Attaque d'Arbinda

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Date
Lieu Arbinda
Issue Victoire franco-burkinabée
Attaque d'Arbinda
Informations générales
Date
Lieu Arbinda
Issue Victoire franco-burkinabée
Belligérants
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau de la France France
Drapeau de l'État islamique État islamique dans le Grand Sahara
Forces en présence
Drapeau du Burkina Faso
Inconnues
1 avion A-29 Super Tucano[1]

Drapeau de la France
2 avions Mirage 2000D[1]
Drapeau de l'État islamique
200 à 300 hommes[2],[3]
Pertes
Drapeau du Burkina Faso
7 morts[4]
17 blessés[5]

Drapeau de la France
Aucune
Drapeau de l'État islamique
30 à 80 morts[4],[5]
Civils :
35 morts[4]
6 blessés[4]

Insurrection djihadiste au Burkina Faso

Batailles

Coordonnées 14° 13′ 45″ nord, 0° 51′ 48″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
(Voir situation sur carte : Burkina Faso)
Attaque d'Arbinda
Géolocalisation sur la carte : Afrique
(Voir situation sur carte : Afrique)
Attaque d'Arbinda
Géolocalisation sur la carte : Monde
(Voir situation sur carte : Monde)
Attaque d'Arbinda

L'attaque d'Arbinda a lieu le , pendant l'Insurrection djihadiste au Burkina Faso.

Au cours de l'année 2019, la localité d'Arbinda, au nord du Burkina Faso, est le théâtre de nombreuses violences[3]. Selon Human Rights Watch, les gendarmes d'Arbinda sont fortement impliqués dans l'assassinat de 116 hommes, principalement peuls, entre le milieu de l'année 2018 et [6]. Du au , des affrontements communautaires entre Peuls d'une part et Kouroumbas — aussi appelés Fulsés — et Mossis de l'autre, et impliquant également des « terroristes » selon le gouvernement burkinabé, font au moins 62 morts dans la commune d'Arbinda[7],[8],[9],[10],[11],[12]. Le , au moins 19 civils sont encore tués à Arbinda[13],[12]. Le soir du , une attaque fait une vingtaine de morts sur un site d'orpaillage à Dolmané, sur le territoire de la commune[14]. Le , l'armée repousse une attaque contre la localité et revendique la mort de 18 assaillants contre un seul tué du côté des gendarmes[15],[16].

Déroulement

Le , des djihadistes lancent une attaque contre la localité d'Arbinda[17],[4]. Les combats éclatent vers 6 heures du matin et les assauts sont menés par « un nombre important de terroristes » qui attaquent simultanément le détachement militaire et les populations civiles selon le gouvernement burkinabé[4],[3]. Selon une source militaire de l'AFP, 200 hommes participent à l'attaque[3], tandis que selon les déclarations d'un officier burkinabé au journal Le Monde le nombre des assaillants est estimé à 300[2]. Parmi ces derniers figurent de nombreux Peuls[2].

L'affrontement débute par l'explosion d'un véhicule piégé conduit par un kamikaze[17],[2]. Les combats durent au moins deux à trois heures et sont d'une « rare intensité » d'après l'armée burkinabée[4],[2],[3].

Des forces aériennes interviennent : un A-29 Super Tucano burkinabé et deux Mirage 2000D français venus de Niamey[1],[18]. Pour la première fois, les forces aériennes burkinabées et françaises mènent une opération conjointe[1],[18]. L'attaque est repoussée[4],[3]. Les djihadistes laissent cependant derrière eux les cadavres de nombreux civils massacrés[4]. Parmi les victimes figurent des déplacés internes[17],[19]. Les raisons de cette tuerie ne sont pas connues, mais elles pourraient être des actes de vengeances aux violences commises contre les Peuls lors des mois précédents[2].

Revendication

L'attaque n'est pas immédiatement revendiquée, mais deux groupes sont suspectés : Ansarul Islam et l'État islamique dans le Grand Sahara[2]. La porosité est cependant grande entre les différents groupes djihadistes de la région[2].

La Province d'Afrique de l'Ouest de l'État islamique revendique finalement l'attaque le [20],[21].

Pertes

Réactions

Références

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