Bataille de Takellote

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Date
Lieu Takellote, au sud de Kidal
Issue Victoire de la CMA
Bataille de Takellote
Informations générales
Date
Lieu Takellote, au sud de Kidal
Issue Victoire de la CMA
Belligérants
GATIA CMA
Commandants
El Hadj Ag Gamou Mohamed Ag Najem
Forces en présence
Inconnues Inconnues
Pertes
13 à 50 morts[1],[2]
39 à 50 prisonniers[1],[2]
2 à 4 morts[1],[2],[3]

Guerre du Mali

Batailles

Coordonnées 18° 07′ 12″ nord, 1° 26′ 48″ est
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Bataille de Takellote
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Bataille de Takellote

La bataille de Takellote ou bataille de Takalout se déroule le lors de la guerre du Mali. Elle oppose le GATIA aux groupes de la CMA près de Kidal.

En , alors que l'Accord d'Alger a été signé depuis deux ans et que les derniers combats entre la Plateforme et la CMA datent de , de nouvelles violences éclatent dans la région de Kidal. Elles opposent Touaregs idnanes et Touaregs imghads — les premiers affiliés à la CMA et les seconds au GATIA — et font environ 10 à 30 morts. Selon RFI : « Assassinats, enlèvements, et même le marquage au fer rouge... aucun bilan officiel n'est disponible, mais les incidents se multiplient »[4],[5],[6],[7],[8].

Le , un nouvel affrontement entre des hommes des deux groupes fait au moins trois morts au sud d'Aguel'hoc[9],[10].

Le , de nouveaux combats éclatent près d'Anéfis entre la CMA et le GATIA[11],[12],[13]. La ville passe alors sous le contrôle de la CMA[14].

Les négociations pour un nouvel accord de cessez-le-feu échouent le  : le GATIA demandant à ce qu'Anéfis passe sous le contrôle de forces « neutres » impliquant la MINUSMA, l'armée française et l'armée malienne, ce que refuse la CMA qui affirme que l'armée malienne ne peut être considérée comme neutre[15].

Jeune Afrique rapporte que selon une source sécuritaire onusienne : « Pendant le mois de Ramadan, les combattants de la communauté Imghad ont attaqué plusieurs villages de la tribu Idnan. Il y a eu beaucoup d’exactions contre les civils. A l’époque, 60 % de l’effectif de la CMA était parti faire le Ramadan dans leurs familles, dans les pays voisins. Ils sont de retour maintenant, et la CMA est à 100 % de sa capacité opérationnelle. C’est cela qui explique cette envie de la CMA d’en découdre avec la Plateforme »[1].

Le , la MINUSMA fait état dans un rapport préliminaire de 64 allégations de violations des droits de l'homme en juin et juillet, dont 34 cas confirmés : 23 perpétrés par le GATIA et 11 par la CMA[16]. Il s'agit « d’exécutions sommaires, d’enlèvements et de tortures, de destruction de propriétés, ainsi que des vols »[17]. Au moins huit cas d'exécutions sommaires sont recensés[16]. La CMA affirme pour sa part avoir radié quatre de ses membres pour vol de voitures et reconnaît « un cas où, au sein de la même famille, des jeunes partisans de la CMA ont malheureusement marqué au fer rouge leur frère partisan de la Plate-forme. C'est un problème familial auquel la CMA ne peut pas répondre » d'après les déclarations de son porte-parole, Ilad Ag Mohamed[16].

Déroulement

Le , le GATIA et la CMA s'affrontent à nouveau dans la région de Kidal[18]. Selon Jeune Afrique, les combats débutent au petit matin lorsqu'une colonne de la CMA se dirige vers la localité de Takellote — aussi écrite Takallote ou Takalout — située à 40 ou 45 kilomètres au sud de Kidal[1],[19]. Le village est un fief des combattants imghad du GATIA et la CMA soupçonne ces derniers de préparer une offensive contre Kidal[1]. Les hommes de la CMA bénéficient de l'avantage numérique et de l'effet de surprise[1]. Les combats s'achèvent avant midi à l'avantage des assaillants qui s'emparent de Takelotte[1],[19],[20]. La CMA annonce alors « avoir démantelé toutes les positions de la Plateforme qui se formaient autour » de Kidal[2].

Pertes

Conséquences

Notes et références

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