Pièce de 1 cent de dollar américain Liberty Cap
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| cent Liberty Cap | ||
| Pays | ||
|---|---|---|
| Valeur | 0,01 US $ | |
| Masse | 13,48 puis 10,89 g | |
| Diamètre | 29 mm | |
| Tranche | lettrée ONE HUNDRED FOR A DOLLAR (1793-1795) lisse (1795-17969 |
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| Composition | 100% cuivre | |
| Année d'émission | 1793-1796 | |
| Numéro catalogue | ||
| Avers | ||
| Gravure | Liberté aux cheveux flottants (Flowing Hair coiffée d'un bonnet phrygien | |
| Graveur | Joseph Wright (en) | |
| Année de la gravure | 1793 | |
| Revers | ||
| Gravure | couronne végétale entourant ONE CENT | |
| Graveur | Joseph Wright | |
| Année de la gravure | 1793 | |
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La pièce de 1 cent de dollar américain Liberty Cap est une pièce de monnaie américaine d'une valeur d'un cent, frappée par la Monnaie des États-Unis de 1793 à 1796. Elle représente le troisième type de cent émis au cours de la première année de production de la Monnaie, succédant aux cents Flowing Hair à revers « chaîne » et « guirlande ». Conçue par le portraitiste Joseph Wright (en), cette pièce est particulièrement prisée des numismates en raison de ses nombreuses variétés, notamment celles du millésime 1794, et de son importance historique dans les débuts du monnayage américain.
L'année 1793 marque les débuts opérationnels de la Monnaie des États-Unis, qui se concentre alors sur la production de pièces en cuivre, les obligations requises pour la frappe de l'or et de l'argent n'étant pas encore déposées par les responsables. Les premières pièces d'un cent, avec le motif Flowing Hair et un revers représentant une chaîne, suscitent de vives critiques du public, qui juge l'effigie de la Liberté « sauvage » et le motif de la chaîne comme un symbole d'esclavage plutôt que d'unité. En réponse, le revers est rapidement modifié pour présenter une guirlande, mais le portrait de la Liberté continue de déplaire[1],[2].
Durant l'été 1793, le graveur Joseph Wright (en) est chargé de créer un nouveau dessin. Son inspiration provient de la célèbre médaille Libertas Americana (en), réalisée en 1782 par Augustin Dupré sur une suggestion de Benjamin Franklin. Wright reprend le motif de la Liberté coiffée d'un bonnet phrygien, un symbole de liberté hérité des esclaves affranchis de la Grèce et de la Rome antiques, mais il inverse le sens du portrait, qui regarde désormais vers la droite. Le bonnet est placé au sommet d'une perche derrière la tête de la Liberté, et les cheveux, autrefois jugés effrayants, sont adoucis et contenus. Le revers est également simplifié tout en conservant les éléments de la guirlande[1],[3]. Malheureusement, Joseph Wright décède de l'épidémie de fièvre jaune à la fin de l'été 1793, avant même que les premières pièces portant son dessin ne soient mises en circulation[3],[4].
Après la mort de Wright, son successeur, Robert Scot, premier graveur en chef de la Monnaie, modifie légèrement le dessin en abaissant le relief, probablement afin de réduire l'usure des coins et d'améliorer la qualité de la frappe avec les presses de l'époque. Plus tard, en , John Smith Gardner est engagé comme graveur adjoint et contribue à la production des matrices sous la direction de Scot[3].
Caractéristiques
Les large cents Liberty Cap sont entièrement composés de cuivre. Ils possèdent un diamètre de 29 mm. Le poids des pièces varie au cours de leur production : de 1793 à 1795, elles pèsent environ 13,48 grammes. En 1795, en raison de l'augmentation du coût du cuivre, qui rend la production des cents non rentable, la Monnaie réduit le poids des pièces à environ 10,89 grammes[3],[5].
Ce changement de poids entraîne une modification de la tranche. Les pièces plus épaisses, frappées de 1793 à 1795, portent une tranche inscrite avec la mention « ONE HUNDRED FOR A DOLLAR »[note 1] suivie d'une feuille. L'amincissement des flans en 1795 rend cette inscription impossible, conduisant à l'adoption d'une tranche lisse pour les pièces de 1795 et 1796[3].
Production
Chaque coin utilisé pour la frappe des cents Liberty Cap étant gravé à la main, de nombreuses variations existent dans le positionnement des lettres, la date et les détails du portrait. Les collectionneurs classifient généralement les effigies en trois grandes catégories : « Tête de 1793 », « Tête de 1794 » et « Tête de 1795 »[3],[4].
1793
Avec une production de seulement 11 056 exemplaires, le millésime 1793 est le plus rare de la série. Cette faible frappe, combinée au fait que peu de pièces sont conservées à l'époque, en fait un objet de collection particulièrement recherché. Les analyses des services de certification numismatique confirment sa grande rareté, avec un nombre d'exemplaires gradés bien inférieur à celui des autres types de cents de 1793. La variété Sheldon 15 de cette année est l'une des plus rares de toute la numismatique américaine ancienne[1],[6].
1794
Cette année est la plus prolifique pour la série, avec une frappe officielle de 918 521 pièces[4]. Ce volume de production nécessite l'utilisation de 39 coins d'avers et 38 coins de revers, donnant naissance à 69 variétés collectionnables distinctes[3],[7]. Cette diversité fait du millésime 1794 un domaine d'étude et de collection à part entière, attirant le spécialistes[3].
1795
Ce millésime est marqué par la transition vers des flans plus légers et des tranches lisses. Il existe plusieurs variétés, dont celles à tranche lettrée (37 000 exemplaires) et celles à tranche lisse (501 500 pièces). Deux variétés sont très rares : la Reeded Edge[note 2], dont seulement quelques exemplaires sont connus, et la Jefferson Head[note 3], ainsi nommée en raison d'une ressemblance de la Liberté avec le Père fondateur, Thomas Jefferson[3],[4].
1796
Dernière année de production du Liberty Cap, avec un tirage de 109 825 pièces. Le dessin est ensuite remplacé par le type Draped Bust, qui est utilisé sur l'ensemble des monnaies en cuivre et en argent[3],[4].
Varietés
L'étude des cents Liberty Cap est marquée par les travaux de pionniers comme le Dr Edward Maris, qui publie dès 1869 un ouvrage sur les variétés de 1794 et leur attribue des surnoms imagés encore en usage aujourd'hui[3]. Plus tard, le Dr William H. Sheldon développe dans son livre Penny Whimsy un système de numérotation qui devient la référence pour l'identification des variétés[7].
Parmi les variétés, certaines sont particulièrement célèbres[3],[7] :
- le revers étoilé[note 4] (Sheldon-48) : c'est la variété la plus célèbre et la plus énigmatique du millésime 1794. Pour une raison inconnue, le revers de cette pièce est orné de 94 étoiles à cinq branches insérées entre les denticules de la tranche. Le Dr Sheldon émet l'hypothèse qu'il s'agit peut-être du « caprice d'une heure oisive à la Monnaie ». Avec une cinquantaine d'exemplaires connus, cette pièce est d'une grande rareté et suscite un « respect religieux » chez les collectionneurs ;
- la joue de pomme[note 5] (Sheldon-24) : sur cette variété, le graveur a creusé la joue de la Liberté un peu trop profondément, donnant l'impression qu'elle a une pomme dans la bouche. Sa particularité est telle qu'elle est recherchée même par les non-spécialistes ;
- le double menton[note 6] (Sheldon-18b) : sur cette pièce, la Liberté semble avoir un double menton proéminent. Le même coin d'avers est associé à un revers aux denticules larges et pointus, créant la variété Sheldon-19, surnommée « dents laides »[note 7] par les premiers collectionneurs ;
- la tête trépanée[note 8] (Sheldon-62) : nommée par le Dr Maris, cette pièce de 1794 présente une dépression circulaire à l'arrière de la tête de la Liberté, évoquant une procédure médicale ancienne.
D'autres variétés notables incluent le « 4 tombant »[note 9], le « Sans barre de fraction »[note 10] et la « Tête pyramidale »[note 11],[3].