Combat de la lande d'Izé
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Saint-Christophe-des-Bois et Val-d'Izé |
| Issue | Indécise |
| • Jean Humbert • Joré † |
• Alexis du Bouays de Couësbouc • Toussaint du Breil de Pontbriand • Henri du Boishamon |
| 400 hommes[1] | 150 hommes[1] |
| 4 mort[1] | 1 mort[1] |
Batailles
- La Chène
- 1re Argentré
- Pont de Cantache
- Paintourteau
- Les Iffs
- Louvigné-du-Désert
- La Poterie
- 1er Rocher de La Piochais
- Saint-Jean-sur-Vilaine
- Ducey
- La Ribassais
- La Bataillère
- 1er La Croix-Avranchin
- Laignelet
- 1er Saint-James
- Carnet
- La Bazouge-du-Désert
- Blanche-Lande
- 1er Fleurigné
- Pocé
- 2eLa Gravelle
- Dourdain
- 1er Saint M'Hervé
- Saint-Marc-le-Blanc
- Tremblay
- Fougères
- La Vieuville
- Bois-Rouland
- Boucéel
- 2e Saint-James
- Mecé
- Pont de Quincampoix
- 2e Rocher de La Piochais
- 2e La Croix-Avranchin
- Lande d'Izé
- Romagné
- 1er La Pellerine
- 2d Saint M'Hervé
- Bréal
- Bais
- Cornillé
- Romazy-Rimou
- La Maison-Neuve
- Juvigné
- Piré
- La Valette
- Saint-Hilaire-des-Landes
- 2e La Pellerine
- Valennes
- Toucheneau
- 1er Saint-Aubin-du-Cormier
| Coordonnées | 48° 14′ 32″ nord, 1° 15′ 02″ ouest | |
|---|---|---|
Le combat de la lande d'Izé a lieu en , pendant la Chouannerie.
Le déroulement de ce combat est rapporté par l'officier chouan Toussaint du Breil de Pontbriand, dans ses mémoires[Note 1]. Celui-ci le place en [1],[2]. D'après son récit, le général Jean Humbert arrive à Fougères avec 800 hommes après le désastre de la deuxième bataille du Rocher de La Piochais[1],[2],[3]. Il réorganise la garnison de la ville et incorpore le reste des carabiniers de Joré à sa colonne, puis décide de regagner Vitré[1],[2],[3]. Cependant, les chefs chouans de la division de Vitré sont informés de ce retour et décident de tendre une embuscade à la colonne de Humbert[1],[2],[3].
Forces en présence
D'après Pontbriand, la colonne du général Jean Humbert est forte de 800 hommes, dont 60 hussards[1],[2],[3]. Alexis du Bouays de Couësbouc, Toussaint du Breil de Pontbriand et Henri du Boishamon dirigent l'attaque du côté des chouans[1],[2],[3]. La division de Vitré est cependant dispersée ce jour-là et les officiers chouans n'ont le temps de rassembler que 150 hommes[1],[2],[3].
Déroulement
Couësbouc dresse une première embuscade au rocher de Malnoë[1],[2],[3]. Mais Pontbriand et Boishamon jugent la position indéfendable avec si peu d'hommes et font observer à Couësbouc qu'en cas de déroute, la vaste lande d'Izé, située sur leurs arrières, permettrait à la cavalerie républicaine de faire un carnage[1],[2],[3]. Couësbouc se laisse convaincre et les chouans traversent la lande pour prendre une position plus avantageuse[1],[2],[3].
Lorsque Humbert fait son apparition au rocher de Malnoë, il constate aussitôt qu'une petite pluie a rendu les traces de pas laissées par les chouans fortes apparentes[1],[2],[3]. Il détache alors 400 hommes de sa colonne avec ordre de suivre ces traces, puis il poursuit sa marche sur la grande route avec le reste[1],[2],[3]. La colonne détachée perd cependant sa piste dans la lande et prend le chemin du château du Bois-Cornillé, ce qui l'éloigne grandement de son général[1],[2],[3]. Humbert arrive alors sur le lieu de l'embuscade, en tête de colonne avec les hussards[1],[2],[3]. Les chouans ouvrent le feu à 50 pas et plusieurs chevaux et cavaliers s'effondrent, morts ou blessés[1],[2],[3]. Les républicains ne peuvent apercevoir leurs assaillants, mais répondent par « un feu terrible » dans leur direction[1],[2],[3]. Les chouans ne font pas d'autre décharge et se retirent aussitôt, sans être poursuivis[1],[2],[3]. Les républicains constatent bientôt que les chouans ne tirent plus et devinent qu'ils se sont dispersés[1],[2],[3]. Humbert rallie alors sa troupe et reprend sa marche sur Vitré en faisant emporter les corps[1],[2],[3].