Insurrections en Syrie (depuis 2024)
insurrections à la suite de l'établissement d'un nouveau gouvernement
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Après la guerre civile syrienne remportée par les rebelles, plusieurs insurrections éclatent contre le gouvernement de transition syrien dirigé par Ahmed al-Charaa.
(1 an, 8 mois et 19 jours)
en cours
- Contre-révolution pro-assad réprimée
- L'AANES intègre la Syrie et met fin à son autonomie
- Plusieurs leaders de Daech arrêtés
- Contrôlé par l'Armée syrienne et l'Armée turque
- Contrôlé par les groupes armés druzes
- Contrôlé par l'Armée israélienne
- Contrôlé par l'Armée russe[note 1]
- Présence d'insurgés pro-Assad
- Présence de l'État islamique
Gouvernement de transition syrien :
Conseil administratif de Jabal Bashan :
Autres :
| Date |
Depuis le (1 an, 8 mois et 19 jours) |
|---|---|
| Lieu | Syrie |
| Casus belli | Chute du régime Assad |
| Issue |
en cours
|
Soutiens: Formations populaires Ya Ali |
|
Forces armées syriennes : 100 000 hommes[2] Forces de sécurité générale (en) : 200 000 hommes[3] 1 000 hommes[4] |
4 000 hommes[5] |
22 000 hommes[6] |
1 500 à 3 000 hommes[7] 1 000 hommes[8] |
1 093 morts au moins[9] 8 morts[9] 2 morts[10] |
259 morts au moins[11] |
594 morts au moins[12],[13] 307 morts au moins[9] |
40 morts au moins[9] |
Invasion israélienne de la Syrie
Guerre froide au Moyen-Orient
Confrontations israélo-syriennes pendant la guerre civile syrienne
Conflit israélo-arabe
Batailles
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- 2e Khan Cheikhoun
- Opération Source de paix
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- Maarat al-Nouman et Saraqeb
- 2e Al-Soukhna
- 4e Deraa
- Al-Sinaa
- 2e Afrine et al-Bab
- Opération Griffe-Épée
- 4e Deir ez-Zor
- Offensive rebelle de 2024 en Syrie
- 2e Alep
- 6e Hama
- 2e Homs
- 5e Palmyre
- 2e Damas
- 2e Manbij
- 2e Tichrine
- Côte syrienne
- Jaramana et Sahnaya
- 2e Soueïda
- Rojava
Contexte
Le , coïncidant avec la chute du régime d'Assad, Israël a lancé une invasion dans le sud de la Syrie. Les forces israéliennes ont pris le contrôle de la zone tampon du plateau du Golan, s'emparant de Quneitra – la partie syrienne du mont Hermon – et des villes et villages environnants. Des frappes aériennes israéliennes ont ciblé des bases militaires syriennes. Depuis lors, Israël maintient une occupation militaire de la zone tampon.
Insurrection d'ex-loyalistes et affrontements côtiers
Préparations de l'insurrection
En , d'anciens militaires de l'Armée arabe syrienne et des milices alaouites s'organisent pour lutter contre le nouveau régime islamiste sunnite. Le Conseil militaire pour la libération de la Syrie est formé par Ghiath Dalla[14]. Miqdad Fatiha reforme la Brigade du Bouclier Côtier[15].
Miqdad Fatiha, le chef de la Brigade du bouclier côtier, a annoncé que son groupe, le Front de résistance islamique en Syrie et les Fantômes de l'Esprit des Forces de Résistance, coopéreraient contre le régime d'Ahmed al-Charaa et les « takfiristes »[16].
Mihraç Ural, le chef de la Résistance syrienne, a réussi à échapper à la capture par les forces du nouveau régime, il a accordé une interview en , accusant la Russie d'avoir orchestré l'effondrement du régime d'Assad. Il a appelé les Alaouites et les Kurdes à combattre le gouvernement syrien de transition et a exprimé son soutien à la fédéralisation de la Syrie[17].
Le , Rami Makhlouf, cousin de Bachar al-Assad, a annoncé publiquement la création des forces d'élite[18],[19]. Cette annonce intervient dans un contexte d'instabilité persistante dans la région côtière, après des massacres et des failles de sécurité signalés[19]. Makhlouf a déclaré que la création des forces d'élite a été réalisée en collaboration avec Souheil al-Hassan, une figure militaire de premier plan autrefois affiliée aux unités d'élite de l'armée syrienne sous Assad[19].
Affrontements
En , la Résistance populaire syrienne, la Brigade du bouclier côtier, le Conseil militaire pour la libération de la Syrie ont affronté les forces du gouvernement de transition syrien dans le gouvernorat de Lattaquié, menant des embuscades et se battant frontalement contre les forces du gouvernement syrien. Les assauts, lancés par des groupes militants assadistes fidèles aux commandants militaires baasistes Souheil al-Hassan, Ghiath Dalla et Miqdad Fatiha, ont visé des bâtiments gouvernementaux, des points de contrôle, des hôpitaux et des installations médicales, ainsi que des soldats de l'armée syrienne[20]. Les néo-baasistes ont attaqués des forces de sécurité et des militaires à Lattaquié, Homs, Jablé et à Homs.
Menaces contre Israël
En , un homme cagoulé sous le pseudonyme Abou Jihad Rida, du Front de résistance islamique en Syrie, un groupe islamiste chiite allié des ex-baassistes, a menacé d'attaquer « tous les sionistes en Syrie et à l'extérieur »[21].
Soutien extérieur de milices chiites
Des miliciens chiites irakiens des groupes des Forces du martyre du bouclier d'Abbas, la Kataib Sarkhat al-Quds et les Formations populaires Ya Ali ont menacé d'intervenir contre les Américains en Syrie[22]. Elles sont également hostiles envers le gouvernement de transition syrien. Les Formations populaires Ya Ali attaquent des immigrés syriens en Irak et « poursuivraient tous les Syriens qui soutiennent Jolani et les expulseraient du pays »[23].
Activité salafiste djihadiste
En , l'État islamique a revendiqué sa première attaque depuis la chute d'Assad, visant un véhicule militaire dans la province de Soueïda. L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'un soldat tué et de trois blessés par une mine terrestre télécommandée. En , un attaquant affilié à Saraya Ansar al-Sunnah a tué 25 personnes et en a blessé 63 autres lors d'un attentat-suicide et d'une fusillade contre l'église grecque orthodoxe du prophète Élie, dans le quartier de Dweila à Damas, pendant les offices du dimanche[24],[25]. Il s'agissait de la première attaque de ce type à Damas depuis le renversement du régime baasiste.
Le , deux militaires et un interprète civil américains sont tués par un tireur isolé à l'intérieur de la base de Palmyre. Trois autres militaires américains et deux militaires syriens sont également blessés. L'attaque, attribuée à l'État islamique par les États-Unis, est commise par un membre des forces de la Sécurité générale, qui est ensuite abattu[10],[26].
Affrontements entre le Conseil militaire de Soueïda et le gouvernement
En , des affrontements armés ont éclaté entre groupes druzes et bédouins à Soueïda. Les forces gouvernementales syriennes sont intervenues et ont affronté les militants. L'OSDH a signalé des exécutions massives de civils druzes par les forces gouvernementales. Selon ce rapport, environ 300 Druzes ont été tués, dont 146 combattants et 154 civils, dont 83 ont été sommairement exécutés. Une cinquantaine de civils bédouins sont exécutés par les groupes druzes en réponse. En réponse, invoquant des préoccupations humanitaires et la minorité druze en Israël, l'armée de l'air israélienne a frappé des positions de chars syriens à Soueida, en guise d'avertissement au gouvernement syrien intérimaire. Le lendemain, l'aviation israélienne a bombardé des cibles à Damas, notamment le ministère de la Défense et des zones proches du palais présidentiel.
Affrontements entre l'ANS puis le gouvernement et les kurdes
Bilan humain
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), à la date du , les violences en Syrie ont fait au moins 11 439 morts depuis la chute du régime Assad[9]. Parmi les victimes figurent au moins 8 835 civils, dont 676 femmes et 512 enfants, et 2 604 combattants, dont 1 093 membres des forces gouvernementales, 307 membres des Forces démocratiques syriennes, 40 djihadistes de l'État islamique, 645 membres de « factions combattantes et islamistes », 383 « combattants locaux », 83 membres des forces de l'ancien régime, 10 combattants étrangers pro-Iran, 8 Turcs et 11 djihadistes[9].