailliages d'Autunet de Montcenis fut anobli par lettres de 1469 et devint procureur général du duc Charles le Téméraire dans le duché et le comté de Bourgogne, et continua à exercer cette charge après la réunion du duché à la couronne. La note précise que la famille Le Maire était originaire de Bligny-sur-Ouche et a produit au XVIe siècle un président du bureau des trésoriers de France à Dijon. La note joint aussi la description des Armes de la famille Le Maire : d'or, à deux fouets mis en pal et adossés d'azur ; au chef de même chargé de deux étoiles d'or à six rais (Revue nobiliaire historique et biographique, Louis Sandret, publié par J.B. Dumoulin, 1866). On retrouve une trace de ces armes actuellement peinte dans un tableau représentant la scène du Christ (tableau situé dans l'église de Bligny au-dessus de la sacristie).

Le château fort fut démantelé en 1478 par ordre de Louis XI, reconstruit en 1485, puis détruit en 1855.

Histoire de Bligny après les évènements de 1789

Bligny s'est enrichi progressivement grâce au commerce de soie. De nombreuses jurisprudences (source d'information à part entière) relatent de la vie bélinoise. Ainsi deux tanneurs ex nobles furent condamnés par un tribunal révolutionnaire en 1791 ; des clubs politiques furent créés sous la monarchie de Juillet. Il y eut un tremblement de terre en 1841 : « entre minuit et minuit et demi, secousses assez fortes pour avoir remué les meubles » (Mémoires couronnés par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, 1845) ; le grand-père maternel de l'écrivain Michel Tournier qu'il décrit dans son essai Le Vent Paraclet était pharmacien de Bligny-sur-Ouche (Tournier, par Jacques Poirier, Éd. Echelle de Jacob, 2005). Un arrêt célèbre du Conseil d’État a pour origines des faits qui se sont produits à Bligny (18 novembre 1949 - Demoiselle Mimeur- Rec. Lebon p. 492).

Seconde Guerre mondiale

Le numéro de du journal clandestin des communistes allemands (KPD) et autrichiens (KPÖ) fait état d'une mutinerie de soldats allemands stationnés dans la commune[20].

Bligny a bénéficié d'une gare sur la ligne de Dijon-Ville à Épinac.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Bligny-sur-Ouche est membre de la communauté de communes de Pouilly-en-Auxois - Bligny-sur-Ouche[21], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Pouilly-en-Auxois. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[22].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Beaune, au département de la Côte-d'Or, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté[21].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Arnay-le-Duc pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[21], et de la cinquième circonscription de la Côte-d'Or pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[23].

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1995 Michel Cahouet    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Michèle Barbier    
mars 2014 en cours
(au 3 septembre 2025)
Denis Myotte   Retraité de la fonction publique[24]

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Bélinéens[25].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2023, la commune comptait 814 habitants[Note 4], en évolution de −2,05 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0751 1601 1781 2581 2541 3021 3951 4751 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4171 3931 3901 2941 3001 2691 2331 2191 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0751 0911 045839874876832795671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
751750719765745750807814863
2014 2019 2023 - - - - - -
848811814------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

La ville de Bligny-sur-Ouche est connue pour accueillir « la fête de la patate » qui a lieu chaque année le dernier weekend d'août. L'édition 2019 « par ici le gratin » fut un succès avec près de 3 000 visiteurs dans le weekend tandis que l'édition 2020 « pas de poil dans ma poêle » n'aura pas eu lieu à cause du covid 19.

Économie

Tourisme

Le train touristique de la vallée de l'Ouche.

À la bonne saison au départ de Bligny vers Pont-d'Ouche et retour, le chemin de fer touristique de la vallée de l'Ouche[30] fonctionne avec des machines à vapeur sur voie de 60 cm, installé en 1978 sur km de l'emprise de l'ancien chemin de fer d'Épinac, construit de 1829 à 1835, qui allait d'Épinac au canal de Bourgogne[31].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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