Pièce de 1 cent de dollar américain Classic Head
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| cent Draped Bust | ||
| Pays | ||
|---|---|---|
| Valeur | 0,01 US $ | |
| Masse | 10,89 g | |
| Diamètre | 29 mm | |
| Tranche | lisse | |
| Composition | 100% cuivre | |
| Année d'émission | 1808-1814 | |
| Numéro catalogue | ||
| Avers | ||
| Gravure | buste de la Liberté tournée vers la gauche | |
| Graveur | John Reich | |
| Année de la gravure | 1808 | |
| Revers | ||
| Gravure | couronne de laurier entourant ONE CENT | |
| Graveur | John Reich | |
| Année de la gravure | 1808 | |
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La pièce de 1 cent de dollar américain Classic Head est une pièce frappée par la Monnaie des États-Unis de 1808 à 1814. Conçue par le graveur John Reich, cette série est remarquable pour son contexte historique, marqué par la guerre de 1812 et les difficultés d'approvisionnement en cuivre qui en ont résulté. La production de cette pièce est interrompue après 1814, conduisant à l'absence unique de cents datés de 1815, une première depuis 1793. La série est suivie par le type Coronet à partir de 1816.
Conception
En 1805, Robert Patterson est nommé directeur de la Monnaie des États-Unis. Il joue un rôle déterminant dans la promotion de John Reich, un immigrant allemand talentueux, au poste de second graveur sous la direction de Robert Scot, alors graveur en chef. Patterson confie à Reich la tâche de redessiner l'ensemble des pièces de monnaie américaines. Pour le cent, ce nouveau dessin, aujourd'hui appelé Classic Head, est introduit en 1808[1],[2].
Le portrait de la Liberté conçu par Reich est plus sobre et classique que les dessins précédents, comme le Draped Bust. Sur l'avers, la Liberté est tournée vers la gauche, ses cheveux bouclés retenus par un filet ou un bandeau portant l'inscription LIBERTY. Ce bandeau, rappelant ceux décernés aux athlètes victorieux dans la Grèce antique, suscite des critiques à l'époque, car il est traditionnellement porté par de jeunes hommes. Treize étoiles à six branches encadrent le portrait, et la date figure en bas. Le revers présente la dénomination ONE CENT entourée d'une couronne de laurier continue, elle-même encerclée par les mots UNITED STATES OF AMERICA. Toutes les pièces de cette série sont frappées à la Monnaie de Philadelphie et ne portent donc pas de différent d'atelier. Elle est composée à 100 % de cuivre. Son poids est de 10,89 grammes, son diamètre de 29 mm et sa tranche est lisse[1].
Production
La production des cents Classic Head est marquée par des tirages irréguliers, principalement en raison des difficultés à obtenir des flans de cuivre de bonne qualité. La Monnaie américaine dépend fortement de la firme Boulton & Watt de Birmingham, en Angleterre, pour son approvisionnement. La guerre de 1812 contre la Grande-Bretagne interrompt cette source d'approvisionnement. La dernière cargaison de flans de Boulton arrive le , peu avant le début des hostilités. Par conséquent, tous les cents frappés en 1812 et 1813 sont produits à partir des stocks de flans restants[1],[3].
La situation s'aggrave en 1814. Le , le monnayeur en chef Adam Eckfeldt livre un total de 357 830 pièces, représentant la totalité de la production de l'année pour cette dénomination[3],[4]. Peu après, le Trésor ordonne à la Monnaie de suspendre la distribution de pièces en cuivre[1],[4]. Face à une pénurie générale de pièces et sans mandat pour payer ses employés, le directeur Patterson décide en d'utiliser les derniers flans de cuivre disponibles pour frapper des cents afin de régler les salaires en retard des ouvriers de la Monnaie[1].
Absence de millésime 1815
L'année 1815 est la seule depuis 1793 pour laquelle aucun cent n'est frappé avec ce millésime. Cependant, des cents ont bien été frappés en 1815. Une fois la guerre terminée, la Monnaie commande de nouveaux flans à Boulton & Watt, qui arrivent à l'automne 1815. Ils sont utilisés pour frapper 465 500 cents, livrés le [1],[3].
Une théorie numismatique, étayée par des analyses de population de pièces, suggère que ces cents frappés fin 1815 et début 1816 ne sont pas datés de 1816, mais portent en fait le millésime 1814, frappés avec un coin réutilisé. L'utilisation de coins d'une année antérieure est une pratique courante à l'époque. Cette hypothèse expliquerait pourquoi les pièces de 1814 sont beaucoup plus courantes par rapport à leur tirage officiel de 357 830 unités. En effet, les rapports de population de PCGS et NGC montrent que les cents de 1814 représentent 29 % de tous les cents Classic Head gradés, alors que leur tirage officiel ne constitue que 8,7 % du total de la série. Si l'on ajoute les 465 500 pièces frappées en 1815 au total de 1814, le tirage révisé de 823 330 exemplaires correspond mieux à la proportion de pièces survivantes. De plus, on pense que la variété la plus commune de 1814, la « Plain 4 »[note 1], est celle qui est frappée en 1815, car sa production aurait été plus importante que celle de la variété « Crosslet 4 »[note 2],[3].
Variétés
La série Classic Head compte plusieurs variétés notables pour les collectionneurs[1]. Les plus connues sont les deux variétés du millésime 1814 :
- Plain 4 (4 simple) : La barre horizontale du chiffre « 4 » de la date se termine sans fioriture. C'est la variété la plus courante, potentiellement frappée en 1815[3],[4] ;
- Crosslet 4 (4 à croisillon) : La barre horizontale du « 4 » se termine par une petite barre verticale, ou croisillon[3],[4] .
D'autres variétés importantes incluent le « 1810/09 »[note 3], le « 1811/0 »[note 4], et les variétés Small Date[note 5] et Large Date[note 6] pour le millésime 1812[1]. Les spécialistes des premières pièces de cuivre américaines cataloguent de nombreuses autres variétés de coins mineures, souvent identifiées par des numéros Sheldon, par exemple, « S-294 » pour la Crosslet 4 et « S-295 » pour la Plain 4[4],[5].
Contrefaçons
Il existe une famille de contrefaçons frappées (et non moulées) basées sur la variété « 1814 S-295 ». Ces fausses pièces sont assez précises mais partagent des marqueurs de coin identiques, ce qui permet de les identifier. Par exemple, les faussaires ont utilisé le même coin de revers pour produire des cents avec différentes dates, comme 1812, créant ainsi des associations de coins impossibles. Les caractéristiques communes de ces contrefaçons incluent une bordure qui ressemble à des « perles » plutôt qu'à des denticules, un défaut distinctif sur la lettre « N » du mot UNITED au revers, et une pastille de métal (éclat de coin) à gauche du nez de la Liberté à l'avers[6].