Bataille de Talataye

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Date -
Issue Victoire de l'État islamique
Bataille de Talataye
Informations générales
Date -
Lieu Talataye
Issue Victoire de l'État islamique
Belligérants
Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans
MSA
Drapeau de l'État islamique État islamique dans le Grand Sahara
Commandants
Inconnu Drapeau de l'État islamique Hachim
Forces en présence

Inconnues

Inconnues
Drapeau de l'État islamique
Plusieurs centaines d'hommes[1]
Pertes

17 à 28 morts[2]

4 morts[1]
Drapeau de l'État islamique
Inconnues
Civils : 30 à 45 morts au moins[2],[3]

Guerre du Mali

Batailles

Coordonnées 15° 42′ 21″ nord, 0° 24′ 36″ est
Géolocalisation sur la carte : Mali
(Voir situation sur carte : Mali)
Bataille de Talataye
Géolocalisation sur la carte : Afrique
(Voir situation sur carte : Afrique)
Bataille de Talataye
Géolocalisation sur la carte : Monde
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Bataille de Talataye

La bataille de Talataye se déroule du au pendant la guerre du Mali, au cours des offensives de Ménaka. Lors de ce combat, l'État islamique dans le Grand Sahara prend d'assaut la ville de Talataye, qui est ensuite pillée et en partie incendiée. Les assaillants abandonnent ensuite la ville le lendemain.

En , les djihadistes de l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) lancent une offensive dans la région de Ménaka, à l'est du Mali[4], qui est alors principalement défendue par les miliciens touaregs du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA), un groupe rallié à l'État malien[4]. Rapidement, les djihadistes s'emparent de la petite ville d'Andéramboukane, ainsi que de plusieurs autres localités. Mais entre mars et août, la progression de l'État islamique s'accompagne du massacre de 300 à 700 civils touaregs et 50 000 personnes se réfugient dans la ville de Ménaka[1],[4].

Peuplée de 13 000 habitants en 2009[3], la ville de Talataye est alors abandonnée par une large partie de sa population, qui fuit l'avancée des combats et les massacres commis par l'État islamique[1]. Dès le mois de mars, les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affiliés à al-Qaïda, prennent position au sud et à l'ouest de Talataye, où ils restent dans l'expectative pendant les combats[4]. De fait, les factions touarègues et le GSIM passent un accord tacite contre l'État islamique[5],[2]. En juillet, l'EIGS mène une première attaque à Talataye pour tester les lignes de défense[6].

Déroulement

Le , l'État islamique dans le Grand Sahara attaque Talataye[7],[8],[1]. La commune est consistée essentiellement en une agglomération de hameaux dans une vaste étendue désertique[3]. L'ouest de la ville est alors occupé par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, et l'est par les hommes du MSA, en nombre plus réduits[1],[3],[7],[6]. Ni le GATIA, ni la CMA, ni les Forces armées maliennes, ni le Groupe Wagner ne sont présents[1].

Les combats débutent à 15 heures[1]. Mené par un chef surnommé « Hicham »[8], les djihadistes lancent l'assaut avec plusieurs centaines d'hommes à motos, aussi bien contre la partie ouest que contre la partie est[1]. Les djihadistes mènent l'attaque par le sud et par l'est dans un premier temps, puis par le nord[6].

Après trois, quatre heures de combat, la ville tombe aux mains de l'État islamique[1],[7],[3]. Des boutiques appartenant à l'ethnie Douassak sont pillées, le marché et plusieurs habitations sont egalement incendiées[9],[1]. De nombreux civils tentent de fuir l'avancée des djihadistes, mais plusieurs dizaines d'entre-eux sont massacrés, soupçonnée par l'Etat islamique de collaboration[1],[3].

De son côté, l'armée malienne indique dans un communiqué avoir seulement effectué une « reconnaissance offensive » avec ses forces aériennes[8],[9]. Selon le journaliste Wassim Nasr, des frappes aériennes ont bien eu lieu mais n'ont eu aucune efficacité du fait que les djihadistes avaient déjà changé de position[6]. Le journal Le Monde indique pour sa part qu'aucune frappe n'a été menée, d'après plusieurs sources locales[2].

Le lendemain, les djihadistes de l'État islamique se retirent de Talataye, probablement dans la crainte d'une contre-attaque[1]. Le même jour, la ville est réinvestie par des combattants du MSA et du GSIM[1],[3].

Pertes

Vidéographie

Références

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