Bataille de Ber (2023)
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| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Ber |
| Issue | Victoire malienne |
| Inconnues | Inconnues |
7 morts 8 blessés (selon le Mali)[1] Plusieurs dizaines de morts et de blessés 1 prisonnier (selon le GSIM)[2] 4 blessés[2] |
4 morts (selon le GSIM)[2] 28 morts (selon le Mali)[1] Aucune (selon la CMA)[2] |
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| Coordonnées | 16° 45′ 36″ nord, 2° 38′ 20″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Ber a lieu le 11 et le , pendant la guerre du Mali. Elle oppose les Forces armées maliennes (FAMa) et le Groupe Wagner aux djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et aux ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). À l'issue des combats, l'armée malienne prend le contrôle du camp militaire de la MINUSMA, mais la CMA maintient sa présence dans la ville de Ber.
Pendant l'année 2023, les tensions s'accroissent entre la junte malienne et les groupes armés signataires de l'accord d'Alger. Ainsi, dans la nuit du 4 au , un poste de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) est attaqué à Foïta, près de Léré[3]. La CMA affirme déplorer la mort de deux de ses combattants et accuse l'armée malienne et le Groupe Wagner d'être responsable de l'attaque[3]. La junte malienne n'adresse aucune réponse[3]. Le , les représentants de la CMA quittent Bamako[4],[5].
À la suite d'une demande adressée par la junte malienne le , le Conseil de sécurité de l'ONU met également fin au mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)[5]. Les casques bleus commencent à évacuer les bases militaires maliennes dans les mois qui suivent[5]. Cependant, en août, l'évacuation du camp militaire de Ber, dans la région de Tombouctou, aggrave les tensions entre la junte malienne et la CMA[5],[6]. La CMA annonce qu'elle refuse l'entrée de l'armée malienne à Ber[5].
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans est également présent dans la région. Le , deux casques bleus burkinabés sont notamment tués et sept autres blessés dans une embuscade djihadiste à l'ouest de Ber[7].
Déroulement

Début août, une colonne de 80 véhicules des Forces armées maliennes (FAMa) traverse la ville de Tombouctou[5]. Le journal Libération indique que la présence de mercenaires russes du Groupe Wagner est rapportée par des témoins[5].
Le , le convoi malien s'engage sur la piste de Ber, situé à 56 kilomètres à l’ouest[5]. À mi-parcours, les miliaires maliens tombent dans une embuscade des djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM)[5]. L'affrontement dure plus d'une heure[5].
Une partie de la colonne russo-malienne emprunte cependant une autre voie pour avancer en direction de Ber[5]. À une dizaine de kilomètres à l'ouest de la ville, les Maliens et les Russes arrivent à proximité d'une position tenue par la CMA et dépassent les repères qui depuis 2014 indiquent les lignes rouges à ne pas franchir[5]. Des tirs à longue distance sont engagés et l'armée malienne rebrousse chemin[5]. La CMA publie alors un communiqué dans lequel elle affirme avoir repoussée l'attaque des FAMa et de Wagner et dénonce une « violation de tous les engagements et arrangements sécuritaires »[5],[8]. L'armée malienne fait quant à elle état de combats contre des « terroristes », mais ne fait pas mention de la CMA[8],[2].
Le lendemain, les affrontements reprennent au nord-ouest de la ville[5]. L'aviation malienne intervient et effectue plusieurs frappes[5]. De leur côté, les casques bleus burkinabés évacuent discrètement le camp de la MINUSMA, trois jours avant la date prévue[5],[2]. Le camp, situé à 2 kilomètres au sud-ouest de Ber, est investi par l'armée malienne dans l'après-midi du [5] ou dans la journée du 13[2]. Les hommes de la CMA se replient quant à eux à l'intérieur de la ville[5]. Celle-ci serait cependant passée sous le contrôle de l'armée malienne au cours des jours suivants[9].