Combat de Talahandak (2020)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Talahandak, près de Tessalit |
| Issue | Victoire française |
| Abdelmalek Droukdel † |
| 15 hommes[1] 2 hélicoptères Caracal[2] 1 hélicoptère Tigre[3] 1 hélicoptère Gazelle[3] 1 drone MQ-9 Reaper[1] |
5 hommes[2] |
| Aucune[1] | 4 morts[1] 1 prisonnier[1] |
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| Coordonnées | 20° 24′ 46″ nord, 1° 39′ 25″ est | |
|---|---|---|
Le combat de Talahandak se déroule le pendant la guerre du Mali. Le raid aboutit à la mort d'Abdelmalek Droukdel, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Le , après avoir reçu l'aide de renseignements américains, les forces françaises de Barkhane apprennent qu'une cible d'intérêt se trouve dans la région de Tessalit[2],[4],[5]. Après l'opération, l'état-major français déclarera : « Cela faisait deux jours – par des signaux électromagnétiques – que l’on savait qu’une cible d’intérêt était dans la région »[5]. L'opération est lancée « après un travail d’appui mutuel de sources de renseignement pour avoir, dans la journée [du 3 juin] le visuel sur un objectif »[5].
Déroulement
Le groupe de djihadistes repérés est constitué de cinq hommes : Abdelmalek Droukdel, chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique ; Toufik Chaïb, haut cadre d'AQMI chargé de la propagande et de la coordination du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, et trois Maliens[5],[1],[3]. Ils arrêtent leur véhicule blanc à l'abri d’un amas rocheux et montent un bivouac dans l'oued de Ourdjane, à une distance de deux à cinq kilomètres au sud du village de Talahandak, lui-même situé à 80 kilomètres à l'est de la ville de Tessalit et à 20 kilomètres de la frontière algérienne[5],[6]. Selon l'AFP, Talahandak est « un carrefour pour les transporteurs routiers qui y attendent parfois plusieurs semaines l'ouverture de la frontière avec l'Algérie », ainsi qu'« un haut lieu du trafic de migrants au Sahara, selon un membre du groupe d'experts de l'ONU »[6]
Le raid est lancé dans l'après-midi par une quinzaine de commandos appuyés par deux hélicoptères de transport Caracal, un hélicoptère Tigre, un hélicoptère Gazelle et un drone MQ-9 Reaper[2],[1],[5],[3],[7]. En raison des conditions météorologiques, les commandos agissent au sol[5]. Contrairement aux habitudes, le raid est mené en plein jour[3].
Lorsque le combat s'engage, les djihadistes fuient dans toutes les directions, puis se cachent entre les rochers et ouvrent le feu sur les soldats français[5],[2],[7]. Les combattants s'affrontent, séparés par quelques mètres[3]. Selon RFI, Droukdel aurait peut-être été tué par un drone[8], cependant l'état-major français ne reconnaît aucun tir de drone[3]. L'opération s'achève dans la soirée[5].
Pertes
Quatre djihadistes sont tués au cours du raid, dont Abdelmalek Droukdel et Toufik Chaïb, tandis qu'un jeune chauffeur Malien se rend sans combattre[2],[1],[5],[3]. Les corps sont enterrés sur place[2],[5],[3]. Des téléphones et un ordinateur sont saisis[2]. Les forces françaises ne déplorent quant à elles aucun blessé[1].