Bataille d'Anéfis (2014)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Anéfis |
| Issue | Victoire des rebelles |
| • El Hadj Ag Gamou • Baye Bojan † • Yoro Ould Daha |
• Hassan Ag Fagaga |
| Inconnues | Inconnues |
| 35 morts[1] 5 prisonniers[2] (selon le MNLA) |
4 morts[2] ~ 10 blessés[2] (selon le MNLA) 24 à 111 morts[3],[4] 17 prisonniers[3] (selon les groupes loyalistes) 37 morts[5] (selon des sources sécuritaires maliennes) |
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| Coordonnées | 18° 02′ 38″ nord, 0° 36′ 11″ est | |
|---|---|---|
La troisième bataille d'Anéfis se déroule lors de la guerre du Mali.
Le , les forces rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA chassent les forces maliennes de la ville de Kidal lors de la troisième bataille de Kidal. Les Maliens se replient sur la ville de Gao et abandonnent au passage Anéfis qu'ils avaient conquise le lors de la deuxième bataille d'Anéfis. Dès le soir du , les rebelles du MNLA prennent le contrôle d'Anéfis[6].
Le , des affrontements font au moins sept morts à Tabankort, une localité de la région de Gao située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Anéfis. Les circonstances de ce combat sont peu connues. Dans un communiqué, le MNLA parle d'une embuscade tendue par des combattants MUJAO contre les « forces de l'azawad »[7]. Selon les sources de RFI, il s'agit plutôt de violences inter-communautaires entre deux fractions du MAA, l'un plus proche du pouvoir malien et l'autre alliée au MNLA qui lui aurait apporté son soutien pendant l'affrontement[8],[9],[10],[11]. Quelques jours plus tard, un nouveau combat éclate à Tabankort, le , entre des hommes du MNLA et une faction du MAA[12].
Le , le MNLA évoque dans un communiqué des mouvements de troupes des « forces armées maliennes épaulées par des milices ethniques » dans la zone d'Adanane nakafar, près d'Anéfis. Le mouvement accuse ces forces d'avoir commis des vols et des pillages à Tarkint, le [13].
Le , Hervé Ladsous Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU déclare que « Certains groupes armés ne respectent pas les accords de cessez-le-feu et c'est quelque chose qui est évidemment un grand sujet de préoccupation »[14].
Forces en présence
Dans son communiqué le MNLA affirme avoir été attaqué le par « l'armée malienne appuyée par des milices dont celle affiliées au Mujao et à Alhaj Gamou »[1]. Par la suite le MNLA rectifie ses déclarations dans un deuxième communiqué publié le , le mouvement déclare que l'armée régulière malienne n'était pas présente mais parle d'une « coalition de milices pro-gouvernementales », composée de la « milice dirigée par le Touareg de Service le général Alhaj Gamou », la « milice du MAA pro-gouvernement malien créée, entretenue et soutenue par Bamako » et la « milice du MUJAO et des narco-trafiquants »[2].
L'armée malienne dément être impliquée et affirme n'avoir plus de troupe dans cette zone[5]. Cette déclaration est confirmée par Hervé Ladsous : « J’observe que l’armée malienne est absente de la région depuis deux ou trois mois. Je pense qu'il y a d’autres acteurs »[15].
Selon le site d'information malien Malijet, les combats opposent la branche loyaliste du MAA, dirigée par Ahmed Sidi Ould Mohamed, au MNLA allié à la branche indépendantiste du MAA, dirigé par Sidi Brahim Ould Sidati[5].
Cependant une partie du MAA dément combattre pour le compte du gouvernement malien. Mahmoud Jeïd, commandant de la zone ouest déclare : « Nous n’avons aucun lien avec le gouvernement du Mali. Nous avions simplement signé avec lui un accord de cessez-le-feu afin de reprendre les négociations pour un règlement définitif de la question de l’Azawad. Et nous sommes déterminés à combattre le Mali en cas de violation du cessez-le-feu »[16].
Selon le journal malien Le Témoin, les rebelles ont affronté une alliance de groupes armés loyalistes, constituée d'Arabes du MAA loyaliste, de Touaregs Imghad et de Songhaï de la Coordination des Mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR)[4]. Ces forces auraient été commandées par Baye dit « Bojan », un Touareg Imghad ayant rejoint la milice du général Gamou après être rentré de Libye[4].