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Insurrections en Syrie (depuis 2024)

insurrections à la suite de l'établissement d'un nouveau gouvernement From Wikipedia, the free encyclopedia

Après la guerre civile syrienne remportée par les rebelles, plusieurs insurrections éclatent contre le gouvernement de transition syrien dirigé par Ahmed al-Charaa.

Date Depuis le
(1 an, 8 mois et 19 jours)
Lieu Syrie
Issue

en cours

  • Contre-révolution pro-assad réprimée
  • L'AANES intègre la Syrie et met fin à son autonomie
  • Plusieurs leaders de Daech arrêtés
Faits en bref Date, Lieu ...
Insurrection syrienne
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de la guerre civile syrienne, régulièrement mise à jour[1]
Informations générales
Date Depuis le
(1 an, 8 mois et 19 jours)
Lieu Syrie
Casus belli Chute du régime Assad
Issue

en cours

  • Contre-révolution pro-assad réprimée
  • L'AANES intègre la Syrie et met fin à son autonomie
  • Plusieurs leaders de Daech arrêtés
Belligérants
 République arabe syrienne
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Résistance populaire syrienne
Conseil militaire pour la libération de la Syrie
Brigades du bouclier côtier
Résistance populaire dans la région de l'est
Front de résistance islamique en Syrie
Aigles de la tornade
Forces d'élite
Front pour la libération du Golan
Résistance syrienne
Soutiens:
Forces du martyre du bouclier d'Abbas
Formations populaires Ya Ali
Parti Baas
Front national progressiste
Brigades du martyr Mohammed Deif
Garde nationale

Brigade du Bouclier Jaramana
Drapeau d’Israël Israël


Forces démocratiques syriennes (jusqu'en août 2026)
Drapeau de l'État islamique État islamique
Saraya Ansar al-Sunnah
Commandants
Drapeau de la Syrie Ahmed al-Charaa
Drapeau de la Syrie Abdurrahman Mustafa
Drapeau de la Syrie Mourhaf Abou Qasra
Drapeau de la Syrie Ali Noureddine al-Naasan
Drapeau de la Syrie Anas Khattab
Drapeau de la Syrie Ahmed al-Dalati
Drapeau de la Syrie Nizar al-Hariri
Drapeau de la Syrie Fadlallah al-Haji
Drapeau de la Syrie Abou Bahig al-Mahamed
Drapeau de la Syrie Mustafa Kneifati
Drapeau de la Syrie Bilal al-Droubi
Drapeau de la Syrie Mohammed Othman
Drapeau de la Syrie Ahmad al-Shami
Drapeau de la Syrie Fahim Issa
Drapeau de la Syrie Adnan al-Ahmad
Drapeau de la Syrie Mohammed al-Jassem
Drapeau de la Syrie Abdul Moneim al-Naseef
Drapeau de la Turquie Selçuk Bayraktaroğlu
Drapeau de la Turquie Metin Gürak
Drapeau de la Turquie Ziya Cemal Kadıoğlu
Munther W
Miqdad Fatiha
Ghiath Dalla
Mohsen al-Haymed
Ahmad al-Labbad
Abou Jihad Rida
Souheil al-Hassan
Ibrahim Huweija (POW)
Daas Hassan Ali (POW)
Bassam Nasir al-Din
Jaafar al-Saïd
Rami Makhlouf
Mihraç Ural
Karar Fatah al Subihawi
Hikmat al-Hijri
Tareq al-Shoufi
Wissam Eid
Drapeau d’Israël Benyamin Netanyahou
Drapeau d’Israël Israel Katz
Drapeau d’Israël Ori Gordin
Mazloum Abdi
Drapeau de l'État islamique Abou Hafs al-Hachemi al-Qourachi
Abou Aïcha al-Chami
Forces en présence
Drapeau de la Syrie
Forces armées syriennes :
100 000 hommes[2]

Forces de sécurité générale (en) :
200 000 hommes[3]

Drapeau des États-Unis
1 000 hommes[4]

4 000 hommes[5]

22 000 hommes[6]
Drapeau de l'État islamique
1 500 à 3 000 hommes[7]

1 000 hommes[8]
Pertes
Drapeau de la Syrie
1 093 morts au moins[9]

Drapeau de la Turquie
8 morts[9]

Drapeau des États-Unis
2 morts[10]

259 morts au moins[11]

594 morts au moins[12],[13]

307 morts au moins[9]
Drapeau de l'État islamique
40 morts au moins[9]
Civils :
Drapeau de la Syrie 8 835 morts au moins[9]
Drapeau des États-Unis 1 mort[10]
Total : 11 439 morts au moins[9]

Invasion israélienne de la Syrie
Guerre froide au Moyen-Orient
Confrontations israélo-syriennes pendant la guerre civile syrienne
Conflit israélo-arabe

Batailles

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Contexte

Le , coïncidant avec la chute du régime d'Assad, Israël a lancé une invasion dans le sud de la Syrie. Les forces israéliennes ont pris le contrôle de la zone tampon du plateau du Golan, s'emparant de Quneitra – la partie syrienne du mont Hermon – et des villes et villages environnants. Des frappes aériennes israéliennes ont ciblé des bases militaires syriennes. Depuis lors, Israël maintient une occupation militaire de la zone tampon.

Insurrection d'ex-loyalistes et affrontements côtiers

Préparations de l'insurrection

En , d'anciens militaires de l'Armée arabe syrienne et des milices alaouites s'organisent pour lutter contre le nouveau régime islamiste sunnite. Le Conseil militaire pour la libération de la Syrie est formé par Ghiath Dalla[14]. Miqdad Fatiha reforme la Brigade du Bouclier Côtier[15].

Miqdad Fatiha, le chef de la Brigade du bouclier côtier, a annoncé que son groupe, le Front de résistance islamique en Syrie et les Fantômes de l'Esprit des Forces de Résistance, coopéreraient contre le régime d'Ahmed al-Charaa et les « takfiristes »[16].

Mihraç Ural, le chef de la Résistance syrienne, a réussi à échapper à la capture par les forces du nouveau régime, il a accordé une interview en , accusant la Russie d'avoir orchestré l'effondrement du régime d'Assad. Il a appelé les Alaouites et les Kurdes à combattre le gouvernement syrien de transition et a exprimé son soutien à la fédéralisation de la Syrie[17].

Le , Rami Makhlouf, cousin de Bachar al-Assad, a annoncé publiquement la création des forces d'élite[18],[19]. Cette annonce intervient dans un contexte d'instabilité persistante dans la région côtière, après des massacres et des failles de sécurité signalés[19]. Makhlouf a déclaré que la création des forces d'élite a été réalisée en collaboration avec Souheil al-Hassan, une figure militaire de premier plan autrefois affiliée aux unités d'élite de l'armée syrienne sous Assad[19].

Affrontements

En , la Résistance populaire syrienne, la Brigade du bouclier côtier, le Conseil militaire pour la libération de la Syrie ont affronté les forces du gouvernement de transition syrien dans le gouvernorat de Lattaquié, menant des embuscades et se battant frontalement contre les forces du gouvernement syrien. Les assauts, lancés par des groupes militants assadistes fidèles aux commandants militaires baasistes Souheil al-Hassan, Ghiath Dalla et Miqdad Fatiha, ont visé des bâtiments gouvernementaux, des points de contrôle, des hôpitaux et des installations médicales, ainsi que des soldats de l'armée syrienne[20]. Les néo-baasistes ont attaqués des forces de sécurité et des militaires à Lattaquié, Homs, Jablé et à Homs.

Menaces contre Israël

En , un homme cagoulé sous le pseudonyme Abou Jihad Rida, du Front de résistance islamique en Syrie, un groupe islamiste chiite allié des ex-baassistes, a menacé d'attaquer « tous les sionistes en Syrie et à l'extérieur »[21].

Soutien extérieur de milices chiites

Des miliciens chiites irakiens des groupes des Forces du martyre du bouclier d'Abbas, la Kataib Sarkhat al-Quds et les Formations populaires Ya Ali ont menacé d'intervenir contre les Américains en Syrie[22]. Elles sont également hostiles envers le gouvernement de transition syrien. Les Formations populaires Ya Ali attaquent des immigrés syriens en Irak et « poursuivraient tous les Syriens qui soutiennent Jolani et les expulseraient du pays »[23].

Activité salafiste djihadiste

En , l'État islamique a revendiqué sa première attaque depuis la chute d'Assad, visant un véhicule militaire dans la province de Soueïda. L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'un soldat tué et de trois blessés par une mine terrestre télécommandée. En , un attaquant affilié à Saraya Ansar al-Sunnah a tué 25 personnes et en a blessé 63 autres lors d'un attentat-suicide et d'une fusillade contre l'église grecque orthodoxe du prophète Élie, dans le quartier de Dweila à Damas, pendant les offices du dimanche[24],[25]. Il s'agissait de la première attaque de ce type à Damas depuis le renversement du régime baasiste.

Le , deux militaires et un interprète civil américains sont tués par un tireur isolé à l'intérieur de la base de Palmyre. Trois autres militaires américains et deux militaires syriens sont également blessés. L'attaque, attribuée à l'État islamique par les États-Unis, est commise par un membre des forces de la Sécurité générale, qui est ensuite abattu[10],[26].

Affrontements entre le Conseil militaire de Soueïda et le gouvernement

En , des affrontements armés ont éclaté entre groupes druzes et bédouins à Soueïda. Les forces gouvernementales syriennes sont intervenues et ont affronté les militants. L'OSDH a signalé des exécutions massives de civils druzes par les forces gouvernementales. Selon ce rapport, environ 300 Druzes ont été tués, dont 146 combattants et 154 civils, dont 83 ont été sommairement exécutés. Une cinquantaine de civils bédouins sont exécutés par les groupes druzes en réponse. En réponse, invoquant des préoccupations humanitaires et la minorité druze en Israël, l'armée de l'air israélienne a frappé des positions de chars syriens à Soueida, en guise d'avertissement au gouvernement syrien intérimaire. Le lendemain, l'aviation israélienne a bombardé des cibles à Damas, notamment le ministère de la Défense et des zones proches du palais présidentiel.

Affrontements entre l'ANS puis le gouvernement et les kurdes

Bilan humain

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), à la date du , les violences en Syrie ont fait au moins 11 439 morts depuis la chute du régime Assad[9]. Parmi les victimes figurent au moins 8 835 civils, dont 676 femmes et 512 enfants, et 2 604 combattants, dont 1 093 membres des forces gouvernementales, 307 membres des Forces démocratiques syriennes, 40 djihadistes de l'État islamique, 645 membres de « factions combattantes et islamistes », 383 « combattants locaux », 83 membres des forces de l'ancien régime, 10 combattants étrangers pro-Iran, 8 Turcs et 11 djihadistes[9].

Notes et références

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