Bataille de Takellote
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Takellote, au sud de Kidal |
| Issue | Victoire de la CMA |
| El Hadj Ag Gamou | Mohamed Ag Najem |
| Inconnues | Inconnues |
| 13 à 50 morts[1],[2] 39 à 50 prisonniers[1],[2] |
2 à 4 morts[1],[2],[3] |
Batailles
- Konna
- Gao (bombardement)
- Diabaly
- 2e Gao
- 3e Gao
- 4e Gao
- In Khalil
- Tigharghâr
- Timétrine
- Imenas
- Tin Keraten
- In Zekouan et Teurteli
- 2e Tombouctou
- 5e Gao
- Teghboubinene et In Arab
- 3e Tombouctou
- 1re Ber
- 1re Anéfis
- 2e Anéfis
- Bordj Badji Mokhtar et In Farah
- Fooïta
- Douaya
- Amazragane
- 2e Tin-Hama
- Araouane
- Kondaoui
- Tamkoutat
- Ametettaï (bombardement)
- Dayet en Maharat
- Inabohane-Ebahlal
- 2e Kidal
- 3e Kidal
- 3e Anéfis
- 1re Tabankort
- 2e Indelimane
- N'Tillit
- Ametettaï
- 2e Tabankort
- 1er Nampala
- 1er Ténenkou
- 3e Tabankort
- Tabrichat
- Abeïbara
- 1re Léré
- 2e Ténenkou
- Tin Telout
- Koba
- Nara
- Takoumbaout
- Sama
- 1er Gourma-Rharous
- Sévaré
- 4e Anéfis
- Inafarak
- Tiébanda
- 1re Talahandak
- Wanna
- 2e Aguel'hoc
- Sévaré
- 2e Nampala
- 4e Kidal
- 2e Goumakoura
- Kazay-Kazay
- 1re Boulikessi
- 2e Gourma-Rharous
- Foulsaré
- 1re Dogofry
- 1re Serma
- Tikerefinadji
- Bintagoungou
- Inkadogotane
- Djebok
- Takellote
- Touzik
- Adjlal
- 4e Tombouctou
- Tin Biden
- 3e Indelimane
- Youwarou
- Soumpi
- Inaghalawass
- Akabar
- 5e Tombouctou
- Tina
- Aklaz et Awkassa
- 1re Talataye
- 1re Boni
- Inabelbel
- Inghalamane
- Tintihidjrene
- Soumouni
- 2e Dogofry
- Ndaki
- 2e Ber
- Farimaké
- Abanguilou
- 2e Serma
- 3e Aguel'hoc
- Elakla
- Dialloubé
- 1re Dioura
- Tiésaba-Bourgou
- Guiré
- Aconit
- Fafa
- 2e Boulikessi
- 4e Indelimane
- Bourgou IV
- Tabankort
- Eranga
- 1re Wagadou
- Sokolo
- Tarkint
- 1re Bamba
- 2e Talahandak
- Bouka Weré
- Sokoura
- 3e Boulikessi
- Niaki
- Éclipse
- 4e Boulikessi
- 2e Boni
- 2e Tessit
- 4e Aguel'hoc
- Nokara
- Dangarous
- Bodio
- Mondoro
- Région de Ménaka
- 2e Andéramboukane
- 3e Tessit
- 2e Talataye
- Tadjalalt et de Haroum
- Diafarabé et Koumara
- 3e Ber
- Le Tombouctou et Bamba
- Bourem
- 2e Léré
- 2e Dioura
- 2e Bamba
- Taoussa
- Région de Kidal
- 5e Kidal
- Niafunké
- Labbezanga
- Farabougou
- Dinangourou
- Kwala
- 2e Wagadou
- Mourdiah
- 2e Tinzawatène
- Bamako
- Kobé
- 3e Dioura
- 5e Boulikessi
- 6e Tombouctou
- 4e Tessit
- Anoumalane
| Coordonnées | 18° 07′ 12″ nord, 1° 26′ 48″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Takellote ou bataille de Takalout se déroule le lors de la guerre du Mali. Elle oppose le GATIA aux groupes de la CMA près de Kidal.
En , alors que l'Accord d'Alger a été signé depuis deux ans et que les derniers combats entre la Plateforme et la CMA datent de , de nouvelles violences éclatent dans la région de Kidal. Elles opposent Touaregs idnanes et Touaregs imghads — les premiers affiliés à la CMA et les seconds au GATIA — et font environ 10 à 30 morts. Selon RFI : « Assassinats, enlèvements, et même le marquage au fer rouge... aucun bilan officiel n'est disponible, mais les incidents se multiplient »[4],[5],[6],[7],[8].
Le , un nouvel affrontement entre des hommes des deux groupes fait au moins trois morts au sud d'Aguel'hoc[9],[10].
Le , de nouveaux combats éclatent près d'Anéfis entre la CMA et le GATIA[11],[12],[13]. La ville passe alors sous le contrôle de la CMA[14].
Les négociations pour un nouvel accord de cessez-le-feu échouent le : le GATIA demandant à ce qu'Anéfis passe sous le contrôle de forces « neutres » impliquant la MINUSMA, l'armée française et l'armée malienne, ce que refuse la CMA qui affirme que l'armée malienne ne peut être considérée comme neutre[15].
Jeune Afrique rapporte que selon une source sécuritaire onusienne : « Pendant le mois de Ramadan, les combattants de la communauté Imghad ont attaqué plusieurs villages de la tribu Idnan. Il y a eu beaucoup d’exactions contre les civils. A l’époque, 60 % de l’effectif de la CMA était parti faire le Ramadan dans leurs familles, dans les pays voisins. Ils sont de retour maintenant, et la CMA est à 100 % de sa capacité opérationnelle. C’est cela qui explique cette envie de la CMA d’en découdre avec la Plateforme »[1].
Le , la MINUSMA fait état dans un rapport préliminaire de 64 allégations de violations des droits de l'homme en juin et juillet, dont 34 cas confirmés : 23 perpétrés par le GATIA et 11 par la CMA[16]. Il s'agit « d’exécutions sommaires, d’enlèvements et de tortures, de destruction de propriétés, ainsi que des vols »[17]. Au moins huit cas d'exécutions sommaires sont recensés[16]. La CMA affirme pour sa part avoir radié quatre de ses membres pour vol de voitures et reconnaît « un cas où, au sein de la même famille, des jeunes partisans de la CMA ont malheureusement marqué au fer rouge leur frère partisan de la Plate-forme. C'est un problème familial auquel la CMA ne peut pas répondre » d'après les déclarations de son porte-parole, Ilad Ag Mohamed[16].
Déroulement
Le , le GATIA et la CMA s'affrontent à nouveau dans la région de Kidal[18]. Selon Jeune Afrique, les combats débutent au petit matin lorsqu'une colonne de la CMA se dirige vers la localité de Takellote — aussi écrite Takallote ou Takalout — située à 40 ou 45 kilomètres au sud de Kidal[1],[19]. Le village est un fief des combattants imghad du GATIA et la CMA soupçonne ces derniers de préparer une offensive contre Kidal[1]. Les hommes de la CMA bénéficient de l'avantage numérique et de l'effet de surprise[1]. Les combats s'achèvent avant midi à l'avantage des assaillants qui s'emparent de Takelotte[1],[19],[20]. La CMA annonce alors « avoir démantelé toutes les positions de la Plateforme qui se formaient autour » de Kidal[2].