Attaque d'Inata (2021)

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Date
Lieu Inata
Issue Victoire des djihadistes
Attaque d'Inata
Informations générales
Date
Lieu Inata
Issue Victoire des djihadistes
Belligérants
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans
Ansarul Islam
Forces en présence
100 à 150 hommes[1] 300 hommes[2]
Pertes
53 morts[3]
20 disparus[4]
Inconnues
Civils : 4 morts[5]

Insurrection djihadiste au Burkina Faso

Batailles

Coordonnées 14° 09′ 57,9″ nord, 1° 39′ 20,5″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
(Voir situation sur carte : Burkina Faso)
Attaque d'Inata
Géolocalisation sur la carte : Afrique
(Voir situation sur carte : Afrique)
Attaque d'Inata
Géolocalisation sur la carte : Monde
(Voir situation sur carte : Monde)
Attaque d'Inata

L’attaque d'Inata est un épisode de l'insurrection djihadiste au Burkina Faso survenu le à Inata, dans l'ouest de la province du Soum. Elle a fait plusieurs dizaines de morts parmi les membres de la gendarmerie burkinabè.

En , Inata, dans la province du Soum, au nord du Burkina Faso, est la seule position encore tenue par le gouvernement burkinabé dans la région de Djibo[6]. Elle se situe alors dans la zone d'action du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à al-Qaïda, qui en avait chassé l'État islamique dans le Grand Sahara auparavant[6]. La région est tellement dangereuse que la garnison de Djibo refuse de relever les hommes d'Inata, sauf par hélicoptère[6].

Selon le journaliste Wassim Nasr, les conditions de vie des gendarmes à Inata sont déplorables[6]. La base militaire est assiégée par les djihadistes qui ciblent son ravitaillement, à tel point que les gendarmes n'ont plus de réserves de nourriture et sont contraints de chasser pour se nourrir[6].

Le , le commandant de la garnison alerte l'état-major : il déclare que « depuis deux semaines, le détachement s’alimente grâce à l’abattage des animaux » et réclame l'autorisation de quitter la position[7]. Les gendarmes censés prendre leur relève refusent quant à eux de monter au front sans un appui aérien et blindé, ce que le commandement militaire ne leur accorde pas[7].

Forces en présence

RFI indique que selon des sources locales, le poste d'Inata est défendu par 100 à 150 gendarmes[1]. L'AFP évoque pour sa part environ 150 hommes[5] et Le Monde 120[4]. L'attaque est menée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans[6],[8], ainsi que par des combattants d'Ansarul Islam, d'après des sources sécuritaires du journal Le Monde[7],[4].

Du côté des djihadistes, l'AFP fait état dans un premier temps, d'après une source sécuritaire, d'« un important nombre d'individus armés » circulant « à bord de plusieurs pick-up et motocyclettes »[5]. Quelques jours après l'attaque, elle évoque plus de 300 combattants à bord de pick-up et de motos, d'après plusieurs sources militaires[2].

Déroulement

Le dimanche , vers 5 heures 30, les djihadistes lancent l'attaque contre le détachement de la gendarmerie d'Inata, situé près d'une ancienne mine[9],[10],[6]. Les combats sont intenses, mais les gendarmes sont rapidement submergés par les assaillants[11]. Plusieurs d'entre-eux sont abattus en essayant de fuir[4],[12]. Les djihadistes incendient ensuite les bâtiments du camp, puis battent en retraite[4].

Pertes

Réactions

Notes et références

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