Coteaux-du-pont-du-gard
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| Coteaux-du-pont-du-gard | |
| Désignation(s) | Coteaux-du-pont-du-gard |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | IGP |
| Reconnue depuis | 2011 |
| Pays | |
| Région parente | Vignoble du Languedoc-Roussillon |
| Localisation | Gard |
| Climat | méditerranéen |
| Nombre de domaines viticoles | 200 unités de production |
| Cépages dominants | cépages rouges Grenache, cinsault, carignan, syrah, cabernet-sauvignon, cabernet-franc et merlot cépages blancs chardonnay, sauvignon blanc, roussanne et marsanne |
| Vins produits | rouge, rosé, blanc |
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Le coteaux-du-pont-du-gard[1], appelé vin de pays des coteaux-du-pont-du-gard jusqu'en 2011, est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays). Cette production de vin était labellisée vin de pays par décret de l'INAO depuis le .
Cette région recèle une richesse patrimoniale exceptionnelle avec bien sûr le Pont du Gard, classé au patrimoine mondial de l’humanité, mais aussi Nîmes la Romaine, le duché d'Uzès, Beaucaire ville d'eau, d'art et d'histoire et Sommières ville de marché depuis le Moyen Âge[2].
Le culte de Bacchus, dieu du vin, fut à l'honneur dès la colonisation romaine, comme l'atteste la présence de bas-reliefs à la gloire de Bacchus Hortanès (des jardins), assimilé à Priape, le dieu phallique : « En France, plusieurs monumens antiques de ce culte existent encore... Les bas-reliefs du pont du Gard et de l'amphithéâtre de Nîmes, offrent des variétés singulières dans les formes du Phallus : on en voit de simples, de doubles avec une attache, et de triples, dont les trois branches sont béquetées par des oiseaux , et munies d'ailes, de pattes d'animaux et de sonnettes[3]. ».
- À la gloire de Bacchus, bas-reliefs ithyphalliques des arènes de Nîmes et du Pont-du-Gard
Un texte de Frédéric Mistral, La Lebre dou Pont dou Gard, daté de 1876, relate une légende qui transforme le bas-relief ithyphallique du Pont-du-Gard en un lièvre. Pour le bon peuple, un ouvrage aussi extraordinaire ne pouvait être œuvre humaine mais uniquement le fait du Diable. D'où la énième mouture d'un pont du diable expliquant que le Malin aurait reçu pour salaire un lièvre à la place d'une âme. Furieux, il l'aurait projeté sur une pile du pont transformant, pour les chrétiens, la représentation du symbole bachique en un innocent lépéridé[4].
Cette mystification permettait aux locaux de continuer à exprimer régulièrement leur joie face à ce monument en se réunissant lors d'agapes concluent par une farandole. La postérité nous a légué une gravure de ces festivités, qui se sont déroulées en 1854[5]. Cette danse provençale était primitivement exécutée en cercle autour d'un feu puis se finissait en spirale pour appeler au retour du soleil. Le cercle, à l'identique de Bacchus/Dionysos, symbolisait le cours de la vie et synthétisait toutes les oppositions : le début et la fin, la naissance et la mort, l'origine et l'éternité[6],[7].
Le coteaux-du-pont-du-gard possède le label européen IGP (indication géographique protégée). Le statut IGP remplace désormais le label Vin de Pays, depuis le [8].
Géographie
Orographie et géologie
Compte tenu de son importance, cette zone comporte une grande diversité de terroirs[2]. La vigne a colonisé tous les versants de collines. D'une façon schématique, celles-ci sont composées d'affleurements calcaire (urgonien) du sud de Collias au nord d'Argilliers, le reste étant composé d'affleurement de grès (miocène)[9].
Climat
Le climat, sec et ensoleillé, est dominé par le mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres par heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent froid tend à relativiser les hivers doux. Les moyennes mensuelles varient entre 6,9 °C pour janvier qui est le mois le plus froid et 24,9 °C pour juillet qui est le mois le plus chaud[9].
L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale. Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures. Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs. Cette situation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations[10].
La neige au sol reste un phénomène relativement marginal, apportant en général moins de 10 cm. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir se succéder plusieurs hivers de suite sans sa présence. La dernière chute d'importance s'est produite de manière assez tardive au cours de l'épisode « orageo-neigeux » du avec pas moins de 23 cm relevés à la station météo de Nîmes-Courbessac et plus de 30–40 cm sur les hauteurs des garrigues avec des congères, par endroits, supérieures à 2 mètres[11].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) | 21,3 | 23,8 | 27,3 | 30,7 | 34,7 | 39,1 | 38,8 | 41,6 | 35,4 | 31,9 | 26,1 | 20,6 | 41,6 |
| Température maximale moyenne (°C) | 11 | 12,4 | 16 | 18,6 | 23 | 27,5 | 31 | 30,5 | 25,7 | 20,4 | 14,5 | 11,3 | 20,2 |
| Température moyenne (°C) | 6,9 | 7,8 | 10,9 | 13,5 | 17,6 | 21,7 | 24,9 | 24,5 | 20,3 | 16 | 10,5 | 7,5 | 15,2 |
| Température minimale moyenne (°C) | 2,7 | 3,2 | 5,8 | 8,3 | 12,1 | 15,8 | 18,7 | 18,4 | 14,9 | 11,5 | 6,5 | 3,6 | 10,2 |
| Record de froid (°C) | −12,2 | −14 | −6,8 | −2 | 1,1 | 5,4 | 10 | 9,2 | 5,4 | −1 | −4,8 | −9,7 | −14 |
| Précipitations (mm) | 64,7 | 47,3 | 40,4 | 65,1 | 58,5 | 40,9 | 28,2 | 53,3 | 96,4 | 119,2 | 83,1 | 65,8 | 762,9 |
| Ensoleillement (h) | 141,6 | 166,3 | 222,2 | 229,8 | 262 | 311 | 341,1 | 301,6 | 239 | 166,6 | 147,9 | 134 | 2 662,9 |
