Pièce de 1 cent de dollar américain Draped Bust

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Valeur0,01 US $
Masse10,89 g
cent Draped Bust
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Valeur 0,01 US $
Masse 10,89 g
Diamètre 29 mm
Tranche lisse
Composition 100% cuivre
Année d'émission 1796-1807
Numéro catalogue
Avers
Avers
Gravure buste de la Liberté tournée vers la droite
Graveur Robert Scot
Année de la gravure 1796
Revers
Revers
Gravure couronne de laurier entourant ONE CENT
Graveur Robert Scot
Année de la gravure 1796

La pièce de 1 cent de dollar américain Draped Bust est une pièce d'un cent qui est frappée par la Monnaie des États-Unis de 1796 à 1807. Cette pièce, conçue par le graveur en chef Robert Scot, succède au cent Liberty Cap et représente le quatrième dessin de la pièce d'un cent en seulement cinq ans, mais le premier à connaître une certaine longévité. Entièrement frappée en cuivre à l'atelier de Philadelphie, elle ne porte aucun différent d'atelier.

La série est particulièrement appréciée des collectionneurs pour sa complexité, ses nombreuses variétés de coins et ses dates clés, qui témoignent des défis techniques et logistiques rencontrés par la jeune Monnaie américaine.

Au milieu de l'année 1795, la Monnaie des États-Unis entreprend de redessiner sa monnaie, en partie à cause des critiques visant les dessins précédents. Le nouveau directeur de la Monnaie, Henry William de Saussure, supervise l'introduction du dollar en argent Draped Bust en . Ce dessin est attribué au graveur en chef Robert Scot, qui se serait inspiré de croquis du célèbre portraitiste Gilbert Stuart, transformés en modèles en plâtre par l'artiste de Philadelphie John Eckstein (en). Ce motif est ensuite progressivement adapté aux autres dénominations, y compris le cent en cuivre[1].

Les premières pièces d'un cent Draped Bust sont frappées en novembre et . La production est cependant immédiatement confrontée à un problème majeur qui marquera toute la série : l'approvisionnement en cuivre[1].

Défis de l'approvisionnement en cuivre

Sous la direction d'Elias Boudinot, qui succède à de Saussure en , la Monnaie peine à obtenir un approvisionnement stable en cuivre de qualité. Une première commande de flans et de feuilles de cuivre est passée auprès de la Governor & Company of Copper Miners en Angleterre. Cependant, la qualité de ce métal se révèle médiocre : les feuilles doivent être nettoyées et les flans sont souvent défectueux, ce qui annule tout avantage économique. C'est pourtant avec ces flans imparfaits que sont frappés les premiers cents de 1796[1].

La Monnaie se tourne alors vers un autre fournisseur britannique, Matthew Boulton, un industriel de Birmingham réputé pour la qualité de ses produits et ses presses à vapeur modernes. Les flans de Boulton, reçus à partir de la fin de 1797, se révèlent idéaux et il devient le principal fournisseur de la Monnaie pour les pièces en cuivre pendant plus de 40 ans[1].

La production est également perturbée par des épidémies récurrentes de fièvre jaune à Philadelphie, qui forcent la Monnaie à fermer ses portes pendant plusieurs mois en 1797, 1798 et 1799, ralentissant ainsi la frappe des pièces. Pour des raisons d'économie, l'atelier de la Monnaie réutilise fréquemment les coins d'une année sur l'autre, ce qui explique pourquoi une grande partie des pièces frappées en 1799 portent en réalité la date de 1798. La série Draped Bust prend fin en 1807 et est remplacée en 1808 par le type Classic Head, conçu par John Reich[1],[2].

Description

Le dessin du cent Draped Bust est l'œuvre de Robert Scot. L'avers est dominé par un buste de la Liberté tournée vers la droite. Ses cheveux, amples et fluides, sont retenus par un ruban. Sa poitrine est recouverte d'un drapé qui évoque une toge classique, donnant son nom à la série. Le mot « LIBERTY » est inscrit au-dessus de sa tête, et le millésime apparaît en dessous. Le pourtour de la pièce est orné de dentelures[2],[3].

Le revers présente la valeur faciale « ONE CENT » inscrite sur deux lignes au centre d'une couronne de laurier ouverte, nouée à sa base par un ruban. La légende « UNITED STATES OF AMERICA » entoure la couronne. En dessous du ruban, la dénomination est rappelée sous forme de fraction : « 1100 », signifiant un centième de dollar. La tranche de la pièce est lisse, sans inscription ni cannelures. La Monnaie de Philadelphie est la seule à frapper la pièce, composée à 100 % de cuivre, d’un poids de 168 grains[note 1] et d’un diamètre de 29 mm[2],[3].

Variétés et dates clés

Le cent Draped Bust est l'une des séries les plus complexes de la numismatique américaine, avec des centaines de mariages de coins différents catalogués par les spécialistes[4],[5]. Le système de classification le plus utilisé est celui de William H. Sheldon, publié dans son ouvrage Penny Whimsy[4],[6].

Millésime 1796

Le millésime 1796 est connu pour plusieurs variétés, mais la plus célèbre est sans doute la variété « LIHERTY »[3],[7]. Sur ce coin d'avers, la lettre « B » de « LIBERTY » est initialement poinçonnée à l'envers avant d'être corrigée, laissant une erreur visible[6]. Cette faute, probablement due à un polissage excessif du coin pour enlever des défauts, a créé une variété très recherchée par les collectionneurs[6],[7].

Millésime 1799

Le cent de 1799 est la date la plus rare et la plus célèbre de la série. Sa rareté est reconnue depuis le milieu du XIXe siècle. Bien que les registres de la Monnaie indiquent une frappe de 904 585 cents cette année-là, ce chiffre inclut majoritairement des pièces datées de 1798. Le nombre réel de cents datés de 1799 est inconnu, mais les estimations le situent bien en dessous de 100 000 pièces. Il existe deux variétés principales pour cette année : la date normale (Sheldon-189) et la surdate 1799/8 (Sheldon-188), cette dernière étant légèrement plus rare. En raison de sa rareté, le cent 1799 atteint des prix très élevés, même dans des états de conservation très bas[1],[2].

Surdates

La pratique de réutiliser d'anciens coins en poinçonnant une nouvelle date par-dessus l'ancienne a créé de nombreuses surdates. C'est une mesure d'économie courante à la Monnaie de Philadelphie[8]. Les exemples notables incluent :

  • 1798/7 : la première surdate de la série[1],[3] ;
  • 1800/1798 et 1800/79 : Plusieurs variétés de surdates existent pour l'année 1800[2],[8] ;
  • 1807/6 : Une surdate évidente et populaire, existant avec un petit et un grand 7[6],[8].

Millésime 1804

Avec une frappe officielle de seulement 96 500 pièces, le cent de 1804 est une autre grande rareté de la série, presque aussi recherchée que le 1799[7]. Les coins utilisés pour cette date se sont détériorés très rapidement, rendant les exemplaires bien frappés et en bon état extrêmement difficiles à trouver[1].

Autres erreurs et variétés notables

  • le cent de 1801 avec « trois erreurs » : Une variété célèbre qui combine une faute de frappe, IINITED au lieu de UNITED, une fraction erronée, 1000 au lieu de 1100 et l'absence des tiges sous la couronne[3] ;
  • les revers « sans tiges »[note 2] : Sur certains coins de revers de 1797, 1802 et 1803, le graveur a oublié de poinçonner les petites tiges à la base de la couronne de laurier[3] ;
  • les styles de chevelure de 1798 : Il existe deux styles de coiffure distincts pour la Liberté sur les pièces de 1798[3] ;
  • les combinaisons de 1803 : L'année 1803 présente une grande complexité avec des variétés combinant une grande ou une petite date avec une grande ou une petite fraction[3],[9].

Collection

Notes et références

Liens externes

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